NDLR de MAC: les communistes de Castel/Moissac/Pays de Serres/Beaumont travaillent et se forme sur la question des salaires et de la part socialisée qu’il contient pour affuter leurs arguments sur auto-entrepreneuriat et les ubérisations en tout genre. Le grand gagnant de cette situation est le Capital.
L’Humanité a calculé ce que cela rapporterait à la solidarité nationale, et au système des retraites, si les faux indépendants, travailleurs des plateformes, étaient requalifiés en salariés.
Le « en même temps » macronien est un art que le gouvernement pousse jusqu’au raffinement. Pour justifier sa réforme des retraites, l’exécutif se plaint des prévisions de déficit du régime général. Or, en même temps et en digne héraut de la « Start up nation », il s’en prend méthodiquement au salariat, principale source de financements de nos retraites via les cotisations, en défendant les Uber et compagnies qui rêvent de transformer les travailleurs en autoentrepreneurs, sans cotisations sociales ni patronales à verser.
L’année 2023 est importante pour les militants et militantes du Parti Communiste Français car nous allons tenir notre 39ème congrès. Par-dessus tout, souhaitons que ce soit une étape qui rassemble les communistes, et c’est avant tout pour cela que j’appelle à voter pour la base commune présentée par la majorité de la direction nationale. Le texte soutenu par Fabien Roussel et intitulé « L’Ambition Communiste pour de Nouveaux Jours Heureux ». C’est une base commune qui permet de nous rassembler autour des grandes idées qui nous sont chères, une base pour éviter le risque de la division, ou pire, du retour en arrière.
Elle propose au parti communiste de passer un cap.
Nous sortons depuis 4 ans de moments de crises importants, face à la pandémie, face la guerre, face à l’urgence climatique, face à la crise énergétique. Et puis nous avons mené tous ensemble une belle campagne des présidentielles. Nous avons fait le choix, nous les communistes, à 82% d’avoir un candidat à l’élection présidentielle. Aujourd’hui, certains camarades remettent en cause ce choix. Ils proposent un retour en arrière. Pour ma part, je crois au contraire que nous devons poursuivre le chemin emprunté depuis 4 ans avec un renforcement du parti, des cadres rajeunis dans beaucoup de nos grandes villes, départements et régions, une influence plus importante dans le débat politique qui nous permet d’avoir des rassemblements efficaces. Et nous avons posé un certain nombre de questions qui font écho à la société française. Nous sommes actuellement dans un mouvement de grève et de mobilisation important, contre la réforme des retraites.
Le rôle du parti, le rôle de Fabien Roussel a été très important pour que toutes les forces politiques de gauche agissent de concert pour soutenir l’intersyndicale et ne cherchent pas à le fissurer ou le devancer.
Cette question du rôle du parti communiste français est au cœur des débats que propose le texte de la base commune, d’un point de vue national, européen et international, et notamment sur le rapport du monde au travail. Ces jours-ci, c’est bien la France du travail qui a dit non à Emmanuel Macron, une France du travail qui regroupe les étudiants, les retraités, les privés d’emploi, les actifs du public et du privé, ceux qui habitent dans les grandes villes et ceux qui vivent dans les zones rurales et semi-rurales. C’est cette ambition que porte la base commune défendue par la direction nationale, et qui est proposée au choix des communistes, et c’est bien ce choix que j’espère les communistes feront massivement lors du vote ce week-end. Mobilisons-nous, allons voter et faisons voter le plus grand nombre de camarades pour assurer un résultat sans équivoque à Fabien Roussel et son équipe. L’heure n’est pas aux divisions, nous avons besoin d’un parti communiste fort, rassemblé sur des idées porteuses et qui poursuive le combat engagé depuis 4 ans.
Les 27, 28 et 29 janvier, votons ! Votons pour une ambition communiste et de nouveaux jours heureux !
La mairie de Paris fermera ses portes le 31 janvier prochain en signe de solidarité avec la nouvelle journée de mobilisation des opposants à la réforme des retraites.
« L’Hôtel de Ville de Paris sera mairie solidaire le 31 janvier » lors de la prochaine journée de mobilisation de l’Intersyndicale contre la réforme des retraites. La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, en a fait l’annonce sur France 2 mercredi. Anne Hidalgo répond ainsi favorablement à l’appel lancé par le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel qui invite les édiles à fermer symboliquement les portes des mairies. La maire précise que certains services continueront de fonctionner mardi prochain, comme l’état-civil.
De nombreuses associations se sont mobilisées devant le Sénat contre le projet de loi Kasbarian-Bergé qui prévoit de criminaliser les locataires précaires mais aussi les squatteurs.
La ligue des droits de l’homme et de nombreuses associations de défense du logement, dont le DAL, se sont mobilisés devant le Sénat alors que la chambre haute doit examiner un projet de loi qui a pour objectif de durcir les sanctions contre les locataires précaires et les sans logis.
Trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. C’est la peine maximale autorisée par la proposition de loi « Kasbarian-Bergé », portée par deux parlementaires de la majorité, et « visant à protéger les logements contre l’occupation illicite ».
Regard de cartographe #19. Pour nouveau « regard de cartographe », Nicolas Lambert, ingénieur de recherche au CNRS en sciences de l’information géographique a choisi de revenir sur la réforme Borne-Macron des retraites. Il a décidé de traiter un des arguments qu’on nous répète sur tous les plateaux et sur tous les tons : on vit plus longtemps, donc il faut travailler plus longtemps. Et si on examinait cet argument ? En carto bien sûr.
Publié le
Mardi 24 Janvier 2023
Nombre d’années à vivre en bonne santé à la retraite en Europe. Cartographie Nicolas Lambert pour Humanité.fr
Alors que le monde du travail s’est retrouvé en masse pour défiler dans les rues partout en France jeudi dernier, Elisabeth Borne semble à ce jour s’entêter à mener à bien sa réforme des retraites pourtant rejetée par une écrasante majorité de la population.
Une réforme injuste et injustifiée qui s’inscrit dans une tendance européenne générale visant à faire travailler les gens plus longtemps. Car, on nous le répète sur tous les plateaux et sur tous les tons : on vit plus longtemps, donc il faut travailler plus longtemps. Et si on examinait cet argument ?
Jusqu’à quel âge vivons-nous aujourd’hui concrètement ? Selon Eurostat, l’espérance de vie à la naissance est de de 80,4 ans en 2020 en moyenne dans l’ensemble des 27 pays composant de l’Union Européenne (contre 80 en 2010). En France, elle est de 82,3 contre 81,8 en 2010.
A l’heure des choix, les communistes de Castelsarrasin revendiquent une continuité et un renforcement de l’orientation décidée lors du 38ème congrès.
En 4 ans et au sortir d’une séquence électorale difficile, la section PCF de l’ouest du département s’appuyant sur les décisions prises en 2018 a grandi, s’est structurée autour des luttes locales, s’appliquant à former les communistes et à redonner toute sa place aux militants.
Abattoir, Hôpital, Ecoles, santé (CSP), Paix, Marxisme, sont autant de sujets portés par la réflexion collective impliquant dans les actions chacun à la mesure de ses possibilités. Le texte proposé par le Conseil National renforce cette synergie et convient bien à nos pratiques. Des cellules revitalisées, une section qui réunit ses instances, des camarades isolés rencontrés pour animer des discussions indispensables, des entreprises tractées, des portes à portes réguliers…. Bref un PCF qui se rassemble, se retrouve et qui retrouve le sens des conquis sociaux.
Ici, chaque décision prise est partagée car discutée et en ce sens la séquence NUPES des législatives a laissé un gout amer par le refus hégémonique de la FI de coconstruire une campagne électorale que nous aurions pu gagner. La base commune « pour de nouveaux jours heureux », malgré les manques (écologie, paix, laïcité…) et les imperfections (stratégie) est l’outil nécessaire pour notre 39ème congrès. Nous travaillons d’ores et déjà aux amendements qui l‘enrichiront.
Discriminations Dans son rapport annuel, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes insiste sur la persistance des stéréotypes dégradants et des violences. Il souligne également l’ampleur du phénomène chez les plus jeunes.
L’impression de vivre dans une société que #MeToo a fait avancer dans le sens d’une plus grande égalité entre les sexes est trompeuse. « La situation est alarmante », souligne au contraire le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE), qui a publié ce lundi son rapport annuel. « Le sexisme ne recule pas en France. Au contraire, il perdure et ses manifestations les plus violentes s’aggravent », constate cette instance, en se basant sur un baromètre réalisé auprès de 2 500 personnes. Alors que 93 % des Français reconnaissent l’existence d’une inégalité de traitement, les stéréotypes réducteurs et dégradants qui la nourrissent ne sont, eux, pas remis en cause. Continuer la lecture de Le sexisme, toujours plus ancré dans la société
CONGRÈS DU PCF Avant le rendez-vous d’avril, les communistes choisiront ce week-end leur texte d’orientation. Coordinateur de l’exécutif du parti, Igor Zamichiei détaille le contenu de celui adopté par le conseil national.
Les communistes ont rendez-vous à Marseille début avril pour leur 39e congrès. Mais, dès le week-end prochain, les adhérents du PCF voteront pour choisir leur texte d’orientation. Deux options sont sur la table. « L’ambition communiste pour de nouveaux jours heureux », adopté par le conseil national de la formation en décembre, sur lequel revient Igor Zamichiei. Et une proposition alternative, « Urgence de communisme – ensemble pour des victoires populaires », sur laquelle s’exprimera, mardi, dans nos colonnes, Nathalie Simonnet, secrétaire de la fédération de Seine-Saint-Denis.
Une autre répartition des richesses est possible. Et c’est pour cela que nous pouvons envisager de nombreuses pistes de financement de notre système de retraite, sans demander aux salariés de travailler plus longtemps. À titre d’exemple, les entreprises ont perçu 385 milliards de revenus financiers en 2021. Mettons à contribution le capital! Cet argent détourné vers les circuits financiers par l’obsession de profits faciles manque terriblement au financement de notre Sécurité sociale. Et il alimente bien souvent des circuits d’évasion fiscale. Il faudrait donc instaurer une cotisation spécifique, «révolutionnaire», sur ces revenus financiers des entreprises. En lui appliquant le taux moyen des cotisations patronales de retraite, en moyenne de 11 %, elle rapporterait immédiatement 42 milliards d’euros.
Ce serait aussi une incitation efficace à résorber ce cancer financier, et à emmener les entreprises sur le chemin d’une création saine de richesses, utile à toute la société. Ces revenus financiers devant baisser à terme, nous devons aussi revenir à un financement stable, pérenne de notre protection sociale, via la création d’emplois et les cotisations assises sur les salaires. C’est pourquoi nous devons d’une part assurer une meilleure rémunération des salariés, en privilégiant les salaires plutôt que les primes et en indexant les salaires sur l’inflation. Et se fixer des objectifs ambitieux de création d’emplois, notamment dans nos services publics.
Nous devons aussi mettre en débat une évolution des cotisations sociales, notamment la part employeur. Cette cotisation pourrait être modulée à la hausse ou à la baisse en fonction de la politique de l’entreprise en faveur de l’emploi des seniors, de l’égalité salariale, de ses efforts de relocalisation de ses activités. Les 160 milliards d’euros annuels d’aides publiques accordées sans contrepartie aux entreprises seraient aussi revus, notamment les aides versées aux plus grosses, celles qui versent des dividendes ou délocalisent, afin de soutenir particulièrement les TPE-PME et l’emploi créé en France.
Merci Jean-Claude d’avoir enfin et avec un humour que j’apprécie (l’ironie et la ténacité sont les vertus du bolchévique) abordé la réponse à ma question qui portait non pas sur le socialisme, en tant que transition, mais sur la manière dont nous pourrions envisager la transition vers la transition socialiste et ses difficultés. Il y a dans tes propositions des jalons théoriques que je partageais intuitivement et que nous mettions en œuvre dans ce blog. Tu proposes de développer “trois faits majeurs. Le premier est que la société française est structurée par l’impérialisme et non par «le capitalisme néo-libéral». Le deuxième est que l’impérialisme d’aujourd’hui est sensiblement différent de celui du début du 20e siècle et cela depuis une cinquantaine d’années. La prise en compte de la révolution scientifique et technique en cours donne sa pleine signification à cette affirmation et la consolide. Le troisième est que notre compréhension du socialisme doit évoluer en conséquence.” Et mille fois d’accord avec ton invite à amplifier notre lutte pour la paix. Cela dit nous ne pouvons pas ignorer que les guerres soient les grandes “accoucheuses” de l’Histoire, ne serait-ce que parce que le peuple accède aux armes, (les forces productives depuis la naissance des sociétés de classe pour renvoyer à un autre débat sur la “rareté”) une autre manière de revendiquer la paix, même si le capitalisme a ses armées de métier, si le dévoiement fasciste est sa logique, peut-être la question que nous n’osons même pas nous poser est la fin de la coexistence pacifique et d’une espérance quelconque dans le processus électoral de plus en plus conçu pour interdire le changement. De ce point de vue ce qui se passe en Amérique latine est à voir de près. (note de Danielle Bleitrach pour histoire et société)
LE PROBLÈME SOULEVÉ
On peut comprendre aisément que le socialisme doive être une forme de société assurant la transition vers le communisme. Mais encore faut-il que les masses populaires s’engagent dans cette voie. Il faut transiter vers la transition. Nous avons cru par exemple, que l’Union de la Gauche, dans les conditions de ce que nous appelions le Capitalisme monopoliste d’Etat, pouvait assurer cette transition vers la transition. Qu’en est-il aujourd’hui? Quelle est la transition qui mènera au socialisme? Tel est le problème que soulève Danielle dans l’un de ses récents billets : « Quel pourraient-être, en France, en 2023, la forme et le contenu de la transition vers cette société transitoire que nous appelons le socialisme ?». Continuer la lecture de « LA TRANSITION VERS LA TRANSITION » ou COMMENT FAIRE POUR QUE L’IDÉE DU SOCIALISME DEVIENNE UNE FORCE MATÉRIELLE? par Jean-Claude Delaunay