À Paris, le baroud de déshonneur de Génération identitaire (Dossier complet d’analyses)

C’est la première fois que Génération identitaire organiseune manifestation en son nom propre dans la capitale. B. Guay/AFP

C’est la première fois que Génération identitaire organise une manifestation en son nom propre dans la capitale. B. Guay/AFP

Près de 1 000 militants se sont rassemblés, samedi, dans la capitale à l’appel du groupuscule Génération identitaire. Un dernier coup de communication avant leur dissolution définitive ?

« Français, défends-toi, tu es ici chez toi », « Migrants partout, frontière nulle part », « Europe, jeunesse, reconquête ». Phobie de ­l’invasion et fantasme d’une civilisation blanche en péril ont pris rendez-vous, samedi, place Denfert-Rochereau à ­Paris : près de 1 000 militants d’extrême droite ont ­répondu à l’appel de Génération identitaire à manifester contre la procédure de dissolution engagée à son encontre par le ministère de l’Intérieur, le 13 février.

Gérald Darmanin a d’ailleurs été copieusement insulté et invectivé par les manifestants, qui ont qualifié le ministre de « complice » de « l’invasion migratoire ». « Lui aussi, vous  l’avez dissous ? »  ont ­également interrogé des pancartes à l’effigie de figures ­historiques qui se sont opposées, en leur temps, à « ­l’envahisseur » : Vercingétorix, un soldat de 14-18 ou encore Jeanne d’Arc.

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« Islamo-gauchisme » à l’université : la polémique Vidal ne cesse d’enfler

Dans leur tribune, les signataires dénoncent « l’indigence » de la ministre Frédérique Vidal en même temps que la misère des universités.

La ministre de l’Enseignement supérieur confirme au JDD la tenue d’une enquête sur « l’islamo-gauchisme » dans les facultés. Le RN et la droite applaudissent. Dans une tribune collective, 600 universitaires demandent sa démission.

Frédérique Vidal persiste et signe. Dans les colonnes du JDD, la ministre de l’Enseignement supérieur confirme qu’elle diligentera bien une enquête sur « l’islamo-­gauchisme » qui « gangrène », selon elle, les universités. Le membre du gouvernement, tout en considérant que « l’islamo-gauchisme n’a pas de définition scientifique », le jette de plus belle à la face des universitaires et entend faire la lumière sur les « atteintes à la laïcité » de chercheurs qui « nourrissent l’activisme ».

« Une sorte d’alliance entre Mao Zedong et  Khomeyni »

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À Montauban, le Planning familial fait face à la crise

Chantal Teyssedre est animatrice de prévention. Elle conduit le bus du Planning familial dans tout le département.DDM.B.G.
Chantal Teyssedre est animatrice de prévention. Elle conduit le bus du Planning familial dans tout le département.DDM.B.G.

Entre port du masque, gestes barrières et fermeture de son accueil de jour pour les femmes victimes de violences, le Planning familial a dû s’adapter à la crise pour poursuivre ses missions.

« Le Covid a modifié une grande partie de notre travail », déclare Monique Monribot, coordinatrice du Planning familial du Tarn-et-Garonne. Au cours de ces derniers mois de crise sanitaire, les cinq salariées de l’association ont dû s’adapter, trouver de nouvelles façons de communiquer avec leurs bénéficiaires, revoir le contenu de leurs interventions, aller à la rencontre de nouveaux publics jusqu’alors sans problème…

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L’affiche Rouge: Pour ne pas oublier! (Aragon/Ferré/B. Lavilliers)

Vous n’avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erevan

Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant

Louis Aragon 1956

École inclusive : « Il y a des situations terribles de souffrance »

Anne Falciola estime "que l'accompagnement au plus tôt, dès le premier degré, conditionne la suite et la possibilité de poursuivre sa scolarité". © R. Quadrini

Anne Falciola estime « que l’accompagnement au plus tôt, dès le premier degré, conditionne la suite et la possibilité de poursuivre sa scolarité ». © R. Quadrini

Anne Falciola accompagne des élèves en situation de handicap depuis plus de douze ans. Dans la rue avec ses collègues le 11 février, cette AESH raconte le quotidien de sa profession.

« On a ce cliché qui dit que nous sommes forcément des chômeurs de longue durée en réinsertion… Je l’ai en horreur, parce qu’il nous enferme dans une vision négative, péjorative. C’est la treizième année que je fais ce métier : je sais par expérience qu’on ne reste pas longtemps si on n’a pas vraiment envie. Nous sommes nombreux à exercer ce métier par choix, alors qu’on sait que les conditions ne sont pas géniales, pour permettre à tous les enfants d’avoir accès à l’école et les aider à avancer. » Anne Falciola est AESH (accompagnante d’élèves en situation de handicap) à Lagneux, dans l’Ain. Elle est aussi membre du collectif national AESH de la CGT Éduc’action : à ce titre elle a, bien sûr, pris part à la journée nationale de mobilisation de ces précaires de l’éducation nationale, le 11 février, à l’occasion du 16e anniversaire de la loi de 2005 sur le handicap. Alors elle ne tient pas trop à se mettre en avant et pense surtout à expliquer leurs revendications.

Mais elle a plus, bien plus à dire.

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« Dépêche du Midi »: Arrangements… Par Alain Raynal in Les nouvelles 82 N°605

La liberté de la presse est un bien trop précieux pour ne pas veiller sur elle et garantir ainsi à chaque journaliste le droit d’écrire ce qu’il estime nécessaire. Ce droit fondamental va de pair avec celui du lecteur de s’interroger, de critiquer et d’alerter s’il le juge utile.

La lecture du billet « Les juges contre le peuple » rédigé par Laurent Benayoun, rédacteur en chef de l’édition Tarn-et-Garonnaise de « La Dépêche-du-midi » laisse un goût amer et c’est peu dire. Brigitte Barèges serait victime « d’une exécution provisoire qui a le goût du sang, d’une guillotine qui ne dit pas son nom ». Après six années d’enquêtes approfondies, Brigitte Barèges est condamnée, entre autres, à abandonner ses mandats. Elle peut faire appel. La justice suivra son cours.

Ne tournons pas autour du pot.

Bien au-delà des mots écrits dans le quotidien régional politiquement lié à la famille radicale du PRG, – et en soi ce n’est pas un problème – le malaise résulte de ce qui se raconte ouvertement à Montauban et ailleurs depuis de nombreux mois. A savoir : ces « petits arrangements » entre la droite LR et le PRG dans le Tarn-et-Garonne pour se répartir les manettes du pouvoir local. A moi le Département, à toi la Ville, à l’autre l’Agglomération…

Il est devenu malsain et dangereux de taire le malaise grandissant créé parmi les gens sincèrement de gauche dans la ville et le département.

A tous ces tripatouillages qui ne peuvent qu’accentuer le rejet de la politique parmi les électeurs viennent se greffer les rapports nauséabonds qu’entretient Brigitte Barèges avec le lepéniste Ménard.

« Y’a pas d’arrangement, pas de grimace.

« Juste le lendemain se regarder dans une glace… » Chantait le groupe Zebda.

Il n’y a pas d’arrangements sauf à y laisser son âme, ou son honneur, selon…

Alain Raynal


 

Tribune : Igor Garncarzyk : Pour les personnels de direction, trop, c’est trop (snU.pden-FSU)

Nous sommes arrivés à un point de rupture. Point de rupture pour les personnels, point de rupture pour le système. Ils doivent comprendre les orientations politiques libérales définies par le gouvernement et mises en œuvre à l’Éducation Nationale par Jean-Michel Blanquer. Chacun doit en percevoir les conséquences immédiates ainsi que mesurer les transformations profondes qui en découleront.

Fatigués, épuisés, éreintés, en burn out, en quête de reconversion professionnelle pour certains ou certaines, au bord de la démission pour d’autres, la tête dans le guidon pour les mieux lotis : cette brève énumération caractérise le vécu actuel des personnels de direction dans les collèges et lycées. Nous alertons solennellement, nous qui, aujourd’hui, ne sommes plus que la courroie de transmission indispensable aux réformes de l’Education Nationale. Mais, à force d’être trop tendues, c’est bien connu, les courroies s’usent plus que de raison, s’échauffent. Et rompent.

Parlons d’abord du slogan de Jean-Michel Blanquer, « l’école de la confiance » qui prévaut depuis son arrivée à la tête du ministère. Nous savons bien, nous les chefs d’établissement, que ce slogan est une véritable imposture. D’abord, parce que la confiance ne peut pas être une injonction ministérielle. La confiance est une construction progressive, impliquant un investissement dans les relations interpersonnelles, avec les personnels de nos établissements, les élèves, les parents, les partenaires, les autorités hiérarchiques. Elle implique la concordance des mots et des actes, c’est là que le bât blesse. Non seulement nous sommes régulièrement confrontés à des injonctions paradoxales, mais cette valeur de la confiance portée si haut par le Ministre, se heurte régulièrement à nos propres valeurs tant elle est mise à mal par des pratiques quotidiennes. Continuer la lecture de Tribune : Igor Garncarzyk : Pour les personnels de direction, trop, c’est trop (snU.pden-FSU)

France-Algérie : quel travail de reconnaissance et de vérité ? (1)

Ramassage de pommes de terre en Algérie, sous la férule d’un colon à cheval. Roger-Viollet

Ramassage de pommes de terre en Algérie, sous la férule d’un colon à cheval. Roger-Viollet

Histoire et mémoire de la colonisation. Le rapport rendu par Benjamin Stora suscite de nombreuses réactions. Comment s’en saisir pour avancer sur la voie de la réparation ?

La repentance est un mot écran

Gilles Manceron Historien, membre de la Ligue des droits de l’homme

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La vérité doit être dite sur la colonisation et la guerre d’Algérie, mais le terrain est miné et les mots sont piégés. Un travail est nécessaire pour que les deux sociétés aient une connaissance des réalités et de la complexité de cette histoire, mais il faut se méfier de la tendance des États à instrumentaliser l’histoire.

La République doit reconnaître que la colonisation contredisait le principe de l’égalité de tous les êtres humains proclamé lors de la Révolution française. La repentance est un mot écran destiné à faire obstacle à cette reconnaissance. Il a été inventé par des nostalgiques de la colonisation pour discréditer la demande de désigner pour ce qu’elles sont les injustices et les violences coloniales ponctuées de crimes contre l’humanité. Continuer la lecture de France-Algérie : quel travail de reconnaissance et de vérité ? (1)

Ce que les communistes ont à offrir à la gauche (contribution)

Contribution de AlecDesbordes

Il est temps que la gauche reprenne sa place historique pour faire avancer les droits démocratiques, les luttes des travailleurs et la transition énergétique. Le Parti Communiste Français, muni de sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, peut contribuer de manière considérable à cette dynamique.

         La force politique de gauche est en retrait en France, que ce soit au niveau électoral, ainsi qu’au niveau idéologique et des luttes. Il est temps qu’elle reprenne sa place historique pour faire avancer les droits démocratiques, les luttes des travailleurs et la transition énergétique. Elle est encore capable de grande démonstration de force populaire, comme le mouvement contre la réforme des retraites l’a démontré, mais ce sont presque exclusivement des combats défensifs. Les partis, les syndicats, les associations, se demandent comment créer une dynamique qui puisse fondamentalement retourner le rapport de force actuel avec le capital financier et la droite réactionnaire, pour que l’on puisse de nouveau arracher des victoires dignes de notre peuple. Le Parti Communiste Français, muni de sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, peut contribuer de manière considérable à cette dynamique.

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Les écoles et Castelsarrasin: je t’aime moi non plus….

L’histoire castelsarrasinoise retiendra 2 aspects des relations entre la municipalité de Castelsarrasin et les écoles: l’une sera la période faste et apaisée du temps ou siégeaient au conseil des élus et adjoints communistes et des directeurs et directrices porteur de l’école de la République (dont il faudra un jour ériger une stèle à leurs actions, n’est ce pas Gilberte, Michel et Geneviève….) et de l’autre les 3 derniers mandats qui ont été source de malentendus et de conflits larvés.

Nous en sommes rendus aujourd’hui à une bataille nécessaire pour garder le quotas d’encadrement en maternelle avec le rôle prépondérant des ATSEM, la mise en œuvre d’un encadrement de qualité pour les maternelles et nous saluons ici la lutte de la FCPE locale et départementale. Pour autant nous nous interrogeons quand sous les traits d’un plumitif de la DDM, cette question des ATSEM devient une polémique avec le maire actuel en voulant faire de la démission de l’adjointe au maire chargée des affaires scolaires la finalité des actions parentales.

La question des ATSEM est plus complexe qu’il n’y parait et le raccourci serait audacieux si l’on faisait croire que l’enjeu se situe dans le nombre et non dans l’évolution logique d’un métier qui s’affirme. En effet depuis un décret parut le 3 mars 2018, les missions et attributions des ATSEM sont spécifiées et l’accession à ce métier par voie de concours aussi. De fait, fini les promotions internes et avec la courbe des ans, de nombreux agents territoriaux étant partis à la retraite sans qu’il n’aient été remplacées, nous avons pu noter l’absence de candidats-tes aux concours de la fonction publique. Les communes ont ainsi évité de recruter de nouveaux agents, cette fois-ci, diplômés-es et nécessairement rétribués-es à leur juste valeur.

Une telle politique d’économies de bout de chandelle est condamnable et nous le faisons avec force.

Mais nous ne pouvions laisser la polémique en l’état et ce qui se passe à Castelsarrasin est valable dans toutes les communes qui pâtissent d’une dotation financière en diminution. Seule la question de la volonté politique est à poser. Pas sur que par un article du journal cela soit mis en place publique car ainsi il faudrait interroger toutes les communes et intercommunalités de notre département et sur cette question, nous aurions des surprises en pratiquant la comparaison. L’auteur de l’article de la DDM voulant rester dans la ligne éditoriale du journal qui le rétribue a oublié le sens des investigations. Les actions à mener n’en seront que plus difficiles.

Bref, il est temps d’en finir avec les raccourcis qui desservent la cause que l’on veut défendre!

Aujourd’hui place à une réflexion plus large sur le devenir de nos écoles, de notre éducation nationale, place à une réflexion qu’il est urgent de porter avec tous les acteurs de l’éducation de nos enfants: les territoires (mairie, départements, région), les parents d’élèves (APE et FCPE) et les enseignants (direction, équipes et syndicats). Cette réflexion ne pourra pas faire l’économie du débat sur les moyens (ATSEM, poste enseignants…) sur l’état des bâtis, des accès, des outils et sur les liens indispensables avec le péri-scolaire comme sur l’indispensable inclusion/intégration des enfants en situation de handicap car l’école est avant-tout l’école de la République, elle s’adresse à toutes et tous.

Les communistes de Castelsarrasin et d’ailleurs l’ont bien compris.

Ils s’adressent à tous les citoyens avec le tract qui circule sur le marché et devant les écoles (a lire ICI) pour donner du sens et de l’exigence quand aux nécessaires moyens pour l’école de nos enfants, l’école du XXIème siècle.

En nous adressant à tous, nous exprimons notre soutien aux actions engagées par les parents et nous posons l’exigence d’une école ou il fait bon apprendre, ou il fait bon vivre et travailler. Alors, faisons en sorte que le débat ne se sclérose pas en une énième joute pour ou contre tel ou tel maire. Obligeons plutôt nos 1ers édiles à investir dans cette école que nous voulons plus juste, plus humaine… une vraie école de la réussite pour tous…

Finalement la démission d’une adjointe chargée des affaires scolaires n’est qu’une péripétie qui ne saurait éclipser les vrais enjeux de l’école d’aujourd’hui. L’école mérite mieux que cela… parce que nous l’aimons!

Elle mérite d’être défendue, maintenant!

tract PCF école