
INVITATION À LA CONFÉRENCE DE PRESSE
Nouvel Amphi 13, allée Marengo
LE MERCREDI 18 MAI 2022 À 18H30
En présence des candidats de la NUPES et des représentants des partis signataires de l’accord et du rassemblement.
DEMOCRITE "de la vie de la cité à l'actualité internationale"
Un espace d'échanges, d'informations et de constructions pour des Jours Heureux

INVITATION À LA CONFÉRENCE DE PRESSE
Nouvel Amphi 13, allée Marengo
LE MERCREDI 18 MAI 2022 À 18H30
En présence des candidats de la NUPES et des représentants des partis signataires de l’accord et du rassemblement.
Inégalités À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, la Commission nationale consultative des droits de l’homme publie un rapport dressant un état des lieux contrasté de l’acceptation des gays, lesbiennes, bi, intersexes et trans par le reste de la société. Si les mentalités progressent, les violences sont nombreuses.
Jeudi 12 mai, Anthony sort du centre commercial de Confluence, à Lyon, lorsqu’il se fait prendre à partie par un homme : « Gros pédé ! Vieux gay ! Je vais t’enterrer ! Je vais te piétiner ! » Les insultes pleuvent sur lui alors que le jeune homme se contente de marcher. Choqué par cette agression verbale, le Lyonnais âgé de 23 ans poste la scène, qu’il avait filmée, sur Twitter pour dénoncer « ce que subit la communauté LGBT+ au quotidien ». Car les paroles et actes homophobes et transphobes continuent de se multiplier malgré la progression affichée des mentalités en la matière. Un paradoxe qu’illustre bien le nouveau rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) publié aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Continuer la lecture de Les LGBTI discriminés mais davantage tolérés
Plusieurs instituts donnent la gauche en tête des voix au premier tour, puis battue en nombre de sièges obtenus à l’Assemblée nationale. Mais comment ces enquêtes sont-elles réalisées et quel crédit leur apporter ?
Attention pincettes ! L’ensemble des instituts de sondages appellent à prendre avec « la plus grande prudence » leurs enquêtes concernant les élections législatives des 12 et 19 juin.
En moyenne, l’alliance de toute la gauche, baptisée Nupes, est actuellement donnée en tête des intentions de vote (environ 30 % des voix), devant la coalition des macronistes Ensemble ! (26 %), puis le Rassemblement national (23 %), le parti de droite LR (10 %) et enfin la formation d’Éric Zemmour, Reconquête (6 %).
Certains de nos confrères publient des projections en sièges avant même que l’offre électorale ne soit connue. » Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop
Ces études annoncent-elles la future répartition des sièges à l’Assemblée nationale ? Loin de là, puisque les législatives, en France, ne se font pas à la proportionnelle. Le découpage du territoire en 577 circonscriptions, pour autant de scrutins, complique forcément le travail des sondeurs. « Pour l’instant, nous mesurons simplement les intentions de vote sur les grandes listes ou coalitions qui vont être soumises aux électeurs. Cela donne une idée des rapports de forces nationaux, mais, à ce stade, aucune idée précise par circonscription », indique d’ailleurs Jean-Yves Dormagen, fondateur de Cluster 17. Continuer la lecture de Législatives. Peut-on se fier aux sondages pour les 12 et 19 juin ?
Candidatures ratifiées lors du Conseil national du 14 mai 2002

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Circonscription |
Titulaire |
Suppléant.e |
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204 |
SOISSONS-CHAUNY |
M. Aurélien Gall | Mme Estelle Legrand |
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301 |
MOULINS |
M. Yannick Monnet | M. Jean-Paul Dufregne |
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604 |
MENTON-BEAUSOLEIL |
Mme Sophie Bournot | Mme Fabienne Revillet |
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1313 |
MARTIGUES-ISTRES |
M. Pierre Dharréville | Mme Magalie Giorgetti |
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1404 |
HONFLEUR-PONT-L’EVEQUE |
M. Pierre Mouraret | Mme Jocelyne Ambroise |
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1802 |
BOURGES OUEST-VIERZON |
M. Nicolas Sansu | M. Yvon Beuchon (DVG) |
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2105 |
BEAUNE |
Mme Isabelle de Almeida | Mme Carole Bernhard (EELV) |
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2503 |
MONTBELIARD |
Mme Virgine Dayet | M. Matthieu Guinebert |
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3003 |
BAGNOLS-PONT-ST-ESPRIT |
Mme Sabine Oromi | M. Elian Cellier |
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3308 |
ARCACHON-LATESTE |
Mme Marylene Faure | M. Samuel Cazeaux (PS) |
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3407 |
SETE-AGDE |
M. Gabriel Blasco | Mme Florence Cordier (LFI) |
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3705 |
TOURS NORD-OUEST |
Mme Françoise Langlade | M. Christian Gouron |
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3807 |
ROUSSILLON |
Mme Dominique Dichard | M. Laurent Brosselin (LFI) |
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3902 |
ST-CLAUDE-CHAMPAGNOLE |
Mme Evelyne Ternant | M. Nail Yalcin |
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4002 |
DAX-TARNOS |
M. Jean-Marc Lespade | Mme Christelle Lalanne (DVG) |
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4102 |
ROMORANTIN-LANTHENAY |
M. Jeremie Demaline | Mme Touria Dehmej (PS) |
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4203 |
SAINT-CHAMOND |
M. Vincent Bony | Mme Ramona Gonzalez – Grail (PS) |
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4407 |
LABAULE-GUERANDE |
Mme Véronique Mahé | M. Christophe Rouxel |
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4504 |
MONTARGIS |
M. Bruno Nottin | Mme Francine Phesor |
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4904 |
SAUMUR SUD-VIHIERS |
Mme Caroline Rabault | Mme Catherine Leloup-Cottin |
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5003 |
COUTANCES |
Mme Gaëlle Verove | M. William Bouton (LFI) |
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5103 |
EPERNAY |
Mme Chantal Berthélémy | M. Cédric Lattuada |
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5604 |
PLOERMEL |
Mme Lhéa Le Flecher | M. Florian Marteau |
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5704 |
SARREBOURG |
Mme Hélène Girardot | M. Antoine Villard (EELV) |
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5916 |
MARCHIENNES-ANICHE |
M. Alain Bruneel | Mme Maryline Lucas |
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5919 |
DENAIN-TRITH-ST-LEGER |
M. Patrick Soloch | Mme Isabelle Choain |
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5920 |
ANZIN-ST-AMAND-LES-EAUX |
M. Fabien Roussel | Mme Mathilde Valembois |
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6001 |
BEAUVAIS NORD |
Mme Roxane Lundy (G.s) | M. Thierry Aury |
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6007 |
CREIL-NOGENT-CLERMONT |
M. Loïc Pen | Mme Mirjana Jakovljevic |
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6203 |
LENS AVION |
M. Jean-Marc Tellier | Mme Donata Hochar (PS) |
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6305 |
AMBERT-THIERS |
M. André Chassaigne | M. Julien Brugerolles |
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6908 |
TARARE |
Mme Cécile Bulin | M. Yoann Avril |
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6911 |
GIVORS |
M. Abdel Yousfi | Mme Pia Boizet |
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7102 |
CHAROLLES-GUEUGNON |
Mme Céline Vinauger | M. Maxence Jouhandeaud |
|
7301 |
AIX LES BAINS |
Mme Christel Granata | M. Grégory Pineau |
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7402 |
ANNECY NORD-EST-SEYNOD |
Mme Loris Fontana | Mme Corinne Baro (ND) |
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7512 |
PARIS 15e7e |
Mme Céline Malaisé | Mme Léa Michaut |
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7603 |
SOTTEVILLE-LES-ROUEN |
M. Hubert Wulfranc | M. Edouard Benard |
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7606 |
DIEPPE |
M. Sébastien Jumel | M. Laurent Jacques |
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7608 |
LE HAVRE-GONFREVILLE |
M. Jean-Paul Lecoq | Mme Nathalie Nail |
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8003 |
AULT-GAMACHES |
M. Arnaud Petit | Mme Catherine Massalon |
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8306 |
BRIGNOLES-CUERS |
M. Alain Bolla | Mme Sylvie Vinceneux |
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8403 |
CARPENTRAS-SUD |
Mme Muriel Duenas | M. Olivier Safon |
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8504 |
LES HERBIERS-MONTAIGU |
Mme Céline Sauvêtre | M. Valentin Rondeau |
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9104 |
LIMOURS-LONGJUMEAU |
M. Amadou Deme | Mme Marie Colson (PS) |
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9201 |
COLOMBES-GENNEVILLIERS |
Mme Elsa Faucillon | Mme Evelyne Bouchouicha |
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9302 |
ST-DENIS-PIERREFITTE |
M. Stéphane Peu | M. Farid Aïd |
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9304 |
STAINS-BLANC-MESNIL |
Mme Soumya Bourouaha | Mme Marie-George Buffet |
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9405 |
CHAMPIGNY-LEPERREUX |
M. Julien Léger | Mme Julie Schwarz (EELV) |
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ZZ11 |
FRANCAIS ETABLIS HORS DE FR 11 |
Mme Dominique Vidal | M. Franck Pajot (PS) |
| TOTAL |
50 circonscriptions |
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Lors de l’élection présidentielle, les jeunes se sont davantage abstenus ou ont préféré Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Les plus âgés se sont plutôt tournés vers Emmanuel Macron.

Mathieu Gallard Directeur d’études à l’Ipsos
La tripartition du paysage politique français qui a émergé en 2017 et s’est confirmée lors de la présidentielle de 2022 a conduit à une recomposition des électorats des principales familles politiques, en termes sociaux, géographiques ou générationnels. C’est probablement ce dernier aspect qui a le plus retenu l’attention des observateurs à la suite du premier tour, non sans raisons. Certes, les logiques traditionnelles de la participation électorale restent d’actualité : les jeunes, plus sceptiques vis-à-vis de nos institutions très verticales et considérant le vote comme un moyen d’action parmi bien d’autres, sont toujours nettement moins enclins à se rendre aux urnes : seuls 56 % des moins de 35 ans ont voté au premier tour de l’élection présidentielle, contre 81 % des 60 ans et plus. Continuer la lecture de Le vote a-t-il mis en évidence une fracture générationnelle ? 2/2
Selon l’Observatoire des multinationales, les fastueux résultats annoncés pour 2021 débouchent sur une gargantuesque distribution de capital, en hausse de 57 % par rapport à 2021. Au bénéfice de qui ? Et d’où vient cet argent ? Explications.
L’Observatoire des multinationales a fait les comptes. Après épluchage minutieux des rapports financiers 2021 des multinationales françaises, l’organisme qui scrute à la loupe le CAC 40 manque de superlatifs pour qualifier, dans sa note publiée ce mercredi (1), le niveau historique de captation des bénéfices enregistré l’an dernier par les actionnaires et grands patrons de ces grands groupes : « Records de bénéfices, records de dividendes, records de rachats d’actions, records de rémunérations patronales… Cela ressemble à une véritable curée, rendue possible par l’argent public avec la bénédiction du pouvoir exécutif. »
Les fastueux résultats annoncés pour 2021 débouchent sur une gargantuesque distribution de capital. Aux 57,5 milliards d’euros de dividendes versés s’ajoutent les 23 milliards d’euros de rachats d’actions réalisés pour augmenter les cours des titres restants. En tout, 80 milliards d’euros (+ 57 % par rapport à 2021) vont être captés par les porteurs de parts. Continuer la lecture de D’où viennent les 80 milliards que vont distribuer les groupes du CAC40 à leurs actionnaires ?
Lors de l’élection présidentielle, les jeunes se sont davantage abstenus ou ont préféré Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Les plus âgés se sont plutôt tournés vers Emmanuel Macron.

Agathe Cagé Docteure en science politique
Chaque génération a-t-elle désormais son camp politique ? C’est en tout cas le paysage que paraissent dessiner les résultats de la présidentielle 2022 : au premier tour (selon l’enquête Ipsos-Sopra Steria), les 18-24 et les 24-35 ans ont placé Jean-Luc Mélenchon en tête (31 et 34 %) ; les 35-49 et les 50-59 ans, Marine Le Pen (28 et 30 %) ; enfin, la confiance des 60-69 ans et des plus de 70 ans (30 et 41 %) s’est d’abord portée sur Emmanuel Macron. Au-delà de l’apparent paradoxe de voir le plus jeune des candidats plébiscité par les plus âgés des électeurs et le plus âgé par les plus jeunes, les trois grandes classes d’âge se sont prononcées en faveur d’un bloc politique différent. Ces résultats s’inscrivent dans la lignée du premier tour de 2017, où déjà Jean-Luc Mélenchon virait en tête chez les 18-24 ans et Marine Le Pen, chez les 35-59 ans. Continuer la lecture de Le vote a-t-il mis en évidence une fracture générationnelle ? 1/2
Dans son dernier ouvrage « le Futur du travail », le sociologue Juan Sebastian Carbonell conteste l’idée d’un « grand remplacement technologique ». Malgré l’automatisation et l’essor du capitalisme de plateforme, il estime que le travail et le salariat resteront la norme.
Lors des confinements liés à la pandémie de Covid-19, les tâches ne nécessitant pas d’être réalisées sur site ont subitement pu être effectuées à distance, parfois à des centaines de kilomètres du centre de production. Dans le sillage de la crise sanitaire et économique, les inquiétudes autour de l’avenir du travail se multiplient. Serons-nous, demain, tous remplacés par des robots, des algorithmes, des caisses automatiques ? Serons-nous voués à enfourcher notre vélo et nous convertir en livreurs ? À rebours de ces craintes, le sociologue du travail Juan Sebastian Carbonell, chercheur à l’ENS Paris-Saclay, estime que ni le travail, ni le salariat ne sont menacés d’extinction. Entretien.
Il y a deux niveaux de réponse. Le premier est celui des textes d’économistes, de futurologues autoproclamés, d’entrepreneurs et de journalistes. Ces textes attisent l’anxiété autour de la disparition du travail sous le coup des nouvelles technologies, les robots et les intelligences artificielles. C’est ce qui explique le discours ambiant depuis le début de l’épidémie de Covid. Continuer la lecture de Juan Sebastian Carbonell : « Le contrôle ouvrier libère le travail du capital »
Voici le courrier adressé à l’ensemble des composantes de la NUPES82 que nous rendons public. En ce ce dimanche 8 mai, EELV et le pôle écologiste ainsi que le PS ont répondu par l’affirmative.

« Chers ami.e.s,
Les principaux partis de gauche ont signé un accord dans le cadre des élections législatives. Le Parti communiste français est partie prenante de cette nouvelle union populaire, écologiste et sociale.
Ainsi, le PCF 82 s’inscrit pleinement dans cet accord et soutiendra les candidats et candidates désigné.e.s sur notre territoire afin de porter à l’Assemblée Nationale le plus grand nombre d’élu.e.s en capacité d’empêcher Emmanuel Macron de mettre en œuvre ses politiques de casse sociale.
D’autre part, nous gardons à l’esprit le résultat du Rassemblement national dans notre département au soir du 1er tour de la présidentielle et sommes convaincus que la bataille sera rude pour éviter l’élection d’un député d’extrême droite sur l’une de nos circonscriptions.
Afin de dessiner ensemble les contours de la campagne que nous mènerons collectivement partout sur en Tarn et Garonne, nous proposons à toutes les organisations de la « Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale » de nous rencontrer dans les plus brefs délais. Cette rencontre permettrait un premier échange sur les apports que chacune des organisations est en mesure de proposer et la mobilisation militante que cela suppose.
Persuadés que notre boussole doit être l’espoir d’un changement de vie pour des millions de nos concitoyens et qui a travers l’accord de nos organisations est à porté de main, nous saurons les uns et les autres trouver le chemin du commun pour une dynamique de campagne à la hauteur des espérances.
Rencontrons-nous, échangeons et travaillons ensemble pour demain.
Fraternellement.
Pour le Conseil départemental du PCF 82
Catherine PHILIPPE »

Législatives Le passage du seuil des 30 % par l’extrême droite aux deux tours de la présidentielle laisse augurer une entrée en force à l’Assemblée nationale. Une perspective qui interpelle l’ensemble de l’arc politique républicain.
Alain Hayot Ludivine Bantigny Alain Bergounioux Anthropologue, auteur de Face au FN, la contre-offensive (Arcane, 2014) Historienne, autrice de l’Ensauvagement du capital (Seuil, 2022) Historien, coauteur de Lettres sur la laïcité (Fondation Jean-Jaurès, 2019)
Qu’est-ce qui explique la popularité des idées avancées par l’extrême droite en France ?
Alain Hayot Depuis les années 1980, un nouveau discours d’extrême droite s’est progressivement imposé dans la société française au point de devenir, pour une part, hégémonique. De quoi est composé ce discours ? En premier lieu, d’un appel au peuple contre des « élites » aux contours si vagues, larges et confus que chacun peut s’y retrouver. D’un discours se voulant laïc mais en réalité raciste, xénophobe et néocolonialiste. Il est fondé sur la défense d’une identité nationale prétendument menacée par une immigration « massive » et « sauvage », et par un « grand remplacement » du Français, mâle, blanc et chrétien, au profit d’une croisade à l’envers venue du Sud et de l’Orient arabo-musulman. Cette nouvelle extrême droite va rayonner au-delà de ses rangs historiques et parvenir à gagner la bataille culturelle en « dédiabolisant » sa démarche et ses thèmes au point que les grands médias les reprennent comme des évidences. Continuer la lecture de Comment endiguer la vague brune ?