L’astrophysicien Hubert Reeves : mort d’un généreux vulgarisateur

NDLR de MAC: Une journée de m……..

L’astrophysicien canadien Hubert Reeves est décédé le 13 octobre 2023 à Paris à l’âge de 91 ans. Son fils, Benoit Reeves, en a fait l’annonce dans un message publié sur Facebook.

Hubert Reeves © Jean-Marc Quinet/reporters-REA

L’astrophysicien québécois Hubert Reeves, qui aimait à rappeler que les humains sont des poussières d’étoiles, est décédé vendredi à l’âge de 91 ans. Il faisait partie de ces grands vulgarisateurs scientifiques. Ce souci de rendre compréhensible la science au plus grand nombre se doublait chez lui d’un immense talent de conteur. Hubert Reeves est mort mais dans l’espace depuis 1999, l’astéroïde (9631) 1993 SL6 porte son nom et continue son voyage.

Poussières d’étoiles

En retraite depuis 1999, il poursuivait ses activités militantes notamment pour alerter sur l’état de l’environnement et celui de l’humanité qui, selon lui, devrait disparaître lorsque surviendra la sixième grande extinction des espèces. Sur son site internet, il écrivait dans sa « Lettre éditoriale du 4 janvier 2020 » : « Pour que nous existions, la recette est fournie dans mon livre Poussières d’étoiles : Il faut d’abord faire des étoiles à partir du magma initial. Puis il faut que ces étoiles vivent leur vie et rejettent leur moisson d’atomes dans l’espace. Il faut ensuite que ces atomes se combinent en molécules et en poussières. Que ces grains de poussière s’accumulent en planètes rocheuses… Finalement, il faut assurer le cours de l’évolution chimique et biologique de la planète. Nous connaissons plus ou moins bien la durée de chacune de ces opérations. En faisant la somme, on arrive à un minimum de plusieurs milliards d’années. Faut-il s’étonner que l’univers ait déjà quatorze milliards d’années ? Il ne lui en faut pas moins pour engendrer un être capable de conscience… Et maintenant, nous, les humains, connaisseurs de notre passé et devenus ces êtres capables de conscience : qu’allons-nous faire de notre futur ? »

Il aimait le cosmos, les oiseaux et la curiosité

Né à Montréal en 1932, Hubert Reeves étudie à l’Université de Montréal et à McGill avant d’obtenir son doctorat en astrophysique nucléaire de l’Université Cornell, en 1960. Il enseigne la cosmologie en Europe et en Amérique, dans les universités Columbia et Berkeley, à l’Université de Montréal et à l’Université libre de Bruxelles. Consultant pour la NASA, il a également été directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de France et conseiller scientifique au Commissariat à l’énergie atomique de France. Officier de l’Ordre national du Québec, il était aussi compagnon de l’Ordre du Canada et commandeur de la Légion d’honneur de France. Toujours dans l’Hexagone, il avait été nommé grand officier de l’Ordre national du mérite en 2019. Il a reçu de nombreux doctorats honorifiques, dont ceux des universités de Montréal (1984), de Berne (1989), de Bruxelles (1992), d’Ottawa (2004), de Moncton (1991), du Québec à Montréal (2010) et de Sherbrooke (2011).

Pour lui, le cosmos était ce « lieu d’émerveillement et de rationalité » comme il le montrait la couverture de son livre « Patience dans l’azur » ces petits points bleus et blancs du quasar 3C 273. En 2008, dans son autobiographie intitulée « Je n’aurai pas le temps », Il expliquait que l’intérêt pour la science naît de la curiosité, ajoutant, encore sur son site : « ne cessons pas d’être curieux. La curiosité : il faut l’attiser comme on le fait du feu. Et alors que de découvertes ! La curiosité ? Faites-en votre seconde nature ! Cultivez cette ambition ! La curiosité ? C’est vital ! ». Curieux et optimiste, Dans Sciences et Aveni en novembre 2017, il estimait « Pour l’heure, faute d’avoir détecté la vie sur d’autres planètes que la nôtre, nous ne pouvons qu’émettre des opinions. Personnellement, j’adhère à l’hypothèse que d’autres formes de vie existent bel et bien ».

André Chassaigne : « La France doit retrouver la voix qui était la sienne en Israël-Palestine »

André Chassaigne, le chef de file des députés communistes à l’Assemblée nationale appelle à ce que Paris œuvre à un cessez-le-feu immédiat en Israël-Palestine. La communauté internationale doit intervenir pour éviter une escalade mortifère.

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André Chassaigne, chef de file des députés communistes, le 3 juillet 2023.
© Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP

Quelle est votre position sur ce qui s’est passé en Israël et sur la réplique qui comporte un blocus complet de Gaza et des bombardements?

Dès les premières heures, les communistes ont condamné sans réserve l’attaque terroriste perpétrée par le Hamas en Israël contre des civils. Comment ne pas être horrifié face à la violence aveugle qui s’est déchaînée sur des enfants, des femmes, des vieillards ? Comment ne pas être terrorisé par les prises d’otages en vue de servir de boucliers humains ?

Les militants pour la paix que nous sommes sont tout aussi meurtris par les bombes qui pleuvent aujourd’hui sur les civils gazaouis, lesquels sont privés d’eau et d’électricité et n’ont aucune possibilité de fuir ou de se protéger. Des heures très sombres sont à craindre pour les civils piégés dans la bande de Gaza, à la suite des déclarations du ministre israélien de la Défense qui a fait la promesse de les traiter comme « des animaux ». Des milliers de Palestiniens innocents vont être les victimes de cette vengeance terrifiante qui ne fait pas de distinction entre les civils et les terroristes du Hamas. Continuer la lecture de André Chassaigne : « La France doit retrouver la voix qui était la sienne en Israël-Palestine »

Paradoxalement c’est parce que la paix est à portée de main que les bellicistes tentent de radicaliser la situation (Interview)

Le mur de séparation entre Israël et la Palestine, long de plus de 700 km. Ici à Bethléem, en Cisjordanie.©Pascal Mannaerts

Ce proverbe africain me revient en boucle : on entend plus l’arbre qui tombe que la forêt qui pousse. Le paradoxe de la situation est que parce qu’un monde de paix et de justice est possible que les spécialistes de la haine, ceux qui ne veulent pas perdre leurs immenses privilèges radicalisent et utilisent ceux qui n’ont que trop de raisons de se révolter. C’est le petit jeu que mènent partout les USA, en Afrique, en Asie, en Amérique latine, en Europe et maintenant en Israël Palestine. C’est parce que la paix était possible entre l’Iran et l’Arabie saoudite grâce à la médiation chinoise, que répondait des manœuvres des USA entre cette même Arabie saoudite et le gouvernement d’extrême-droite que les Palestiniens ont vécu comme une trahison définitive. Appuyés par un barrage de roquettes, les combattants du Hamas ont fait irruption, depuis la bande de Gaza, dans plusieurs villes israéliennes, ôtant la vie à des centaines de personnes. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou qui n’attendait que ça a, sans attendre, déclaré le pays en guerre contre le Hamas et a commencé un massacre systématique et impuni de la population de Gaza. Est ce un hasard si Kelensky à la tête de ses légions néonazies tente d’impliquer la Russie dans l’affaire, et si aux Etats-Unis mêmes des fous furieux y voient la main de la Chine. Il ne faut jamais faire ce que veut l’adversaire, il faut dire les responsabilités, exiger un Etat palestinien, et se battre pour la paix négociée dans le justice.

D’abord il faut dire ce que vivent les Palestiniens, en particulier ceux de la bande de Gaza et qui n’est pas le cas d’autres Palestiniens qui vivent assez bien, forment une “élite” coupée de la masse du peuple qui ne se reconnait plus dans ces gens-là. L’action du Hamas est intervenu de manière symbolique le jour anniversaire du Kippour de la guerre entre le monde arabe et Israël dont chacun revendique la victoire. C’est un appel au monde arabe, non pas à ceux qui négocient mais aux peuples opprimés et cet appel a une force inouïe d’abord à Gaza, dans un peuple sans espoir, sans avenir, humilié, parqué dans un véritable camp de concentration. Le monde arabe, où qu’on le cotoie n’est que trop gentil, hospitalier, parfois fataliste mais tout a été fait pour le provoquer, on ne se contente pas d’exécuter Saddam on le fait le jour de l’Aïd, on ne se contente pas de tuer Kaddhafi, on le fait d’une manière ignomignieuse. Israël en particulier a tout fait pour faire monter la radicalité , il a refusé la création d’un Etat palestinien, a érigé un mur qui coupe des terres palestiniennes, il a créé des colonies souvent occupées par les pires individus. Il a déconsidéré, emprisonné, expulsé les patriotes palestiniens les plus aptes à négocier la paix et il n’a plus laissé que les corrompus et les radicalisés islamistes en guerre plus ou moins larvée.


Ce qui se passe aujourd’hui, je l’ai crains toute ma vie parce que je ne peux pas choisir entre le peuple juif et le peuple palestinien. Même si comme la plupart des juifs qui s’élèvent contre le fascisme qui contamine leur peuple, je suis ostracisée par ceux y compris en France s’arrogent le droit de parler non seulement en mon nom mais en celui des victimes de l’extermination nazie, quitte comme les BHL, Glucksman et Cohn Bendit à refuser de voir que leurs amis font le salut hitlérien, je ne peux pas renoncer aux larmes qui me viennent devant les souffrances de MES peuples: les juifs et les Palestiniens. Cela fait des années que je dis que tout cela nous mène à la mort, et ce qui se passe aujourd’hui même si l’on arrive à mettre le couvercle sur l’explosion va se reproduire et d’une manière encore plus terrible si le peuple palestinien ne retrouve pas son droit à vivre. Et cela va s’étendre …

Il n’y a qu’une solution, il faut saisir la chance d’un monde de paix qui nous est proposé. Oui c’est parce que la paix est possible, non seulement à cause des ententes au sommet , non seulement à cause d’un monde multipolaire des Brics, mais parce que dans le sillage l’existence de justice des peuples se réveille, réclame d’être organisée, d’avoir une nouvelle démocratie où ils seront entendus. La révolte du sud auquel répondent en écho les revendications à un salaire juste, à vivre dans la dignité et donc à la paix au cœur de l’impérialisme. Ce qui s’est passé au Niger et en Afrique est porteur d’espoir, ce qu’on appelé une junte et qui s’est avéré plus proche de tout un peuple qui n’a jamais menacé les civils français, n’est pas tombé dans le piège d’envahir une ambassade de France que l’occupant refusait d’abandonner. La guerre a été évitée, et à l”inverse de ce qui se passe au Soudan pour le moment ce qui prédomine dans les pires difficultés reste l’intérêt des peuples et la dénonciation du colonialisme.

A Cuba aussi où tout est fait pour asphyxier la population de faire de cette île une sorte de Gaza, un gouvernement comme par hasard communiste empêche la haine d’agir, elle le fait avec des dirigeants qui se mêle au peuple qui vit des conditions de plus en plus difficiles, avec un blocus, une propagande qui va jusqu’à tenter d’empêcher le retour des touristes de plus en plus hystérique.

Être communiste c’est ça, savoir se battre quand il le faut mais ne pas avoir la mort pour horizon, être responsable et je dois dire que dans ce moment terrible l’attitude de la Chine et celle de la Russie, du parti communiste russe ne m’a pas déçu. Celle de Cuba non plus. Les communistes français, le parti dans sa masse est proche de ce qui me parait juste même si les déclarations officielles ont lâché du lest, le peuple Palestinien son droit à un État, ses souffrances ont été dites et le débat qui se poursuit va dans le bon sens, il peut même nous aider à mieux voir les enjeux planétaires. Pas la moindre haine dans l’exposition des responsabilités réelles, mais pas non plus d’appel à une radicalisation , au contraire le rappel de la nécessité de la négociation d’un État palestinien viable, et le choix à l’ONU, partout dans toutes les institutions internationales de cette solution. L’affirmation que nous devons tous répéter y compris quand nous sommes juifs et inquiets pour notre peuple: “Il n’y aura pas de paix au Moyen Orient et dans le monde tant qu’il n’y aura pas d’État Palestinien.” Et nous devons devant chaque guerre que provoque l’impérialisme raisonner de cette manière.

Danielle Bleitrach


Voici l’interview d’un spécialiste du monde arabe qui donne une analyse assez pertinente du contexte.

Pourquoi le Hamas a-t-il choisi le 7 octobre pour attaquer Israël ?

Jean-Marc Lafon : Premièrement, les relations entre les Palestiniens et Israël sont depuis pas mal de temps extrêmement crispées — des frictions entretenues par le Likoud (droite nationaliste), le Premier ministre en poste et ses alliés extrémistes. Plus précisément, il y a des histoires de violations par des extrémistes juifs et, en Cisjordanie, une colonisation de plus en plus agressive.

Deuxièmement, il n’échappe à personne que le 6 octobre est la date anniversaire de la guerre du Kippour, conflit dans lequel les puissances arabes ont revendiqué une victoire — à l’instar d’Israël. C’est donc symboliquement très fort. De plus, nous sommes dans une période où les pays arabes essaient de normaliser leurs relations avec Israël, et ce n’est absolument pas dans l’intérêt des mouvements Palestiniens les plus radicaux.

Quels sont les objectifs du Hamas ?

Jean-Marc Lafon : Le Hamas cherche à obtenir un leadership sur la population palestinienne à travers la démobilisation des pays arabes qui tentent de normaliser leurs relations avec Israël. Et leur démonstration de force, de toute évidence, est un succès. Ils ont fait ce qu’aucun mouvement palestinien n’a jamais produit auparavant envers l’État juif. C’est une situation sans précédent.

Aujourd’hui, et depuis longtemps, les branches politiques et armées sont nombreuses en Palestine. Il y existe des mouvements proches du Fatah (ndlr. parti nationaliste palestinien), qui est en chute libre depuis des années mais qui n’est pas mort. Mouvement extrémiste, le Hamas réussit aujourd’hui à produire de l’effet politique. Et s’il arrive à s’afficher comme étant le seul mouvement à générer cette résistance à Israël, il va se poser en pierre angulaire de la lutte armée des Palestiniens.

Ce que l’on sous-évalue sans doute, au sein de l’opinion publique israélienne — du fait des crispations croissantes entre les deux territoires — c’est un mouvement de fond qui se dessine et met la pression sur l’exécutif pour que l’on aille vers une réplique militaire assez dure. Vu depuis Gaza, il y avait une probabilité élevée qu’Israël prenne une initiative militaire, et donc que de nouveaux affrontements se déclarent à un moment ou à un autre. Le Hamas a semble-t-il pris les devants.

Autre objectif du Hamas, très peu commenté mais essentiel au vu des événements actuels : le mouvement extrémiste islamique administre la bande de Gaza, soit l’une des zones avec la plus forte densité de population au monde. La bande côtière est également l’un des endroits avec le taux de chômage le plus délirant, accompagné d’une pauvreté absolue. La population a donc la sensation de n’avoir ni présent ni futur, et est extrêmement sensible au narratif extrémiste. C’est une population en souffrance. Et l’on sait que les discours radicaux fonctionnent toujours mieux dans ces circonstances.

Comment voulez-vous gouverner une population dans un tel état, si ce n’est par la promesse d’un avenir radieux dans l’au-delà ? L’islam est sensible à la mise à l’épreuve et celle-ci doit se faire à travers un combat contre l’oppresseur.

Le Hamas est un mouvement extrémiste qui se voue lui-même au combat et crée les conditions pour être perçu comme “utile” par la population qu’il doit administrer. Enfin, sans caricaturer, il y a du côté israélien, au pouvoir, une coalition qui s’appuie sur des extrémistes qui fonctionnent sur un schéma qui n’est pas totalement différent.

Qui finance le Hamas ?

Jean-Marc Lafon : C’est une question pour laquelle une conférence entière ne suffirait pas. Il y a évidemment la participation d’États. Comme la plupart des mouvements armés islamistes, c’est un groupe qui est financé par divers canaux. Premièrement, il y a le canal iranien, que ce soit directement ou via des sociétés écrans. Au-delà de son rôle financier, le rôle de Téhéran est aussi dans la transmission du savoir-faire. Ce savoir est particulièrement remarquable à travers les roquettes que le Hamas lance sur Israël.

Il y a aussi des donateurs privés, dans le monde arabo-musulman, qui financent le mouvement armé. Ce sont des canaux assez classiques. Après, des soupçons, dont certains doivent être avérés, de détournements d’aide humanitaire persistent encore. Il ne s’agit pas du même impact que les autres fonds, les matériaux destinés à l’entretien des bâtiments servant, en partie, au développement du réseau de tunnels à vocation militaire.

Que signifie l’envoi récent par Washington de navires de guerre en Méditerranée ?

Jean-Marc Lafon : C’est très complexe. La cause israélienne recueille une certaine sympathie dans l’opinion publique américaine. Par exemple, on se rappelle que l’ancien Président des États-Unis, Donald Trump, avait joué la carte d’Israël en envoyant son ambassade à Jérusalem plutôt qu’à Tel-Aviv. Outre cet historique, il semble que des citoyens américains figurent parmi les victimes (morts, blessés ou otages) de l’attaque du Hamas. Quand une grande puissance apprend que ses citoyens sont pris en otage quelque part, il y a des chances pour que celle-ci déploie des moyens militaires dans la zone en question. Et, une fois de plus, il y a l’Iran qui entretient une présence en Irak et en Syrie, et le souci de garder une influence sur le périmètre où se trouve le Hezbollah, mouvement étroitement affilié à Téhéran.

Quelles sont les probables conséquences de ces attaques ?

Jean-Marc Lafon : L’escalade est inarrêtable. Les représailles sont absolument inévitables. La conséquence possible est que la conflagration aille extrêmement loin, jusqu’à des représailles israéliennes en Iran, par exemple.

Benyamin Netanyahou, en extrême difficulté politique, enfreint l’état de droit dans le but d’accroître son pouvoir et d’échapper à des poursuites liées à des histoires de malversations financières. Et cela fait beaucoup de bruit en Israël. Sa tentative d’esquinter le droit a donné lieu à des manifestations inédites. Cela a déclenché des mouvements de fond jusqu’au sein de l’armée. Le 6 octobre, la veille de l’attaque du Hamas, Netanyahou était dans une situation difficile. Attiser les haines envers les Palestiniens était pour lui un moyen de détourner l’attention des citoyens en colère.

Et l’exécutif n’a pas vu venir l’opération durant laquelle 5 000 roquettes ont été lancées. Vu du côté du citoyen israélien, c’est quelque chose de “fou”. Près de 28 bataillons étaient positionnés du côté de la Cisjordanie et dans le nord d’Israël, au lieu d’être à proximité de la bande de Gaza. Les autorités israéliennes ont compté sur les murs, les caméras et les dispositifs automatiques pour éviter une incursion depuis ce territoire. L’échec est épouvantable et Netanyahou en est comptable. Du point de vue de Gaza et du Hamas, le dirigeant israélien ne peut pas faire autrement qu’escalader. Il faut désormais se poser la question : où s’arrête l’escalade ? Israël a clairement les moyens de frapper l’Iran sur son territoire.

 

Francis Wurtz : « Condamner le massacre, sans justifier la politique de Netanyahou »

L’ancien député européen PCF Francis Wurtz, qui dénonce un « carnage effroyable » après l’attaque du Hamas, appelle à ne pas céder à l’émotion. La France doit « remettre au premier plan des préoccupations diplomatiques la question du Proche-Orient ».

Près d’un poste de police détruit à Sdérot (Israël), le 8 octobre 2023.
© RONALDO SCHEMIDT / AFP

 

Quelle voix la France devrait-elle porter devant la situation en Israël et en Palestine ?

Tout d’abord, devant ce carnage effroyable commis par le Hamas contre la population civile israélienne, je veux rappeler que rien ne peut justifier une telle attaque. Il faut la condamner très clairement, et sans ambiguïté. En toutes circonstances, attaquer aveuglément une population civile est inacceptable.

Cette condamnation ne doit pas non plus nous conduire à justifier la politique de Netanyahou et de son gouvernement d’extrême droite, le plus radical de toute l’histoire d’Israël. C’est cette politique qui alimente l’exaspération de la population de Gaza. Tout le monde l’a reconnu, c’est une prison à ciel ouvert. Expliquer n’est pas justifier. Continuer la lecture de Francis Wurtz : « Condamner le massacre, sans justifier la politique de Netanyahou »

Efraim Davidi (PC Israélien) : « Il n’y a qu’une seule solution, mettre fin à l’occupation »

Membre du comité central du Parti communiste israélien, Efraim Davidi dénonce la politique du gouvernement de Benyamin Netanyahou, qu’il tient pour responsable de la situation, et met en garde contre les actes de vengeance qui pourraient être menés contre les citoyens arabo-palestiniens d’Israël. Il appelle à la reconnaissance du droit des Palestiniens.

Pour Efraim Davidi, membre du parti communiste israélien : « Il n’y a qu’une seule solution : mettre fin à l’occupation et reconnaître les revendications et les droits légitimes du peuple palestinien ».

« En tant que Parti communiste israélien et membre du mouvement Hadash (Front démocratique pour la paix et l’égalité), nous estimons le gouvernement fasciste israélien responsable de l’escalade brutale et dangereuse de ces dernières heures, qui a coûté la vie à de nombreux citoyens innocents. Cela s’est produit à la fin d’une semaine choquante au cours de laquelle les colons se sont déchaînés dans les territoires occupés sous les auspices de leur gouvernement, ont profané la mosquée al-Aqsa et ont perpétré un autre pogrom à Huwara (ville palestinienne près de Naplouse déjà attaquée il y a quelques mois par les colons – NDLR). C’est une escalade très grave qui met en danger toute la région dans une guerre que le gouvernement de droite alimente depuis son premier jour. Continuer la lecture de Efraim Davidi (PC Israélien) : « Il n’y a qu’une seule solution, mettre fin à l’occupation »

Sahara occidental : Jean-Luc Mélenchon soutient Rabat

Le leader des Insoumis demande à la France de « manifester du réalisme », de considérer les « propositions intéressantes » formulées par Rabat et, au final, de s’aligner sur la position des États-Unis et d’Israël contre le peuple sahraoui.

Jean-Luc Mélenchon en déplacement à Amizmiz, dans le Haut Atlas, le 4 octobre 2023. © Fadel Senna/AFP

Au mois de mai dernier, le chef du parti Les Républicains, Eric Ciotti, s’était rendu au Maroc où il avait déclaré que « sur la question du Sahara occidental, la souveraineté du Maroc est indiscutable ». De passage dans le royaume chérifien pour apporter sa solidarité aux victimes du séisme d’Al Haouz, Jean-Luc Mélenchon a été interrogé par Le Desk sur ce dossier du Sahara occidental. Surprise, alors qu’on s’attendait à une prise de position franche et nette en faveur du peuple sahraoui et son organisation, le Front Polisario, le leader de la France insoumise a d’abord expliqué qu’il s’agit d’une « question épineuse dans les opinions publiques marocaines. Tout le monde au Maroc se sent investi dans la Marche verte (la marche organisée le 6 novembre 1975 par le roi d’alors, Hassan II, pour mettre la main sur ce qu’on appelait le Sahara espagnol et empêcher la tenue d’un référendum d’autodétermination qui aurait pu conduire à l’indépendance du territoire, ndlr) et la continue dans son esprit et même ceux qui aiment le Maroc, même si des fois ils sont tenus par une certaine discrétion, n’en pensent pas moins ». Continuer la lecture de Sahara occidental : Jean-Luc Mélenchon soutient Rabat

L’huile de palme : l’ingrédient derrière les violations des droits de l’homme et le groupe Bolloré

L’huile de palme : l’ingrédient derrière les violations des droits de l’homme et l’écodestruction qui est probablement dans votre maison en ce moment, dit l’auteur de l’article. Il est question ici du Nigeria et d’autres pays d’Afrique (une dizaine) et d’Asie. Il faut bien mesurer que quand nous dénonçons l’hypocrisie du discours sur les “institutions démocratiques” africaines et les “régimes putschistes” nous faisons directement référence à la manière dont ces pays que nous considérons en France comme démocratiques ne le sont aux yeux de nos gouvernants et de leurs médias que parce qu’ils couvrent les pratiques de ces sociétés liées à l’énergie mais aussi à l’agroalimentaire. Socfin, Société financière des Caoutchoucs est un groupe de participations agro-industriel fondé en 1909 par l’entrepreneur et agronome belge Adrien Hallet (1867-1925), devenu une entité financière et commerciale chapeauté par une Holding luxembourgeoise contrôlée par Hubert Fabri et le Groupe Bolloré. Les activités de production (huile de palme, latex/caoutchouc) du groupe Socfin se déroulent dans 10 pays d’Afrique et d’Asie, mais les holdings sont principalement basées au Luxembourg, en Belgique et en Suisse ; le siège se trouve au Luxembourg. Bolloré ce nom vous dit l’empire médiatique qui contrôle en fait notre vision du monde et entretient l’idée que la démocratie à l’occidentale c’est la guerre pour tous ceux qui veulent se libérer et libérer la planète. (note et traduction de danielle Bleitrach)

Photo Ghana: Sous la devise stop. pense. sentir. acte. le Fotofestival Zürich 2023 Open Your Eyes présente des oeuvres photographiques dont celle-ci prise au Ghana qui ne se veulent pas des illustrations des Objectifs de développement durable (ODD), mais sont des commentaires et des annotations au sens des « Photographes concernés » de Cornell Capa. Capa a choisi ce terme pour décrire des œuvres qui vont au-delà de la documentation d’événements et les montrent avec une impulsion humanitaire. Cette école de pensée est également connue comme un concept lié à la science : le terme « scientifiques concernés » est utilisé pour décrire le recours à la science indépendante pour résoudre les problèmes les plus urgents de notre planète. Continuer la lecture de L’huile de palme : l’ingrédient derrière les violations des droits de l’homme et le groupe Bolloré

La banque centrale échoue à nouveau – le krach arrive, c’est garanti

© Fournis par fr.investing.com

Nous sommes déjà même si nous feignons de l’ignorer passés des élections sénatoriales aux élections européennes. Peut-être sommes-nous en train de découvrir que toute notre “démocratie” ne repose que sur les règles arbitraires de ces “consultations” dont les enjeux en dehors de la lutte des places devient de plus en plus opaques. Ces règles arbitraires sont conçues de telle sorte qu’elles ne doivent pas mettre en jeu le capital et sa dictature réelle. Nous allons dans cette logique élire un parlement européen sans aucun autre pouvoir que d’assurer le financement de ses membres, une vache à lait dont le foin nous est taxé au prix du caviar. Coiffé par des décideurs élus par personne et imposant la guerre avec un fond baptisé fond de paix. Le tout avec une Banque centrale qui gère une politique monétaire en totale allégeance au dollar et donc à la Banque centrale des USA. Les capitalistes les plus fervents ont des doutes sur cette institution qui s’avère être la clé de voûte de l’impérialisme US si certains ne voient que la nécessité de continuer en accélérant l’effondrement, y compris en imposant guerre et fascisme, une autre partie se prend à rêver des origines, d’un far west sans autre loi que celle du colt et découvre qu’il n’est pas besoin d’avoir une politique monétaire il suffirait de laisser agir ce que Hegel désignait comme la bête sauvage des intérêts privés déchainés à savoir la poignée de capitalistes dont les intérêts ont déjà pompé l’état en mettant directement leurs conseils d’administration à la tête d’institutions supranationales. (note de Danielle Bleitrach dans histoireetsociete)


Investing.com – Les banques centrales ont toujours eu une réputation douteuse, ce qui a souvent conduit à la fermeture de ces institutions par les gouvernements. Il est indéniable qu’elles entraînent régulièrement l’économie d’un pays dans le gouffre et détruisent des existences.

Bien que la BCE et la Fed se soient donné pour mission d’assurer la stabilité, elles ne provoquent rien d’autre qu’une alternance permanente d’inflation et de récession. C’est aussi vrai aujourd’hui qu’il y a 300 ans, mais jamais dans l’histoire les faux pas n’ont été aussi énormes, raison pour laquelle EJ Antoni et Peter St. Onge en concluent que les jours de la BCE, de la Fed & Co sont comptés. Continuer la lecture de La banque centrale échoue à nouveau – le krach arrive, c’est garanti

Pas les mêmes valeurs !

Pendant que certains tentent d’abattre le PCF et ses dirigeants dans une campagne injurieuse et mortifère en faisant pire que le RN/FN, ce dernier déploie sa haine sur les marchés et dans les quartiers sous la forme d’un tract populiste et odieux.

Que l’on en juge sous le titre « Vivement le 9 juin ! »(1),  en 6 phrases se déversent toute l’incompétence crasse et les mensonges d’un RN/FN anti-républicain tels que l’antienne rengaine de la « submersion migratoire » avec les «  délinquants étrangers » , « rompre avec le laxisme » et « lutter contre l’islamisme » dans un fourre-tout appelé « votre sécurité ».

Mieux encore pour le pouvoir d’achat, après avoir voté contre les augmentations du SMIC, le RN/FN demande aux entreprises « d’augmenter les salaires de 10% sans hausse des charges patronales ». On comprend pourquoi ces gens-là protègent la finance et la libre concurrence, le capital et les profits des grands patrons sans jamais remettre en cause les immenses fortunes accumulées. Ils osent ainsi parler d’élections de mi-mandat comme si les Européennes étaient américanisées à la sauce Trump !

Le Bon Sens

Face à eux, les militants communistes sont les seuls à arpenter les quartiers et les villages, à combattre la misère en organisant des ventes de fruits et légumes, en soutenant les salariés-es en lutte et leurs revendications, en agissant au quotidien sur le logement, les transports, l’école ou mieux encore pour la santé et contre les déserts médicaux ! Ici point de RN/FN sur ces thématiques…

Ce sont bien des questions de « Bon Sens » (2) portées par le PCF, avec L. Deffontaines et F. Roussel que de vouloir « augmenter les salaires » avec un SMIC à 1600 euros net, « bloquer les prix » et « produire en France ». L’inflation insupportable que nous subissons est portée par les 45% de profits enregistrés (Source FMI).

C’est bien une question de « Bon Sens » de vouloir un « pacte pour la jeunesse » et protéger son avenir, comme promouvoir « l’Egalité partout et pour tous ».

C’est enfin et toujours une question de « Bon Sens » de vouloir « la Paix en Ukraine et partout dans le monde » et aussi « Agir pour le climat »…

Deux conceptions de l’avenir s’opposent !

Allons-nous laisser ces gens-là, avec leur vision étriquée et passéiste, saper les fondements de notre République et mettre en péril notre devise « Liberté, Égalité, Fraternité », mettre à mal la Laïcité et la Solidarité?

Maximilien


Je veux lutter contre le racisme, contre le capitalisme et l’obscurantisme, je rejoins le PCF

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Arménie : « Nous en sommes venus au temps où l’humanité ne peut plus vivre avec, dans sa cave, le cadavre d’un peuple assassiné » (Jaurès)

L’Astrakh est en train de disparaître sous nos yeux. Les autorités de la République ont annoncé la dissolution des institutions au 1er janvier 2024. Des dizaines de milliers d’Arméniens ont déjà fui leur territoire pour rejoindre, dans des conditions humanitaires effroyables, la République d’Arménie. C’est une véritable épuration ethnique qui est en cours, sans susciter aucune réaction internationale concrète.

Nous n’en serions pas là, si la France et d’autres pays avaient reconnu la République d’Astrakh, comme le PCF le demandait dès 2019, ni si l’Union Européenne, au lieu de négocier l’accord du gaz de la honte avec l’Azerbaïdjan, avait défendu le droit des peuples à la sécurité et à la paix.

Le peuple arménien, courageux, reste seul alors qu’il est menacé dans son existence. Le dictateur d’Azerbaïdjan Aliev a déjà annoncé qu’il ne s’arrêterait pas là. Il menace directement le territoire de la République d’Arménie, notamment la province du Syunik pour assurer une continuité territoriale avec l’enclave azerbaidjanaise du Nakhitchevan.

La France doit être à la hauteur de son histoire, en se plaçant résolument aux côtés du peuple arménien. La décision prise d’ouvrir une antenne consulaire française dans la région du Syunik est un signe positif.

La France peut et doit aller plus loin. Il est urgent d’agir concrètement pour arrêter le processus en cours, qui peut à tout moment se traduire par un génocide si l’entreprise du dictateur Aliev et de ses soutiens n’est pas arrêtée.

Le PCF demande donc au gouvernement français :

  • De cesser immédiatement la vente d’armes à l’Azerbaïdjan
  • D’agir auprès de l’UE pour dénoncer l’accord sur le gaz d’Azerbaïdjan et pour imposer des sanctions diplomatiques et économiques aux régimes d’Aliev et d’Erdogan
  • De préparer dans le cadre de l’ONU l’envoi immédiat d’une force de protection et d’interposition internationale. Si cela s’avérait impossible, la France ne doit pas se priver de la possibilité d’agir en toute indépendance, si les autorités arméniennes en font la demande et en coopération avec elles, pour protéger le peuple arménien et lui permettre de se défendre alors que son existence est menacée.

Parti communiste français,

Paris, le 29 septembre 2023.