Mise en berne du drapeau pour Elizabeth II : ces maires qui disent non + Communiqués

Au moins deux élus locaux refusent de se plier au deuil national demandé par Emmanuel Macron et Élisabeth Borne à l’occasion du décès de la reine d’Angleterre.

AFP

Une République peut-elle mettre ses drapeaux en berne pour commémorer la mort d’une monarque ?

Pour Emmanuel Macron et Élisabeth Borne, l’équation est simple, le paradoxe balayé : l’exécutif a enjoint toutes les mairies du pays à rabattre les couleurs en signe de deuil le 19 septembre, pour les funérailles d’Elizabeth II, « cette grande amie de la France ». Pas question de mettre les drapeaux en berne, répondent le maire socialiste de Bourges (Cher), Yann Galut, et son collègue de Faches-Thumesnil (Nord), l’insoumis Patrick Poisy. « C’est une demande incroyable », s’indigne le premier. «  Comment voulez-vous, interroge le second, être logique en mettant en berne des drapeaux sur nos écoles là où est inscrite la devise : Liberté, égalité, fraternité ? Aucun concept n’est plus éloigné de l’égalité que celui de la monarchie. » Continuer la lecture de Mise en berne du drapeau pour Elizabeth II : ces maires qui disent non + Communiqués

«Nous voulons une France des salaires et du travail»

Pétitions, débats, meeting… derrière les polémiques, les militants du Parti communiste sont sur le pont contre la vie chère. Une mobilisation que Fabien Roussel appelle à amplifier.

« Signez la pétition pour la taxe sur les superprofits et le retour de l’ISF ! » Devant le stand du PCF de la Seine-Maritime, dimanche matin, les regards sont parfois encore ensommeillés mais les volontaires pour mettre à contribution les riches et les multinationales ne manquent pas. « Cette proposition parle à tout le monde, c’est ultrarassembleur et ça nous permet de montrer que le problème, ce n’est pas ceux qui profiteraient des aides sociales, mais ceux qui engrangent les dividendes », se réjouit Valentin, militant venu de Sotteville-lès-Rouen. Une mobilisation qui a trouvé de l’écho sur la Scène Angela Davis, samedi. Continuer la lecture de «Nous voulons une France des salaires et du travail»

Fête de l’Humanité : au fil des allées de ce «lieu idéal»

Sans frontières. Les averses n’ont pas douché l’enthousiasme des visiteurs. Jeunes plongés dans le grand bain de la fraternité, militants de la liberté au Village du monde… la Fête reste un irremplaçable carrefour des rencontres.

Lahcene ABIB

D’averses en arcs-en-ciel, le soleil a bien fini par percer, dimanche : la cité de toile émergeait du brouillard et, au fil des vastes allées, la boue laissait place à la terre battue. Mais dans l’alchimie de la Fête, la météorologie compte peu : lumière ou grisaille, il y avait la même joie de se retrouver, de débattre ou de danser, le même plaisir à être ensemble et à donner de la voix, la même quiétude, et cette inestimable et rare attention des uns aux autres.

Sur la Base 217, dans ses nouveaux quartiers de l’Essonne, loin de La Courneuve, la plus grande fête politique d’Europe s’est faite plus champêtre : son public a suivi ; les plus jeunes, les novices découvrent avec plaisir une façon d’être ensemble, un carrefour de rencontres auquel ils ne s’attendaient pas. Continuer la lecture de Fête de l’Humanité : au fil des allées de ce «lieu idéal»

Réforme de l’assurance-chômage : ceux que l’on sacrifie au nom du plein-emploi

En Conseil des ministres, ce mercredi, le gouvernement présente le premier acte de sa grande réforme d’économies sur l’assurance-chômage. Un premier texte peu novateur, mais qui ouvre la voie à un chantier bien plus colossal et bien plus destructeur.

Rien n'indique que des règles plus strictes à l’encontre des chômeurs représentent une plus grande incitation à trouver un emploi. Et pourtant...  ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Rien n’indique que des règles plus strictes à l’encontre des chômeurs représentent une plus grande incitation à trouver un emploi. Et pourtant… ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Les braises de la lutte contre l’actuelle réforme de l’assurance-chômage n’ont pas eu le temps de s’éteindre que le gouvernement a décidé de repartir au combat. Tandis que les règles en vigueur s’appliquent depuis moins d’un an, l’exécutif planche déjà sur une nouvelle mouture de son projet de régression sociale pour les privés d’emploi.

Moduler l’indemnisation en fonction du contexte économique

Un projet de loi a été présenté aux syndicats et organisations patronales, il y a plus d’une semaine. Il est examiné en Conseil des ministres, ce mercredi. Si ce premier texte est peu novateur – il prévoit simplement de prolonger jusqu’à la fin de l’année 2023 l’actuelle convention d’assurance-chômage censée prendre fin le 1er novembre prochain –, il ouvre la voie à un chantier bien plus colossal et bien plus destructeur. Continuer la lecture de Réforme de l’assurance-chômage : ceux que l’on sacrifie au nom du plein-emploi

Ceux qui font la Fête de l’Humanité avant les autres

Arrivés parfois deux ou trois semaines avant le commun des visiteurs, les « bâtisseurs » bénévoles et militants communistes sont les architectes indispensables de la Fête de l’Humanité. Entre débrouille et camaraderie.

À l’ombre d’une impressionnante collection de fûts de bière et de provisions en tous genres, une femelle boxer se prélasse, étirant négligemment une patte. Elle s’appelle Luma, « presque comme le journal ». « Y a qu’elle qui ne bosse pas », rigole Didier. Marcel, moustache en bataille, le chef de troupe des militants PCF de la fédération de la Charente, 62 ans et retraité de l’éducation nationale, nous invite à faire le tour de son stand.

Découvrez le montage titanesque de cette ville éphémère.

Il faut en effet tout le détachement dont peuvent faire preuve les chiens pour ignorer le branle-bas de combat qui anime la Base 217, au cœur de l’Essonne, en vue de la Fête de l’Humanité de ce week-end. Au stand charentais, il y a ce qui est prêt (la cuisine « garantie sans ouvre-boîte ni conserve », le bar). Et ce qui demande encore à l’être ( « les douches, c’est pas encore ça, on n’a pas encore l’arrivée d’eau »). « C’est immense, il y a beaucoup de travail, des difficultés, mais ce changement de site nous fait du bien. Haut les cœurs, serrons-nous les coudes ! Soyons fiers de cette Fête ! »

Petite ville éphémère

En se promenant dans les allées désertes de la Base, on mesure le travail de titan requis pour que cette petite ville éphémère sorte de terre. Dans quelques jours, des centaines de milliers de visiteurs écriront une nouvelle page de l’histoire de la Fête de l’Humanité. Les monteurs bénévoles, eux, en ont largement entamé la préface. Comme chaque année, ils sont arrivés depuis une semaine, parfois deux ou trois. De la Charente, des Hauts-de-Seine, de la Côte-d’Or… Après l’incendie de Notre-Dame, Macron louait les Français, « peuple de bâtisseurs ». Ceux de l’Huma ont leurs propres cathédrales, la grand-messe est populaire, solidaire et festive.

Sans cette armée de bénévoles, pas de Fête. Car si les chapiteaux sont déjà plantés, il reste à installer les équipements, brancher les groupes électriques, assurer l’approvisionnement en eau, monter les banderoles et les pancartes, creuser les tranchées pour l’évacuation des sanitaires… Au Village du monde, qui accueillera militants et personnalités venus de tous les continents, les ouvriers du Livre montent 90 stands. « Les festivaliers ont trois jours de fête, nous deux semaines, c’est le pied », sourit Thierry. Le jeu en vaut la peine : « Quand, quelques mois après la Fête, vous apercevez un des responsables de stand kurde à la télévision, en train de combattre les forces islamistes à Kobané, c’est incroyable », se rappelle Xavier.

Côté charentais, on plastronne : « On dit que c’est quand la Charente arrive que la Fête de l’Huma commence ». En sa qualité de « stand pionnier », la fédération a, comme d’autres, la responsabilité d’assurer la restauration des autres bâtisseurs qui arrivent au fur et à mesure. Et il y a intérêt à avoir du stock. L’anecdote se refile entre bénévoles. Plus de vingt ans auparavant, un stand parisien aurait tellement bien fonctionné en amont, jour comme nuit, qu’il est resté fermé les trois jours de Fête, faute d’une goutte de vin ou d’une miche de pain à offrir au public. « C’est bon, on a de quoi voir venir », rassure Denis.

Ici, l’entraide prévaut

Les bâtisseurs de la Côte-d’Or passent régulièrement y faire un tour. Eux sont arrivés la veille. Jean-Marie, nuque longue et barbe grise, et Brice, pin’s Lénine épinglé sur sa casquette, bataillent avec une tractopelle pilotée par Julien, du staff de la Fête. Le sol du stand doit être aplani pour y poser le plancher, au risque d’avoir un curieux décor penché. « Ce n’était pas prévu mais une Fête de l’Huma sans galère n’en est pas vraiment une », s’amuse Jean-Marc. Électricien de profession, ce communiste dijonnais gère l’installation électrique et les éclairages du stand. Puis, sa tâche accomplie, il ira aider les camarades des allées d’à côté. Ici, l’entraide prévaut. La mécanique est bien rodée : les premiers installés aident les suivants dans leurs préparatifs et ainsi de suite. La solidarité en cascade. Le ruissellement pour de vrai. « C’est ce qui différencie la Fête des autres festivals, cet esprit d’équipe, où tout le monde met la main à la pâte, travaille ensemble, déconne, échange, débat », se réjouit Yann.

Pour retrouver toute la programmation de la Fête de l’Humanité 2022 : les concerts, les débats, les expositions… et toutes les informations utiles, c’est par ici !

Lui est retraité, mais énormément de bénévoles dépensent une partie de leurs congés pour bâtir la Fête de l’Humanité. Comme Romain, la trentaine : « Ça n’a pas de prix, je m’éclate. L’ambiance, l’atmosphère, la camaraderie, vous n’avez ça nulle part ailleurs ». Le Charentais fait partie des « bérégeots », une « confrérie » qui remet chaque année, la veille de la Fête, trois nouveaux bérets aux monteurs de stand qui ont « versé le plus leur sueur », et rejoindront à leurs tours les rangs de l’association. Vu le travail abattu, les aspirants ne manqueront pas.

Baisse des prix à la pompe : le coup de la panne

Carburant Alors que le cours du baril de brent est redescendu sous son niveau d’avant la guerre en Ukraine, les tarifs de l’essence et du gazole ont, eux, mis du temps à diminuer, malgré la ristourne de l’État. À qui profite la manne ?

Infographie Humanité

 

Les automobilistes comptent les jours. Ce jeudi, les prix à la pompe dégringolent de 12 centimes. C’est, en effet, le 1er septembre que la ristourne gouvernementale passe de 18 centimes à 30 centimes, selon un décret publié mardi dernier. Un répit temporaire, sans doute insuffisant, pour les automobilistes, en espérant que, d’ici la fin de l’année, l’envolée des prix de l’or noir s’estompe. Les économistes interrogés se gardent bien de prévoir la suite des événements. Continuer la lecture de Baisse des prix à la pompe : le coup de la panne

Fabien Roussel se lance dans «  un grand tour de France » à l’automne (Vidéo)

Lors des universités du PCF, le secrétaire national a appelé à amplifier les mobilisations sociales pour mettre en échec Emmanuel Macron. Le député du nord met par ailleurs en garde ses partenaires de la Nupes sur les risques d’uniformisation de la gauche.

 © Maxppp - Stéphane Klein

© Maxppp – Stéphane Klein

Fabien Roussel de retour en meeting. Pas pour une campagne électorale cette fois, mais à l’occasion des universités d’été du PCF à Strasbourg (Alsace), trois mois après les législatives et la création de la Nupes. Un rassemblement qui n’est pas parvenu à priver les libéraux macronistes et LR d’une majorité à l’Assemblée nationale. «  Alors c’est par la mobilisation du monde du travail que le changement viendra », a assuré le secrétaire national du PCF lors de son discours, samedi, devant un millier d’adhérents. Continuer la lecture de Fabien Roussel se lance dans «  un grand tour de France » à l’automne (Vidéo)

Gauche : reconquérir les classes populaires

Dans les campagnes populaires, où elle fait face à l’extrême droite, mais aussi dans les banlieues, où l’abstention bat souvent des records, la Nupes est à la peine. Un sujet de débat en son sein, au moment où se tiennent les universités d’été des différentes formations de gauche.

Mathieu Dréan

Retour en juin 2022, deux jours après le second tour des élections législatives, les députés des différents partis de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) font leur entrée à l’Assemblée nationale. La plupart sont tout sourires. La gauche sort renforcée de la séquence des législatives. Pour les insoumis, c’est même une entrée en force. Ils se trouvent quatre fois plus nombreux que lors de la mandature précédente. L’un d’entre eux affiche toutefois une mine un peu plus grave. Il s’agit du député de la Somme, François Ruffin, qui l’a pourtant emporté haut la main. « Je suis élu dans une région qui a envoyé huit députés du RN siéger à l’Assemblée nationale, nous explique-t-il sans détour. Il va donc falloir reprendre la bagarre, et pas seulement dans l’hémicycle. Nous devons être la voix la plus forte sur les questions économiques et sociales auprès des classes populaires. » Sur les plateaux de télévision, le député insoumis enfonce le clou : « Ça fait quarante ans que ces France périphériques ont été mises à sac par la mondialisation. Ça a été un choc immense pour les classes populaires de mon coin. Si on ne comprend pas ce besoin de protection face à la mondialisation, on n’y arrivera pas. » Depuis, la question continue d’animer les formations de la Nupes, qui entament ces jours-ci leur rentrée avec la tenue de leurs universités d’été. Continuer la lecture de Gauche : reconquérir les classes populaires

Fabien Roussel : «L’insouciance à dénoncer, c’est celle des riches»

À l’occasion d’une journée à la mer organisée par les communistes du Nord, le secrétaire national de la formation, Fabien Roussel, a défendu « un fonds pour le climat et le pouvoir d’achat ».

Fabien Roussel a tenu, jeudi, son discours de rentrée à Malo-les-Bains dans un contexte de grande inquiétude sociale. Mathieu Dréan

Fabien Roussel a tenu, jeudi, son discours de rentrée à Malo-les-Bains dans un contexte de grande inquiétude sociale. Mathieu Dréan
Mathieu Dréan

 

L’« insouciance » est loin de refléter le quotidien des familles qui ont pu profiter jeudi, le temps d’une « journée à la mer solidaire », de la plage de Malo-les-Bains, à Dunkerque (Nord). Débarqués par milliers des cars affrétés dans tout le département du Nord par le PCF, ils sont nombreux à avoir dû se serrer la ceinture depuis des mois pour faire face à l’inflation. « C’est la deuxième année qu’on ne peut pas partir en vacances, c’est de plus en plus difficile, ne serait-ce que pour acheter à manger », raconte Amélie, qui a pris le bus tôt le matin depuis Saint-Amand-les-Eaux avec ses trois enfants. Pour la petite famille équipée d’un pique-nique, la journée est un bol d’air bien mérité. Continuer la lecture de Fabien Roussel : «L’insouciance à dénoncer, c’est celle des riches»

Montech: Honorer Jean Lacaze (PCF Montech)

Ce samedi 20 aout la section PCF de Montech a tenu à honorer la mémoire de Jean Lacaze, tombé lors des combats de la Vitarelle en 1944. Cependant pour la première fois nous n’avons pas participé à la commémoration officielle. Nous ne cautionnons pas l’invitation de la députée RN à cet hommage.

Intervention du camarade le 20 aout 2022 « Combats de la Vitarelle Montech »

 

Chers amis, chers camarades,

Merci d’être présents ce matin pour cette commémoration un peu particulière des combats du 20 aout 44 de la Vitarelle.

Tout le monde ici connaît cet événement, il a marqué nos mémoires. Dans ces combats qui ont opposé les forces d’occupation à de jeunes résistants, un maquisard Jean Lacaze a trouvé la mort. Mort à 18 ans, les armes à la main dans cette lutte pour la libération de la France, pour la liberté, pour la dignité.

N’oublions pas son sacrifice et celui de ses amis du maquis des Carottes.

Les commémorations, cette commémoration en particulier, sont importantes. Elles permettent le souvenir, l’information des plus jeunes comme une page d’histoire que nous lirions ensemble. Elles permettent de rappeler pourquoi ces jeunes en sont arrivés à défier l’occupant et la France de Vichy.

Certes les motivations des maquisards étaient multiples et diverses. De la volonté de chacun de chasser un occupant du sol national à la volonté de combattre une idéologie mortifère, on peut effectivement trouver des points de vue différents. Tous n’étaient pas communistes mais tous les mouvements importants de la résistance, des partis politiques, des syndicats se sont retrouvés dans un programme, celui du Conseil National de la Résistance. Le CNR a bâti un programme et des mesures à appliquer dès la libération du territoire.

Le combat de Jean Lacaze et de tous les maquisards a permis cela. La France devait repartir sur des bases nouvelles et les français devaient pouvoir bénéficier de plus de droits sur les plans social et économique.

On parlait de démocratie économique, d’intérêt général, de retour à la Nation des grands moyens de production fruit du travail commun, de droit du travail, de sécurité sociale, de sécurité de l’emploi, de droits politiques, de respect de la personne humaine, de liberté de la presse…

Aujourd’hui nous ne faisons que nous battre pour protéger ces acquis.

Aujourd’hui aussi certains essayent de réécrire l’histoire, essayent de réhabiliter Pétain. Le travail de sape idéologique de l’extrême droite est à l’œuvre. Leur objectif est de détruire tous les restes du programme du CNR.

Si cette commémoration n’est pas la commémoration officielle c’est parce que l’association organisatrice « l’association du Maquis des Carottes » dont je fais partie a invité la nouvelle députée de la circonscription, une députée RN.

Nous ici connaissons tous les valeurs portées par le RN et l’extrême droite. Être au coté de cette élue pour honorer la mémoire des maquisards n’étaient pas possible pour moi.

Mon histoire familiale, les combats politiques portés par ma mère qui a participé au maquis ne pouvaient s’accommoder de la présence du RN.

Ma réaction est très certainement discutable, d’autres auraient peut-être fait différemment certainement, nous aurons à en reparler.

Mais pour nous, pour rendre hommage aux résistants, on n’invite pas le chef de la Milice.

 

PCF Section de Montech – Tarn et Garonne