Pétition: Le racisme n’est pas une opinion c’est un délit : Inéligibilité !

La République a toujours été et demeure un combat. La France a progressé et rayonné chaque fois qu’elle a porté haut les valeurs de Liberté, d’Égalité et de Fraternité.

Elle est déshonorée chaque fois qu’en son nom ces valeurs sont trahies, défigurées, salies.

Défigurées par l’indécence des inégalités, la violence des discriminations, trahies par l’arrogance du pouvoir de l’argent, salies par le racisme visant à opposer les victimes de l’injustice sociale.

Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit.

On ne peut accepter qu’une personne condamnée pour racisme puisse être candidate à une élection.

C’est une exigence légitime, la République, qui doit être la garante du respect des droits fondamentaux de la personne et du principe d’égalité, ne peut participer d’une banalisation qui y porte atteinte.

Nous réclamons, dans le prolongement de la loi sur la presse et de la loi Gayssot (qui réprime l’incitation à la haine raciale et la négation des crimes contre l’Humanité), que soit rendue inéligible toute personne condamnée pour racisme.

TRIBUNE DE FABIEN ROUSSEL

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Covid-19. Pourquoi Blanquer allège le protocole dans les écoles primaires

Le ministre de l’Éducation, lors de la dernière conférence de presse sur l’épidémie, le 25 novembre à Paris. Thomas COEX/POOL/AFP

Incompréhensibles en apparence, les nouvelles règles mettant un terme au principe de fermeture de la classe pour sept jours dès le premier cas positif avéré relèvent d’une logique plus politique que sanitaire. Explications

Si l’un des marqueurs de l’ultralibéralisme, c’est que la politique de l’État a pour objectif premier d’affaiblir l’État lui-même pour, à terme, laisser « le marché » prendre la place, alors la gestion de la crise du Covid en milieu scolaire par le gouvernement est emblématique de ce positionnement idéologique. Continuer la lecture de Covid-19. Pourquoi Blanquer allège le protocole dans les écoles primaires

Calais. 27 morts en mer : après la honte et l’émotion, le besoin d’accueil

Au nord de la France, vers Wimereux, un groupe de 40 exilés accompagnés de jeunes enfants s’apprêtent à quitter la côte sur une embarcation gonflable pour traverser la Manche. Gonzalo/Reuters

Le plus grave naufrage de réfugiés dans la Manche, mercredi, rappelle avec violence l’urgence de changer de politique migratoire pour la fonder sur l’accueil et la fraternité, quand le gouvernement et la droite montrent les muscles et fustigent avant tout les passeurs.

Jamais autant de réfugiés n’étaient morts en un jour en tentant de rejoindre l’Angleterre depuis la France. Mercredi, au moins vingt-sept personnes ont perdu la vie en pleine mer, au large de Calais (Pas-de-Calais), après être montées sur une embarcation de fortune. La plupart étaient des Kurdes originaires d’Irak et d’Iran. Des hommes, des femmes, et des enfants. Avant ce naufrage, le bilan humain depuis janvier était de trois morts noyés et quatre disparus dans la Manche. S’il vient d’augmenter spectaculairement, il n’a hélas rien de surprenant. De nombreuses associations alertaient depuis des mois sur l’imminence d’une tragédie d’une telle ampleur. Continuer la lecture de Calais. 27 morts en mer : après la honte et l’émotion, le besoin d’accueil

Médias et extrêmes droites : mais que font les rédactions ? in ACRIMED

par Pauline Perrenot,

Un sursaut dans la profession. C’est a minima ce que devrait provoquer la surexposition et la banalisation d’un agitateur fasciste (n’ayant toujours pas officiellement déclaré de candidature), telle qu’elle est donnée en spectacle jour après jour dans les médias. Un sursaut qu’on attend toujours…

Le rouleau compresseur autour d’Éric Zemmour interroge les journalistes. On lit que certains s’en inquiètent, on entend que d’autres s’en indignent. À l’issue de son congrès fin octobre, le SNJ a produit le premier (et unique) texte syndical sur la question [1], en dénonçant la « « zemmourisation » de la campagne présidentielle », la « couverture médiatique frénétique » dont il fait l’objet, ainsi que le « suivisme nauséabond » des directions des rédactions. Continuer la lecture de Médias et extrêmes droites : mais que font les rédactions ? in ACRIMED

L’inquiétante porosité entre les attaques du Figaro magazine et les discours de M. Blanquer in Slate.fr

[TRIBUNE] Les enseignants bataillent contre l’appauvrissement de l’école publique, contre les inégalités qu’elle continue d’entretenir voire d’aggraver, pourtant ce serait toujours eux le problème. 

Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer ne semble jamais pressé de défendre les profs, ni d'ailleurs l'institution dont il a la charge. | Ludovic Marin / AFP
Le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer ne semble jamais pressé de défendre les profs, ni d’ailleurs l’institution dont il a la charge. | Ludovic Marin / AFP

Une petite musique se fait entendre, depuis un an plus insistante. C’est en tout cas à cette époque l’année dernière que j’ai commencé à y faire attention, parce qu’elle intervenait lors d’un épisode particulièrement traumatique, l’assassinat de notre collègue Samuel Paty. Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a cru bon d’affirmer, à cette occasion, que les tendances «islamo-gauchistes» de l’université française avait pour ainsi dire armé, sinon matériellement, du moins idéologiquement, l’assassin.

Il déclare ainsi sur Europe 1, moins d’une semaine après l’attentat: «Ce qu’on appelle l’islamo-gauchisme fait des ravages. Il fait des ravages à l’université, il fait des ravages quand l’UNEF cède à ce type de choses (…). Ces gens-là favorisent une idéologie qui ensuite, de loin en loin, mènent au pire.» Il poursuit, en parlant du terroriste: «C’est un assassin conditionné par d’autres gens, en quelque sorte des auteurs intellectuels de cet attentat.» Les «auteurs intellectuels de cet attentat», l’accusation est gravissime et le raccourci, pour le moins, osé, qui passe de l’université au meurtre abominable dont notre collègue, lui-même produit valeureux de ladite université, fut victime. Continuer la lecture de L’inquiétante porosité entre les attaques du Figaro magazine et les discours de M. Blanquer in Slate.fr

#NousToutes. Forte mobilisation pour dire STOP aux violences sexistes et sexuelles (video)

 

« Les violences ne sont pas une fatalité » : les défenseurs des droits des femmes se sont mobilisés samedi, en particulier lors d’une manifestation à Paris, pour dire « stop » aux violences sexistes et sexuelles et « exiger des politiques publiques à la hauteur » contre ce fléau.

La manifestation parisienne, partie de la place de la République vers Nation derrière une banderole #NousToutes proclamant « stop aux violences sexistes et sexuelles »,  a rassemblé 50.000 personnes selon les organisateurs.

D’autres rassemblements sont programmés partout en France entre ce samedi 20 et le 25 novembre, journée internationale contre les violences faites aux femmes. A Rouen, une centaine de personnes ont ainsi défilé, en attendant une marche nocturne, jeudi, sur le thème « reprenons la rue, la nuit! ». Continuer la lecture de #NousToutes. Forte mobilisation pour dire STOP aux violences sexistes et sexuelles (video)

Pourquoi Éric Zemmour est-il dangereux pour la France ?

"Méthodiquement, l’éditorialiste agitateur révise chacun des événements historiques en réponse desquels s’est construite la droite républicaine", Patrick Le Hyaric. © Joêl Saget / AFP

Rappel des faits Le candidat non encore déclaré de l’extrême droite maurrassienne multiplie les saillies réactionnaires et les appels à la confrontation identitaire. Avec les contributions de Patrick Le Hyaric, éditorialiste et Alain Mila, historien des institutions

Retour du maurrassisme

Patrick Le Hyaric, éditorialiste

Non content d’avoir été condamné pour propos racistes, non content de traiter les femmes comme des « sous êtres humains, après la réhabilitation de la collaboration et de l’Algérie française, voici que M. Zemmour s’en prend au capitaine Dreyfus dont il réfute l’innocence, pourtant clairement établie, déjà par Zola et Jaurès, puis par le travail de générations d’historiens.

Méthodiquement, l’éditorialiste agitateur révise chacun des événements historiques en réponse desquels s’est construite la droite républicaine. La stratégie est clairement établie de réunir les droites par un discours national-capitaliste, mais aussi par l’invention d’un récit historique expurgé des graves errements de la grande bourgeoisie française, et pire, de les revendiquer. Jusqu’à l’infamie d’accuser la Résistance communiste d’avoir inauguré une « guerre civile » en engageant le combat contre les nazis et à leurs supplétifs vichystes… Continuer la lecture de Pourquoi Éric Zemmour est-il dangereux pour la France ?

Menaces « d’actions violentes » de l’ultradroite : après une interpellation hier à Montauban, un homme arrêté en Gironde par la DGSI In DDM et France3

Les deux hommes, repérés par des échanges sur la messagerie cryptée Telegram, ont été interpellés par les services de la Direction générale de la sécurité intérieure.
Les deux hommes, repérés par des échanges sur la messagerie cryptée Telegram, ont été interpellés par les services de la Direction générale de la sécurité intérieure. Pixabay
 Deux militants de la mouvance d’ultradroite qui appelaient à des « actions violentes » ont été interpellés mardi, l’un à Montauban (Tarn-et-Garonne) et l’autre en Gironde. Les deux hommes n’ont, selon une source proche du dossier, pas de lien avec Rémy Daillet.

Deux militants de la mouvance d’ultradroite qui appelaient à des « actions violentes » ont été interpellés ce mardi 16 novembre, l’un à Montauban (Tarn-et-Garonne) et l’autre en Gironde, puis placés en garde à vue, a-t-on appris mercredi de sources policière et judiciaire. Les deux hommes, repérés par des échanges sur la messagerie cryptée Telegram, ont été interpellés par les services de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a-t-on ajouté de mêmes sources. Continuer la lecture de Menaces « d’actions violentes » de l’ultradroite : après une interpellation hier à Montauban, un homme arrêté en Gironde par la DGSI In DDM et France3

« La fermeture des urgences de nuit, c’est la mort de l’hôpital », clament 150 manifestants à Moissac in DDM + le Mot du Président du Comité de Défense

Près de 150 personnes ont défilé contre la fermeture des urgences de nuit à Moissac, avant de se rendre à Montauban pour réclamer une audience à la préfecture.

Banderole sur le rond-point, drapeaux syndicalistes aux vents, musique militante… un tableau peu habituel à Moissac. Une semaine après l’annonce par l’Agence régionale de santé, de la fermeture dès Urgences la nuit dès le 1er décembre, et la manifestation qui s’est ensuivie à Castelsarrasin, les opposants restent mobilisés. Cette fois, c’est à Moissac que près de 150 personnes ont répondu présent devant l’hôpital intercommunal où un préavis de grève intersyndicale avait été déposé pour la journée d’hier.

Moins nombreux en ce lundi matin, élus, soignants, habitants… n’en restent pas moins déterminés. « Nous reviendrons chaque semaine, plusieurs fois par semaine si nécessaire car ce qui se passe est très grave », assure le comité de défense de l’hôpital, co-organisateur du rassemblement. Continuer la lecture de « La fermeture des urgences de nuit, c’est la mort de l’hôpital », clament 150 manifestants à Moissac in DDM + le Mot du Président du Comité de Défense

Union européenne/Biélorussie : Le sort des migrant-e-s instrumentalisé (PCF)

Depuis plusieurs semaines, au moins, 2 000 personnes originaires de Syrie, d’Irak ou d’Afghanistan fuyant notamment les camps de réfugiés du Liban sont prises au piège aux frontières de la Biélorussie et de la Pologne.

Seule la solidarité de quelques citoyens biélorusses ou polonais leur évite de mourir de froid et de faim.

Au mépris absolu des droits humains et du droit international, ces femmes et hommes meurtris sont l’objet d’un odieux bras-de-fer entre le chef de l’Etat biélorusse et un gouvernement polonais qui renforce chaque jour son discours xénophobe et anti-migrants pour justifier la construction des murs de barbelés et le déploiement de l’armée. Ce dernier est appuyé par la Commission européenne dont la seule réponse consiste à renforcer des gardes-frontières FRONTEX cantonnés dans un rôle de répression. Continuer la lecture de Union européenne/Biélorussie : Le sort des migrant-e-s instrumentalisé (PCF)