Au cirque d’Hiver, Fabien Roussel pour la paix et la paie + Video

À trente jours du premier tour, le candidat communiste a réuni 5 000 personnes, jeudi 10 mars, pour son meeting parisien. Il y a annoncé un « plan spécial pour le pouvoir d’achat », une préoccupation largement partagée par les participants dont certains venaient pour la première fois.

 julien mattia

julien mattia

Plus d’une heure avant le meeting de Fabien Roussel, jeudi 10 mars, la foule est déjà nombreuse devant le cirque d’hiver, à Paris. Chasuble sur le dos et casquette CGT sur la tête, Valérie a peur de ne pas pouvoir rentrer. « Avec une dizaine d’amis syndicalistes, on s’était promis d’adhérer si les communistes présentaient un candidat et un programme », raconte cette déléguée du personnel à l’Armée du Salut. Dans une campagne d’abord confisquée par les thèmes identitaires de l’extrême droite et désormais bousculée par la guerre en Ukraine, elle en est persuadée : « si la gauche veut se faire entendre, elle doit s’emparer du social ». Continuer la lecture de Au cirque d’Hiver, Fabien Roussel pour la paix et la paie + Video

Fabien Roussel veut créer une « fonction publique du lien »

Présidentielle Le candidat communiste a tenu un meeting près de Bordeaux, devant plus de 3 000 personnes, consacré aux droits des femmes et des travailleuses précaires.

Mardi soir, à Mérignac, le candidat s’est félicité d’une « lueur à gauche ». romain perrocheau / AfpMardi soir, à Mérignac, le candidat s’est félicité d’une « lueur à gauche ». romain perrocheau / Afp

Le temps d’un trajet Paris-Bordeaux en TGV et le candidat communiste à la présidentielle, Fabien Roussel, passe, mardi soir, des bancs de l’Assemblée nationale, où il vient de plaider pour la paix, à la salle du Pin-Galant à Mérignac, où l’attendent plus de 3 000 personnes, selon le décompte de ses équipes. Comme au Palais Bourbon quelques heures plus tôt, Fabien Roussel tient d’abord à exprimer sa « solidarité avec le peuple ukrainien » et invite à tout faire pour « éviter l’embrasement ». Si le programme du meeting est, à l’instar de la campagne, bousculé par la guerre, le candidat embraie tout de même sur le thème prévu : « la révolution féministe ». Continuer la lecture de Fabien Roussel veut créer une « fonction publique du lien »

Des colleuses sur le banc des accusées

Justice Ce lundi s’ouvre le procès de quatre militantes féministes violemment interpellées le soir du 14 juillet 2020, à Nantes, à proximité d’un de leurs collages. Pour avoir réagi, elles risquent deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

Manifestation organisée à Nantes, le 8 septembre 2020. Estelle Ruiz/Hans Lucas

Manifestation organisée à Nantes, le 8 septembre 2020. Estelle Ruiz/Hans Lucas

Elles sont quatre. Quatre membres du collectif des Colleuses de Nantes, engagées contre les féminicides et les violences faites aux femmes. Ce lundi, s’ouvre leur procès au tribunal judiciaire de Nantes (Loire-Atlantique).

Toutes sont passibles de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour « avoir, sans arme et en réunion, opposé une résistance violente ». Mais l’une d’elles est également poursuivie pour « avoir volontairement­ commis des violences sur personne dépositaire de l’autorité publique n’ayant pas entraîné d’incapacité­ de travail (ITT) ». Pour cela, elle encourt trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Des griefs qu’elles rejettent en bloc. « On attend d’être relaxées. Toutes. On n’est pas coupables », répète Anelya, 25 ans. Continuer la lecture de Des colleuses sur le banc des accusées

Tribune. Pour une République sociale, écologique et laïque

Texte collectif

Avec Fabien Roussel, une gauche populaire authentique est de retour. Celle de la République laïque et sociale chère à Jean Jaurès, celle du Front populaire, qui fit contrepoids à l’exploitation capitaliste par des conquêtes mémorables (congés payés, meilleurs salaires, etc.), celle du CNR, qui à la Libération maria la justice sociale et la reconstruction économique. On osa rêver alors les Jours heureux. La gauche et le peuple de France faisaient corps dans l’espérance collective. Continuer la lecture de Tribune. Pour une République sociale, écologique et laïque

Présidentielle. « Les jours heureux ? Évidemment que ça me parle ! »

Aux côtés des communistes, de nombreux sympathisants rejoignent les comités de campagne de Fabien Roussel, le candidat du PCF à l’Élysée crédité pour la première fois ce vendredi de 5 % par un sondage. À Marseille, Hélène, une jeune vendeuse et ancienne syndicaliste étudiante, et Pascal, un travailleur social et militant associatif, ont décidé de franchir le pas.

Hélène@ Nicolas Cleuet

Hélène@ Nicolas Cleuet

Peut-on encore s’intéresser à une élection présidentielle en 2022 sans être un militant de longue date ? Si les Français, selon les politologues, sont encore assez peu dans le bain de la campagne, Hélène et Pascal, eux, ont franchi le pas. Ils en sont même devenus acteurs à part entière en rejoignant le comité des Jours heureux des 9 e et 10 e arrondissements de Marseille.

Comme tous les communistes avec lesquels ils s’activent pour faire connaître leur candidat, ils se sentent encourager par les « Oh les cocos ne lâchez rien ! » entendus à la sortie d’une station de métro, trois jours avant le meeting de Fabien Roussel dans la cité phocéenne. Eux, ont choisi de ne pas adhérer mais ils mènent campagne tambour battant comme « compagnons de route ».

Elle, a 27 ans. Ancienne syndicaliste étudiante, et malgré un master 2 en physique chimie, elle travaille comme responsable d’étage dans une boutique. Lui, est mandataire judiciaire à la protection des majeurs. « C’est juste le nouveau terme pour tuteur », précise-t-il, bonnet rouge vissé sur la tête, avec un accent qui ressemble à s’y méprendre au chant des cigales. Elle a trouvé la suite de son engagement étudiant auprès des communistes. « Au-delà de leurs idées politiques, ils sont toujours aux côtés des populations. Par exemple, quand des sections organisent du soutien scolaire, ça me parle », assure Hélène. Lui ne se définit pas comme communiste. « Je laisse ça à ma femme !, s’amuse Pascal, elle a une façon de penser, de réfléchir. Devant la télévision, elle ne peut s’empêcher de tout décrypter. » Continuer la lecture de Présidentielle. « Les jours heureux ? Évidemment que ça me parle ! »

Saint-Valentin : un sexisme ordinaire ?

Relations sexuelles sociétalement programmées : la Saint-Valentin c’est 20 % de signalements supplémentaires pour violences, d’après une étude menée par l’université de Calgary ; sans parler des kilomètres d’avion que vont faire vos fleurs rouges pour atterrir en France. Derrière cette fête devenue essentiellement un événement commercial : sexisme et bilan carbone !

Pour sensibiliser à la question du consentement, l’association française En avant toutes avait mis en place des ateliers en ligne, invitant les 15-30 ans à s’interroger sur cette notion. Parmi les situations relatées, celle d’un homme qui « ne comprend pas  » pourquoi sa compagne refuse d’avoir des relations sexuelles avec lui, le jour de la Saint-Valentin. Selon Maïra Martin, directrice d’une association contre les violences faites aux femmes au Canada, un homme violent peut décider d’utiliser une date comme celle du 14 février, pour justifier de son comportement.

La Saint-Valentin donne l’occasion à des hommes violents de présenter la se Continuer la lecture de Saint-Valentin : un sexisme ordinaire ?

Cyril Hanouna, le bouffon au service de l’extrême droite + « rejoindre le comité des jours heureux »

Qu’on le veuille ou non, la présidentielle passe aussi par les plateaux de l’animateur star de C8. Claire Sécail étudie les contenus politiques de Touche pas à mon poste depuis la rentrée. Verdict : l’extrême droite y est comme à la maison.

53% du temps d'antenne politique de l'émission est consacré à l'extrême droite. © Philippe Mazzoni/C8

53% du temps d’antenne politique de l’émission est consacré à l’extrême droite. © Philippe Mazzoni/C8
© C8/Philippe Mazzoni

De son propre aveu, il s’est « fait manœuvrer ». Jean-Luc Mélenchon et ses équipes ont en travers de la gorge le passage du candidat FI chez Cyril Hanouna dans Face à Baba, le 27 janvier. Ils crient au traquenard, à cause entre autres d’un face-à-face avec Éric Zemmour taillé pour le polémiste, qui a duré une heure dix au lieu des vingt minutes prévues.

Surprenant, sur la chaîne de Vincent Bolloré ? Pas vraiment, répond Claire Sécail. La chercheuse au CNRS scrute et répertorie les contenus des émissions de Cyril Hanouna depuis le mois d’août, et notamment le temps d’antenne consacré aux questions politiques (17 % en moyenne).

Icon VideoA voir Notre série de décryptage vidéo « Zemmour contre l’histoire » :

  • Episode 1 avec l’historienne Mathilde Larrère.
  • Episode 2 avec l’historien Nicolas Offenstadt.  

Avec environ 1,5 million de téléspectateurs quotidiens, Touche pas à mon poste (TPMP) a bien grandi depuis sa création en 2010, où il occupait une obscure case horaire sur France 4. Douze ans plus tard, TPMP est devenu un espace fréquenté de la bataille culturelle, qui se décline avec les autres shows de Cyril Hanouna : l’hebdo Balance ton post et le plus événementiel Face à Baba. Continuer la lecture de Cyril Hanouna, le bouffon au service de l’extrême droite + « rejoindre le comité des jours heureux »

Présidentielle 2022. À Grigny, Fabien Roussel s’adresse aux « invisibles du périphérique »

 Nicolas Cleuet

En déplacement en Essonne, jeudi, le communiste a conclu une journée marathon par une rencontre avec les habitants et associations de Grigny. En compagnie du maire PCF de la commune, Philippe Rio, il s’est engagé à faire adopter une loi de « rattrapage » pour les banlieues.

« Philippe, on a déjà décidé de faire une manifestation à la CAF d’Évry pour réclamer les moyens nécessaires au respect des habitants ! », glisse Fabien Roussel, à Philippe Rio, le maire PCF de Grigny (Essonne) lorsque que celui le rejoint à une rencontre avec les habitants de sa ville. Après la province, à l’occasion des Rencontres des jours heureux, le candidat communiste à l’Élysée s’attelle depuis début janvier à parcourir l’Ile-de-France. Jeudi 20 janvier, le député était dans l’Essonne, un département en partie enclavé où se mêlent urbanisation et zone agricole. La journée s’est terminée dans « la ville la plus pauvre de France, mais où nous avons le meilleur maire du monde », assume fièrement, une habitante venue écouter le discours du prétendant communiste, en référence à la récompense décernée par la City Mayors Foundation au maire de la commune, Philippe Rio. Continuer la lecture de Présidentielle 2022. À Grigny, Fabien Roussel s’adresse aux « invisibles du périphérique »

Violences faites aux femmes. « S’il n’y a pas de sang, madame, on ne se déplace pas »

Myriam, Marine et Sarah sont membres de l’association la Collective des mères isolées de Montreuil qui dénonce les manquements à la déontologie du commissariat de leur ville, lors de dépôts de plaintes pour violences conjugales. Teresa Suarez

À Montreuil, six femmes victimes de violences conjugales ont décidé de dénoncer l’accueil déficient du commissariat de leur ville lors des dépôts de plainte. IGPN et Défenseur des droits sont saisis.

« Maman, il est là. » Lorsqu’elle l’alerte une première fois, en janvier 2021, Katia se dit que sa fille se fait des films. Mais le lendemain, l’adolescente la rappelle en lui expliquant que son père la filme sur le chemin du conservatoire et qu’il lui a crié : « Vous allez me le payer. » Katia rejoint alors sa fille et fonce au commissariat de Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour porter plainte. « Les agents ont d’abord refusé, en disant que c’était son père – alors qu’il est déchu de ses droits parentaux – et que filmer sur la voie publique était un droit. Mais je ne suis plus celle que j’étais en 2013 : j’ai hurlé jusqu’à ce qu’ils acceptent de prendre ma plainte. » Août 2013 : c’est le mois où Katia, après six ans de violences conjugales, finit par appeler la police. Continuer la lecture de Violences faites aux femmes. « S’il n’y a pas de sang, madame, on ne se déplace pas »

Valérie Pécresse et Fabien Roussel, projet contre projet…Présidentielle 2022

Mardi 14 Septembre 2021

Industrie, protection sociale, services publics… le candidat du PCF et la désormais candidate LR ont débattu sans concession lors de la dernière fête de l’Humanité.

Sous un chapiteau plein à craquer et dans une ambiance électrique, deux prétendants à l’Élysée ont confronté leurs propositions, en vue de 2022, au Forum social. À gauche, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. À droite, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse.

Est-il possible de réindustrialiser le pays ?

Valérie Pécresse On a laissé se désindustrialiser la France, à gauche comme à droite. Les usines, ça polluait, ça exploitait, donc il fallait une France sans usines. Mais nous avons perdu la moitié de nos emplois industriels. C’est une catastrophe. On le voit encore plus avec la crise du Covid. Il faut donc réindustrialiser, c’est une question de souveraineté. Certains d’entre vous pensent qu’il faut produire moins, pour la planète. Mais il faut produire plus et mieux, en faisant la transition écologique, et en payant mieux ceux qui produisent.

Fabien Roussel J’entends bien tous les candidats dire qu’il faut produire en France. Mais, rappelez-vous que, le premier, c’était Georges Marchais. Quand Peugeot décide de délocaliser la C5 en Chine, ou Renault d’y produire la Dacia Spring, ils le font avec le soutien de l’argent public. Ça ne doit plus exister. Il faut un moratoire contre les délocalisations, les interdire tout de suite. Et chaque euro public doit être conditionné à la relocalisation, au maintien des emplois et des savoir-faire, à l’égalité professionnelle hommes-femmes et à la préservation de nos ressources naturelles. Cent cinquante milliards d’euros sont versés tous les ans, cette manne doit nous permettre de retrouver une industrie forte. Continuer la lecture de Valérie Pécresse et Fabien Roussel, projet contre projet…Présidentielle 2022