Nouvelle-Calédonie : E. Macron et le 1er ministre sont les responsables de cette crise et doivent trouver les ressorts pour en sortir (PCF)

L’aggravation brutale de la crise en Nouvelle-Calédonie se solde par un bilan humain et matériel d’ores et déjà inacceptable et tragique : quatre morts dont un gendarme et de très nombreux blessés ainsi que la présence de milices armées qui agissent en toute impunité.

Nous adressons toute notre amitié et nos pensées aux familles des victimes et nous appelons à ce que toute la lumière soit faite sur ces drames .

Nous adressons également à la famille du gendarme décédé, à ses proches, ses collègues ainsi qu’à l’ensemble de la Gendarmerie nationale toutes nos condoléances.

La crise politique néo-calédonienne rappelle les heures les plus difficiles des années 1980.

Pourtant, depuis 30 ans, les présidents de la République et leurs premiers ministres successifs ont su préserver le cadre d’un processus fondé sur l’impartialité de l’Etat, la concertation, l’équilibre et le respect mutuel entre les différents partis.

Aujourd’hui ce processus qui a commencé par la poignée de main historique entre Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur au moment des Accords de Nouméa, est remis en cause.

Le seul responsable de cette crise est le président de la République Emmanuel Macron et son Gouvernement, qui avancent à coup d’ultimatums et de menaces, de l’imposition du calendrier du 3e référendum en dépit du deuil du peuple calédonien au moment de la pandémie à celle de la réforme du corps électoral.

La colère qui explose aujourd’hui est le fruit amer de cette politique destructrice, dont les conséquences sont accentuées par des inégalités sociales très fortes sur l’île .

Le PCF appelle au calme. Plus aucun drame humain, plus aucun mort, plus aucun blessé, autant parmi les manifestant·es que parmi les forces de l’ordre, ne doit être à déplorer.

Emmanuel Macron et le Premier ministre sont les responsables de cette crise. C’est à eux de trouver les ressorts pour en sortir.

Malheureusement, en décrétant l’État d’urgence, en annonçant d’ores et déjà que le Congrès sera convoqué fin juin, ils se comportent de la pire manière, comme les représentants d’un Etat colonial dont on pensait être définitivement débarrassés.

Il faut retrouver les voies du dialogue, sans ultimatum, ni coup de force, et dans le respect mutuel des différents partis. Pour cela, le PCF et ses parlementaires demandent que la réforme du corps électoral soit stoppée.

Ils appellent à l’envoi immédiat d’une mission gouvernementale dirigée par le Premier ministre, chargée de réunir l’ensemble des partis pour trouver une solution politique négociée et consensuelle à la crise dans le respect des Accords de Nouméa.

Parti Communiste Français, 15 mai 2024


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Européennes 2024 : la guerre, enjeu brûlant du scrutin européen + Vidéo L. Deffontaines (RTL)

Le conflit en Ukraine et le massacre à Gaza percutent le scrutin du 9 juin, le premier, depuis vingt-cinq ans, à se tenir alors que des affrontements sont en cours sur le continent.

Longtemps, l’Europe s’est crue préservée du fracas des bombes réservé, dans son imaginaire, aux Afghans, Irakiens, Congolais et autres Soudanais. Depuis le 24 février 2022, les Européens savent que la guerre n’est pas l’exclusive des peuples du Sud. Premier scrutin continental à se tenir depuis le conflit au Kosovo en 1999, les européennes du 9 juin se fracassent sur les offensives en Ukraine et à Gaza. Continuer la lecture de Européennes 2024 : la guerre, enjeu brûlant du scrutin européen + Vidéo L. Deffontaines (RTL)

Tags antisémites dans les Hauts-de-France : Fabien Roussel réagit face à la montée de l’extrême droite

Le monument aux morts d’Escautpont a été souillé par des tags nazis et homophobes, tandis qu’à Mulhouse, des affiches de Léon Deffontaines ont été recouvertes de menaces de mort. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, se dresse face à la montée de l’extrême droite.

 

L’antisémitisme et l’extrême droite ne doivent pas être banalisés. Très tôt ce 8 mai, des croix gammées et des insultes homophobes ont été taguées sur le monument aux morts d’Escautpont près de Valenciennes (Nord). La commune « se réveille sous le choc, peut-on lire sur le post Facebook de la mairie d’Escautpont, c’est le souvenir de nos Morts pour la France qui est insulté ». Pour Fabien Roussel, député PCF de cette circonscription du Nord, ces tags sont « l’expression complètement décomplexée d’une extrême droite dangereuse qui gagne du terrain en Europe et en France. » Selon le secrétaire national du PCF, le tag homophobe inscrit sur le devant de la stèle est une attaque qui s’adresse certainement au maire, Raphaël Kruszynski. Continuer la lecture de Tags antisémites dans les Hauts-de-France : Fabien Roussel réagit face à la montée de l’extrême droite

MALI, BURKINA, NIGER ET SÉNÉGAL + Vidéo conférence D. Pagani

 

DES EXPÉRIENCES SOUVERAINISTES COMPLÉMENTAIRES par Roland Diagne


Roland Diagne a parfaitement raison sur l’invite qu’il adresse à ceux qui croient encore être les maîtres de l’Afrique : n’interprétez pas avec vos critères qui conduisent la démocratie capitaliste au fascisme quand vous perdez pied, l’Afrique cherche les voies de sa souveraineté et pas plus qu’en Amérique latine on ne peut opposer les solutions anti-impérialistes, écoutez ce que les peuples ont à vous dire. A ce propos, en matière d’anniversaire je voudrais reprendre le propos d’un lecteur sur l’anniversaire de Dien Ben Phu auquel Le Cornu a été invité… Quel chemin depuis ce temps où on joue avec le nucléaire: “L’histoire bégaie, au moment ou certains s’agitent sur le comment utiliser le nucléaire dans le conflit ukraino/russe, rappelons que Foster Dulles proposa à Georges Bidault, président du Conseil, d’utiliser la bombe atomique à Dien Bien Phu. La réponse fut négative, la bombe ne regarde pas qui sont les bons et les méchants.
Certains s’attarderont sur les erreurs de l’état-major français, le général Navarre en tête. Le colonel De Castries commandant le camp retranché ira jusqu’à provoquer le général Giap ” tu attaques quand? viens je t’attends”. Quelle outrecuidance ! Même sans ces erreurs, la défaite eut été consommée. La décolonisation était inéluctable. L’Algérie suivra…
.” Oui il serait temps de s’en pénétrer “la défaite est consommée” (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)


Les chantres du néocolonialisme françafricain, eurafricain et usafricain s’évertuent à opposer le souverainisme sénégalais issu des urnes et celui issu du parachèvement militaire des luttes des peuples du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Leur doxa doctrinaire dans le sillage de leurs maîtres impérialistes est l’apologie décontextualisée de la « démocratie des urnes » tout comme la « démocratie multipartite » est érigée comme l’unique critère opposable aux démocraties populaires socialistes cubaine, vietnamienne, chinoise et coréenne. Leur credo permanent est « régime démocratique » versus « régime autoritaire » même si le monde entier voit de plus en plus la supercherie du double standard permanent et que la chimère opposant systématiquement « les institutions fortes et les hommes forts » laisse voir la réalité scandaleuse des Etats hors la loi dans les pays impérialistes, les pays dépendants et les néocolonies.

En effet l’histoire montre que la « démocratie » capitaliste engendre en temps de crise le fascisme, c’est-à-dire que la forme démocratique cède la place en temps de crise à la forme terroriste de la dictature de classe du capital.

Forme démocratique ou fasciste sont les moyens institutionnels (la superstructure) pour préserver coûte que coûte la propriété privée des moyens de productions et d’échanges sous le capitalisme en particulier à son stade suprême l’impérialisme dont la caractéristique tendancielle selon Lénine est « la réaction sur toute la ligne ».

Aux USA, dans les pays de l’UE, on assiste à la manifestation de cette tendance réactionnaire avec la fascisation des pouvoirs libéraux, sociaux libéraux, écologistes faisant le lit électoral des partis fascistes qui y redressent partout la tête. La fascisation se manifeste par l’islamophobie, la négrophobie, la rromophobie, les nombreux assassinats racistes policiers, les interdictions arbitraires des manifestations de solidarité avec la Palestine, la criminalisation de l’anti-sionisme, les atteintes liberticides au droit de grève, la soumission de plus en plus flagrante des pouvoirs législatif et judiciaire au pouvoir exécutif, l’économie de guerre et les guerres, etc.

Le néocolonialisme, qui n’est qu’un capitalisme sous développé dépendant, ne fait que répercuter ces caractéristiques anti-démocratiques inhérentes à la dictature de classe de la bourgeoisie sous la forme multipartite ou militariste comme l’Afrique l’a connu avec les coups d’états françafricains post-1960. Les seules exceptions dans cette période furent les coups d’État souverainistes de Thomas Sankara et jusqu’à un certain point de Jerry Rawlings.

Mali, Burkina, Niger renouent avec le souverainisme Sankariste

Sankara disait fort justement qu’un « militaire sans conscience politique est un criminel en puissance ». Est-on au Mali, Burkina, Niger en présence d’un retour au retour des putschs des Eyadéma assassin de Olympio, Mobutu assassin de Lumumba, Moussa Traoré assassin de Modibo, etc ? Ou avons-nous plutôt affaire au retour des coups d’états souverainistes types Sankara ou Rawlings ?

Pour éviter le piège doctrinaire libéral bourgeois néocolonial opposant systématiquement et par principe coups d’états et urnes, il est indispensable de prendre en compte les facteurs suivants : – le rapport réel des forces atteint par les luttes populaires contre les pouvoirs néocoloniaux, le contexte et les objectifs pour lesquels la fraction du peuple dans l’armée est intervenue.

Au Mali, Burkina, Niger, les peuples se sont insurgés contre la « démocratie multipartite » des corrupteurs et des corrompus engendrée par le prétendu « vent de la démocratie » vendu par l’impérialisme françafricain, eurafricain et usafricain dans les années 90 contre les putschistes militaristes qu’ils avaient soutenu dans la période précédente pour renverser les pouvoirs souverainistes (Olympio, Modibo, Lumumba, etc) qui avaient été portés au pouvoir lors de la première phase de la lutte indépendantiste en Afrique.

La « démocratie multipartite » et « l’individualisme technocratique » devenaient ainsi les deux mamelles principales de l’intégration des gouvernances libérales néocoloniales dans la mondialisation libérale pilotée par le Fond Monétaire Internationale, la Banque Mondiale et l’OMC.

Le « there is no alternativ » au libéralisme était la pensée unique sous le vernis de la « démocratie multipartite » devenue des « démocratures » qui affament le peuple et enrichissent en milliards de francs cfa des bureaucraties d’États néocoloniales.

Le chemin le plus court pour devenir milliardaire est d’être ministre ou PDG des multiples agences parapubliques pendant que les secteurs stratégiques (eau, électricité, télécoms, ports, chemins de fer, aviation, le foncier, les mines, etc) étaient bradés aux privés surtout impérialistes par suite de la dévaluation du franc cfa.

Ces politiques libérales livraient les économies nationales aux privés étrangers au nom de la « croissance du PIB » tout en interdisant les recrutements dans la fonction publique finirent par conduire aux tragédies de l’émigration piroguière meurtrière et aux sans papiers traqués et surexploités par l’économie souterraine des pays de l’UE, des USA, du Canada, etc.

Vient se surajouter l’insécurité permanente provoquée par le djihado-terrorisme dans le Sahel à partir de la destruction criminelle de la Libye. Cette infestation du Mali, du Burkina, du Niger est consécutive de la stratégie US/UE/Otanienne des « guerres de religions, des cultures, des civilisations » n’ayant d’autres objectifs réels que la mainmise des firmes capitalistes impérialistes sur les richesses du sol et du sous sol africain.

« Démocratures » et insécurité djihado-terroriste ont été le terreau des révoltes populaires au Mali, Burkina, Niger et de la découverte puis la prise de conscience dans ces peuples et la fraction nationaliste des armées de ces pays de la duplicité des impérialistes faisant semblant de soutenir les États néocoloniaux tout en étant complices des terroristes séparatistes comme l’a révélé au grand jour le refus par l’armée française que l’armée malienne entre dans Kidal.

Les luttes populaires ont renversé au Burkina l’assassin de Sankara, ci-devant dictateur de la « démocratie multipartite ». Ce fut le cas au Mali d’ ATT, puis IBK et au Niger de Bazoum. Tous ces « présidents élus démocratiquement » par la fraude ont été chassés du pouvoir de la « démocrature » après avoir réprimé de façon sanglante la résistance populaire. Les militaires de terrain qui ont défendu au quotidien l’intégrité territoriale, l’unité nationale contre l’insécurité endémique du terrorisme et la duplicité des impérialistes ont décidé de parachever la volonté populaire en renversant les apatrides.

Ces régimes militaires de transition se sont fixés comme tâche principale de rétablir l’intégrité et l’unité territoriale et nationale contre les menées spoliatrices des impérialistes et contre la servilité de l’UEMOA/CEDEAO. Ce faisant, ils ont été amenés à forger leur union panafricaine sur le plan militaire, puis œuvrent maintenant à le prolonger sur les plans politique et économique tout en développant une coopération souveraine avec les BRICS+ contre l’hégémonisme prédateur séculaire de l’impérialisme françafricain, eurafricain, usafricain.

Après deux alternances libérales, le Sénégal s’oriente vers l’alternative souverainiste

Par deux fois l’espérance de changement au Sénégal a été déçue, de surcroît avec, comme au Mali et au Burkina, des trahisons de la gauche révolutionnaire communiste qui a jeté le bébé souverainiste avec l’eau du bain de la participation à des pouvoirs sociaux libéraux (PS) et libéraux (PDS, APR/BBY). Les renégats de la gauche communiste considérant que «le mouvement est tout, le but n’est rien » ont tout simplement jeté aux orties l’enseignement suivant de Engels : « Après la victoire commune, on pourrait nous offrir quelques sièges au nouveau gouvernement – mais toujours en minorité. Cela est le plus grand danger. Après février 1848, les démocrates socialistes français (…) ont commis la faute d’accepter des sièges pareils. Minorité au gouvernement des républicains purs, ils ont partagé volontairement la responsabilité de toutes les infamies votées et commises par la majorité, de toutes les trahisons de la classe ouvrière à l’intérieur. Et pendant que tout cela se passait, la classe ouvrière était paralysée par la présence au gouvernement de ces messieurs, qui prétendaient l’y représenter » (La révolution italienne à venir et le Parti Socialiste – P.486). C’est là que réside la source de cette scandaleuse absence du mouvement syndical dans la lutte qui a débouché au Sénégal sur la victoire électorale du camp souverainiste.

La nature ayant horreur du vide, la jeunesse souverainiste désillusionnée par l’immensité de la mal-gouvernance et ayant marre de risquer sa vie dans l’émigration piroguière meurtrière a rempli le vide politique contre la « démocrature multipartite » des corrupteurs et des corrompus comme au Mali, Burkina, Niger et bientôt dans les autres pays d’Afrique.

Ayant gagné l’hégémonie culturelle du souverainisme dans la jeunesse, puis dans le peuple, l’offre politique patriotique avec un parti-front rassemblant les courants souverainistes libéral, conservateur et révolutionnaire dans Pastef/Les Patriotes et doté des leaders charismatiques comme Sonko, Diomaye, Guy Marius, etc est devenue majoritaire dans le pays. Le camp souverainiste est entré en résistance contre les complots, embastillements, tortures, assassinats de l’État hors la loi de Macky/APR/BBY rejoints un moment par le PDS et d’autres concurrents transfuges avant que le peuple ne le fasse triompher dans les urnes.

La différence entre la victoire du souverainisme au Mali, Burkina, Niger et le Sénégal réside dans les formes d’accès au pouvoir déterminées par les trajectoires historiques distinctes. Dans les trois premiers pays, les coups d’État françafricains ont favorisé une tradition d’intervention des militaires dans les conflits politiques qui ont ouvert la voie à des contre-exemples souverainistes types Sankara et/ou Rawlings. Au Sénégal, le seul coup d’État fut civil, celui de LS Senghor contre Mamadou Dia en 1962 sans intervention directe de l’armée. Dans tous nos pays, les alternances néocoloniales ont montré que changer les hommes au pouvoir soumis aux diktats libéraux du FMI, de la Banque Mondiale, ce n’est ni changer de politique, donc la vie des populations, ni retrouver notre indépendance nationale.

Le nécessaire panafricanisme des transitions militaires et élections souverainistes

Les trajectoires et formes différentes ne doivent pas nous cacher le lien dialectique entre « mouvement et but » dans la quête du souverainisme dans cette seconde phase de libération nationale et panafricaine. Les expériences en cours frayent des chemins reflétant tout simplement des histoires nationales spécifiques à chacun des pays. Il n’y a pas et ne peut y avoir de modèle unique par lequel chaque pays doit passer. Les formes nationales dans lesquelles s’expriment les lois des processus de transformations révolutionnaires sont incontournables conformément aux lois du matérialisme dialectique. Pour comprendre cela il faut comme l’enseignement le matérialisme dialectique séparé « l’apparent de l’essence » selon la juste expression de Lénine. L’apparent ici réside dans les formes nationales propres, l’essence est dans l’option souverainiste de chaque expérience en cours manifestant la tendance historique actuelle de la lutte du monde du travail et des peuples contre la « mondialisation » libéral du capitalisme impérialiste.

Les expériences de l’AES et du Sénégal vont devoir converger en fonction de l’avancée de la consolidation du souverainisme dans chacun des pays. En effet, dans chacun d’eux, le nouveau pouvoir souverainiste de transition militaire ou élu a hérité d’un État néocolonial qui perdure depuis des décennies. L’assainissement progressif de l’appareil d’État néocolonial, la lutte contre la bourgeoisie bureaucratique compradore et la force des habitudes serviles pro-impérialistes, la pénétration peu à peu de l’esprit du « don de soi » souverainiste et l’exemplarité, l’éthique, la morale dans la gouvernance des responsables seront des facteurs importants pour la consolidation du souverainisme d’État.

Au Mali, Burkina, Niger, la transition militaire peut et doit relever le défi d’associer les vraies forces vives politiques, syndicales, associatives et populaires souverainistes du pays dans le cadre des politiques d’union nationale démocratique des nationalités composant le peuple tout en poursuivant la lutte armée sans concession contre l’insécurité djihado-terroriste et les manigances des impérialistes. Le nécessaire passage de la transition militaire à l’élection civile doit assurer la poursuite et la transmission de l’expérience souverainiste en cours. Une recomposition politique est à l’horizon portée par la jeunesse, y compris au sein de la fraction de la gauche qui n’a pas trahi son engagement révolutionnaire.

Au Sénégal, la consolidation du souverainisme passe par le congrès du parti-front Pastef/Les Patriotes avant et pour préparer les législatives pendant que se poursuivent les audits de la gestion calamiteuse voleuse du pouvoir néocolonial déchu. Le Congrès de Pastef/Les Patriotes doit à la fois concrétiser du sommet à la base les fusions annoncées, dépasser la nature provisoire des organes, structures, responsables du parti pour le mettre en rang de bataille pour gagner les législatives puis les locales. Le parti doit être la cheville ouvrière de la poursuite de la mobilisation du peuple pour préparer l’inévitable bras de fer avec les impérialistes au moment de la concrétisation du souverainisme économique.

Pastef/Les Patriotes et les Organisations de la Société Civile (OSC) souverainistes doivent continuer leur travail de liaison avec les masses populaires pour contrer la propagande néocoloniale et impérialiste qui fera tout pour faire échouer l’expérience en cours.

Il n’y a donc aucune raison sérieuse d’opposer les expériences souverainistes nationales en cours et celles à venir qui épouseront toutes des formes nationales spécifiques mais s’orientent nécessairement, si elles veulent tenir les promesses indépendantistes, vers l’union panafricaine des pays souverains d’Afrique sans et contre les bourgeoisies compradores valets de l’impérialisme sur fond d’avènement du monde multilatéral versus le monde unilatéral sous hégémonie de l’impérialisme US/UE/Otan.

Refaisons revivre le chemin de fer Dakar/Bamako pour retrouver la voie de la Fédération du Mali et de la fondation du RDA au congrès d’octobre 1946 à Bamako sabotées par le néocolonialisme françafricain.

05/05/24


 

Castelsarrasin – « L’Afrique aujourd’hui » avec Dominique Pagani

Castelsarrasin - « L'Afrique aujourd'hui » avec Dominique Pagani

Par PCF Tarn et Garonne, le 30 Avril 2024

Le prochain rendez-vous de l’université permanente de la section de Castelsarrasin, Moissac et du Pays de Serres du PCF aura lieu ce samedi 4 mai de 10h à 12h30 et portera sur l’actualité politique qui traverse le continent africain. Ouverte à tous, cette conférence sera animée par le philosophe Dominique Pagani. Ancien professeur de philosophie, musicologue, proche collaborateur de Michel Clouscard, il a dirigé le Centre de Formation et de Promotion Musicale de Niamey au Niger.

« Notre parti, historiquement internationaliste, a pour vocation de nourrir le débat politique, d’encourager la prise d’initiatives, d’instruire les analyses et positions des communistes sur les questions internationales. Notre action a toujours été profondément irriguée du combat pour la paix et la solidarité internationale. A ce titre, c’est un grand plaisir d’accueillir Dominique Pagani pour notre université permanente. Notre souhait est vraiment de permettre au plus grand nombre de bénéficier des enseignements de ce grand philosophe marxiste », explique Maximilien Reynes Dupleix, secrétaire de la section locale du PCF.

 

Faites connaissance avec “centuria”, l’armée néo nazie ukrainienne entraînée par l’occident… Le boomerang…

A partir d’un article du journal marxiste allemand Junge Welt, que je ne saurais trop vous recommander, the Grayzone a poursuivi l’enquête sur qui sont ces gens dits “légion étrangère” dont aujourd’hui BFMTV et le gouvernement français ne font plus mystère, tentant de les transformer en héros. Ils peuvent d’autant moins le faire qu’ils interviennent dans leur recrutement et leur formation. Il faut également souligner qu’en dehors de notre enrôlement dans la guerre mondiale entre puissances nucléaires, le second thème de ces élections européennes est l’immigration et la sécurité. L’article insiste sur la manière dont ces gens-là, fanatiques mais liés aux trafics d’armes et de drogue, ils ont été formés au terrorisme contre des populations civiles, ils sont un véritable danger, des grenades dégoupillées, liés à des réseaux dont les chefs mafieux jouissent de l’impunité. Ce qu’ils expérimentent partout à savoir l’interpénétration entre les services de renseignement, les trafics et l’impunité de leurs bailleurs d’ordre sont le véritable pourrissoir dans lequel sont pris les populations sans autres ressources que cette économie parallèle et violente, c’est encore et toujours le boomerang… (note et traduction de danielle bleitrach histoireetsociete)

KIT KLARENBERG·7 AVRIL 2024

Une souche ukrainienne unique du néonazisme se répand dans toute l’Europe, qui prône ouvertement la violence contre les minorités tout en recherchant de nouvelles recrues. Alors que l’armée de Kiev s’effondre et que le récit de la trahison occidentale prend de l’ampleur, l’horreur infligée aux habitants du Donbass pendant une décennie pourrait très bientôt arriver dans une ville près de chez vous.

Centuria, une faction néonazie ukrainienne ultra-violente, s’est implantée dans six villes d’Allemagne et cherche à étendre sa présence locale. D’après Junge Welt, un quotidien marxiste basé à Berlin, la croissance de l’organisation nazie n’a pas été entravée par les services de sécurité locaux.

Junge Welt retrace les origines de Centuria à un sommet néonazi en août 2020 « à l’orée d’une forêt près de Kiev ». Là-bas, un ultranationaliste du nom d’Igor « Tcherkas » Mikhailenko a exigé que les « centaines de combattants d’autodéfense présents, pour la plupart masqués », qui étaient membres de la milice nationale fasciste de Kiev, « fassent des sacrifices pour l’idée de la ‘Grande Ukraine’ ». En tant qu’ancien chef de la division néonazie des Patriotes ukrainiens de Kharkiv et commandant du bataillon Azov parrainé par l’État de 2014 à 2015, Mikhailenko a professé son désir de « détruire tout ce qui est anti-ukrainien ». Continuer la lecture de Faites connaissance avec “centuria”, l’armée néo nazie ukrainienne entraînée par l’occident… Le boomerang…

21 avril 1944 : les femmes obtiennent le droit de vote, et le suffrage devient universel

Le 21 avril 1944, l’amendement présenté par le communiste Fernand Grenier est adopté : « Les femmes seront électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. »

 

La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, publiée en 1791 par Olympe de Gouges affirme que « la femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune ». En 1909, après la Ligue française pour le droit des femmes, pionnière dans la lutte pour le suffrage féminin, l’Union française pour le suffrage des femmes est créée. Les revendications se limitent cependant aux élections municipales.

À l’image de plusieurs pays européens, l’après-Première Guerre mondiale aurait pu être le tournant que les femmes étaient en droit d’attendre, mais la France s’y refuse, notamment sous la pression des radicaux-socialistes. Le rôle des femmes avait été pourtant décisif à ce qui a été si mal nommé « l’arrière », faisant tourner le pays et les foyers pendant que les hommes étaient sur le front de la guerre. En 1916, Maurice Barrès dépose une proposition de loi pour accorder le droit de vote aux veuves et mères de soldats tués à la guerre, au nom du « suffrage des morts ». Le cynisme de la proposition ne nous échappera pas : la femme est une suppléante. Continuer la lecture de 21 avril 1944 : les femmes obtiennent le droit de vote, et le suffrage devient universel

Européennes 2024 : à Amiens, Léon Deffontaines en campagne devant 1 500 personnes (Vidéo)

La tête de liste communiste de la Gauche UNIE a tenu son premier grand meeting dans sa ville d’origine, durement frappée par la désindustrialisation. Il s’est adressé au monde du travail et à « la gauche du non au TCE » de 2005.

 

Une heure avant le « coup d’envoi » de la campagne de Léon Deffontaines, plusieurs centaines de personnes se pressent déjà devant le centre Mégacité d’Amiens (Somme). Si la tête de liste communiste multiplie les réunions publiques et les déplacements depuis plusieurs semaines, ce 11 avril marque le premier grand meeting de la « gauche unie pour le monde du travail » avec le scrutin du 9 juin en ligne de mire. Les 1 500 participants ont afflué de plusieurs départements des Hauts-de-France.

Ils sont militants communistes, syndicalistes, simples curieux… Certains ne votent pas encore, comme Lucas, 16 ans, venu avec son père. « Je viens pour mieux connaître ce monde là, celui de la politique », explique-t-il. « Je préfère bien commencer, avec les communistes », ajoute le jeune homme, qui confie avoir regardé le débat télévisé de la veille entre les différentes têtes de listes aux européennes. Son père vote à gauche, mais il dit « suivre de loin la campagne ». Ce 11 avril, il est là parce qu’il a voulu accompagner son fils. Continuer la lecture de Européennes 2024 : à Amiens, Léon Deffontaines en campagne devant 1 500 personnes (Vidéo)

Léon Deffontaines : « Face à l’impératif écologique, il faut produire plus en France » + grand débat sur France24/RFI

Tête de liste PCF, Léon Deffontaines tient son premier meeting de campagne ce jeudi soir, à Amiens. Souveraineté industrielle, environnement, guerre en Ukraine… le communiste entend marquer sa différence avec les autres listes de gauche.

En 2014, l’entreprise Goodyear fermait à Amiens, malgré la lutte historique des salariés. Dix ans plus tard, ce sont les 300 salariés de l’usine biochimique Metex qui se battent pour leurs emplois. Menacés, entre autres, par la concurrence déloyale de la lysine chinoise (sur laquelle l’Europe a supprimé les taxes douanières), certains prendront la parole ce 11 avril, à l’occasion du premier meeting de la tête de liste PCF Léon Deffontaines, sur ses terres natales. Le communiste entend s’y adresser à la « France du non en 2005 » (contre le traité établissant une Constitution européenne). Entretien.

Pourquoi faites-vous de la souveraineté industrielle le cœur de votre campagne ? Continuer la lecture de Léon Deffontaines : « Face à l’impératif écologique, il faut produire plus en France » + grand débat sur France24/RFI

A Venissieux avec Léon Deffontaines, les communistes osent appeler un chat un chat et l’OTAN une organisation criminelle…

 

Ils étaient plus de 300 pour le meeting autour de Léon Deffontaines avec une salle tapissée de slogans contre l’OTAN, voici le matériel par lequel ils ont appelé à cette réunion, il pourrait être utile à d’autres sinon pour mettre cette campagne électorale sur de bons rails, mais pour préserver la perspective dans laquelle le parti communiste peut être la colonne vertébrale qui a fait défaut à la gauche pour ne pas connaitre la débâcle qui est la sienne. L’expérience montre à quel point la NUPES appareil des ambitions d’un homme issu de l’écurie mitterrandienne a contribué comme les trahisons social-démocrates à la destruction de cette gauche et à la montée de l’abstention ou de l’extrême-droite. (note de Danielle Bleitrach pour histoire et societe)

 

L’OTAN et l’UE nous emmènent à la guerre !

Jeudi 28 mars 2024 — Dernier ajout samedi 30 mars 2024

Le président Macron prend la tête de file d’un occident militarisé comme jamais, refusant toute limite à la guerre. Mais c’est le principe même de la guerre de repousser sans cesse les limites de la violence en espérant pousser l’adversaire à la défaite. Tant que le politique ne cherche pas d’autres moyens que la guerre, oui, la guerre est sans limites. Tout renforcement de l’engagement occidental en Ukraine poussera vers une guerre généralisée contre la Russie, aux conséquences terribles. Continuer la lecture de A Venissieux avec Léon Deffontaines, les communistes osent appeler un chat un chat et l’OTAN une organisation criminelle…