Pourquoi Missak Manouchian doit entrer au Panthéon + Pétition

Son engagement dans la Résistance rappelle le rôle majeur qu’ont joué les immigrés dans l’histoire de France. à l’heure où l’extrême droite se fait toujours plus menaçante, l’Humanité magazine relaie les voix qui plaident pour la panthéonisation de cet ouvrier et poète arménien, membre des FTP-MOI. Plus qu’un symbole, l’entrée pour la première fois dans la nécropole républicaine d’un résistant communiste constituerait une juste reconnaissance.

© Roger-Viollet

© Roger-Viollet

Ses traits gardent encore les rondeurs de l’enfance, sur cette photo prise en 1919 à l’orphelinat de Jounieh, à une vingtaine de kilomètres au nord de Beyrouth, sur la côte méditerranéenne. Vêtus de tuniques blanches, sagement blottis les uns contre les autres, les pensionnaires, figés, regardent droit vers l’objectif. Son regard à lui s’en détourne, se perd ailleurs, sombre et chargé, trop tôt, d’obscures réminiscences. Missak Manouchian a trouvé refuge ici voilà quatre ans, avec son frère aîné Garabed – de leur lignée de paysans d’Adiyaman, sur les rives de l’Euphrate, ils sont les seuls rescapés.

QUAND CERTAINS S’INTERROGENT SUR “L’IDENTITÉ FRANÇAISE”, IL EST ESSENTIEL DE RAPPELER L’ENGAGEMENT DE CES ÉTRANGERS. Pierre Ouzoulias, sénateur PCF des Hauts-de-Seine Continuer la lecture de Pourquoi Missak Manouchian doit entrer au Panthéon + Pétition

Louis-Michel PIRROTTINA: Karl Marx a déjà répondu à Bernard Friot dans les”philosophie de la misère-misère de la philosophie”

Le journal L’Humanité a publié une tribune “publicitaire” sous plume de l’ancien journaliste sportif Jean-et animateur de la dérive du journal, Emmanuel DUCOIN. Cette parution avec un tel contenu de “communication d’influence” dans les colonnes de L’Humanité est assez incompréhensible tant sur la forme que sur le fond et qui se situe dans le cadre de la bataille menée aujourd’hui pour le droit à la retraite particulièrement.


Bernard Friot s’inscrit dans une longue tradition française qu’il contribue à constituer et à prolonger, celle d’un égalitarisme travailliste hostile aux propriétaires et rentiers qui prend sa racine chez les sans-culottes de la Révolution, qui a été repris par Proudhon, Guesde, et les nostalgiques d’une société salariale idéalisée. C’est le salaire contre la propriété….

D’ailleurs, pour Bernard Friot, ce sont les luttes syndicales, et non les contenus économistes, qui ont construit avec les conventions collectives les bases d’une société salariale sans marché où le travail est un statut, une norme sociale et non pas une marchandise évaluée à sa valeur. L’idéal qui se dessine derrière cette conception normative et politique du salariat rejoint les analyses de Kojève en 1943 de la protection sociale et de la transformation du salariat en statut. Mais, à la différence de Kojève qui défend une discrimination positive généralisée, une réalisation des droits, Friot repousse avec horreur ces bricolages au nom d’un strict égalitarisme abstrait (qui est pour Kojève aristocratique) assumé avec force : le salaire ne doit pas représenter une performance ni une particularité individuelle, mais un barème collectif (échelle des salaires qui n’est pas égalitaire mais hiérarchique).
Généralisant, universalisant la société salariale comme alternative à la propriété lucrative, il s’imagine remplacer jusqu’à l’investissement capitaliste par un système de répartition identique à celui de la retraite. Il y a ici, à mon avis, une erreur de mettre sur le même plan une distribution immédiate de la production et les innombrables choix d’un long détour, d’un investissement productif aléatoire à plus long terme.

Bernard Friot étend la notion de salariat aux professions libérales comme les médecins généralistes conventionnés, c’est-à-dire sans aucune subordination, ce qui nous sépare est en fin de compte assez formel. Le salariat nomme ici une forme de distributisme. Simplement, si ce “salaire socialisé” peut sembler aller un peu plus loin qu’un Revenu Garanti réduit à un minimum, même suffisant, on ne voit pas comment se réaliserait ce beau mécanisme ignorant la loi du profit, …

Si Bernard FRIOT est un proudhonien dans l’âme et l’esprit, il nous faut lui opposer ce que Marx écrivit avec ces ouvrages sur “Misère de la philosophie” dans le courant de l’hiver 1846-1847, alors qu’il résidait à Bruxelles. C’est une réponse à l’étude que Proudhon avait fait paraître en octobre 1846, sous le titre général de : “Contradictions économiques”, ou “Philosophie de la misère”.

“Misère de la philosophie” est dans l’ensemble de l’œuvre de Marx une étape d’une grande importance, c’est une œuvre à la fois de transition et de maturité. Elle constitue chez lui la première synthèse entre une philosophie méthodique et une économie politique à la fois objective et concrète. Jusque-là, Marx avait eu tendance à traiter de ces deux disciplines de façon séparée; il s’agissait pour lui de les mettre au point. L’expérience plus générale qu’il a acquise depuis son départ d’Allemagne, à Paris et à Bruxelles, sa participation à l’organisation du mouvement ouvrier à Paris, puis ses premières liaisons ouvrières internationales, et aussi, sans doute, la réflexion sur les erreurs de Proudhon lui permettent, pour la première fois, d’écrire une œuvre où l’explication marxiste appréhende la réalité la plus complète et se révèle décisive et totale, parce que, pour la première lois, elle ne renvoie pas à plus tard pour la mise en lumière d’autres aspects. La méthode marxiste se révèle; elle peut commencer à s’appliquer au réel, dans la lutte réelle comme dans l’explication de la vie réelle.

L’œuvre présente en plus un intérêt particulier pour nous, français. C’est proprement une œuvre de chez nous; et le fait qu’elle fut écrite en notre langue n’est que le symbole de son importance pour le mouvement français. C’est qu’en effet, sous le nom permanent de proudhonisme, on a constamment tiré de chez nous la doctrine qui, depuis un siècle, a servi de paravent et de recommandation à tout ce qui déviait le mouvement ouvrier révolutionnaire vers l’aventure vaine et vers la négation de soi.

Bernard Friot est sociologue. Il n’est ni syndicaliste, ni économiste. Il part d’un postulat qu’il répète à chacun de ses essais, il n’a aucune idée de ce que peut être le dur combat du rapport de force dans le mouvement social, dans lequel il faut faire reculer le pouvoir des riches. Mais de cela, Friot comme le journaliste Jean-Emmanuel DUCOIN n’en a rien à faire ! Ils sont à des années lumières du réel !

Reste une révolution possible. Elle ne sera pas possible que s’il y a des fondations. Pas sûr que ce qu’il propose en assure la solidité. C’est le débat et personne, sur cette question, même lui, n’a la science infuse. Il faudra bien un jour qu’on consulte les vrais experts de la lutte de classe, ceux qui la vivent sur le terrain, pour que le débat ne soit pas celui des salons feutrés de ceux qui “savent”…

Alors le journal L’Humanité de ce jour publie une tribune “publicitaire” sous plume de l’ancien journaliste sportif Jean-Emmanuel DUCOIN. Cette parution avec un tel contenu de “communication d’influence” dans les colonnes de L’Humanité est assez incompréhensible tant sur la forme que sur le fond et qui se situe dans le cadre de la bataille menée aujourd’hui pour le droit à la retraite particulièrement.

De plus j’ai beaucoup de mal a comprendre cette publicité outrancière faite dans l’Humanité à des personnes comme Bernard Friot qui voue une haine quasi hystérique et répétée sur les réseaux sociaux à Fabien Roussel secrétaire national du PCF à partir de tout et de n’importe quoi. Cela ne vaut-il pas un soutien aux adversaires de la direction du PCF sous la tutelle du nouveau comme de l’ancien directeur du journal dont leur parti pris est connu ? Tout cela est bien inquiétant !

Alors que les communistes viennent de se prononcer massivement contre un texte qui épousait les thèses de Friot, et adoptent un texte qui affiche l’actualité brulante du projet communiste, notamment en confirmant la proposition révolutionnaire d’une sécurité d’emploi et de formation.

Ça fait assez longtemps que l’Humanité donne une large place aux thèses de Friot, et fait une publicité gratuite aux écrits de Bernard Vasseur. Sans grand succès. Mais ce qui est impensable, c’est que, après le vote qui vient d’avoir lieu au sein du PCF, l’Humanité, journal communiste mais entre les mains d’une minorité, prend parti et entend contester le choix des communistes. Cela n’est pas bon pour le journal, qui n’a vraiment pas besoin de susciter le mécontentement de ses lecteurs actuels et à venir.

Il faut tout faire, démocratiquement et par le débat, que le journal L’Humanité adopte enfin les orientations du congrès du PCF, mais qu’il soit aussi en phase avec ce qui se passe dans le pays. La prétendue “autonomie ou indépendance” des journalistes est un argument fallacieux, un refus du débat, un cache social-démocratie…

A bien regarder les écrits de FRIOT, il y a une sacrée contradiction chez lui, comme chez d’autres au sein de la minorité du PCF. Comment être en même temps pour Jean Luc Mélenchon et contre les propositions du PCF ?

Jean-Luc Mélenchon est un social démocrate étatiste (Lambertiste) toujours adepte de Mitterrand, qui veut fusionner la CSG de Rocard et l’impôt et la rendre progressive en épargnant toujours le capital. Au PCF nous militons depuis la création de la CSG Rocard pour la suppression progressive de cet impôt injuste qui épargne le capital. Comme lors de la création de la sécurité sociale, le PCF est pour plus de recettes via les cotisations sociales et de façon concrète en augmentant les salaires, les formations, le nombre d’emploi (6 millions de chômeurs) et non pas le temps de travail !

Quand Friot écrit-il qu’il est pour la cotisation sociale, … il y a un problème ?

Autre proposition divergente “le salaire à vie” alors que nous proposons depuis des décennies la “Sécurité Emploi Formation” développée en son temps par Paul BOCCARA, une proposition grandement d’actualité et porteuse de perspectives révolutionnaires.

Il nous faudrait aussi parler de la mise à contribution des revenus financiers des entreprises, de la modulation, et de la démocratie sociale. Nous aimerions bien aujourd’hui que le débat porte bien sur le projet économique et social contenu dans le projet majoritaire des communistes qui reste à améliorer d’ailleurs mais qui est en phase avec ce qui traverse le réel de notre société. Le débat doit se poursuivre respectueusement… fraternellement.

Aucune perspective positive créé un sacré pessimisme mais si on accepte tout sans bruit ça veut dire que nous sommes tous devenus des pantins prêt à tout pour conserver un privilège et rejeter le progrès social pour tous.


L’Appel international pour la Paix: contenus et commentaires par Franck Marsal

 

Le 24 février prochain aura lieu le 1er anniversaire de l’attaque de l’armée Russe en Ukraine, appelée par le gouvernement russe “Opération militaire spéciale” et par les puissances occidentales “guerre d’agression contre l’Ukraine”. Le vocabulaire est aussi une arme de guerre, et il faut être très prudent et attentif aux termes utilisés, dès lors qu’on commente des événements militaires. Sans rentrer ici dans le débat, je noterai seulement que ces mêmes pays occidentaux ont eux-même utilisé largement le terme “Opération militaire”, voire parfois “Opération de paix”, lorsqu’ils utilisèrent leurs armées contre des pays souverains, on peut citer entre autres les exemples de la Serbie (“Opération force alliée” en 1999) ou de la Libye (“Opération Harmattan”, nom utilisé pour l’Armée Française en 2011). Continuer la lecture de L’Appel international pour la Paix: contenus et commentaires par Franck Marsal

Tribunes libres contre la réforme des retraites Macron-Borne + un piquet de grève contre la réforme des retraites sur Twitch

La mobilisation des salariés du privé et du public, des jeunes, lycéens ou étudiants, des chômeurs, des retraités, à l’appel des organisations syndicales et de jeunesse, est soutenue par toute la société.

Josépha Dirringer Juriste, maîtresse de conférences à Rennes-I

Un système injuste juridiquement et financièrement

Cette réforme des retraites est injuste, d’abord pour les individus. Chacun devra subir les conséquences d’une usure professionnelle accrue, en particulier ceux et celles qui ont des carrières longues et/ou qui occupent un emploi pénible.

Le compte professionnel de prévention (C2P) est une réponse bien maigre. En l’absence de données chiffrées précises, il est même difficile d’apprécier le nombre de travailleurs qui pourront y prétendre. Selon une étude de la Dares parue en juin 2022, 1,3 million de salariés avaient un compte ouvert en 2017. Mais, la même étude relatait une enquête lancée par la direction générale du travail, qui dénombrait, quant à elle, 2,9 millions de salariés exposés à des risques professionnels, dont 492 000 seulement avaient un compte. Continuer la lecture de Tribunes libres contre la réforme des retraites Macron-Borne + un piquet de grève contre la réforme des retraites sur Twitch

Double hold up de l’enseignement privé : de l’argent public pour un public plus favorisé in Caf. Péda.

Redonner son rayonnement au Parti communiste

Dans son rapport au Conseil national le 4 février, Fabien Roussel a évoqué l’actualité sociale et politique concernant la réforme des retraites, le contexte international puis le prochain congrès. Nous publions la dernière partie de son rapport.

Je veux enfin en venir à la nouvelle étape de la préparation de notre congrès, après le vote des adhérents le week-end dernier.

Permettez-moi une nouvelle fois de remercier l’ensemble des camarades qui, dans les sections, les fédérations, au Conseil national, ont travaillé d’arrache-pied à faire de ce vote un grand moment démocratique de la vie de notre parti.

Notons d’abord la forte mobilisation des camarades lors de ce vote. Des milliers de communistes auront participé aux assemblées générales de section, aux débats au sein des fédérations. 29 898 camarades ont participé au vote, soit 70,79 % des inscrits. Avec 42 237 adhérents à jour de leurs cotisations, notre parti se présente comme la principale force politique à gauche. Continuer la lecture de Redonner son rayonnement au Parti communiste

Oser la paix ! par Franck Marsal

Franck Marsal donne un cadre au débat que nous avons souhaité ici à propos de l’intervention de Fabien Roussel dans le JDD sur la paix. Il nous présente également l’initiative qu’ont animée des personnalités de la direction nationale du PCF et des militants de ce parti en appelant à un positionnement différent sur les relations internationales, sur la paix et sur le socialisme, tout en se situant résolument dans le courant majoritaire de la base commune. Ce texte de Franck, qu’appelait mon analyse de l’intervention de Fabien Roussel au JDD, dit qu’Histoire et société va contribuer à la discussion et à l’approfondissement de cette base commune. Histoire et société connait une croissance continue de son lectorat au plan international en particulier et a réussi jusqu’ici à être un lieu d’intervention de “tendances” très diverses à partir d’une conception commune de la paix dans la justice. Ce qui se passe au PCF, comme d’ailleurs la montée des luttes en France et dans le monde, fait partie d’un renouveau internationaliste. De cette nouvelle étape du congrès que les communistes ont choisi de mener dans la sérénité mais sur le fond, il y a beaucoup à attendre pour tous. Nous relayons donc volontiers ces débats, ce que nous demandons c’est que les interventions soient argumentées et que les insultes, les affirmations de principe sur tel ou tel, ne tiennent pas lieu d’analyses et de propositions. Nous n’avons que trop souffert de ces mœurs-là, pendant plus de vingt ans, la social-démocratisation du parti s’est accompagnée de censures, de rumeurs et du refus d’entendre les arguments que l’on frappait du sceau infamant de “stalinisme”, en évitant dans le même temps un véritable examen critique de notre histoire pour accepter celle des capitalistes et de l’UE créant un équivalent entre communisme et nazisme. Ce fut un appauvrissement théorique et politique qui a frappé de la base au sommet les communistes, il a contribué à l’effacement du parti, à sa rupture avec le monde du travail. Il faut du temps pour opérer la reconquête et chacun doit faire la preuve de sa volonté de construire le parti dont la classe ouvrière, le monde de la création, la jeunesse et toutes les formes d’émancipation collective et individuelle ont besoin en relation avec le génie propre de notre peuple que Marx définissait comme celui de la lutte des classes. (note de Danielle Bleitrach pour histoire et société)

Macron et les classes dirigeantes occidentales ont pris le parti de l’escalade, de la guerre, du surarmement. Mais désormais, face à eux, de plus en plus de voix appellent au contraire à des initiatives de paix.

Hier, dans le JDD, Fabien Roussel appelait à “Éviter l’escalade guerrière en Ukraine”, une prise de position qui démontre une prise de conscience des dangers de la situation. Nous avons publié hier sur ce blog cette contribution. Continuer la lecture de Oser la paix ! par Franck Marsal

Jean Baylet, PCF, 1951 + dossier la DDM, Pétain et les nazis

Un article de La Brochure

Il existe aux Archives départementales du 82 un dossier sur Jean Baylet ! (43 W 9). Un dossier qui vient de la préfecture où pour l’essentiel il est possible de prendre la mesure du clientélisme du personnage au cours des années 1950. Autant dire rien d’exceptionnel le fait étant toujours présent aujourd’hui !

Mais plus curieux il y existe aussi quelques éléments d’un affrontement avec le PCF. C’était en octobre 1951. Jean Baylet avait publié un article dans La Dépêche suggérant d’exclure les communistes de la fonction publique. Continuer la lecture de Jean Baylet, PCF, 1951 + dossier la DDM, Pétain et les nazis

Loi de programmation militaire : Macron s’en va-t-en-guerre par Lydia Samarbakhsh (PCF)

Ces 413 milliards d’euros budgétés doivent servir en premier lieu, et c’est le plus grave, à l’« adaptation » de la force de frappe nucléaire dont le budget, déjà énorme, risque d’atteindre des sommets inégalés”……Il s’agit aussi – c’est important – de « doubler la réserve opérationnelle » pour renforcer l’armée d’active et d’organiser une « montée en puissance d’unités nouvelles de réservistes ». Il promet, dans cet ordre d’idées, un « service national universel (permettant) de disposer d’une jeunesse parée à tous les périls ». ……” Emmanuel Macron entend bien préparer la France à la guerre en en appelant, en outre, à une « mobilisation civile (…) inséparable de l’effort militaire » par une « série de lois d’actions concrètes, de mobilisation de la nation tout entière ».

Lydia Samarbakhsh : « L’Otan pousse ses membres à un surarmement ...

Lydia Samarbakhsh, responsable du secteur international

https://www.pcf.fr/loi_de_programmation_militaire_macron_s_en_va_t_en_guerre

INTERNATIONAL COMMUNISTES Publié le 01/02/2023 par PCF

À l’occasion de la cérémonie de vœux aux armées, le 20 janvier dernier, Emmanuel Macron a brossé devant elles, « tout autant que devant la nation tout entière » dont il appelle à la « mobilisation », les grandes orientations qu’il entend devoir être prises en matière de défense nationale dans le cadre européen et mondial. L’ambition affirmée est de parachever la transformation de nos armées pour « gagner la guerre avant la guerre ».

Nulle part il ne sera question de paix, de prévention politique et diplomatique des conflits, de résolutions politiques des enjeux économiques et sociaux ou écologiques aux sources de tensions régionales ou internationales dans le long discours qui détaille l’emploi prévu du budget de 413 milliards d’euros pour la période 2024-2030 – une augmentation historique : le double de la période 2014-2017 – inscrit dans la future loi de programmation militaire (LPM), qu’il définit en soi comme un « projet de souveraineté nationale » (entendue comme la sauvegarde d’intérêts propres articulée à une prétention hégémonique).

D’une LPM de « réparation » (les objectifs de la période 2019-2024) à une LPM de « transformation », aujourd’hui, afin d’« avoir une guerre d’avance », les éléments de langage du Président de la République sont graves et inquiétants. Continuer la lecture de Loi de programmation militaire : Macron s’en va-t-en-guerre par Lydia Samarbakhsh (PCF)

PCF, 39ème Congrès: les communistes ont choisi + texte à télécharger

NDLR de MAC : Malgré de fortes pressions plus particulièrement dans notre département et dans certaines fédérations, les communistes souverains et riches de leur pratique démocratique ont amplifié  le vote du conseil national en votant massivement pour la base commune « L’ambition communiste pour de nouveaux Jours heureux » déjouant ainsi les pronostiques mortifères des « observateurs » qui mènent campagne contre le PCF et son secrétaire national depuis de longs mois. Un texte de base qui sera amendé, enrichi dans le cadre du processus menant au congrès de Marseille en Avril prochain. Maintenant au travail dans la clarté, le débat et l’expression des  communistes!

 

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Le communiqué National

 

Résultat du vote des communistes pour le choix de la base commune du 39e Congrès du PCF

Les 27, 28 et 29 janvier, 42 237 communistes à jour de leurs cotisations et ayant adhéré au PCF il y a plus de trois mois, devaient choisir le texte de base commune de discussion pour le 39e congrès du PCF.

29 898 de ces électrices et électeurs inscrit·es ont voté, soit 70,79 % des inscrit·es.

Il y a eu 686 bulletins blancs ou nuls, et 29 212 suffrages exprimés.

Cette participation montre la vitalité militante et démocratique du PCF.

La proposition de base commune adoptée par le Conseil national, « L’ambition communiste pour de nouveaux Jours heureux », a obtenu 23 930 suffrages, soit 81,92 % des exprimés.

Le texte alternatif « Urgence de communisme » a réuni 5 282 suffrages, soit 18,08 % des exprimés.

En application de nos statuts, le texte « L’ambition communiste pour de nouveaux Jours heureux » devient donc la base commune de discussion dont tou·te·s les communistes vont désormais se saisir pour la travailler, l’enrichir de tous les débats et du mouvement social en cours, des contributions et amendements. Ce travail, nous le mènerons avec l’ensemble des communistes lors de nos congrès de sections et de fédérations jusqu’au congrès national qui se tiendra du 7 au 10 avril à Marseille.

Paris, le 29 janvier 2023.

La commission de transparence des débats du 39e Congrès du PCF.


En Tarn et Garonne

Inscrits et à jour de leurs cotisations 196, votants 142 soit 72,44%

Blancs et nuls 5 soit 3,52 %

Exprimés 137 soit 96,47%

Texte 1: « L’ambition communiste pour de nouveaux Jours heureux »                                  80 soit 58,39%

Texte 2: « Urgence de communisme »                                                                                57 soit 41,61%


Texte choisi

Projet de Base Commune L’ambition communiste pour de nouveaux «Jours heureux»