Claude Lelièvre : Des uniformes pour les professeurs ? La barbe ! in Caf. Péda.

Pourquoi faut-il plus d’assistants d’éducation ?

L’importance de la surveillance et de l’encadrement des élèves durant le temps scolaire a été mis en exergue dans l’actualité en lien avec l’assassinat de Dominique Bernard, professeur de lettres à Arras.

Loin d’être de simples surveillants, les AED sont des référents adultes indispensables pour les élèves en dehors de la classe © Lea MICHAELIS/REA

Les assistants d’éducation méritent une revalorisation tant sur le plan de la formation et des conditions d’exercice que de la rémunération

Sébastien Laborde, Conseiller départemental de la Gironde et responsable de la commission éducation du PCF

Depuis quinze ans, la part d’éducation par élève constitue une part du PIB en baisse régulière. La dépense publique, particulièrement la dépense de l’État pour l’éducation nationale, diminue. Cela coïncide avec la baisse du temps d’enseignement en classe pour tous les élèves.

Plus d’une année sur le temps de la scolarité obligatoire, plus de deux ans pour les élèves de lycée professionnel. Sans compter les heures d’absence non remplacées, en particulier dans les établissements et sur les territoires populaires. L’école aujourd’hui manque de tout. Continuer la lecture de Pourquoi faut-il plus d’assistants d’éducation ?

Laurence De Cock : Contre l’entrisme de l’extrême-droite dans l’école publique

Ce 6 novembre à 11 h 25, les femmes travaillent « gratuitement » : pourquoi l’index égalité n’y change rien

Ce lundi 6 novembre, les femmes commenceront à travailler gratuitement jusqu’à la fin de l’année, selon les calculs du collectif féministe Les Glorieuses. L’Humanité s’est procuré plusieurs bilans sociaux d’entreprises françaises affichant des scores excellents à l’index égalité. L’occasion de dresser le vrai bilan de l’outil lancé en 2018 par le gouvernement pour réduire les inégalités dans les entreprises.

Decathlon affiche une note de 89/100 à l’Index égalité. Pourtant, les femmes occupent 60 % des temps partiels de l’entreprise. © Franck Crusiaux/REA

C’était en novembre 2017. Dans un discours enflammé, le chef de l’État érigeait l’égalité hommes-femmes en grande cause nationale de son quinquennat, et déclarait la guerre aux discriminations pesant sur les femmes, « à l’embauche et au cours de leur carrière professionnelle ». Six ans plus tard, il pourrait prononcer le même discours.

Selon l’Insee, les inégalités salariales ont certes continué à se réduire, comme c’est tendanciellement le cas depuis 2000, mais les revenus des femmes sont toujours inférieurs de 24,4 % à ceux des hommes. Et, ce lundi 6 novembre, à 11 h 25, elles commenceront à travailler gratuitement, selon les estimations du collectif Les Glorieuses.

Les 5 indicateurs de l’index

À ses détracteurs qui l’accusent d’immobilisme, l’Élysée brandit souvent l’index de l’égalité professionnelle, censé mesurer les niveaux d’inégalité au sein des entreprises afin de les inciter à s’amender. Continuer la lecture de Ce 6 novembre à 11 h 25, les femmes travaillent « gratuitement » : pourquoi l’index égalité n’y change rien

PCF: Du 9 au 12 novembre, le vote des militant.e.s

À l’issue de la conférence européenne du 14 octobre dernier, le Conseil national a validé les objectifs et notre stratégie pour les élections européennes. La direction nationale a approuvé à une large majorité la candidature de notre camarade Léon Deffontaines pour conduire une liste ouverte à toutes les forces partageant notre volonté de bousculer le débat européen, qu’elles soient politiques, syndicales ou associatives.

Les communistes sont appelés à voter pour approuver cette décision du 9 au 12 novembre prochain. Ce vote revêt une importance capitale au vu des enjeux considérables liés à cette élection.

Notre objectif est clair, notre parti est le seul parti de gauche à s’être opposé avec constance aux traités néolibéraux européens. Contrairement à ceux qui prônent une sortie de l’Union européenne sans donner de perspectives, les élu·es communistes défendront la voix du monde du travail, une Europe de paix, du progrès, de conquêtes sociales et démocratiques.

Nos priorités le sont tout autant, avec en premier lieu le respect de la souveraineté des peuples. Nous refusons l’austérité imposée, la concurrence entre travailleurs, une politique agricole commune favorisant les grosses exploitations. Nous voulons sortir du marché unique de l’énergie, défendre le mix énergétique nucléaire-renouvelable, retrouver une souveraineté industrielle et commerciale. Et surtout, nous voulons être les artisans de la paix.

Aujourd’hui, partout le ciel s’assombrit, la guerre russo-ukrainienne s’enlise, le conflit israélo-palestinien montre les limites d’une intervention éventuelle de l’UE. Cette triste actualité pose la question de la coopération internationale et de la libre circulation.

Si nous voulons que les choses changent en France, il faut que le rapport de force change en Europe. La précarité et la peur sont le terreau de l’extrême droite, en France et ailleurs. Le repli identitaire menace : l’Italie de Georgia Meloni, la progression de l’AFD en Allemagne, en Pologne ou en Suède, partout l’extrême droite gagne du terrain. En France, Jordan Bardella et Marion Maréchal partagent le même dessein, celui de faire du scrutin européen une élection de mi-mandat présidentiel.

Oui, les questions nationales et les questions européennes sont totalement liées et cela nous oblige. Nous avons une responsabilité immense, celle de faire barrage, celle d’incarner pleinement l’espoir d’un nouveau projet pour notre pays et pour l’Europe, celle d’envoyer un nombre plus important de député·es à Bruxelles.

Notre camarade Henri Malberg écrivait : « la lutte communiste, c’est avancer » Alors avançons ensemble, soyons nombreux et nombreuses à voter les 9, 10, 11 et 12 novembre prochains pour donner de la force à nos candidat·es, donner de la force au Parti communiste, battre les forces de droite et d’extrême droite et relever le défi de la gauche en France et en Europe.

Véronique Mahé

membre du CEN

bulletindevote


Résolution de la conférence européenne du PCF – 14 octobre 2023

Faire entendre la voix de la France

pour une Europe de peuples libres, souverains et associés

Ensemble, pour le progrès social, la démocratie, la justice climatique, le pain et la paix !


 

Gaza : halte au carnage, cessez-le-feu immédiat ! (PCF)

Le gouvernement de l’état d’Israël a lancé hier des bombardements d’une violence inouïe ainsi qu’une intervention terrestre contre Gaza.
Les odieux actes terroristes du Hamas commis le 7 octobre ne les justifient en rien.
Le fait d’infliger à la population civile palestinienne une punition collective, de provoquer un effondrement humanitaire mettant en danger la vie des 2,4 millions de Gazaouis, un déplacement forcé d’une partie de la population et la destruction d’ores et déjà de 45% des bâtiments civils de la bande de Gaza constituent des crimes de guerre. B. Netanyahou devra en répondre devant la Cour Pénale Internationale.
L’inaction internationale, voire le blanc seing adressé au gouvernement d’extrême-droite de B. Netanyahou,  portent une lourde responsabilité. Rien n’a été fait depuis trois semaines pour stopper l’engrenage des tueries. Le gouvernement des États-Unis prend le risque d’une extension du conflit. Le conseil européen réuni hier a fait preuve d’une coupable lâcheté politique.

Assez de morts ! Assez de destructions ! La population de Gaza est face à  un risque de carnage, couvert par la coupure des communications.

Il est encore possible d’agir. La résolution votée hier soir par l’assemblée générale de l’ONU appelant à une trêve humanitaire est un point d’appui. La France s’est prononcée en sa faveur. Elle doit maintenant  concrétiser son vote en faisant pression sur le gouvernement de l’état d’Israël pour que la résolution soit mise en application.

L’urgence est au cessez-le-feu, à la libération des otages, à l’aide humanitaire et à la protection de toutes les populations civiles.
L’urgence est à la réouverture d’une perspective politique de paix dans le droit et la justice pour le peuple palestinien et le peuple israélien.

La France doit appeler clairement à un cessez-le-feu, à mettre fin aux bombardements contre les populations civiles. Elle doit reconnaître l’Etat de Palestine comme première étape vers la nécessaire solution à deux Etats vivant en paix et en sécurité, sur la base des résolutions de l’ONU.

Parti communiste français,

Paris, le 28 octobre 2023.

Scandale des Ehpad : après Orpea et Emera, Medicharme dans la tourmente

Alors que le ministère des Solidarités a confirmé le lancement de deux enquêtes à l’encontre du mastodonte des maisons de retraite, aujourd’hui en difficulté financière, les salariés dénoncent depuis des mois la dégradation hors normes de l’accueil des résidents et des conditions de travail.

L’activité du secteur est en chute libre, sous la pression conjuguée du scandale provoqué par le livre les Fossoyeurs, sur Orpea, de la crise du Covid et de l’inflation. Partout, le système se fissure. Chez Medicharme, le taux d’occupation des lits est tombé aux environs de 82 %.

« J’ai cru que les fonds d’investissement permettraient de se développer plus rapidement, je me suis trompé. » Patrick Boulard, ancien président du groupe d’Ehpad Medicharme, a choisi une conférence de presse au siège de la CGT, à Montreuil, jeudi 26 octobre, pour tenter de faire son mea culpa.

Débarqué en 2022 de la société qu’il avait fondée en 2015 car « en désaccord profond avec sa politique », l’ancien haut dirigeant avait pourtant lui-même misé sur ce modèle économique ultrafinanciarisé. En 2018, il accepte le rachat par le fonds d’investissement britannique G Square.

Entre-temps, la dette abyssale de 50 % auprès des banques françaises mais également auprès de BlackRock, société de gestion d’actifs, n’a cessé de gonfler. Ce fonds vautour devient même le premier créancier du groupe, alors en cessation de paiement, après une conciliation auprès du tribunal de commerce de Nanterre en 2022. Continuer la lecture de Scandale des Ehpad : après Orpea et Emera, Medicharme dans la tourmente

Le 49.3: une arme contre le peuple

Depuis qu’il existe, le 49.3 a déjà été utilisé plus de cent fois en France. Ces coups de force empêchant le vote des députés n’ont pas donné naissance à quelques mesurettes anecdotiques, mais bien à des réformes structurant notre quotidien.

Entre 1988 et 1991, le gouvernement Rocard aura dégainé le 49.3 à 28 reprises. Un record dans l’histoire de la Ve République. Eric Tschaen/REA
Crédit : Eric Tschaen/REA

Le 49.3 est souvent surnommé « l’arme nucléaire législative ». Il permet au gouvernement d’imposer une loi en se passant du vote des députés. Soit une bombe antidémocratique qui vient faire exploser le fonctionnement normal du Parlement. Clin d’œil révélateur ou facétieux de l’histoire, il s’avère que le tout premier 49.3 utilisé l’a été… afin de doter la France de la bombe atomique.

En 1960, Michel Debré, premier ministre et rédacteur de la Constitution de la Ve République, dégaine pour la première fois cet article afin de déployer un arsenal militaire de dissuasion nucléaire. Les députés, qui voulaient discuter davantage de l’ampleur de cet arsenal, de son rôle en pleine guerre froide, des dangers des essais nucléaires sur le territoire français, sont tout simplement privés de vote. Continuer la lecture de Le 49.3: une arme contre le peuple

Stop à la hausse des prix – Pétition pour l’augmentation des salaires et des pensions !

Les prix flambent et la situation devient insupportable pour les Français·es qui se voient contraint·es de débourser des sommes de plus en plus exorbitantes pour subvenir à leurs besoins vitaux tels que l’énergie, les carburants et surtout la nourriture. Avec ces augmentations galopantes, 18 % des ménages vivent continuellement à découvert et 31 % des Françaises et des Français sautent des repas parce qu’ils n’ont pas les moyens.

Cette situation est inacceptable !

Le PCF est pleinement mobilisé contre la politique du Président de la République et du gouvernement qui poursuivent leur offensive au service exclusif du capital avec la complicité des forces de droite et d’extrême droite. L’heure est à mettre en échec le plan d’austérité de 15 milliards d’euros annoncé par le gouvernement. L’heure est à exiger un tournant majeur : donner la priorité à la formation et au développement de l’emploi, avec de bons revenus et salaires.

Les propositions du PCF :

➡️ Indexer les salaires sur l’inflation, augmenter les salaires et les pensions & garantir l’égalité salariale femmes – hommes

➡️ Bloquer les prix

➡️ Baisser les taxes sur les carburants

➡️ Sortir des logiques du marché européen de l’énergie

➡️ Conditionner les aides publiques aux entreprises au respect de critères sociaux et environnementaux

Pouvez-vous signer ?

À Sées, le cadeau du département à une école privée catholique intégriste

Pour un loyer dérisoire de 1 000 euros par mois, le conseil départemental de l’Orne laisse à disposition du collège-lycée privé hors contrat de Sées, réservé aux filles, un monument historique de plus de 2 000 m2, au cachet exceptionnel.

En louant pour une somme modique ce monument historique, le département de l’Orne a permis à l’école privée hors contrat de se développer. © Dorian D’AMORE

Sées, (Orne), envoyé spécial

Un chef-d’œuvre de l’architecture néoclassique se dévoile derrière l’imposant portail bleu orné de dorure. À deux pas de la cathédrale qui domine la commune, le palais d’Argentré est l’un des plus beaux bâtiments de Sées.

Un monument historique de 2 266 m2, construit en 1778. L’édifice est public, propriété du département de l’Orne, mais un collège-lycée privé, sans contrat d’association avec l’État, y niche : l’institut Sainte-Anne d’Argentré, réservé aux filles. Le tout pour une bouchée de pain : 12 000 euros par an, comme l’atteste le bail validé par une délibération du conseil départemental le 24 mars 2017. Continuer la lecture de À Sées, le cadeau du département à une école privée catholique intégriste