Eddie Jacquemart, combattant des HLM

Le président de la Confédération nationale du logement publie une biographie, à la fois déclaration d’amour au logement social et appel à la mobilisation de ses locataires.

«Se mobiliser devient compliqué. Les gens ont du mal à se rendre compte qu’en se battant pour le collectif, on se bat aussi pour soi-même.» ©

 

Derrière le rire facile et l’aspect bonhomme, Eddie Jacquemart cache la pugnacité d’un militant opiniâtre du logement social. À presque 59 ans, celui qui est devenu en 2013 président de la Confédération nationale du logement (CNL), une des principales associations de défense des locataires, n’a pas l’intention de baisser les armes. Fils d’HLM, le livre qu’il vient de publier aux éditions Arcane 17, il l’a conçu à la fois comme un moyen de rendre lisibles les batailles politiques autour du logement et comme une ode aux HLM. «J’ai décidé de l’écrire parce que, à un moment où le logement social est très stigmatisé, il fallait rappeler qu’il n’est pas qu’un problème, mais aussi une solution.» Continuer la lecture de Eddie Jacquemart, combattant des HLM

Précaire et mal rémunéré, le « plein-emploi » d’E. Macron sert le capital et pas le travail !

La baisse du chômage tant vantée par le gouvernement masque trois réalités :

  • la création d’une nouvelle main d’œuvre quasi-gratuite par l’apprentissage et les contrats emplois-jeunes,
  • le développement du « halo du chômage », des radiations, qui laissent des centaines de milliers de personnes hors des statistiques
  • et les graves pénuries d’emplois dans des secteurs stratégiques pour le pays.

La réforme du lycée professionnel vise à amplifier cette politique tandis que la réforme des retraites bloque l’accès de centaines de milliers de jeunes à des emplois de qualité !

Avec son projet de loi « plein-emploi », Emmanuel Macron poursuit cette politique de précarisation de l’emploi tout en stigmatisant les précaires et les plus fragiles.

L’objectif lui-même n’est pas à la hauteur du gâchis que représente le chômage : le « plein-emploi » ne signifie pas l’emploi de tous et toutes : des millions de femmes et d’hommes resteront au chômage. Seule l’éradication du chômage peut être un objectif à la hauteur des immenses défis que sont la réduction des inégalités et la lutte contre le réchauffement climatique.

La création de France Travail ne conduira pas un nouveau service public de l’emploi. Elle laissera davantage de place aux opérateurs privés de placement et aux agences d’intérim, imposera aux bénéficiaires du RSA une activité de 15h à 20h sous peine de sanctions injustes et décourageantes et à l’ensemble des privés d’emplois des contrats précaires et sous-payés, et aggravera les inégalités territoriales dans l’accès à l’emploi. Continuer la lecture de Précaire et mal rémunéré, le « plein-emploi » d’E. Macron sert le capital et pas le travail !

Réforme des retraites : entre 900 et 3000 manifestants ce matin à Montauban (Vidéo)

900 pour la police, 3 000 pour l’intersyndicale… La vérité se situe entre ces deux pôles. La 14e journée de mobilisation contre la réforme des retraites a montré que la contestation restait forte.

Sans atteindre les sommets de quelques manifestations mémorables, la 14e journée de lutte contre la réforme des retraites (si l’on compte le 1er mai), a rallié beaucoup de monde hier matin au départ de l’esplanade des Fontaines à Montauban. Malgré la promulgation précipitée de la loi et des décrets qui vont avec.

900 manifestants selon la police, 3 000 à en croire les représentants de l’intersyndicale, chacun a fait ses comptages avec un strabisme divergent de bon aloi. Mais les « meilleurs » étaient là selon la formule consacrée. Continuer la lecture de Réforme des retraites : entre 900 et 3000 manifestants ce matin à Montauban (Vidéo)

Réforme des retraites : Jour 14

Aujourd’hui, c’est la 14ème journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Une date choisie pour sa proximité le 8 juin, jour d’examen à l’Assemblée Nationale d’une proposition du groupe LIOT visant à annuler le recul de départ de l’âge de la retraite. Dans les écoles, collèges et lycées, peu de perturbations prévues. Pour autant, cela ne signifie en rien un renoncement selon les syndicats. « Nous sommes conscients qu’il y aura moins de monde mais restons déterminés à continuer sur le long terme » confie Benoît Teste de la FSU. « On est confiants » confirme la CGT Educ’ Action.

Une image contenant habits, bâtiment, personne, chaussures Description générée automatiquement « Ce qui est important, c’est le nombre de manifestants » selon Benoît Teste, secrétaire générale de la FSU. « Pour les professeurs, c’est devenu compliqué de faire grève. Certains collègue sont perdu quatre jours de salaire sur la paie du mois de mai ». Autre élément d’explication de la faible mobilisation avancé par le responsable syndical : « le mur que représente ce gouvernement qui n’entend rien ». « À court terme, les collègues ne voient pas de perspective immédiate, ce n’est pas mobilisateur ». Continuer la lecture de Réforme des retraites : Jour 14

Jean Louis Demeurs, une stèle pour une mémoire restaurée

Devant l’auberge du Belvédère, les cendres de J.L. Demeurs ont été épandues en 1992 mais la stèle méritait une remise en état depuis de longues années. C’est chose faite !

Et en présence de M. le Sous-préfet, du maire de Montagudet, de porte drapeaux et sous l’égide conjointe des anciens combattants avec M. Robert Delbés et du souvenir Français avec M. Laurent Robène, la cérémonie fut à la fois simple et empreinte de solennité et de souvenirs. Maximilien Reynès-Dupleix accompagné de Mme et M. Veyres représentait le parti communiste français. Nous notions la présence d’Estelle Hemmami, et de nombreux représentants locaux d’anciens combattants.

M. Robène a rappelé la génèse de ce monument et la participation du PCF à sa réfection. Quand à Robert Delbés, il fut brillant comme à son habitude, rappelant l’engagement de JL Demeurs au service des autres dés le début dans la résistance jusqu’à la libération. Non sans humour, M. Delbès a fustigé ces « patriotes vichystes » qui ont fait la chasse aux communistes, aux progressistes et aux francs-maçons partout bien avant que les nazis ne déferlent sur nos contrées saluant le courage et l’abnégation des soldats de l’ombre.

Maximilien Reynès-Dupleix a quant à lui donné le sens de l’engagement de l’instituteur, de l’élu Demeurs au service de Moissac, de ses enfants aux côtés des maires Rigal et Nunzi. Puis en présence de M. Lopez, il a rappelé les dangers du révisionnisme ambiant, spécifiant que l’on ne pouvait réécrire l’histoire à sa guise. A l’heure où les tenants des thèses extrémistes, les factieux s’affichent dans les rues avec des insignes nazis, à l’heure où ils s’en prennent aux élus de la République comme à Montjoi, il était salutaire de spécifier que JL Demeurs et ses compagnons avait lutté, souvent au prix de leur vie pour les valeurs de la république.

Le sous-préfet terminait la prise de parole insistant sur le devoir de mémoire, le besoin de construire l’avenir en tenant compte du passé.

Les gerbes déposées, le salut aux armes et la marseillaise à capela ont conclu ce moment émouvant sur le causse Lauzertin avant un échange autour d’un verre.

Montjoi, la démocratie en danger… Soutien du PCF!

Communiqué

La fédération PCF DU Tarn et Garonne soutient le maire de Montjoi, petite commune de notre département, et condamne les exactions dont il est victime. Il est intolérable que les élus quel qu’il soit, soit menacé, injurié, soit porté au pilori sur les réseaux sociaux, et vive ainsi dans l’angoisse d’être agressé à tout moment.

Ces pratiques, qui nous rappellent les heures noires de l’histoire notre pays, reviennent dans nos contrées. Il s’agit bien d’agissements inqualifiables de groupes factieux d’extrême droite qui se propagent sur nos territoires. Il faut non seulement condamner ces pratiques, mais les dénoncer publiquement, car l’ordre républicain est en danger, la démocratie est en danger. Le PCF a toujours combattu ces idées nauséabondes et sera toujours en première ligne pour faire barrage à ces procédés fallacieux.

Le PCF 82 témoigne ainsi sa solidarité à toutes les victimes de la bête immonde ! Rangez vos chemises brunes, messieurs les fauteurs de trouble. La République vous rattrapera tôt ou tard !

Montauban le 2 juin 2023

 


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Parcoursup : en finir avec la ségrégation sociale, faire le choix de l’émancipation !

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Aujourd’hui, comme chaque année depuis trois ans, des dizaines de milliers de futur·es bachelier·ères apprennent qu’ils n’ont aucune affectation dans l’enseignement supérieur à la rentrée prochaine, et ce avant même que les épreuves finales du Bac ne soient passées. Comme chaque année depuis 3 ans, des centaines de milliers de jeunes vont se retrouver dans une filière par défaut à la rentrée prochaine.

Parcoursup continue de trier les élèves en fonction de leur dossier scolaire et leur établissement d’origine par des fonctions d’algorithmes opaques avec, en fin de compte, un constat : ce sont les jeunes de milieux populaires qui sont le plus pénalisé·es, trié·es et qui se voient interdire de poursuivre des études. La mise en place, au lycée, du contrôle continu, qui pervertit la relation pédagogique entre élèves et enseignant·es, les épreuves de spécialités intervenant en mars, le non-remplacement de 15 millions d’heures de cours pénalisent déjà en premier lieu les jeunes de milieux populaires, celles et ceux qui n’ont que l’école pour apprendre. Continuer la lecture de Parcoursup : en finir avec la ségrégation sociale, faire le choix de l’émancipation !

En campagne permanente pour les jours heureux…

« Nous sommes en campagne permanente toute l’année au parti communiste, sans relâche », a lancé d’emblée Ian Brossat lors de son discours à la fête de l’Humanité à Toulouse le weekend dernier. Des mots qui résument bien la stratégie du PCF depuis la campagne des « Jours Heureux » de Fabien Roussel aux élections présidentielles.

Et le désespoir est grand dans le pays. Comme ici dans notre département où plus d’un tiers de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté. Jadis synonyme de bien-vivre, le travail aujourd’hui permet souvent de survivre juste un peu mieux que ceux qui n’en ont pas. La vie est chère et les difficultés nombreuses. La startup nation promise par Macron s’est avérée un véritable cauchemar. Le parti communiste doit participer à rebâtir un horizon d’espoir pour le monde du travail. Il y a urgence !

Des pans entiers de populations du Tarn et Garonne sont en déshérence économique, sociale et politique. L’extrême-droite y trouve un terrain fertile pour propager ses idées et tenter de se faire le réceptacle de la colère. Plus que jamais la question du travail, accessible à tous et bien payé, doit être au centre du débat public. De même que l’augmentation générale des salaires, des retraites et des minimas sociaux.

Cela passera par une prise de conscience du plus grand nombre. C’est tout le sens d’une campagne permanente pour de « Nouveaux Jours Heureux ». La bataille pour les retraites l’a clairement démontré, l’antagonisme qui règne dans ce pays dépasse les questions de partis politiques. C’est l’opposition frontale entre ceux qui ne vivent que de leur travail et ceux qui vivent du travail des autres. Cela porte un nom : la lutte des classes. Elle est permanente elle aussi, car comme le disait Ambroise Croizat « le patronat ne désarme jamais ».

J.S.

A propos de l’Affaire Salah Hamouri

Nadir Dendoune est journaliste. Son documentaire L’affaire Salah Hamouri sera projeté au cinéma Le Luxy d’Ivry sur Seine ce vendredi 2 juin à 20h.

L'avocat franco-palestinien Salah Hamouri à Paris, le 20 janvier 2023.

L’avocat franco-palestinien Salah Hamouri à Paris, le 20 janvier 2023.
© Joël Saget/AFP

Depuis son expulsion en France par l’Etat d’Israël le 22 décembre 2022, l’avocat franco-palestinien, Salah Hamouri fait l’objet d’une campagne d’intimidation et de calomnie de la part d’associations communautaires défendant la politique coloniale israélienne, avec un objectif clair : le faire taire.  

Je suis naïf, enfin très con. J’étais persuadé que l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, expulsé à vie de sa terre natale, la Palestine, un déchirement pour quiconque, ses dix ans de placard en Israël, son épouse bannie elle aussi du territoire depuis 2016, avait déjà assez payé et que les soutiens inconditionnels de cet état colonial lui lâcheraient la grappe. Je m’étais trompé.

Depuis de son retour forcé en France en décembre dernier, ils tentent de le faire taire par tous les moyens, en tentant d’annuler ses conférences en amont, en faisant pression sur les politiciens des villes où il est attendu, prétextant un danger de trouble à l’ordre public, peu importe si entre 2012 et 2022,  Salah Hamouri a participé à plusieurs centaines de débats en France mais aussi à l’étranger, a été reçu aux Nations-Unies, au Sénat français, sans qu’aucun incident n’ait eu lieu.  Continuer la lecture de A propos de l’Affaire Salah Hamouri

Mobilisations contre le pacte

Les enseignants et enseignantes sont appelés à se mobiliser aujourd’hui, lors du CSA-MEN (Comité social d’administration du ministère de l’éducation nationale). Pas vraiment une grève, mais plutôt des rassemblements militants devant les rectorats et le ministère, pour rappeler l’opposition de tous les syndicats au pacte.

Une image contenant texte, plein air, écriture manuscrite, bannière Description générée automatiquement Au sein du CSA ministériel, les textes sont présentés uniquement à titre informatif et ne sont pas soumis au vote. Cette situation est dénoncée par l’ensemble des syndicats. « Cela reflète la nouvelle définition du dialogue social imposée par la loi de transformation de la fonction publique« , explique Elisabeth Allain-Moreno, nouvelle secrétaire générale du SE-UNSA. « Cependant, cette même loi indique que toutes les mesures qui affectent les conditions de travail doivent être votées. Continuer la lecture de Mobilisations contre le pacte