Présidentielle 2022. Le financement, facile pour les uns, casse-tête pour les autres + souscription

Sans parti derrière lui mais avec de solides soutiens dans le monde financier, le Macron de 2017 a pu passer d’une candidature quasi dissidente à la conquête du pouvoir. © Lafabregue / Alpaca / Andia.f

Nombre de candidats ne disposent pas d’une machine politique ou de sondages flatteurs leur permettant d’emprunter facilement. D’autres peuvent compter sur de riches donateurs. Une situation qui interroge notre système de financement de la vie politique.

«En campagne, le candidat, faute de moyens, sillonne la France en TER. » Le « JDD » met ainsi en exergue les faibles moyens financiers dont dispose pour l’instant le candidat à l’élection présidentielle Arnaud Montebourg, en l’accompagnant sur l’un de ses déplacements. À cinq mois du scrutin, c’est loin d’être anodin… Car, si la présidentielle suscite des vocations, toutes n’iront pas jusqu’au bout. Et une raison majeure, au-delà de la question des 500 parrainages d’élus nécessaires à valider une candidature, est essentiellement financière. Continuer la lecture de Présidentielle 2022. Le financement, facile pour les uns, casse-tête pour les autres + souscription

Extrême droite. Cette France qui écoute… et vote Zemmour?

Le 29 octobre, à l’espace Delta de la commune de Pleurtuit (Ille-et-­Vilaine). Le thème de la soirée   : « patrimoine et identité  ». MPP/Bureau233

Le polémiste, qui n’est pas encore candidat, s’est installé dans la campagne présidentielle et multiplie les conférences. Son public, comme son électorat potentiel, est à la croisée des droites les plus réactionnaires. Nous sommes allés à la rencontre de ses sympathisants.

Pleurtuit (Ille-et-­Vilaine), envoyé spécial.

Il tient sans discontinuer des propos racistes, misogynes, défend Pétain et Vichy, tord l’histoire et parle ouvertement de « grand remplacement ». Pourtant, Éric Zemmour, omniprésent dans les médias, multiplie les conférences qui font salle comble et est crédité de 15 à 17 % d’intentions de vote par les enquêtes d’opinion, tutoyant le seuil de qualification au second tour.

Ce vendredi-là, il n’est pas attendu avant 15 heures, mais les 700 places de l’espace Delta de la petite commune de Pleurtuit, au sud de Dinard (Ille-et-­Vilaine), sont déjà toutes occupées. ­Dehors aussi, c’est l’effervescence : un face-à-face tendu, de part et d’autre d’un cordon de gendarmes mobiles, oppose les 300 manifestants qui protestent contre la présence du polémiste d’extrême droite et le public venu l’écouter parler « patrimoine et identité », à l’invitation de deux associations locales, l’Alliance souverainiste de l’estuaire de la Rance et Mémoire du futur, axée sur la défense du patrimoine bâti chrétien. Continuer la lecture de Extrême droite. Cette France qui écoute… et vote Zemmour?

2022. La vague #MeToo prête à déferler sur la campagne présidentielle

Le 10 juillet 2020, à Paris, manifestation de militantes féministes contre la nomination du nouveau ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et du nouveau ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti. Yaghobzadeh Alfred/ABACApresse.com

 

Quatre ans après #MeToo, les féministes tentent, tant bien que mal, de faire émerger leur cause à l’occasion du scrutin d’avril 2022. Une manifestation d’ampleur doit se dérouler le 20 novembre, à Paris.

Le mouvement #MeToo va-t-il bousculer la campagne présidentielle ? À six mois de l’élection, les féministes veulent se faire entendre des postulants à l’Élysée. #NousToutes et une myriade d’organisations, dont le collectif Stop harcèlement de rue ou le Planning familial, appellent à manifester, le 20 novembre, à Paris et partout en France, pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles dans la société, mais aussi interpeller les candidats. « Aujourd’hui, ce n’est plus possible de faire l’impasse sur la lutte contre les violences faites aux femmes, contre les enfants, d’autant plus qu’elles touchent une grande partie de la population », mesure Marylie Breuil, membre du comité de pilotage #NousToutes. Continuer la lecture de 2022. La vague #MeToo prête à déferler sur la campagne présidentielle

Moissac mérite mieux veut « construire un véritable projet » in DDM

Marie Cavailé(TEMS et PS), deux sympathisants, Luc Ronfort (EELV, Cécile Roblin (EELV, Maximilien Reynies-Dupleix (PCF), Estelle Hemmami (TEMS et PS), et Julien Gettliffe (PS). DDM L.C.
Marie Cavailé(TEMS et PS), deux sympathisants, Luc Ronfort (EELV, Cécile Roblin (EELV, Maximilien Reynes-Dupleix (PCF), Estelle Hemmami (TEMS et PS), et Julien Gettliffe (PS). DDM L.C.
Formé en réaction à l’élection d’un maire Rassemblement national à Moissac, le mouvement politique vient de se constituer en association.

« Moissac mérite mieux » devient une association. Le collectif réunissant plusieurs partis et courants de gauche contre le Rassemblement national, depuis l’élection de Romain Lopez à Moissac, souhaite désormais se structurer. En ligne de mire: les prochaines élections municipales. Du PCF au PS, en passant par les écologistes, Génération.s, ou encore la Gauche démocratique et sociale, tous veulent prouver qu’une union de la gauche est possible, et reconquérir l’adhésion populaire.

« Nous proposons un rassemblement large des Moissagaises et Moissagais qui veulent défendre les valeurs d’humanisme. Reprenons l’offensive politique, apportons des réponses concrètes et crédibles aux problématiques sociales, économiques et écologiques du territoire », indique Julien Gettliffe, représentant Parti socialiste qui annonce ce changement de statut.

« Offrir une alternative »

Ceux qui n’ont pu que constater leur échec aux dernières élections municipales se veulent pragmatiques et combatifs. « cette union est un laboratoire qui permet la confrontation des idées et va nous permettre de construire un véritable projet collectif, d’offrir une alternative aux Moissagais », assure Cécile Roblin, porte-parole départementale EELV. « On sait que pour le moment on n’a pas l’adhésion de la population, mais on veut la reconquérir, et expliquer quels sont les dangers de l’idéologie d’extrême droite », souligne Maximilien Reynes-Dupleix, PCF.

Pour cela, un groupe de travail est organisé chaque mois afin de solidifier les bases de cette alliance. « Notre action s’articulera autour de trois pôles: l’emploi et la lutte contre les précarités, l’intégration de tous les habitants, et l’écologie », explique l’association. Autant de thématiques qui devraient dessiner les grandes lignes d’un programme commun.

Car l’objectif final est bien celui d’une candidature unique aux prochaines municipales. « Il n’y a que de cette façon que nous pourrons gagner et faire barrage à l’extrême droite », s’accordent-ils à dire.

L.C.

L’écologie sans la lutte des classes c’est du jardinage (Vidéo)

A diffuser massivement!

Politique. Pourquoi la gauche doit-elle se ressaisir face au confusionnisme ambiant ?

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Rappel des faits Brouillage des repères de l’extrême droite jusqu’à la gauche, le confusionnisme est en train de s’installer. Pourquoi est-ce dangereux ?

Le feu au lac : le confusionnisme comme appui de l’extrême droitisation

Philippe Corcuff — WikipédiaPhilippe Corcuff Maître de conférences de science politique, Sciences-Po Lyon

Il y a le feu au lac et peu s’en rendent suffisamment compte à gauche ! Une gauche éparpillée « façon puzzle » et la notion même de « gauche » en crise. La possibilité qu’un candidat « postfasciste », plus à droite que Marine Le Pen mais potentiellement soutenu par des secteurs de la droite, devienne chef de l’État en avril. Un Trump, mais avec davantage de pouvoirs. La dynamique d’extrême droitisation idéologique dans les espaces publics, associant xénophobie, sexisme et homophobie dans un cadre nationaliste, a commencé en France dès le milieu des années 2000. Et le nez dans le guidon, nous l’avons peu perçue à gauche.

Or, Éric Zemmour en a été une des figures principales avant d’en devenir l’agent électoral. Continuer la lecture de Politique. Pourquoi la gauche doit-elle se ressaisir face au confusionnisme ambiant ?

Déserts médicaux. Le cri d’alarme d’un médecin de campagne

Une nuit de début octobre, Frédérick Stambach a constaté le décès d’un homme qui n’avait pu être pris en charge à cause des insuffisances du système de santé local. L’intervention de trop pour ce généraliste en Haute-Vienne qui a adressé à l’Humanité une lettre coup de poing où il appelle à renverser les politiques austéritaires :  « Nos gouvernements ont sciemment organisé le chaos sanitaire » écrit-il.

Médecin généraliste à Ambazac, Frédérick Stambach est ce que l’on peut appeler un praticien aguerri. À 39 ans, dont huit à exercer dans cette commune rurale voisine de Limoges, à la jointure de la Haute-Vienne et de la Creuse, le docteur a l’agenda de consultations rempli plus que de raison et le téléphone en surchauffe permanente.

À ses rares heures perdues, le thérapeute, qui endure chaque jour les conséquences d’un désert médical, se mue en citoyen engagé au chevet de notre système de santé au sein du collectif Ateliers pour la refondation du service public hospitalier (1). Aguerri, il pensait l’être. Jusqu’à ce soir d’octobre et la constatation inhumaine de ce décès. « J’avoue avoir mis plusieurs jours à m’en remettre », glisse-t-il dans le courrier adressé à l’Humanité le 13 octobre. « J’ai eu l’impression d’entrevoir notre futur à la campagne car déjà nous n’y arrivons plus et la situation ne va faire que s’aggraver… L’angoisse est générale chez les patients et les soignants face à cette situation », souligne-t-il. Continuer la lecture de Déserts médicaux. Le cri d’alarme d’un médecin de campagne

M. Lopez a choisi son camp: collages et mascarades

A n’en pas douter, les « indiscrétions de la DDM » ont un train de retard dans l’analyse de la situation moissagaise. Nous l’avons déjà écrit ici, les collages des Zemmour’boys sont les collages des Lepen’boys…. Blanc bonnet et bonnet blanc!

Que chacun juge de la réalité des faits,…

Ce qui change la donne, c’est la présence de 2 élus de Moissac qui sont à la manœuvre. Faut-il avoir du temps libre et de l’argent pour pouvoir coller à tour de bras, un coup pour Zemmour, un coup pour M. Le Pen ou pour les 2 en même temps puisque les affiches ne se recouvrent pas. Peut être que nos apprentis « élus de la république » sont rémunérés? Pour notre part, nous avons mis les protagonistes d’accord en occultant toutes leurs affiches…

A voir et à suivre… Continuer la lecture de M. Lopez a choisi son camp: collages et mascarades

Le vote tactique pour Mélenchon, ce qu’il a été, ce qu’il n’est plus, par Gilles Questiaux + bon de soutien

 

Voici dans le cadre des multiples débats menés dans ce site, la contribution de Gilles Questiaux à la réflexion d’un vote communiste qui conserve son indépendance et ne renonce pas à marquer ses accords mais aussi ce qui lui parait être des insuffisances. Nous pensons en effet majoritairement dans ce site que le candidat communiste devrait s’adresser à toute une partie de son électorat naturel qui a déserté non seulement le pcf mais même le vote en sa faveur. Nous pensons également qu’au nom de l’unité de sommet dans le parti et dans le dialogue à gauche ignorer ce potentiel limite de plus en plus l’audience et le combat courageux de Fabien Roussel. C’est pourquoi nous nous félicitons que malgré ce silence, nombreux soient ceux qui se rallient, grâce à une analyse politique sur le fond, à cette candidature et nous leur donnons la parole. (note de Danielle bleitrach pour histoire et société)

Sera-t-il un bon choix tactique d’appeler au vote Mélenchon en 2022, comme en 2012 et en 2017 ? Continuer la lecture de Le vote tactique pour Mélenchon, ce qu’il a été, ce qu’il n’est plus, par Gilles Questiaux + bon de soutien

Pour des campagnes vivantes et une ruralité heureuse

La première étape des Rencontres des Jours heureux s’est déroulée mercredi 6 octobre 2021 à Billom dans le Puy-de-Dôme à l’issue d’une journée de rencontres de Fabien Roussel sur le Sommet de l’élevage, où le candidat communiste à l’élection présidentielle était accompagné d’André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme et de Jean-Paul Dufrègne, député de l’Allier.

Près de 500 personnes se sont retrouvées le soir pour cette entrée en « campagne » réussie, avec une première partie d’échanges avec les participants, suivie de la présentation des premières propositions consacrées à l’agriculture, à l’alimentation et à la ruralité.

Sur le volet agricole, Fabien Roussel a d’abord appelé à « déconfiner le débat sur les prix et les revenus des agriculteurs et des paysans ». Pour chaque production, il propose d’instituer « une conférence annuelle avec les représentants des syndicats agricoles, l’État, les producteurs, les transformateurs et les distributeurs, pour fixer, publiquement et en amont des négociations commerciales, un prix de référence. », d’instaurer un droit d’alerte en cas de baisse des prix d’achat ne couvrant pas les coûts de production et de « renforcer le pouvoir d’intervention de l’Etat » jusqu’à encadrer les marges de la distribution par l’application d’un coefficient multiplicateur entre les prix d’achat et de vente. Continuer la lecture de Pour des campagnes vivantes et une ruralité heureuse