Ian Brossat : « Remettons la question sociale au cœur du débat politique »

Pour la troisième année consécutive, Carole Delga a rassemblé ses soutiens issus de la plupart des organisations politiques de gauche. Ce weekend à Bram (11), intitulé « Les rencontres de la gauche », était organisé autour d’ateliers thématiques. Ian Brossat, porte-parole du Parti Communiste Français, a participé à celui sur « la Gauche : des idées communes pour changer la vie ».

Julien Sueres

Tarn et Garonnais • Engagé pour les locataires et le droit au logement • Team #FabienRoussel pour de nouveaux #JoursHeureux

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Ian Brossat lors d’un atelier aux rencontres de la gauche à Bram (11)

Retrouvez ci-dessous quelques-unes de ses analyses. Entretien.

La gauche a besoin de se parler aujourd’hui pour aspirer à la victoire ?

Ian Brossat : C’est quand même pas mal de pouvoir débattre entre nous à gauche dans une ambiance chaleureuse. Ça change de ce qu’on peut voir parfois sur nos écrans de télévision. La question posée est très juste. Je suis frappé par une chose. Certains nous expliquent du matin au soir que le seul sujet que la gauche aurait à affronter aujourd’hui c’est la question de l’union, la question du rassemblement. Or nous sortons quand même d’une séquence 2022 où lors des élections législatives nous avons réalisé une forme d’union et nous avons échoué. Nous avons collectivement échoué. Cela doit nous interroger. Car si l’union est la seule condition à la victoire de la gauche, alors nous aurions dû réaliser de bien meilleurs résultats aux élections législatives. Continuer la lecture de Ian Brossat : « Remettons la question sociale au cœur du débat politique »

Se mobiliser le 13 octobre aux côtés de l’intersyndicale : un enjeu de classe

Le PCF appelle les communistes à participer massivement à la mobilisation organisée par l’intersyndicale le 13 octobre prochain contre l’austérité, pour les salaires et l’égalité femmes-hommes, dans le cadre d’une journée européenne de luttes.

Après la mobilisation historique contre la réforme des retraites sur la première moitié de l’année, et une période de bientôt deux ans marquée par une forte inflation, doublée d’une politique libérale très austéritaire mettant en péril les services publics, les industries et l’emploi, et aggravant les précarités avec notamment la réforme de l’assurance-chômage, la détermination du mouvement social est forte. Uni·e·s, autour des organisations syndicales, nous pouvons faire de ce jour un puissant moment pour faire entendre les revendications des travailleurs et des travailleuses : pouvoir vivre dignement du travail, travailler toutes et tous moins et mieux, avec une économie au service de l’intérêt général et non des intérêts particuliers de la classe possédante.

Tout augmente, sauf les salaires ! Et pendant que le gouvernement prépare un nouveau plan d’austérité de 16 milliards d’euros tout en s’attaquant aux privé·e·s d’emploi, les dividendes des actionnaires explosent. Le capital fait ses choux gras de la situation actuelle. Les dividendes sont en hausse de plus de 13 % au 2e trimestre 2023 par rapport à l’an passé. Pour le 1er semestre 2023, les bénéfices de 38 des sociétés du CAC 40 sont en hausse de 7 %, atteignant le record de 81 milliards. Et les aides publiques à ces entreprises ne sont toujours pas conditionnées au respect de critères sociaux et environnementaux, comme le propose le PCF. Pourtant, la lutte paie. C’est la raison pour laquelle réussir la mobilisation du 13 octobre est un enjeu de classe. Les exemples récents de luttes victorieuses sont nombreux, à l’image de celles des Vertbaudet ou des salarié·e·s de Findus à Boulogne-sur-Mer pour ne citer qu’elles.

La mise en mouvement des communistes aux côtés du mouvement social contribue à faire porter haut et fort les revendications de la classe travailleuse en popularisant les propositions du PCF pour de nouveaux droits décisionnels pour les salarié·e·s et leurs représentant·e·s, pour une sécurité d’emploi et de formation tout au long de la carrière, pour l’abrogation des réformes de l’assurance-chômage et des retraites notamment. C’est également un soutien de poids aux camarades syndicalistes en lutte qui subissent actuellement une répression syndicale inédite par sa violence et son ampleur, pilotée depuis le sommet de l’État et contribuant à détériorer le climat social du pays, déjà bien maussade.

Sur l’année écoulée, l’action syndicale soutenue a permis de remettre les revendications sociales au premier plan et cette nouvelle étape dans la mobilisation y contribue. Pour les communistes, elles figurent en tête des priorités d’action. Soyons donc nombreuses et nombreux à rejoindre les cortèges aux côtés des organisations syndicales le vendredi 13 octobre, partout en France, pour faire de cette journée européenne de luttes un succès et ainsi mettre la pression sur le patronat et les gouvernements pour de nouveaux conquis sociaux !

Vincent Govelet, collectif entreprises


A Montauban, le rendez-vous est fixé à 10h00 place des Fontaines à l’appel de l’intersyndicale le Vendredi 13 Octobre!


Le gouvernement acte la dissolution de Civitas, parti catholique intégriste !

Le ministère de l’Intérieur avait engagé une procédure de dissolution contre le parti catholique intégriste d’extrême droite Civitas, le 7 août. Une décision actée ce mercredi 4 octobre en Conseil des ministres, a annoncé le porte-parole du gouvernement Olivier Véran. Des propos antisémites tenus en marge d’un rassemblement du mouvement, le 5 août, sont en cause, mais l’ensemble de l’action de l’association créée en 1999 peut être pointé du doigt.

Le 7 mai 2023, des partisans de Civitas rendent hommage à Jeanne d'Arc dans les rues de Paris.
Le 7 mai 2023, des partisans de Civitas rendent hommage à Jeanne d’Arc dans les rues de Paris.
AFP

 

Et si la deuxième épître à Timothée, dans le Nouveau testament, avait raison ? « Tous ceux qui veulent vivre avec piété en Jésus-Christ seront persécutés », promet la Sainte Bible. C’est par ces mots que le parti catholique intégriste Civitas a réagi à la demande de dissolution du mouvement par Gérald Darmanin en août. Une décision actée ce mercredi 4 octobre en Conseil des ministres, a annoncé le porte-parole du gouvernement Olivier Véran. « Civitas considère les droits de l’Homme comme des outils de destruction de la civilisation chrétienne, Civitas a organisé des rassemblements en hommage à des personnalités emblématiques de la collaboration, Civitas assure la promotion d’une hiérarchie entre les citoyens français avec des thèses clairement antisémites et islamophobes », a énuméré le ministre lors de son compte-rendu, critiquant également sa vision des LGBT+ comme « une communauté néfaste ». Continuer la lecture de Le gouvernement acte la dissolution de Civitas, parti catholique intégriste !

Les HLM poussés au bord du gouffre

Le déficit de logements, à destination notamment des classes populaires, est sans précédent. Mais le gouvernement reste aveugle à la crise et continue de croire que ce secteur doit permettre de faire des économies budgétaires.

Selon Emmanuelle Cosse, au gouvernement circule l’idée qu’il n’y aurait plus besoin de construire de nouveaux logements sociaux et que la rénovation seule répondrait aux besoins.
© ISABELLE HARSIN/SIPA

 

Les bailleurs sociaux sont moins que jamais en position de répondre à la demande. En 2023, la production « sera en berne », résumait Emmanuelle Cosse, présidente de l’Union sociale pour l’habitat (USH), à quelques jours du 83e congrès des HLM qui se tient à partir de ce mardi 3 octobre à Nantes. Les remontées du terrain indiquent que moins de 90 000 logements sociaux seront construits cette année, moins qu’en 2022, et très loin des 125 000 en 2017.

À plus long terme, les perspectives sont encore plus inquiétantes. Le rapport annuel prospectif de la Banque des territoires, pourtant modéré, évoque seulement 65 000 nouveaux logements HLM à partir de 2028. Faute de moyens suffisants, la rénovation de plus de 100 000 logements par an, nécessaire au respect de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) comme au bien-être des locataires, se fera nécessairement au détriment de la construction, analyse l’organisme. « Le secteur n’est plus en capacité financière de soutenir le plan d’investissement présenté en 2022 », estime-t-il. Continuer la lecture de Les HLM poussés au bord du gouffre

Pas les mêmes valeurs !

Pendant que certains tentent d’abattre le PCF et ses dirigeants dans une campagne injurieuse et mortifère en faisant pire que le RN/FN, ce dernier déploie sa haine sur les marchés et dans les quartiers sous la forme d’un tract populiste et odieux.

Que l’on en juge sous le titre « Vivement le 9 juin ! »(1),  en 6 phrases se déversent toute l’incompétence crasse et les mensonges d’un RN/FN anti-républicain tels que l’antienne rengaine de la « submersion migratoire » avec les «  délinquants étrangers » , « rompre avec le laxisme » et « lutter contre l’islamisme » dans un fourre-tout appelé « votre sécurité ».

Mieux encore pour le pouvoir d’achat, après avoir voté contre les augmentations du SMIC, le RN/FN demande aux entreprises « d’augmenter les salaires de 10% sans hausse des charges patronales ». On comprend pourquoi ces gens-là protègent la finance et la libre concurrence, le capital et les profits des grands patrons sans jamais remettre en cause les immenses fortunes accumulées. Ils osent ainsi parler d’élections de mi-mandat comme si les Européennes étaient américanisées à la sauce Trump !

Le Bon Sens

Face à eux, les militants communistes sont les seuls à arpenter les quartiers et les villages, à combattre la misère en organisant des ventes de fruits et légumes, en soutenant les salariés-es en lutte et leurs revendications, en agissant au quotidien sur le logement, les transports, l’école ou mieux encore pour la santé et contre les déserts médicaux ! Ici point de RN/FN sur ces thématiques…

Ce sont bien des questions de « Bon Sens » (2) portées par le PCF, avec L. Deffontaines et F. Roussel que de vouloir « augmenter les salaires » avec un SMIC à 1600 euros net, « bloquer les prix » et « produire en France ». L’inflation insupportable que nous subissons est portée par les 45% de profits enregistrés (Source FMI).

C’est bien une question de « Bon Sens » de vouloir un « pacte pour la jeunesse » et protéger son avenir, comme promouvoir « l’Egalité partout et pour tous ».

C’est enfin et toujours une question de « Bon Sens » de vouloir « la Paix en Ukraine et partout dans le monde » et aussi « Agir pour le climat »…

Deux conceptions de l’avenir s’opposent !

Allons-nous laisser ces gens-là, avec leur vision étriquée et passéiste, saper les fondements de notre République et mettre en péril notre devise « Liberté, Égalité, Fraternité », mettre à mal la Laïcité et la Solidarité?

Maximilien


Je veux lutter contre le racisme, contre le capitalisme et l’obscurantisme, je rejoins le PCF

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Education…. Budget 2024 : 2500 postes supprimés

En finir avec l’école à trois vitesses : plus un euro pour le privé ! in Caf. Péda.

Contre les violences faites aux femmes, l’État toujours loin du compte

Les budgets consacrés par l’État à la lutte contre ces violences sont quinze à trente fois inférieurs aux besoins, alerte la Fondation des femmes, dans un rapport publié ce lundi.

D’après le dernier rapport de la Fondation des femmes, les moyens alloués à la lutte conte les violences faites aux femmes est entre quinze et trente fois inférieures aux besoins réels.
© BERTRAND LANGLOIS / AFP

En matière de politiques publiques, la volonté se mesure toujours à l’engagement budgétaire. Dans son nouveau rapport intitulé « Où est l’argent contre les violences faites aux femmes ? », publié ce lundi 25 septembre, la Fondation des femmes fustige à nouveau « l’écart abyssal entre les dépenses de l’État et les besoins nécessaires en matière de violences conjugales, sexistes et sexuelles ».

Dans ce document extrêmement précis et argumenté de 88 pages, l’organisation affirme qu’il faudrait entre 2,6 et 5,4 milliards d’euros, et non plus seulement 1 milliard, pour lutter efficacement contre l’ensemble de ces violences, alors que l’État n’a dépensé en 2023 que… 184,4 millions d’euros. Continuer la lecture de Contre les violences faites aux femmes, l’État toujours loin du compte

Lettre ouverte aux camarades qui se sont laissés abusés par la France Insoumise… Par Jean Paul Legrand (81)

Jean Paul Legrand Prof, formateur, ex-élu PC (3 mandats dont 1 de maire-adjoint de Creil), retraité dans le Tarn.

Mes chers camarades,
La gauche est à la croisée des chemins, les travailleurs de France sont à un carrefour politique déterminant pour leur propre avenir et celui de leurs familles car face à la crise féroce et belliciste du capitalisme la question de la stratégie pour parvenir au socialisme des jours heureux est l’enjeu principal.
Les attaques odieuses du chef de la FI et de ses camarades contre Fabien Roussel trouvent un rejet profond dans le peuple et dans les organisations démocratiques.
Contrairement à la propagande de la F.I relayée par certains communistes, l’union, Fabien Roussel et la majorité des communistes sont pour et y consacrent tous leurs efforts. Mais de quelle union parle-t-on ? Celle des 50 dernières années qui nous a conduit au retour de la droite et à la montée de l’extrême-droite ? Celle que certains voudraient reproduire avec l’illusion qu’elle pourrait faire gagner la gauche aux élections alors qu’elle ne serait qu’une union de façade conduisant à la défaite ? Continuer la lecture de Lettre ouverte aux camarades qui se sont laissés abusés par la France Insoumise… Par Jean Paul Legrand (81)

Appel à signer : « Construire le débat à gauche dans le respect de chacune et de chacun »

Dans tout le pays des élus et responsables politiques se mobilisent pour condamner les insultes calomnies et agressions, et exiger le respect du débat politique. Parmi les premiers signataires de cet  appel à « construire le débat à gauche dans le respect de chacune et de chacun », on retrouve plus de 50 parlementaires de gauche, les 5 président.es de régions de gauche, 3 anciens candidat.es à la présidentielle et plusieurs dizaines de maires de gauche, communistes, socialistes et écologistes.

Fabien Roussel -ici à la fête de l’Humanité 2023- a été gravement insulté en étant comparé au collaborationniste Jacques Doriot par la députée FI Sophia Chikirou, puis par Jean-Luc Mélenchon. Des propos largement condamnés par de nombreuses personnalités politiques qui appellent également à mener le débat d’idées dans le respect. Photographie par Nicolas Cleuet/Le Pictorium.

Nous, responsables, élus, militantes et militants des forces de gauche et écologistes, condamnons les propos extrêmement graves assimilant Fabien Roussel au collaborationniste Doriot.

Une telle injure qui bafoue l’histoire et nos valeurs communes est sans précédent dans notre camp, celui du progrès social, écologique et démocratique. Elle est inacceptable.

Le nécessaire débat à gauche doit se mener avec l’ambition d’un rassemblement majoritaire qui se construit dans le respect de chacune et de chacun ainsi que des idées et des projets en présence, sans invective ni volonté hégémonique.

Pour Signer directement sur le site de l’appel:

https://www.pcf.fr/construire_le_debat_a_gauche

Premiers signataires :

  • Isabelle Amaglio-Terisse, coprésidente de LRDG,
  • Cathy Apourceau-Poly, sénatrice PCF du Pas de Calais,
  • Éliane Assassi, Présidente du groupe CRCE au Sénat,
  • Jérémy Bacchi, sénateur PCF des Bouches-du-Rhône,
  • Stéphane Barré, Maire D’Oissel,
  • Pierre Barros, Maire de Fosses,
  • Jacqueline Belhomme, Maire de Malakoff,
  • Pierre Bell’Lloch, Maire de Vitry-sur-Seine,
  • Patrice Bessac, Maire de Montreuil
  • Olivier Bianchi, Maire de Clermont-Ferrand et Président de la métropole Clermont-Auvergne, Continuer la lecture de Appel à signer : « Construire le débat à gauche dans le respect de chacune et de chacun »