Communiqué intersyndical – Retraites : prêt-es à la mobilisation

Les consultations en cours concernant notre système de retraite ont été une nouvelle occasion pour les organisations syndicales de faire des propositions dont aucune ne nécessite une réforme paramétrique. Le système par répartition n’est pas en danger, y compris pour les jeunes générations. Le gouvernement instrumentalise la situation financière du système de retraites et affirme, à tort, que le recul de l’âge légal de la retraite est un impératif.

De premiers arbitrages seraient ainsi rendus en ce sens dès la mi-décembre. Au moment où le contexte social, environnemental et économique est particulièrement difficile pour une partie croissante de la population, le gouvernement, en s’entêtant, porterait l’entière responsabilité d’un conflit social majeur.

Les organisations syndicales réaffirment qu’elles sont, comme la très grande majorité de la population, fermement opposées à tout recul de l’âge légal de départ en retraite comme à toute augmentation de la durée de cotisation. La jeunesse, déjà fortement touchée par la précarité, serait fortement impactée par ce projet. Pour l’intersyndicale, des alternatives, y compris financières, existent pour améliorer les fins de carrière et les montants des pensions tout en faisant reculer les inégalités touchant particulièrement les femmes.

Les organisations syndicales et de jeunesse ont d’ores et déjà décidé de se revoir le jour même des annonces gouvernementales. Elles réaffirment leur détermination à construire ensemble les mobilisations passant en particulier par une première date de mobilisation unitaire avec grèves et manifestations en janvier si le gouvernement demeurait arcbouté sur son projet.

Les Lilas le 5 décembre 2022

De Malik et Abdel à Rémi, Zineb, Cédric…

Violences policières Trente-six ans après la mort de Malik Oussekine et Abdel Benyahia, ni la brutalité de la police ni le racisme n’ont été éradiqués de la société française, regrettent les défenseurs des droits humains. Pire, ils s’aggravent.

Lors de la marche blanche, à Paris, le 10 décembre 1986. Catherine Deudon/Roger-ViolletLors de la marche blanche, à Paris, le 10 décembre 1986. Catherine Deudon/Roger-Viollet (c) Catherine Deudon / Roger-Viollet

NDLR de MAC: « Je peux dire que j’y étais…. »

Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, à Paris, un jeune homme de 22 ans était battu à mort par la police. Personne n’a oublié son nom – Malik Oussekine – ni le contexte de ce drame : des étudiants qui manifestent depuis des semaines pour protester contre le projet de loi Devaquet ; un peloton de voltigeurs mandaté par le duo Pasqua-Pandraud pour « nettoyer » les rues des « casseurs »… Cette même nuit, de l’autre côté du périphérique, à Pantin, un autre jeune Français d’origine algérienne est abattu par un policier ivre, à la sortie d’un café. Rares sont ceux qui se souviennent de son nom : Abdel Benyahia. Il avait 19 ans. Continuer la lecture de De Malik et Abdel à Rémi, Zineb, Cédric…

Tarn-et-Garonne: la justice ordonne l’expulsion de l’UD-CGT d’un local de la mairie de Montauban, le syndicat contre-attaque In DDM

Me Jean-Marc Panfili aux côtés de Lisa Desanti, secrétaire départementale de l'UD-CGT.
Me Jean-Marc Panfili aux côtés de Lisa Desanti, secrétaire départementale de l’UD-CGT. DDM – P.-J. P.

l’essentiel La juge des référés du tribunal judiciaire de Montauban, constatant l’occupation « sans droit ni titre » par l’Union départementale CGT de locaux appartenant à la Ville de Montauban, ordonne l’expulsion du syndicat dans un délai de 4 mois. Ce lundi, lors d’une conférence de presse, l’UD-CGT a annoncé qu’elle userait de toutes les voies de recours pour contester cette décision… et qu’elle n’avait nullement l’intention de quitter ce local situé dans le quartier Villenouvelle.

Brigitte Barèges: 1/ CGT: 0. Voilà le score, loin d’être définitif, du match qui oppose la mairie LR de Montauban à l’union départementale des syndicats CGT. L’élue a remporté une première victoire, devant les tribunaux. On sait que Brigitte Barèges avait saisi le juge des référés du tribunal judiciaire de Montauban, se plaignant d’une occupation sans titre de locaux, situés dans le quartier de Villenouvelle, que la Ville avait mis à disposition de l’organisation syndicale en août 2020 à la suite de son éviction (qui avait fait beaucoup de bruit) de la Maison du Peuple. Continuer la lecture de Tarn-et-Garonne: la justice ordonne l’expulsion de l’UD-CGT d’un local de la mairie de Montauban, le syndicat contre-attaque In DDM

La dépense d’éducation reste plus faible que pour la génération précédente. (Et soutien Caf. Péda.!)

Christelle Taraud : « Le féminicide, c’est s’attaquer au peuple des femmes »

Violences de genre. Par des conversations avec des chercheuses, artistes, journalistes et militantes du monde entier, l’historienne Christelle Taraud dresse un impressionnant état des lieux du continuum des violences faites aux femmes dans Féminicides, une histoire mondiale.

L'historienne Christelle Taraud réunit dans cet ouvrage les meilleures spécialistes mondiales pour penser le continuum des violences qui visent les femmes. © NnoMan Cadoret et Ludovic Marin/AFP

L’historienne Christelle Taraud réunit dans cet ouvrage les meilleures spécialistes mondiales pour penser le continuum des violences qui visent les femmes. © NnoMan Cadoret et Ludovic Marin/AFP

Une femme meurt toutes les onze minutes dans le monde. Comment et pourquoi décrire, depuis la préhistoire, les agressions, harcèlements, féminicides dont sont victimes les femmes à toutes les époques parce que femmes ? L’historienne Christelle Taraud a convié des spécialistes féministes de tous horizons pour comprendre cette guerre de genre. Gita Aravamudan, Claudine Cohen, Silvia Federici, Rosa-Linda Fregoso, Patrizia Romito, Rita Laura Segato, Aminata Dramane Traoré y dialoguent avec beaucoup d’autres et avancent un projet politique pour que cessent définitivement ces violences.

Pourquoi coordonner un tel ouvrage sur les féminicides ? Continuer la lecture de Christelle Taraud : « Le féminicide, c’est s’attaquer au peuple des femmes »

L’argent est-il en train de tuer le football ? (dossier de l’Humanité en 3 parties)

Spéculation, naming des stades, paris, droits TV, corruption et attribution des compétitions sont une réalité. Mais le sport, ce sont aussi des passionnés qui défendent les valeurs de solidarité.

(Temps de lecture 15 minutes)

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Partie I

Bureau du Spartak Lillois

Le sport business, avec sa « compétition-sandwich », corrompt les valeurs populaires. Pourtant, le ballon rond vit au quotidien grâce à ses acteurs de terrain.

L’argent gangrène le football, c’est un fait. « Ce ne sont que vingt-deux millionnaires qui tapent dans un ballon » : cette simple phrase nous amène à comprendre que l’argent dénature notre perception collective du football.

Dans le football de haut niveau, l’argent est le faiseur de rois. Les victoires dans les grandes compétitions nationales et internationales ont toujours été l’apanage des clubs les plus fortunés, ce qui raréfie les exploits sportifs. Les rachats de clubs par des milliardaires ou des fonds souverains, qui bâtissent artificiellement des mastodontes (inter)nationaux, accentuent cette tendance. Ce système régi par l’argent corrompt les valeurs populaires qui ont émergé au sein du football. L’argent transforme le football en produit, comme l’illustre la récente affaire de la Super Ligue, une tentative de regroupement de clubs tout-puissants, motivés par le seul appât du gain. Continuer la lecture de L’argent est-il en train de tuer le football ? (dossier de l’Humanité en 3 parties)

Éducation prioritaire : Cinq questions à Marc Douaire (Moissac concerné!) in Caf Péda

 

Qatar 2022 : la Coupe du monde en onze absurdités In Reporterre

Stades à usage unique, avions toutes les dix minutes, ouvriers morts… De nombreux scandales entachent la Coupe du monde de football au Qatar. Zoom sur les onze plus importants.

Du 20 novembre au 18 décembre, le Qatar accueillera l’un des plus grands événements sportifs de la planète : la Coupe du monde de football masculin. Lors de sa dernière édition, en 2018, plus de 1 milliard de téléspectateurs ont suivi la finale France-Croatie. Le sélectionneur français, Didier Deschamps, dévoilera sa liste de joueurs au JT de 20 heures de TF1 le 9 novembre. Une autre liste s’impose : celle des absurdités liées à ce « Mondial de la honte », qui concentre une myriade de dérives climaticides, d’atteintes aux droits humains, le tout sur fond de corruption. Reporterre en a sélectionné onze, comme le nombre de footballeurs dans une équipe.

Lire aussi:Mort sur les chantiers du Qatar (Tous nos articles sur le sujet)

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Situation du Lycée Bourdelle de Montauban (SNES FSU)

 

Le lycée Antoine-Bourdelle à Montauban (Tarn-et-Garonne).Le lycée Bourdelle de Montauban est depuis trois jours sous les feux de l’actualité.

Le SNES-FSU Toulouse avait interpellé les autorités académiques, en amont des congés d’automne. Il leur a demandé, sans attendre la médiatisation de cette situation, que le Rectorat de Toulouse, en tant qu’employeur, soutienne, accompagne et protège les personnels face aux difficultés rencontrées. Le SNES-FSU Toulouse suivait en effet, en lien avec les collègues sur place et depuis plusieurs semaines, la situation du lycée et ses évolutions. Il a déjà œuvré au plus près des collègues, en étant à leurs côtés et en respectant toujours leur volonté exprimée majoritairement dans des échanges internes autour d’une situation complexe et dont la gestion appelle des réponses adaptées.

Le SNES-FSU Toulouse se tient aujourd’hui encore aux côtés des collègues du Lycée Bourdelle dans cette épreuve rendue plus vive par la médiatisation, et il continuera de les soutenir, notamment en condamnant toute récupération politique ou toute forme d’instrumentalisation dont les objectifs idéologiques seraient bien éloignés des enjeux scolaires et éducatifs.

Le SNES-FSU Toulouse demande que le Recteur, ses services et les services de l’Etat continuent de prendre toutes les mesures nécessaires et concrètes pour protéger et aider les collègues, ainsi que l’ensemble de la communauté éducative. Il s‘agit d’apaiser la situation sur place et de retrouver de la sérénité, conditions nécessaires au bon accomplissement de la mission d’éducation. Il demande au Recteur de continuer d’œuvrer en sens.

Le SNES-FSU Toulouse tient enfin à souligner que le temps éducatif n’est pas le temps médiatique. Alors que l’académie et ses établissements sont placés au coeur de l’actualité pour la seconde fois en moins de 10 semaines, le SNES-FSU Toulouse réaffirme la nécessité de renforcer les moyens éducatifs, et demande au gouvernement de renouer avec un investissement dans le Second degré qui permette aux équipes éducatives de mener à bien efficacement – partout et dans la durée – la difficile et essentielle mission qui leur est confiée.

Toulouse, le 13/11/22

Résistance chronique Palestinienne (5 nov. 2022) in Radio Arts-Mada