Dissolutions administratives, la longue dérive du pouvoir

Depuis l’arrivée à l’Élysée d’Emmanuel Macron, en 2017, le gouvernement a interdit 33 associations ou groupements de fait, dont certains pour des raisons politiques. Une façon de mettre sur un pied d’égalité l’extrême droite et ce qu’il juge d’extrême gauche.

En avril, à Paris, place Stalingrad, en soutien aux Soulèvements de la Terre. © Valérie Dubois

En avril, à Paris, place Stalingrad, en soutien aux Soulèvements de la Terre. © Valérie Dubois

Un coup à l’« extrême gauche », un coup à l’extrême droite. Un coup la dissolution des Soulèvements de la Terre (SLT) ; un coup celle de Civitas. Un coup un collectif écologiste ; un coup un parti d’extrême droite catholique intégriste. Y compris dans le choix des associations et « groupements de fait » qu’il veut dissoudre par voie administrative, le gouvernement donne du « en même temps », locution devenue mantra de la Macronie.

Une façon de faire advenir la fumeuse théorie du fer à cheval qui veut que « les extrêmes se rejoignent » et de se poser ainsi en seul garant de « l’ordre républicain ». L’actualité récente éclaire d’ailleurs l’usage cynique et très politique que l’exécutif, par le biais de Gérald Darmanin, fait de la dissolution. Continuer la lecture de Dissolutions administratives, la longue dérive du pouvoir

Castelsarrasin: incendie chez Intersport

Castelsarrasin le 16 Aout 2023

Ce matin de bonne heure un incendie a détruit partiellement le magasin Intersport de Castelsarrasin, et endommagé la structure accueillant GIFI, GEMO, Picard. A quelques semaines de la rentrée scolaire c’est un mauvais coup porté à l’économie locale.

Les communistes de la section de Castelsarrasin/Moissac expriment leur solidarité à l’ensemble des salariés-es, à tous les personnels et dirigeants de ces entreprises. Ils souhaitent après enquête sur les causes, la mise en place d’une solution technique à court terme pour que le retour à la normale soit le plus rapide possible.

Ils saluent aussi l’engagement des pompiers venus de plusieurs casernes, leur professionnalisme ainsi que l’ensemble des élus, services municipaux et autorités qui ont été présents pour sécuriser les lieux. Le service public est une fois de plus sollicité et fait montre de son efficacité.

Maximilien Reynès-Dupleix, secrétaire PCF de la section

 

Lire aussi : VIDEO. Tarn-et-Garonne : un très gros incendie ravage un magasin dans une zone commerciale de Castelsarrasin

 

Avec la hausse des taux d’intérêt, les banques engrangent sur le dos des ménages

La hausse des taux d’intérêt menace des pans entiers de l’économie, mais gonfle les profits des établissements bancaires européens. Et comme souvent, ce sont les ménages qui trinquent le plus.

Les taux d’emprunt immobilier dans la zone euro ont quasiment été multipliés par deux en an.

Les taux d’emprunt immobilier dans la zone euro ont quasiment été multipliés par deux en an.
AFP

En règle générale, les communiqués de la Banque centrale européenne (BCE) ne font pas fureur sur les plages, ni dans le reste du pays d’ailleurs. C’est donc dans une relative indifférence que l’institution a annoncé, en plein mois de juillet, son intention de relever une nouvelle fois ses taux directeurs, qui servent de référence à l’ensemble des taux d’intérêt pratiqués par les banques de la zone euro. À 4,25 %, le principal taux de la BCE atteint des sommets inégalés depuis 2001. Et ce n’est pas une bonne nouvelle : des dizaines de milliers de ménages doivent renoncer à prendre un crédit immobilier en raison du renchérissement des prêts, les entreprises ont de plus en plus de mal à emprunter, les États voient la charge leur dette publique grignoter leur budget, etc.

Cependant, un petit nombre d’acteurs économiques résistent vaillamment à la morosité ambiante en ce milieu d’été : les grandes banques affichent des résultats mirobolants. BNP Paribas vient d’annoncer 7,2 milliards d’euros de résultat net au premier semestre (en hausse de 22,5 %, hors éléments exceptionnels). Le Crédit agricole enregistre quant à lui 4,1 milliards d’euros de bénéfices sur la même période (+ 9,8 %). À l’étranger, le festin est encore plus copieux, puisque le mastodonte suisse HSBC a par exemple engrangé 18 milliards de dollars de profits au premier semestre, soit plus du double de l’année précédente sur la même période. Continuer la lecture de Avec la hausse des taux d’intérêt, les banques engrangent sur le dos des ménages

Italie : l’extrême droite de Giorgia Meloni fait la guerre aux pauvres

Le gouvernement post-fasciste de Giorgia Meloni a acté la suppression du revenu de solidarité, l’équivalent italien du RSA. Près de 500 000 personnes vont perdre l’accès à cette prestation sociale. Les économistes interpellent sur un risque de paupérisation de la société italienne.

Manifestation à Rome le 3 août dernier contre la décision inique du gouvernement.

Manifestation à Rome le 3 août dernier contre la décision inique du gouvernement.
Patrizia Cortellessa/Pacific Pre

Un simple SMS. Le 27 juillet, 169 000 familles italiennes ont appris, en quelques lignes, qu’elles ne toucheraient plus le revenu de solidarité, l’équivalent italien du RSA. Une allocation de 780 euros, mise en place depuis 2019 et destinée à une part des personnes au chômage. « Le revenu de solidarité a été mis en place pour placer l’ensemble des Italiens au-dessus du seuil de pauvreté, situé à ce moment-là à 780 euros, explique à l’Humanité Federico Bassi, économiste italien et maître de conférences à l’université de Lille. Une argumentation économique à l’époque, qui laisse donc aujourd’hui place à une argumentation moraliste. »

Cette décision est « le triomphe de l’idéologie néolibérale avec en filigrane l’idée que, si les gens sont pauvres, c’est de leur faute », souligne Henri Sterdyniak, économiste de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). C’est une idéologie répandue en Europe : couper les allocations sociales diminuerait l’« assistanat » et forcerait les gens à travailler, « discours typique des classes dirigeantes européennes », glisse Henri Sterdyniak. Pour réduire les dépenses publiques de son pays, Meloni a décidé de couper drastiquement dans les dépenses sociales. Cette mesure fait disparaître un tiers des anciens bénéficiaires, soit 500 000 personnes, et permet de réaliser une économie de 2,5 milliards d’euros. Continuer la lecture de Italie : l’extrême droite de Giorgia Meloni fait la guerre aux pauvres

Tous ces privilèges qui restent à abolir, l’analyse

Le 4 août 1789, l’Assemblée constituante votait la fin des privilèges de l’Ancien Régime. Mais pour atteindre l’idéal révolutionnaire d’une société égalitaire, il en reste encore quelques-uns à faire tomber. Liste non exhaustive des bénéfices et passe-droits des plus aisés.

Photo Eric TSCHAEN/REA

Photo Eric TSCHAEN/REA

À l’hôtel des Menus-Plaisirs de Versailles, la nuit du 4 août 1789 est agitée. Dans un de ces moments d’effervescence que seules les révolutions savent offrir, l’Assemblée constituante vote la fin des privilèges féodaux. La fougue politique du club des Bretons, futurs Jacobins, emporte avec elle les fondements de l’Ancien Régime. Pourtant, 234 ans plus tard, les fractures perdurent. C’est qu’un ordre inégalitaire, capitaliste et bourgeois, en a remplacé un autre. Il reste des privilèges à précipiter au tombeau. « L’Humanité magazine » vous en fait l’inventaire (non exhaustif).

L’héritage, le nerf de la guerre

Dans plusieurs de leurs travaux, les sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon ont montré combien la transmission d’un patrimoine, financier ou matériel, était cruciale dans la perpétuation des dynasties fortunées. Depuis une trentaine d’années, l’héritage a tendance à s’accroître au point de devenir la première cause d’inégalité en France. Le système actuel de taxation, progressif, n’est pas exempt de critiques, en raison notamment de ses nombreux dispositifs d’exonération et d’exemption. Le 0,1 % des plus riches hérite en moyenne de 13 millions d’euros par tête… soit 180 fois l’héritage médian de l’ensemble des Français. Continuer la lecture de Tous ces privilèges qui restent à abolir, l’analyse

Alliance, FNSEA, Total, Uber : comment les lobbies ont pris le pouvoir dans les ministères

Alliance, FNSEA, Total, Uber… Organes syndicaux ou grandes firmes privées, ils ont gagné une influence démesurée au sein des gouvernements successifs, remportant la plupart des arbitrages. Au point d’être suspectés de cogérer la politique nationale avec les ministres.

Entre Gérald Darmanin et Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance police nationale, c'est l'amour fou. Nombre d’organisations syndicales rêveraient d’une oreille aussi attentive de leur ministère de tutelle. © AFP

Entre Gérald Darmanin et Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance police nationale, c’est l’amour fou. Nombre d’organisations syndicales rêveraient d’une oreille aussi attentive de leur ministère de tutelle. © AFP

On dit d’eux qu’ils sont les « vrais maîtres de Beauvau ». Le couple Alliance-Unsa police, bloc syndical majoritaire parmi les policiers, a démontré, dans l’affaire des policiers de Marseille, à quel point il pouvait imposer son agenda au ministère de l’Intérieur. Mais ils ne sont pas les seuls : la FNSEA sur les dossiers agricoles, le Medef sur les réformes économiques, Uber sur le droit du travail… Plusieurs groupes d’intérêt, syndicaux ou privés, occupent un poids démesuré dans les tractations et les décisions élaborées au sein des ministères, jouant du rapport de force et profitant, souvent, de convergences de vues politiques avec les membres de l’exécutif.

L’affaire n’est pas neuve. Mais elle a pris un coup d’accélérateur avec les macronistes. Les lobbyistes ne sont plus seulement reçus régulièrement dans les bureaux ministériels. Certains y travaillent. La majorité présidentielle est passée maîtresse dans l’art du pantouflage et du rétropantouflage, comme si public et privé étaient deux mondes indifférenciés.

Est-ce que la politique a encore besoin du marxisme?

Je ne suis pas du tout convaincue que l’anti-Dühring dont il est question dans l’article qui suit, rende le marxisme abordable pour tous, effectivement les aspects polémiques sont souvent fastidieux et c’est un “pavé”. Mais la question que pose cet article est bien réelle : dans l’état d’inculture théorique où se trouvent aujourd’hui la masse des militants et la quasi totalité des dirigeants politiques, la théorie marxiste en Europe, et singulièrement en France n’a plus d’influence sur le débat politique. Personne ne semble avoir jamais lu une ligne de Marx, peut-être les trois premières pages du Manifeste, même si le marxisme connait un regain d’intérêt auprès des chercheurs. Après l’eurocommunisme et la contrerévolution avec “la trahison de la “gauche”, le niveau du débat, les propositions programmatiques sont en rupture totale avec le niveau le plus basique du marxisme, même pas du léninisme ou des autres penseurs. Comme ça parait plus facile, ce qui est inexact, on a vaguement assimilé quelques pages de Gramsci, nous en sommes à un socialisme de la distribution, “un moralisme” dans l’analyse du capital, toute chose étrangère à l’analyse marxiste. Il serait presque rassurant de constater à quel point la social démocratie allemande pourtant sous la direction d’Engels était majoritairement la proie de courants aussi dévoyés que Dühring après Lassalle, (Dühring, aussi violemment antisémite que Proudhon, annonce le nazisme et pas seulement parce qu’il est antisémite). l’héritier d’Engels étant Kautsky, sans parler du socialisme français où le “marxiste était Guesde qui s’est rallié à l’union sacrée. Le vrai problème est que cette coexistence en particulier face à la guerre ou au colonialisme s’est toujours traduite (sauf dans le cas de Jaurès) en trahison. l’antidühring se bat pour une dialectique matérialiste en sciences, dénonce le positivisme et Engels montre comment se fait jour à travers le succès des théories confuses d’universitaire comme Dühring, l’exigence d’une vision globale qui peut être aussi une éducation au marxisme. Actuellement, en France, en Europe, dans une période de développement scientifique, cette soif d’une vision globale débouche sur à la fois l’anti-science, les délires complotistes, et dans le même temps on retrouve ce besoin d’une compréhension globale dans une situation d’inculture de masse. Est-ce qu’il y a une exigence théorique ? Comment initier au matérialisme non seulement historique mais dialectique des gens qui ne lisent plus. Comment reconstruire la capacité à des raisonnements qui admette au moins le développement des contradictions? Un autre aspect important est le choix de Engels et de Marx, dont nous avons déjà fait état à propos du programme de Gotha, celui de la coexistence – mais séparée en deux courants – entre un socialisme de la distribution, et à côté le marxisme, il y a là une question qui se pose en théorie et en pratique même si elle rarement abordée en tant que telle. Mais pour répondre à ma question : oui la politique a plus que jamais besoin de théorie et de Marx en premier lieu, mais ce besoin visiblement est totalement ignoré et chacun s’estime socialiste, communiste, sans que ce besoin effleure sa conscience. Pourtant dans une société, l’idéologie dominante étant celle de la classe dominante on voit mal comment y échapper sans travailler son mode de pensée spontanée, de celui qui nous fait percevoir que le soleil tourne autour de la terre, on le travaille par les luttes contre l’exploitation mais en intégrant l’expérience de celle-ci dans une conception de monde au-delà de la conscience spontanée qu’on en a. (note de Danielle Bleitrach dans histoireetsociete) .

Marxisme – L’Anti-Dühring de Friedrich Engels rend le marxisme abordable par tous ?

mercredi 26 juillet 2023, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 26 juillet 2023).

Portée de l’« Anti-Dühring » Version PDF de L’Anti-Dühring : http://mai68.org/spip2/IMG/pdf/anti… 

https://assawra.blogspot.com/2023/0…

Portée de l’”Anti-Dühring”
Par Émile Bottigelli dans Avertissement, “Anti-Dühring” par Friedrich Engels
Éditions sociales – 1971

Si nous essayons de nous remémorer la situation dans laquelle Engels a entrepris de répondre de façon aussi magistrale à Dühring, il faut reconnaître qu’elle n’était pas pour lui une grande source d’encouragement. Certes l’Allemagne possédait un parti socialiste qui avait surmonté le stade de la secte lassallienne. A chaque élection le nombre de voix socialistes augmentait. Le parti possédait près de quarante organes de presse et était en mesure d’utiliser le Reichstag comme tribune de propagande à l’échelon national. Mais l’unité s’était réalisée à Gotha sur des bases qui trahissaient la faiblesse idéologique des dirigeants. Il était clair que le Manifeste communiste ou Le Capital étaient à peine connus. La lutte souvent héroïque du parti se situait sur un plan strictement politique. Continuer la lecture de Est-ce que la politique a encore besoin du marxisme?

Retraites : le gouvernement enterre les régimes spéciaux ce 30 juillet en catimini

Les salariés embauchés après le 1 er septembre par la RATP, les industries électriques et gazières, la Banque de France et les notaires seront désormais affiliés au régime général selon quatre décrets publiés au JO ce 30 juillet. Le gouvernement ose invoquer l’équité.

L’histoire retiendra donc que l’acte de décès des régimes spéciaux a été publié un dimanche matin, dans la torpeur de l’été. Un communiqué du gouvernement daté du 30 juillet nous apprend que quatre décrets parus au Journal officiel « concrétisent la fermeture au 1 er  septembre 2023 des principaux régimes spéciaux », programmée par la dernière réforme des retraites. Continuer la lecture de Retraites : le gouvernement enterre les régimes spéciaux ce 30 juillet en catimini

Grisolles. Les communistes appellent à un « nouveau Front Populaire »

Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a rendu publique une « lettre aux Français » appelant à la création d’un « nouveau Front populaire ». Il s’agit d’un document de deux pages, tiré à plusieurs millions d’exemplaires, et distribué par les militants communistes durant tout l’été, jusqu’à la Fête de l’Humanité en septembre. Une délégation du PCF 82 était présente sur le marché de Grisolles mercredi pour la diffuser.

« Ce texte rappelle que les temps sont durs pour tout le monde. Et nous savons que ce gouvernement cherche à nous diviser et à briser tout espoir de changement », commente Julien Sueres, militant communiste et membre du secrétariat départemental.

« Fabien Roussel rappelle les positions de notre parti quant au monde du travail, à savoir un vrai salaire, tout au long de la vie, permettant de vivre, d’élever nos enfants, de partir en vacances, de nous projeter dans l’avenir et de pouvoir profiter d’une bonne retraite en bonne santé », insiste le castelsarrasinois accompagné d’une poignée de militants dont le conseiller régional Rodolphe Portolès.

« Il est temps d’indexer les salaires sur l’inflation, les députés communistes ont déposé une proposition de loi en ce sens », insiste ce dernier, également conseiller municipal à Montauban. « Nous invitons tous les lecteurs de la lettre à signer la pétition en ligne du PCF. Il s’agit aujourd’hui de rassembler le plus grand nombre, dans les entreprises, dans nos communes, dans nos quartiers pour faire respecter partout la dignité humaine et faire vivre l’égalité, la fraternité et la République dans une France libre de ses choix », ajoute Rodolphe Portolès.

Une initiative « très positive » pour les nombreux Grisollais qui ont pu échanger avec les militants sur le marché. En conclusion de la lettre, le PCF lance un appel à bâtir « ensemble un nouveau Front populaire qui rassemble la France des villes et des champs, la France du travail et du progrès social, une France souveraine, capable de mettre enfin l’être humain et la planète au cœur de tous ses choix ».

Contact presse : Julien Sueres – j.sueres@gmail.com – 07 62 27 36 23

 

NDLR de MAC: tout le mois d’août, cette lettre sera diffusée sur les marchés de Moissac, Castelsarrasin, Beaumont, Valence d’Agen, Montaigu de Quercy et partout ou des initiatives se tiendront! Venez à la rencontre des communistes…

Violences policières : « Avant un éventuel procès, un policier n’a pas sa place en prison », le directeur général de la police suscite le tollé

Le directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux, a apporté son soutien public aux quatre policiers mis en examen pour avoir passé à tabac un jeune homme, en marge des violences consécutives à la mort de Nahel. Des propos « gravissimes », qui remettent en cause l’État de droit, selon la gauche et les syndicats de magistrats.

Frédéric Veaux, directeur général de la Police Nationale et Gerald Darmanin, ministre de l'Intérieur.

Frédéric Veaux, directeur général de la Police Nationale et Gerald Darmanin, ministre de l’Intérieur.
Thierry STEFANOPOULOS/REA

Après la haie d’honneur et les applaudissements, voilà maintenant le soutien public du chef de la Direction générale de la police nationale (DGPN). « Je comprends l’émotion, et même la colère, qu’a pu susciter dans les rangs policiers le placement en détention de l’un des leurs », a affirmé Frédéric Veaux, le DGPN, dans une interview accordée au Parisien, le 23 juillet.

Il fait ici référence au mouvement de fronde des policiers marseillais suscité par la mise en examen de quatre de leurs collègues de la Brigade anticriminalité (BAC), en particulier le placement en détention provisoire de l’un d’eux, pour « violences en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique avec usage ou menace d’une arme ».  Ce dernier est soupçonné d’avoir, avec ses trois collègues de la BAC, roué de coups un homme de 21 ans dans la nuit du 1 er au 2 juillet, au moment où la ville était en proie aux violentes émeutes qui avaient suivi la mort de Nahel. Continuer la lecture de Violences policières : « Avant un éventuel procès, un policier n’a pas sa place en prison », le directeur général de la police suscite le tollé