Solidarité avec le peuple cubain ! – Le PCF du Val-de-Marne s’engage pour Cuba… par Cristine Hernandez

 

La fédération du Val-de-Marne a organisé une conférence-débat pour Cuba le 13 février à Vitry avec André Chassaigne, président du groupe communiste GDR et de la commission Amitié pour Cuba à l’Assemblée nationale, et Cathy Dos Santos, rédactrice en chef du journal Humanité Magazine. Cette soirée, qui a réuni plus de 150 personnes, fut un beau succès.

La CGT, Cuba coopération, Cuba SI, France-Amérique latine, Livres en lutte étaient présentes. Cuba coopération et la CGT ont pris la parole pour témoigner de leurs actions de solidarité concrètes.

L’existence du peuple cubain est menacée, même s’il résiste courageusement à l’impérialisme étatsunien depuis 65 ans. Il n’a plus les moyens économiques de survivre et de se nourrir. Continuer la lecture de Solidarité avec le peuple cubain ! – Le PCF du Val-de-Marne s’engage pour Cuba… par Cristine Hernandez

Les enseignants sont-ils les nouveaux prolétaires ?

Aux Césars, les mots de Judith Godrèche et le sacre de Justine Triet 

La comédienne devenue le symbole du #Metoo à la française a secoué une cérémonie émaillée par plusieurs prises de position politiques sur les violences faites aux femmes et sur Gaza. Palme d’or à Cannes, le film Anatomie d’une chute de Justine Triet est couronné par six Césars.

Vendredi soir, Judith Godrèche a regardé le cinéma français dans les yeux. Depuis quelques jours, la presse annonçait une prise de parole de l’actrice aux Césars pour témoigner, au nom de toutes les victimes, des violences sexistes et sexuelles dans le 7e art et dans l’ensemble de la société.

Quarante minutes après le début de la cérémonie, la comédienne a prononcé face à ses pairs un discours d’une puissance rare, dont il faudrait reproduire chaque mot, salué par une standing ovation : « Depuis quelque temps la parole se délie, l’image de nos pairs idéalisés s’écorche, le pouvoir semble presque tanguer. Serait-il possible que nous puissions regarder la vérité en face, prendre nos responsabilités ? (…) Depuis quelque temps je parle, je parle, mais je ne vous entends pas, ou à peine. Où êtes-vous, que dites-vous ? Un chuchotement, un demi-mot, ce serait déjà ça dit le petit chaperon rouge. Je sais que ça fait peur, perdre des subventions, perdre des rôles, son travail », a-t-elle martelé. Appelant le milieu du cinéma à prendre ses responsabilités et à donner l’exemple, car « le monde nous regarde », Judith Godrèche a parlé au nom des « 2 000 personnes qui (lui) ont envoyé leur témoignage en 4 jours ». Continuer la lecture de Aux Césars, les mots de Judith Godrèche et le sacre de Justine Triet 

La Cérémonie, retour sur une entrée au Panthéon Par olivier Barbarant

 

 

Le poète Olivier Barbarant, spécialiste de Louis Aragon et membre du comité de rédaction de Commune, faisait partie des invités à la cérémonie de panthéonisation de Missak et Mélinée Manouchian. Il nous livre un témoignage éminemment personnel sur ce grand moment d’hommage à la résistance immigrée et communiste et aux héros de l’Affiche rouge.

L’entrée au Panthéon de Missak et Mélinée Manouchian (et à travers eux de l’ensemble des 23 martyrs de l’Affiche rouge, comme de la résistance de la « Main d’œuvre immigrée », voire pour la première fois de la résistance communiste) n’a pas attendu ce pluvieux 21 février 2024 pour occuper les esprits. Depuis plusieurs mois, dans les collèges et les lycées, on apprend leur histoire, on étudie les biographies des « Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant », on analyse l’admirable renversement par lequel une propagande a vu se retourner l’affiche conçue pour susciter la haine, cherchant « un effet de peur sur les passants », en stèle d’hommage, parce que « des doigts errants/ avaient écrit sous vos photos ’Morts pour la France’ »… L’École de la République, grâce à l’investissement de ses maîtres, les associations de mémoire de la résistance, les syndicats, le Parti communiste, les collectifs arméniens ont nourri depuis des mois ce dont la cérémonie est à la fois la source et l’aboutissement. Dans ce seul mois, deux rencontres ont eu lieu à la Place du Colonel Fabien, les 5 et 20 février, faisant toutes deux salle comble.

On a raconté la vie des apatrides, passant d’une guerre à l’autre dans leur exil, comme Celestino Alfonso sortant de la guerre contre Franco pour combattre le fascisme dans un pays dont on sait comment il y fut accueilli… C 215 a peint dans la prison de Fresnes les portraits des héros étrangers.

On a honoré leur mémoire sans que l’étude cédât au culte, sans que la précision historique fût enveloppée dans les brumes d’un rituel ne servant que les intentions du jour –ce qui était à craindre. La science aussi a progressé dans la foulée de cet élan : les carnets manuscrits de Missak Manouchian, redécouverts au musée d’art et de littérature d’Erevan par sa petite-nièce Katia Guiragossian, désormais mis en ligne par les Archives nationales, rejoignent les dossiers de naturalisation, ceux des filatures, les organigrammes reconstitués par la police de Vichy… Continuer la lecture de La Cérémonie, retour sur une entrée au Panthéon Par olivier Barbarant

1,6 milliard en moins pour l’éducation nationale et l’université : l’école envoyée au sacrifice

Bruno Le Maire l’avait juré, en annonçant que le ralentissement prévu de la croissance française allait entraîner 10 milliards d’euros d’économies dans le budget 2024 : « Tous les ministères seront mis à contribution, à hauteur de ce qu’ils représentent dans le budget national. » Oui, mais certains plus que d’autres… La publication du décret mettant en musique ces coupes claires, jeudi 22 février, le montre. Elle indique également les vraies priorités du gouvernement : l’éducation devra rendre 692 millions, l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) 904 millions, mais la défense… que 105 millions. Continuer la lecture de 1,6 milliard en moins pour l’éducation nationale et l’université : l’école envoyée au sacrifice

Les maires et le naufrage démocratique Par Philippe Rio

Passé presque inaperçu, le 15e « Baromètre annuel de la confiance politique » du Cevipof vient de sortir. Il dresse le portrait de Françaises et de Français déçus de la démocratie et méfiants envers leur prochain. De page en page, on vacille sur sa chaise quand on ne manque pas d’en tomber. Du moins à première vue. La méfiance (38 %) et la lassitude (36 %) caracolent en tête pour qualifier l’état esprit de nos concitoyens quand l’enthousiasme (9 %) et le bien-être (15 %) se morfondent dans les profondeurs du classement. Continuer la lecture de Les maires et le naufrage démocratique Par Philippe Rio

Discours de Fabien Roussel devant la dernière planque des Manouchian – 21 février 2024

Monsieur le vice-président du Sénat, cher Pierre Ouzoulias, Mesdames, Messieurs les parlementaires,
Madame la Secrétaire générale de la Confédération Générale du Travail, chère Sophie Binet,
Mesdames, Messieurs les présidents d’association, Mesdames, Messieurs,

Nous sommes rassemblés ici, rue de Plaisance, devant ce lieu où, clandestins, Missak et Melinée Manouchian vécurent au plus dur de la guerre. Une petite rue toute simple, comme il y en a tant dans notre pays, une rue où frémissait un amour, une rue où grandissait un espoir, celui, formidable, de la Résistance à l’oppresseur et du triomphe de la liberté.

Nous sommes ici pour rendre hommage à cet homme, Missak Manouchian et à cette femme, Mélinée Manouchian ; à leurs frères et à leurs sœurs de combat

Celestino, Olga, Joseph, Georges, Rino, Thomas, Maurice, Spartaco, Jonas, Emeric, Léon, Szlama, Stanislas, Cesare, Armenak, Marcel, Roger, Antoine, Willy, Amedeo, Wolf, Robert et les dizaines de milliers d’autres, ceux qui furent arrêtés plus tôt, ceux qui furent arrêtés ensuite, ceux qui furent déportés et qui ne revinrent jamais, ceux qui survécurent. Tous ces hommes et ces femmes, nés ici ou ailleurs, qui coururent tous les risques pour que nous vivions libres et debout. En pleine humanité. Continuer la lecture de Discours de Fabien Roussel devant la dernière planque des Manouchian – 21 février 2024

L’austérité annoncée par Bercy va concerner les enseignants + interpellation des parlementaires

Fabien Roussel : « La panthéonisation de Manouchian est un honneur pour les communistes et la réparation d’une injustice » + video

Le secrétaire national du PCF salue l’entrée du résistant communiste au Panthéon, qui consacre la reconnaissance du rôle joué par les Francs-Tireurs et Partisans. Il fustige la présence de l’extrême droite à la cérémonie officielle.

Ce 21 février, Missak et Mélinée Manouchian, et avec eux les 23 de « l’Affiche rouge », entrent au Panthéon. Que signifie cet événement pour les communistes ?

C’est d’abord un honneur d’avoir enfin un communiste qui entre au Panthéon aux côtés d’autres résistants. C’est une réparation vis-à-vis de notre histoire et de l’engagement prépondérant du PCF face à l’occupant nazi et pour la libération du pays. La Résistance a construit la nation française. Elle était constituée de courants de pensée différents qui ont su s’unir au service de la République. Beaucoup l’ont payé de leur vie.

Ces différents courants sont représentés par des personnages illustres comme Jean Moulin, qui a été le premier résistant à entrer au Panthéon. D’autres personnalités panthéonisées sont intimement liées à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Je pense à Simone Veil, à Jean Zay, à Joséphine Baker. Il manquait la Résistance communiste.

Qu’elle soit représentée au Panthéon par un ouvrier poète arménien, étranger, est un honneur pour le Parti communiste français. Le PCF avait construit une branche armée, les FTP-MOI, composée de militants étrangers immigrés. C’est un symbole extrêmement fort, représentatif de notre combat, de notre vision universaliste de la société française. Continuer la lecture de Fabien Roussel : « La panthéonisation de Manouchian est un honneur pour les communistes et la réparation d’une injustice » + video

Fabien Roussel invité de RTL matin…

Fabien Roussel était l’invité de RTL Matin, ce lundi 19 février…