Victime d’un attentat d’extrême droite, abandonné par l’État, le maire de Saint-Brévin démissionne

NDLR de MAC: communiqué du PCF Saint-Brévin : Nous demandons en conséquence la dissolution immédiate de tous ces groupes d’extrême-droite violents

Après l’incendie criminel de sa maison en mars, par des militants fascistes mobilisés contre un projet de déplacement d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile, Yannick Morez a décidé de démissionner de son mandat de maire et de quitter la ville, mercredi. Il n’a jamais reçu de protection policière ni le moindre soutien du ministre de l’Intérieur depuis cet attentat.

Dans une lettre postée sur les réseaux sociaux, le maire de Saint-Brévin dénonce l’inaction de l’Etat après l’incendie de sa maison.

Un stigmate effrayant du risque terroriste de l’extrême droite et du refus du gouvernement à le combattre. Yannick Morez est contraint de fuir la ville dont il est maire depuis 2017, un mois et demi après l’attentat dont il a été victime dans sa maison. À Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique) le projet de déplacement d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) près d’une école a suscité plusieurs manifestations de militants d’extrême droite s’y opposant, encore le 29 avril dernier. Des mobilisations peu suivies mais violentes. Le maire a ainsi été menacé de mort et, le 22 mars au matin, un cocktail molotov a été jeté devant sa maison, brûlant deux voitures et une partie de la bâtisse. Continuer la lecture de Victime d’un attentat d’extrême droite, abandonné par l’État, le maire de Saint-Brévin démissionne

Les encombrantes amitiés fascistes de Marine Le Pen

La cheffe du RN cherche à masquer ses liens avec des manifestants du défilé du 6 mai, à Paris, et divers militants adeptes du coup de poing et du nazisme. Ceux-ci sont pourtant nombreux, directs et tenaces.

Lionel Préau / Riva Press

Frédéric Chatillon passe aux menaces : « J’ai très envie de t’apprendre les bonnes manières », écrit-il sur Twitter, le 9 mai, au militant Raphaël Arnault. Le porte-parole de la Jeune Garde antifasciste vient alors de révéler l’identité du néonazi qui, le 6 mai à Paris, ouvrait la voie du terrifiant cortège d’extrême droite rendant hommage à Sébastien Deyzieu, membre d’un mouvement pétainiste, mort le 9 mai 1994. Frédéric Chatillon n’a guère apprécié que cette information soit mise sur la place publique, insultant Raphaël Arnault : « Le petit tapin du système, la gorge profonde, la poucave, la balance. »

L’auteur de ces injures est un vieil ami de Marine Le Pen, rencontrée sur les bancs de la fac de droit, à Assas, au début des années 1990. Lui est alors président du Groupe union défense (GUD), adepte du coup de poing avec ses troupes surnommées Waffen Assas et fête chaque année l’anniversaire d’Hitler… Continuer la lecture de Les encombrantes amitiés fascistes de Marine Le Pen

Des néonazis dans les rues en toute impunité + Moissac

NDLR de MAC: Ce sont les mêmes nationalistes que M. Lopez a mis à l’honneur lors de son discours du 8 mai à Moissac avec 80 ans d’écart. La bête immonde refait l’histoire en toute impunité. Un article à suivre sur le sujet.

 

 

 

 

 

Des militants de l’extrême droite ultraviolente ont manifesté sans contrainte, samedi 6 mai, à Paris, dans un contexte de multiplication des attaques – encore récemment – contre lesquelles le ministre de l’Intérieur ne paraît pas déterminé à agir.

Des croix celtiques, des bras tendus et des chants nationalistes, en plein Paris, le samedi 6 mai, des néonazis ont défilé sans contrainte et avec l'accord de la préfecture. © EMMANUEL DUNAND / AFP

Des croix celtiques, des bras tendus et des chants nationalistes, en plein Paris, le samedi 6 mai, des néonazis ont défilé sans contrainte et avec l’accord de la préfecture. © EMMANUEL DUNAND / AFP

Plus de 500 hommes en noir, parfois encagoulés, brandissant leurs croix celtiques et montrant leurs muscles, ont défilé en toute impunité dans les rues de Paris, samedi 6 mai. Ces militants fascistes, qui scandent « Europe, jeunesse, révolution » ont rendu, comme tous les ans autour du 9 mai, un hommage à Sébastien Deyzieu, 22 ans, membre du groupe pétainiste l’Œuvre française, mort en 1994 alors qu’il tentait de fuir la police en marge d’un défilé d’extrême droite interdit.

Une manifestation autorisée par la préfecture

La manifestation de samedi était, elle, bien autorisée par la préfecture, qui a simplement publié un décret autorisant l’usage de drones pour surveiller cette démonstration de force fasciste. La préfecture se défend en expliquant ne pas avoir été fondée à interdire la manifestation « qui n’avait occasionné, les années précédentes, aucun trouble à l’ordre public ». Le « maintien de l’ordre » était, lui, assuré par les groupuscules fascistes eux-mêmes, qui n’ont pas manqué d’entraver le travail des journalistes, tandis que quelques policiers restaient à distance. Continuer la lecture de Des néonazis dans les rues en toute impunité + Moissac

Pour les communistes, « les jours heureux sont devant nous » !

A l’occasion de la sortie du livre de Fabien Roussel, intitulé « Les jours heureux sont devant nous », les militants communistes de Castelsarrasin ont animé un stand sur le marché jeudi dernier. L’occasion de présenter aux castelsarrasinois les grandes lignes du programme porté par le PCF.

credit photo J.S.

« Lorsqu’on discute avec les gens sur le marché, beaucoup nous expliquent qu’ils sont en colère car malgré le fait qu’ils ou elles travaillent, les fins de mois sont de plus en plus difficiles. Une situation qui peut les pousser vers l’abstention lors de périodes électorales, ou pire, vers un vote pour l’extrême-droite », analyse Julien Sueres, militant au sein de la section castelsarrasinoise du PCF.

En ce jour de marché, les communistes sont à pied d’œuvre pour aborder cette question du travail et du pouvoir d’achat. Dans son programme lors des élections présidentielles, le candidat Fabien Roussel s’était fait remarqué en abordant la question du travail d’une voix singulière et dissonante au sein de la gauche. Continuer la lecture de Pour les communistes, « les jours heureux sont devant nous » !

Opération Wuambushu. Un élu mahorais appelle au meurtre des Comoriens et déclenche un tollé

Communiqué du PCF: Le gouvernement doit stopper immédiatement l’opération Wuambushu

 

Les propos du vice-président (divers centre) du département de Mayotte, Salime Mdéré, tombent sous le coup de la loi et suscitent un tollé.

L'opération coloniale « Wuambushu » a pour objectif affiché de lutter contre l'immigration clandestine originaire des Comores. © Morgan Fache / AFP

L’opération coloniale « Wuambushu » a pour objectif affiché de lutter contre l’immigration clandestine originaire des Comores. © Morgan Fache / AFP

« Il faut peut-être en tuer, je pèse mes mots ». Alors que l’opération Wuambushu a débuté, le vice-président du département de Mayotte, Salime Mdéré, (divers centre) appelle au meurtre, tandis que la journaliste de Mayotte la Première qui l’interroge reste médusée. Des propos qui tombent sous le coup de la loi. La journaliste, lui, rétorque qu’elle ne peut pas le laisser dire ça, et quelques heures plus tard, la séquence est retirée du site de France Télévision.

De bout en bout, les propos de cet élu sont insupportables. «  Des gamins qu’on voit de loin, dit-il sur le plateau … enfin c’est même pas des gamins, moi je refuse d’ailleurs qu’on emploie ces termes-là : ‘‘jeunes’’ ou ‘‘gamins’’, ces délinquants, ces voyous, ces terroristes… à un moment donné, il faut peut-être en tuer, je pèse mes mot ». « Si y’en a pas un qui est tué, y’en aura toujours d’autres qui vont oser tuer des policiers », insiste-t-il encore.

La polémique est immédiate. « Un élu LREM de Mayotte et vice-président du département appelle au meurtre, en direct, de jeunes comoriens lors de l’opération Wuambushu, réagit le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. Honteux. Voilà où conduit la politique de notre gouvernement. J’appelle à mettre un terme immédiat à cette opération ».

« Est-ce que les élus LREM vont condamner ces propos insupportables du vice-président LREM du conseil départemental de Mayotte ? », interroge le coordinateur de la France insoumise, Manuel Bompard.

« Ces propos ne sont pas dignes de la République », a également dénoncé le ministre des Outre-Mers, Jean-François Carenco. Le préfet de Mayotte s’est dit lui « consterné ».

LREM prend ses distances

Une indignation générale, qui pousse le parti du président de la République, Renaissance, à réagir à son tour. D’abord, en déniant la qualité de membre de LREM comme de Renaissance à l’intéressé. « Il n’a jamais obtenu l’investiture de notre parti et n’a d’ailleurs pas accordé son parrainage au Président de la république en 2022 » explique Renaissance à Libération. « Il est membre depuis 2021 d’un exécutif départemental qui s’oppose fortement à l’action de notre majorité. Ses propos n’engagent en rien notre parti et appellent une condamnation sans ambiguïté de toutes les forces politiques ». Le chargé de mission départemental pour Les Républicains à Mayotte reconnaît en revanche qu’il est un  « sympathisant » LR, qu’il « partage les idées de la droite » .

Devant le tollé, Salime Mdéré a publié un statut Facebook selon lequel il « tempère » (sic) son propos  « excessif»  (re-sic),  « s’il a pu heurter des sensibilités  ». Une rétractation timide, donc, qui exige d’autant plus de la justice qu’elle condamne cet appel au meurtre proféré par un élu de premier plan du département de Mayotte.

DÉCLARATION SOLENNELLE. La Libre Pensée s’adresse au mouvement laïque, démocratique, syndical et humaniste

 

Après la Ligue des Droits de l’Homme menacée par Darmanin, la Fédération nationale de la Libre Pensée est en butte aux attaques et agression de l’extrême-droite, des ultras catholiques et de la Réaction

Chacun le sait, la Libre Pensée agit de manière conséquente pour la défense de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat. C’est pourquoi, elle agit sur tous les terrains, notamment juridique, pour faire respecter l’Article 28 de cette loi qui prohibe d’ériger tout symbole religieux sur un emplacement public, après le 1er Janvier 1906.

Loin de vouloir éradiquer les symboles religieux, la Libre Pensée demande que les Vierges, Statues, crèches catholiques soient désormais à leur juste place : dans le domaine privé et/ou religieux, au nom du principe de Victor Hugo : « L’Église chez elle et l’État chez lui ! ». Ceux qui ont été érigés avant le 1er janvier 1906 ne sont pas visés par cette prohibition, la Libre Pensée n’a aucune remarque à faire sur leur existence et emplacement.

Il a fallu trois condamnations de Justice administrative, conclues par celle du Conseil d‘État, la plus haute juridiction administrative de ce pays, pour dire le Droit à un Maire qui confond ses opinions privées et religieuses avec la mission de défendre l’Intérêt général, aux Sables d’Olonne en Vendée à propos d’une statue de « saint-Michel » (1). Continuer la lecture de DÉCLARATION SOLENNELLE. La Libre Pensée s’adresse au mouvement laïque, démocratique, syndical et humaniste

Castelsarrasin. Les communistes appellent à construire un nouveau Front Populaire

La section du PCF de Castelsarrasin, Moissac et du Pays de Serres s’est réunie samedi en Assemblée Générale à la suite du congrès national qui s’est tenu à Marseille le week-end dernier.

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Les communistes réunis en assemblée générale © Julien Sueres

A cette occasion, les militants communistes ont réaffirmé leur soutien à l’intersyndicale mobilisée depuis trois mois contre le projet de réforme des retraites. Le parti communiste tient également à souligner l’exemplarité de l’intersyndicale.

« Nous avons à apprendre de l’intersyndicale. D’abord ils sont capables de se rassembler sans qu’aucune composante n’écrase personne, sans sectarisme et avec respect de tous. Ensuite, depuis trois mois, ils mobilisent dans les métropoles comme dans les petites villes et villes moyennes, ce que nous n’avons pas été capable de faire aux dernières élections législatives. Enfin, cette intersyndicale mobilise sur les enjeux du travail, et elle montre qu’il y a une majorité dans notre pays pour porter une certaine conception du travail, celui qui permet de vivre dignement, de se sentir utile à la société, des questions que porte Fabien Roussel depuis des mois », a déclaré pour l’occasion Maximilien Reynes Dupleix, secrétaire de la section du PCF. Continuer la lecture de Castelsarrasin. Les communistes appellent à construire un nouveau Front Populaire

Un castelsarrasinois à Marseille au congrès du PCF + vidéo

Une délégation de 5 militants communistes de la fédération Tarn et Garonne est partie à Marseille ce week-end participer aux travaux du 39ème congrès du PCF. La formation a notamment mis à jour son texte d’orientation, ses statuts et réélu à sa tête le secrétaire national Fabien Roussel.

« Après des mois de débats sur le texte d’orientation au sein des sections locales, ce congrès a conclu un temps démocratique fort du parti communiste français », commente Julien Sueres, délégué au congrès pour représenter la section de Castelsarrasin, Moissac et Pays de Serres. En janvier dernier déjà, un vote des adhérents sur le texte proposé par l’équipe de Fabien Roussel avait conforté la nouvelle ligne du PCF. Le congrès a Marseille a fini d’entériner ce travail.

« En 2018 au congrès d’Ivry, et après des années d’effacement derrière Jean-Luc Mélenchon, les communistes ont fait le choix courageux de se donner une nouvelle orientation politique, celle de réaffirmer l’existence d’un PCF fort de ses militants dans le paysage français, et notamment en présentant un candidat à l’élection présidentielle », détaille le castelsarrasinois. Continuer la lecture de Un castelsarrasinois à Marseille au congrès du PCF + vidéo

Le PCF appelle à un nouveau Front populaire

39e Congrès Réunis ce week-end à Marseille, les communistes ont réélu Fabien Roussel secrétaire national avec 80,4 % des voix et ont tranché sur sa stratégie de rassemblement avec les autres forces de gauche.

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CREDIT PHOTO/AGENCE AFP

Marseille (Bouches-du-Rhône), envoyée spéciale.

Le 39e congrès du PCF s’est conclu à Marseille, lundi, par un appel à un « nouveau Front populaire ». « Nous voulons construire une majorité capable de l’emporter, capable de battre l’extrême droite qui menace. Proposons aux Français de sceller un pacte avec eux, de sceller une union autour du projet le plus ambitieux pour notre pays ! » a lancé Fabien Roussel sur la scène du palais du Pharo, face aux 700 délégués communistes, quelques minutes après sa réélection comme secrétaire national avec 80,4 % des voix, et après avoir rendu hommage aux victimes de l’effondrement d’un immeuble de la cité phocéenne;

« Nous n’avons qu’un seul but : faire gagner la France du travail et du progrès social », a ajouté le député du Nord. Alors qu’une motion appelant à un « nouveau Front populaire » a été adoptée dès vendredi, le dirigeant communiste précise que le « construire, c’est faire le choix de s’adresser à tous les Français, et d’abord à celles et ceux qui doutent, qui cherchent, qui s’abstiennent, ceux qui manifestent », mais c’est aussi « dire aux forces de gauche, aux forces de progrès, au monde syndical, aux mouvements associatif, social : nous sommes disponibles, ouverts, prêts à travailler ensemble ». Continuer la lecture de Le PCF appelle à un nouveau Front populaire

Fabien Roussel : « Sur le travail, la gauche doit être bien plus forte »

 À Marseille, pour le 39e congrès du PCF, Fabien Roussel, son secrétaire national, entend tirer toutes les leçons du mouvement contre la réforme des retraites et bâtir « une France libre, forte et heureuse ». Pour le député du Nord, il s’agit à la fois de renforcer son parti et l’union à gauche et de porter au pouvoir un véritable projet de transformation sociale.

Pour suivre l’intégralité des débats du congrès

« Avec la mobilisation contre la réforme des retraites, une puissante exigence de démocratie s’est exprimée, et ça fait du bien. Une exigence de respect, tant des syndicats que du peuple », assure Fabien Roussel.

C’est en plein mouvement social contre la réforme des retraites que se tient le congrès du PCF à Marseille, entre le 7 et le 10 avril. Point d’aboutissement d’une réflexion menée localement depuis des mois, le rendez-vous sera irrigué par les enseignements de cette « mobilisation historique », promet son secrétaire national, Fabien Roussel. Au menu : le lancement d’un chantier pour faire du PCF un véritable « parti populaire » et celui d’« un pacte de progrès pour une France du travail », proposé aux citoyens et à la gauche.

Emmanuel Macron et le gouvernement s’entêtent, malgré les mobilisations, à vouloir imposer le recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans. La crise dépasse-t-elle désormais le cadre de cette réforme à vos yeux ? Continuer la lecture de Fabien Roussel : « Sur le travail, la gauche doit être bien plus forte »