Ecole: Nouveau protocole, nouvelle politique sanitaire… in Caf. Péda.

Sans le dire, le gouvernement a bien changé de politique sanitaire. C’est ce qui ressort de la première réunion tripartite entre les syndicats, le ministère et le ministère de la Santé. Le président du Haut conseil de la santé publique estime qu’il n’est plus possible d’arrêter l’épidémie avec Omicron et qu’il faut apprendre à vivre avec. L’allègement du protocole annoncé pour le 2 février et celui qui a eu lieu à la rentrée s’expliquent par cette nouvelle politique qui, jusque là, avait été tue. Une nouvelle version du protocole inscrit le passe vaccinal dans la vie des élèves et traite des autotests des personnels.

L’aveu d’une nouvelle politique sanitaire

L’ambiguïté est levée. Le gouvernement a bien changé de politique sanitaire. Lors de la réunion tripartite syndicats, ministère, Santé, Franck Chauvin, président du Haut conseil de la santé publique a été très clair. Pour lui, on n’arrêtera pas le virus. La stratégie gouvernementale n’est plus que de s’adapter au virus. Le maintien des activités économiques est la priorité. Continuer la lecture de Ecole: Nouveau protocole, nouvelle politique sanitaire… in Caf. Péda.

PCF / Medef : une élection, deux projets que tout oppose

A gauche, Fabien Roussel (PCF), à droite Geoffroy Roux de Bézieux (Medef). © Stéphane de Sakutin AFP / Eric Piermont AFP

Présidentielle À gauche, Fabien Roussel. À droite, Geoffroy Roux de Bézieux. Chacun dans son coin, PCF et Medef ont présenté, lundi, leurs propositions pour le scrutin d’avril. Deux visions du monde.

Hasard du calendrier, le PCF et le Medef ont présenté, lundi, à la même heure, leurs propositions pour la présidentielle. Deux projets que tout oppose, quand bien même Geoffroy Roux de Bézieux a tenté de coller à l’air du temps sans renoncer à ses fondamentaux, parsemant la présentation de son programme de concepts estampillés « nouveau monde », depuis l’incontournable « souveraineté industrielle »« il y a encore cinq ans, le mot n’existait pas au Medef », a souri le dirigeant patronal –, jusqu’à la très consensuelle « croissance responsable ».

« La coïncidence tombe bien car elle met en exergue deux projets diamétralement opposés. Nous ne considérons pas que le travail est un coût qui mérite d’être réduit, c’est la richesse de la France et le cœur du programme de Fabien Roussel », expose Ian Brossat, le directeur de campagne du candidat communiste.

Car, au-delà du ripolinage sémantique, le projet de société ébauché par le Medef ne change pas, avec la même sacralisation de la politique de l’offre : le prochain quinquennat devra accorder de nouveaux cadeaux fiscaux aux entreprises. Par ailleurs, le Medef passe à la moulinette notre système de protection sociale, jugé trop « coûteux », avec les plus fragiles pour premières victimes. Continuer la lecture de PCF / Medef : une élection, deux projets que tout oppose

Travail enseignant : Pour en finir avec le prof bashing… in Caf Péda

Si les enseignants français sont mal payés c’est parce qu’ils ne travaillent pas beaucoup. La preuve, ils ne balaient même pas leur classe. A quelques jours d’une manifestation enseignante pour les salaires, c’est le message diffusé le 23 janvier par France 3. Un message qui flatte le public en reprenant le cliché du professeur paresseux, « toujours en vacances ». Cette fois ci, France 3 oppose l’enseignant français au professeur allemand qui, lui, travaille dur et paye de sa personne. Pourtant le sujet est bien documenté. Et il faut une bonne dose de mauvaise foi ou d’ignorance pour dresser le bilan fait par France  3.

Qu’en est-il du temps de travail enseignant ?

Julia Kochanek, la professeure allemande montrée par France 3, fait 26 cours par semaine dans deux disciplines, de la 5ème à la terminale et assure 27 heures de présence « contre 20 heures en France ». Et en plus, elle n’est pas arrogante : elle passe le balai. Elle gagne 6300 € brut par mois, nous dit France 3 qui se contente de ces affirmations. On pourra toujours répondre que 26 cours ne font que 19.5h de cours, soit ce que fait aussi un professeur du secondaire en France. Ou quel le temps de présence des enseignants « en Allemagne » n’est pas défini au niveau national mais à celui des régions (Länder), ce qui ne fait aps de J Kochanek un cas type. Mais on a assez de données européennes ou de l’OCDE pour tenter une comparaison plus solide que les à peu près de France 3.

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Et si conspirer était une bonne idée ? in Reporterre

 

Les conspirations sont partout, elles font même partie de la vie, assurent les auteurs — anonymes — du « Manifeste conspirationniste ». Ce livre est un tourbillon remuant l’air intellectuel tétanisé depuis deux ans par l’injonction du Covid.

On étouffe !

On étouffe sous les ordres absurdes, les amendes à répétition, les contradictions et les oukases, les pseudo-experts, les mensonges et les vérités qui se transforment au cours du temps, l’impossibilité de discuter et de réfléchir. On étouffe après deux ans d’infantilisation, de déni de l’intelligence collective, d’injures de président, d’enrichissement des milliardaires. Alors qu’on agit face à la pandémie, parce que nous sommes des citoyens et non pas des sujets, nous étouffons sous la morgue de tous ces gens.

Et c’est parce qu’on étouffe que cela fait un grand bien de lire le Manifeste conspirationniste. De même qu’ouvrir la fenêtre est la méthode efficace pour évacuer le virus possiblement flottant dans la respiration commune, de même ce livre est une porte ouverte pour aérer le débat et sortir de l’hébétude collective. Continuer la lecture de Et si conspirer était une bonne idée ? in Reporterre

Les aspirations des classes populaires restent à gauche

Annie et Brigitte regardent à gauche : en avril, elles ne voteront ni Le Pen, ni Zemmour, ni Macron ». © Mathieu Dréan

Si le vote populaire pour l’extrême droite progresse depuis les années 1980, les attentes qui s’expriment, notamment envers les sujets économiques et sociaux, sont toujours très marquées à gauche.

Les classes populaires se seraient droitisées ? Si la progression du Rassemblement national dans l’électorat de ces catégories est réelle, elle est à relativiser du fait d’une très forte abstention et n’est pas représentative de leurs véritables préoccupations. Selon une enquête réalisée au printemps 2021 par l’Ifop pour « l’Humanité Dimanche », plus que la lutte contre l’immigration, ce sont des mesures sociales qui sont attendues.

Thomas Pesquet : « La marchandisation de l’espace devient un problème »… Entretien!

De retour sur Terre après 200 jours à bord de l’ISS, le spationaute Thomas Pesquet, véritable figure populaire, nous a accordé un entretien exceptionnel. Privatisation rampante de la recherche et des activités spatiales, enjeux géopolitiques, état de la planète… Des sujets sur lesquels l’homme sait prendre de la hauteur. Il n’en élude aucun. Surtout pas celui de la crise climatique, dont il a été un observateur privilégié.

Allô Houston ? » La question rituelle fera toujours sourire les amateurs d’astronomie – et du film « Apollo 13 ». Mais, cette fois, c’est la voix de Thomas Pesquet qui nous répond au centre spatial de la Nasa, basé au Texas. Revenu sur Terre le 9 novembre 2021, au terme d’une mission de 199 jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS), l’astronaute préféré des Français reprend doucement ses marques. Après trois semaines de réadaptation physique à Cologne, en Allemagne, il a regagné les États-Unis pour poursuivre le travail scientifique mené dans l’espace. Au cours de cette mission « Alpha », ­Thomas Pesquet a multiplié les photos, témoin privilégié de la beauté fragile de notre planète et de la crise environnementale qui la détruit. À 43 ans, l’astronaute porte aussi un regard attentif sur l’évolution d’une conquête spatiale où les intérêts privés prennent de plus en plus de place.

Après avoir passé près de 200 jours dans l’ISS, comment se déroule votre récupération ? Continuer la lecture de Thomas Pesquet : « La marchandisation de l’espace devient un problème »… Entretien!

Fabien Roussel, le candidat qui défend une alimentation saine pour tous (VIDEO)

Mardi matin, le candidat communiste à la présidentielle, Fabien Roussel, a visité l’École professionnelle de la Boucherie (EPB) à Paris, afin de soutenir la filière et exiger une viande de qualité accessible au plus grand nombre.

« C’est du bon sens que de défendre une alimentation saine et accessible à tous », explique Fabien Roussel, afin d’éteindre définitivement la polémique suscitée par ses propos sur la gastronomie française. En effet, le député PCF du Nord avait déclaré sur France 3, le 9 janvier dernier : « Un bon vin, une bonne viande, un bon fromage: c’est la gastronomie française. Le meilleur moyen de la défendre, c’est de permettre aux français d’y avoir accès ».

De bons salaires et une bonne retraite

En visite à l’École professionnelle de la Boucherie à Paris, afin de soutenir la filière et les artisans bouchers, Fabien Roussel s’est une nouvelle fois expliquée : « Une viande issue d’un élevage de plein air sur un système herbagé, et bien ça coûte plus cher que de l’élevage en batterie…et c’est pour ça qu’il faut avoir de bons salaires et une bonne retraite. Sinon les plus riches s’achèteront de la bonne entrecôte à 25 euros le kilo, et les plus pauvres seront dans les grandes surfaces à acheter de la viande venant d’Argentine, et élevée avec des normes qui ne sont pas celles que l’on demande à nos éleveurs ».

La gastronomie française est un art de vivre

« Pour nous, défendre l’alimentation, c’est défendre quelque chose de sacré en France. La gastronomie française est un art de vivre, populaire, et nous souhaitons défendre cette gastronomie qui est internationale. » a souligné le secrétaire général du PCF.

Avec cette visite, Fabien Roussel a également  souhaité apporter un éclairage au métier de boucher et soutenir l’avenir de l’élevage français ainsi que les filières locales et les circuits courts :  « C’est bien de valoriser cette profession, de montrer qu’il y a plein d’emplois qui découlent de l’alimentation et j’invite les jeunes à s’engager dans ce type de filière, on en a besoin. »

Éducation. Après la grève historique, la colère ne retombe pas

© M. TirlerAFP

La mobilisation du 13 janvier a contraint le gouvernement à négocier et à lâcher sur quelques revendications. Mais pour la plupart, le compte n’y est pas. Un nouvel appel intersyndical à la grève est lancé pour le jeudi 20 janvier.

Les vieilles leçons de stratégie militaire ne se démentent pas : faire retraite n’est jamais qu’un moyen de contre-attaquer. Ses lignes enfoncées par la déferlante du peuple de l’éducation mobilisé dans une unité jamais vue, le gouvernement a dû reculer et abandonner quelques positions le 13 janvier. Ce faisant, il a aussi réorganisé ses troupes et réussi à diviser l’adversaire. La preuve par l’intersyndicale qui, le lendemain, n’a pas réussi à s’accorder sur une stratégie commune. Continuer la lecture de Éducation. Après la grève historique, la colère ne retombe pas

Omicron. L’école craque et les mensonges de Blanquer éclatent + appel à la Grève

Thomas COEX/POOL/AFP

De la maternelle au lycée, la situation est vite devenue explosive depuis la rentrée pour les élèves, les familles et les personnels. Une réalité que le ministre de l’Éducation nationale a de plus en plus de mal à masquer.

On a beau essayer, on ne trouve pas. On ne trouve pas d’autre mot pour qualifier tout ce qui remonte des écoles, collèges et lycées depuis le 3 janvier que celui-ci : le chaos. Et cela va bien au-delà des seuls problèmes posés par cette évolution du protocole sanitaire annoncée à la dernière minute, la veille de la rentrée – qui plus est dans un média privé et payant. Continuer la lecture de Omicron. L’école craque et les mensonges de Blanquer éclatent + appel à la Grève

Hôpital. Les vraies conséquences du forfait de 19,61 euros aux urgences

Va-t-on bientôt demander aux patients leur carte bleue au lieu de leur carte vitale ? Amélie Benoist/BSIP

Conçu pour « simplifier » la tarification des soins et améliorer le recouvrement des impayés, le forfait de 19,61 euros pour les passages aux urgences non suivis d’hospitalisation devrait surtout plomber les patients sans mutuelle.

C’est une mesure qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2021, mais qui a été repoussée en raison de l’épidémie de Covid. Il faut croire que la cinquième vague n’aura pas convaincu le gouvernement d’y surseoir une nouvelle fois.

Depuis samedi, les hôpitaux ont pour consigne d’appliquer un forfait de 19,61 euros aux patients dont le passage aux urgences ne serait pas suivi d’une hospitalisation. « Le FPU (forfait patient urgences – NDLR) remplace concrètement le forfait ATU (accueil et traitement des urgences) de 27,05 euros, auquel s’ajoutaient, pour former l’ex-ticket modérateur, les coûts des soins, examens et actes prodigués », explique le ministère de la Santé et des Solidarités. Continuer la lecture de Hôpital. Les vraies conséquences du forfait de 19,61 euros aux urgences