« La règle est la suivante : scruter les propos tenus en cours, les supports pédagogiques utilisés, les cahiers d’élèves, puis saisir opportunément la moindre occasion de rendre tout cela public, en tronquant au besoin les informations ». Dans cette chronique, l’historienne Laurence De Cock revient sur une séance d’EMC qui a suscité une inspection, suite à une plainte d’une famille relayée par une députée en commission. Attention à la délation et « enseignants en danger » alerte Laurence De Cock alors que la profession subit de nombreuses attaques. Continuer la lecture de Le blanc-seing donné à la délation met les enseignants en danger in Caf. Péda.
Étiquette : Fascisme
Une très bonne déclaration de Marianne Margaté sénatrice communiste…
Hier le 8 mars, cet appel des communistes français en faveur de la paix a été dans la tradition de ce parti et le conduit comme nous pouvons l’espérer à se dégager du consensus atlantiste et en faveur des marchands d’armes sur lequel prétend surfer Macron pour imposer l’austérité, la misère et le déclin de la France, la perte de sa souveraineté. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

La guerre en Ukraine, trois ans après l’invasion russe, demeure une plaie ouverte au cœur de l’Europe. Derrière l’enlisement militaire et les discours belliqueux, une évidence s’impose : aucune solution purement militaire ne mettra fin à ce conflit. Les récentes déclarations d’Emmanuel Macron sur « l’autonomie stratégique européenne », évoquant notamment l’éventuelle extension du parapluie nucléaire français, révèlent moins une vision cohérente qu’un aveu d’impuissance. Ce projet, flou et dangereux, ne répond pas aux urgences actuelles : désamorcer l’escalade, assurer la sécurité collective et penser la paix hors des logiques de blocs. Continuer la lecture de Une très bonne déclaration de Marianne Margaté sénatrice communiste…
« Chercheurs, battons-nous ! » : à la manifestation parisienne « Stand up for Science », les scientifiques s’élèvent contre la censure et les coupes budgétaires imposées par Donald Trump
Ils se lèvent tous pour la science… à Paris, Toulouse, Bordeaux et ailleurs, en soutien aux chercheurs américains qui luttent pour la défense de la science. Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, ces derniers sont confrontés à des coupes budgétaires dramatiques, mettant en péril l’indépendance et la liberté de la recherche. « Stand up for science » c’est une initiative de résistance mondiale inédite face à la brutalité trumpiste.

© Marie Aimé
« C’est hyperviolent ce qu’on se prend dans la gueule. Chercheurs, battons-nous ! ». Ce sont les mots, portés par un mégaphone, d’une étudiante de la Sorbonne Nouvelle. Il est 14 h 00 ce vendredi 7 mars à Paris, place Jussieu. Chercheurs, étudiants, professeurs et leurs soutiens crient en chœur : « Du fric, du fric, pour la recherche publique, du blé, du blé, pour l’université ». Continuer la lecture de « Chercheurs, battons-nous ! » : à la manifestation parisienne « Stand up for Science », les scientifiques s’élèvent contre la censure et les coupes budgétaires imposées par Donald Trump
La position du PCF se confirme à l’Assemblée nationale avec le discours de Jean-Paul Lecoq : seuls les communistes refusent de s’en laisser conter par le parti de la guerre.
L’Assemblée nationale a débattu le 3 mars sur la guerre en Ukraine et la position de la France dans ce conflit. Il y a comme aux Etats-Unis une polarisation croissante mais elle masque mal une entente de classe et le refus de faire porter le débat sur le fond. Tout est fait pour nous porter à croire qu’une démarche pacifiste serait celle d’un nouveau Munich qui se rallierait à l’extrême-droite caricaturalement représentée par Trump et Marine le Pen en France. Dans un tel contexte, il faut affirmer que les seuls qui tentent – parfois avec difficulté vu la manière dont a été travaillée depuis des décennies l’opinion française de rester sur le fond et de relier l’intérêt de la nation à la paix en s’appuyant sur les travailleurs et non sur l’enfumage du capital qui est le fond de commerce de Macron. Un président qui brade la France en poussant des coquericos contre un ennemi qu’il invente de toutes pièces et en rampant en fait comme Zelenski devant celui qui nous humilie.
Le 3 mars 2025, l’Assemblée nationale s’est penchée sur la guerre en Ukraine et ses implications pour la France et l’Europe, dans un débat sans vote convoqué sous l’article 50-1 de la Constitution. François Bayrou, Premier ministre, a ouvert les discussions en qualifiant la situation de «plus grave» survenue depuis 1945, revenant sur l’altercation entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky du 28 février. «Une scène sidérante de brutalité», a-t-il déclaré, saluant la «résistance ukrainienne» sous les applaudissements d’une partie de l’hémicycle, mais pas des députés du Rassemblement national. Oui, les communistes ont raison de dire que cette scène est écœurante et qu’elle témoigne de ce qu’on peut attendre de Trump.. Continuer la lecture de La position du PCF se confirme à l’Assemblée nationale avec le discours de Jean-Paul Lecoq : seuls les communistes refusent de s’en laisser conter par le parti de la guerre.
Non à la marche à la guerre, oui à la sécurité collective (Fabien Roussel)

Les propos du président de la République Emmanuel Macron illustrent le vent de panique qui s’est emparé des classes dirigeantes européennes. Celles-ci sont aujourd’hui dans une impasse faute d’avoir pris la moindre initiative diplomatique depuis trois ans.
Il n’est pas trop tard pour garantir la sécurité des peuples d’Europe et la paix sur notre continent !
Mais pour cela, notre pays ne peut pas s’engager dans un fédéralisme européen botté et nucléarisé comme le propose Emmanuel Macron, ni en déclarant « ouvrir le débat stratégique » sur l’extension à l’échelle européenne de la couverture de la force nucléaire française.
Ce n’est pas assurer la paix, c’est prendre le risque d’une confrontation nucléaire en Europe.
Trois ans après l’agression russe, criminelle et injustifiable, contre l’indépendance de l’Ukraine, après un million de victimes, il est évident qu’il n’y aura pas de solution militaire, mais uniquement une solution négociée politique et diplomatique.
Nous appelons la France à s’engager dans la voie de la désescalade militaire et de choisir une autre voie : celle de la diplomatie garantissant la sécurité de la France, celle des peuples d’Europe et le respect du international.
Elle doit prendre l’initiative pour l’arrêt des combats et l’ouverture de négociations pour une paix durable, solide, respectant les principes de la charte des Nations Unies et de l’acte final de la déclaration d’Helsinki. Elle doit engager le dialogue avec les BRICS et appeler à une réunion du G20 pour enrayer tout risque de 3ème guerre mondiale.
Osons le dialogue avec l’ensemble des nations inquiètes pour la Paix !
Depuis des années, le PCF appelle à sortir de l’OTAN et à construire notre propre sécurité européenne. Nous y sommes.
Il faut donc sortir des logiques libérales qui nous ont conduit à vendre notre industrie à des puissances étrangères dont les États-Unis et reconstruire un véritable pôle public de la défense au service de la France et de la Paix.
Des entreprises stratégiques françaises sont actuellement menacées. Sauvons les !
Oui à l’autonomie stratégique au service de la Paix et des peuples.
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,
Non à la défense européenne, oui à la sécurité européenne

Les effets de manche guerriers de nombre d’éditorialistes de plateau qui défilent sur les chaînes infos cherchent à justifier la marche à la guerre et le passage du pays, et de l’Europe, en économie de guerre. L’offensive de Trump prospère en réalité sur fond de krach politique, diplomatique et industriel de l’Union européenne. La construction capitaliste et atlantiste de l’Union européenne, forgée dans les traités européens, est incapable structurellement d’y répondre dans les intérêts des peuples européens. Elle fait ici la démonstration de son impasse. Continuer la lecture de Non à la défense européenne, oui à la sécurité européenne
La Position du PCF : interview de Fabien Roussel sur l’Ukraine, une base de dialogue qui peut permettre un large rassemblement…

Je souhaiterais que tout le monde prenne connaissance de cette position largement occultée par les médias qui résument la gauche au PS et la défense de la souveraineté nationale à l’extrême droite.
Il est évident qu’Histoireetsociete, et je peux y compris dire personnellement, nous ne partageons pas toute cette analyse en particulier ce qui concerne les responsabilités du conflit, ce n’est pas un détail sans importance , cela est essentiel si l’on veut justement aboutir non pas à un cessez le feu, le temps de se refaire pour mieux repartir. Mais il fut également noter que Fabien Roussel laisse les termes du retrait ou non justement à la négociation et à la présence de toutes les parties concernées et il dit monsieur Poutine tout en marquant le fait qu’il n’a rien à voir avec les communistes. Continuer la lecture de La Position du PCF : interview de Fabien Roussel sur l’Ukraine, une base de dialogue qui peut permettre un large rassemblement…
Fabien Roussel : face à Trump, « c’est notre indépendance dans tous les domaines qu’il faut défendre »
Face à l’offensive de Washington contre l’Europe, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, juge que l’Otan devient « caduque ». Il appelle à retrouver une autonomie diplomatique.

© Omar Havana / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP
Donald Trump a annoncé une taxe de 25 % sur les produits européens. Comment réagissez-vous ? Est-ce une déclaration de guerre commerciale ?
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF
Les États-Unis n’ont en réalité jamais cessé de nous faire une guerre commerciale. Ils le font désormais à visage découvert. Ces droits de douane, s’ils venaient à être appliqués, nécessiteront une réponse ferme de la part de l’Europe. En réalité, la prise de position de M. Trump va obliger à la clarification. À Bruxelles, une partie de l’élite européenne va devoir sortir de son ambiguïté : ou elle défend les intérêts des peuples en Europe ou elle s’accroche au libre-échange qui nous fait tant de mal. Continuer la lecture de Fabien Roussel : face à Trump, « c’est notre indépendance dans tous les domaines qu’il faut défendre »
L’Allemagne avec des élections qui traduisent une polarisation mais pas d’issue perceptible
La participation citoyenne a été à 84 % (le score le plus élevé depuis 1990). la question posée à l’électorat est en effet existentielle puisqu’il s’agit du rôle de l’Allemagne en Europe et dans le monde, ce qui conditionne également celui de l’UE. Ce sont les conservateurs qui l’emportent mais sans majorité suffisante avec la débâcle de la gauche en particulier celle du PS. Si les verts et die Linke conservent une influence c’est celle d’un minorité avec pour les premiers un essoufflement manifeste. La question de la « coalition » est LE problème dans le contexte de polarisation de la société. Nous sommes dans cette élection comme devant toute celle qui ont eu lieu jusqu’ici (peut-être un scénario à la française): les résultats témoignent d’une exigence de changement mais sans moyens réels de l’obtenir avec le refuge de fait vers la stagnation et le conservatisme. Plus que jamais la difficulté est de bâtir des majorités politiques avec les forces telles qu’elles sont, alors que l’économie européenne ralentit et que la guerre en Ukraine n’est toujours pas résolue, et que les Etats-Unis mènent une stratégie erratique qui pèse de plus en plus lourd sur la situation de l’Europe. Les prochaines étapes de la politique allemande poseront de plus en plus clairement l’avenir de l’Union européenne. Il faudrait beaucoup de lucidité et une perspective qui aille au-delà des seules échéances électorales pour affronter cette période.

À 69 ans, Merz pourrait devenir l’un des chanceliers les plus âgés au moment où il prendra ses fonctions. Photo : EFE.
Les résultats des élections en Allemagne marquent une rupture annoncée dans le paysage politique. Avec 28,5 % des voix, la CDU/CSU (Union chrétienne-démocrate d’Allemagne) de Friedrich Merz se positionne comme la force dominante, tandis que la montée de l’extrême droite (AfD) à 20,5 % et l’effondrement du SPD à son plus bas niveau historique depuis 1945 (16,5 %) reflètent une société profondément divisée. Continuer la lecture de L’Allemagne avec des élections qui traduisent une polarisation mais pas d’issue perceptible
Trump alerte sur la Troisième Guerre mondiale : « elle n’est plus très loin »
Avec Trump on ne peut s’empêcher de penser à ce que Marx disait de la bourgeoisie et du mode de production capitaliste (1) et dont nous reproduisons un extrait ci6dessous, et ce qui est extraordinaire c’est que ces eaux glacées du calcul égoïste lavent comme le ferait une tempête toutes nos illusions et avec Trump le capital prétend à la fois nous alerter et nous entraîner dans sa course au tombeau en insultant les crétins, les lâches, les corrompus incapables de l’arrêter… et qui conçoit les Etats-Unis d’Amérique comme l’ultime bunker… (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).
Article de Stars Insider
Trump alerte sur la Troisième Guerre mondiale : « elle n’est plus très loin »©Getty Images
Alors que le climat politique mondial se détériore et que les tensions s’intensifient sous divers aspects, l’idée qu’une guerre puisse éclater devient de plus en plus réaliste chaque jour. Autrefois, le choix d’un lieu de résidence dépendait de critères comme l’accès aux transports en commun, la qualité de l’éducation ou la commodité des déplacements. Aujourd’hui, les acheteurs de logements semblent davantage préoccupés par des besoins fondamentaux tels que l’accès à la nourriture et à l’eau. En somme, cela évoque la menace de la guerre.
Le 19 février, lors d’un sommet à Miami, le président américain Donald Trump a averti que la « Troisième Guerre mondiale » n’était « pas si loin », tout en assurant que son administration ferait tout pour l’éviter. Il a affirmé qu’il œuvrait activement à travers le monde pour « mettre fin aux guerres » et restaurer la paix, soulignant son engagement à empêcher un scénario où « tout le monde se ferait tuer ».
Avec un stock mondial d’environ 13 000 missiles nucléaires, nous sommes tous conscients des dangers d’une guerre nucléaire. Même s’il vaut mieux ne pas penser à ce scénario apocalyptique, vous vous demandez sûrement quels sont les pays dans lesquels vous avez le plus de chances de survivre à une telle catastrophe. Continuer la lecture de Trump alerte sur la Troisième Guerre mondiale : « elle n’est plus très loin »