Terres des Confluences: Quel avenir pour la communauté de communes ?

Des élus-es studieux-ses mais peu prolixes en interventions

En conseil communautaire, le Président Dominique Briois a présenté son bilan : une gestion saine, des ratios respectés et des nouveaux projets à définir dans une gestion des deniers public sans augmentation d’impôts. Il est ici question d’une maison de l’Intercommunalité à construire et de maisons de santé pour Castelsarrasin et pour Moissac dans le cadre d’un CLS renouvelé.

Cependant, pour le maire de Moissac le compte n’y est pas, arguant que les dépenses de personnel augmentent, sans que les compétences supplémentaires du SPANC et de la GEMAPI ne justifient cet accroissement dangereux de la masse salariale. Par ailleurs, il passe sous silence les nouvelles compétences de la comcom générant des besoins en personnel.  Ainsi il prédit des dépenses continuant à augmenter mettant en cause le Centre Aquatique dont il reconnait aujourd’hui l’utilité. Pour l’utiliser avec ses enfants, il déplore trois écueils pour cet investissement aujourd’hui fédérateur : le prix trop élevé, les créneaux d’ouverture trop étroits et une communication trop poussive qui ne permet pas de faire le plein de ses capacités. Continuer la lecture de Terres des Confluences: Quel avenir pour la communauté de communes ?

La carte des zones de non-droit du travail : 4 millions de salariés privés d’accès à l’inspection du travail

Une centaine de recrutements promis dans la loi de finances, mais rayés d’un trait de plume ces derniers jours… Résultat : près de 20 % des postes sont vacants. Même la Cour des comptes s’en émeut. Ce qui n’empêche pas le gouvernement de renoncer à embaucher.

 

À l’échelle du plan d’austérité annoncé par Bruno Le Maire, c’est une goutte d’eau : 3,5 millions d’euros sur une économie globale de 10 milliards. Mais, au niveau des services de l’inspection du travail, c’est une nouvelle déferlante qui pourrait engloutir l’emploi : une centaine de postes supplémentaires, sur un effectif total de 1 600 inspecteurs du travail, viennent de disparaître par un discret coup de rabot qui n’a jusqu’ici pas été évoqué devant les organisations syndicales…

À l’automne dernier, Olivier Dussopt, alors ministre de l’Emploi, s’était gargarisé devant les députés, lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2024, d’une hausse des recrutements, via le concours (200 postes) et via le détachement (100 postes), dans ce secteur crucial pour les droits et la protection des travailleurs. Continuer la lecture de La carte des zones de non-droit du travail : 4 millions de salariés privés d’accès à l’inspection du travail

Après l’affaire AOC, où en est le débat sur l’école privée?

Les enseignants sont-ils les nouveaux prolétaires ?

Faut-il limiter le droit à la propriété pour garantir le droit au logement ? + Appel PCF pour le droit au logement

 L’université permanente de la section de Castelsarrasin, Moissac et du Pays de Serres poursuit son programme de conférences publiques. Le prochain rendez-vous, autour du droit au logement et des réponses face à la crise, sera organisé

le samedi 2 mars de 10h à 12h30

à l’Espace Métais, rue de la Révolution à Castelsarrasin.

Cette conférence est ouverte à tous.

« Soixante-dix ans après l’appel de l’abbé Pierre, la crise du logement est à son niveau le plus grave. La situation affecte des milliers d’habitantes et d’habitants dans notre département. Tous s’accordent à la dénoncer mais cela ne suffit pas. Il faut désormais alerter la population de la situation et pointer les sujets sur lesquels la mobilisation de nos concitoyens sera nécessaire afin de permettre à chacun de se loger dignement », a déclaré Maximilien Reynes Dupleix, secrétaire de la section locale du PCF, lors de la présentation à la presse.

« Les gouvernements successifs ont enfoncé le pays dans une crise durable en diminuant le soutien financier à la construction de HLM. Plus de 5000 ménages sont en attente d’un logement social en Tarn et Garonne, mais l’office public n’aura la capacité d’en construire qu’un peu moins de 150 en 2024. C’est une véritable bombe sociale qui est en train d’exploser dans nos territoires », détaille Julien Sueres, administrateur de la Confédération Nationale du Logement (CNL), représentant des locataires au conseil d’administration de Tarn et Garonne Habitat et qui animera le débat. Continuer la lecture de Faut-il limiter le droit à la propriété pour garantir le droit au logement ? + Appel PCF pour le droit au logement

Aux Césars, les mots de Judith Godrèche et le sacre de Justine Triet 

La comédienne devenue le symbole du #Metoo à la française a secoué une cérémonie émaillée par plusieurs prises de position politiques sur les violences faites aux femmes et sur Gaza. Palme d’or à Cannes, le film Anatomie d’une chute de Justine Triet est couronné par six Césars.

Vendredi soir, Judith Godrèche a regardé le cinéma français dans les yeux. Depuis quelques jours, la presse annonçait une prise de parole de l’actrice aux Césars pour témoigner, au nom de toutes les victimes, des violences sexistes et sexuelles dans le 7e art et dans l’ensemble de la société.

Quarante minutes après le début de la cérémonie, la comédienne a prononcé face à ses pairs un discours d’une puissance rare, dont il faudrait reproduire chaque mot, salué par une standing ovation : « Depuis quelque temps la parole se délie, l’image de nos pairs idéalisés s’écorche, le pouvoir semble presque tanguer. Serait-il possible que nous puissions regarder la vérité en face, prendre nos responsabilités ? (…) Depuis quelque temps je parle, je parle, mais je ne vous entends pas, ou à peine. Où êtes-vous, que dites-vous ? Un chuchotement, un demi-mot, ce serait déjà ça dit le petit chaperon rouge. Je sais que ça fait peur, perdre des subventions, perdre des rôles, son travail », a-t-elle martelé. Appelant le milieu du cinéma à prendre ses responsabilités et à donner l’exemple, car « le monde nous regarde », Judith Godrèche a parlé au nom des « 2 000 personnes qui (lui) ont envoyé leur témoignage en 4 jours ». Continuer la lecture de Aux Césars, les mots de Judith Godrèche et le sacre de Justine Triet 

CAC 40 : des milliards de profits qui font débat + Video Leon Deffontaines

Alors que le gouvernement vient d’annoncer de nouvelles mesures d’austérité, des voix s’élèvent pour taxer les bénéfices des multinationales françaises, dont les résultats annuels s’annoncent supérieurs à 2023.

C’est un hasard du calendrier, un de ces carambolages dont l’actualité raffole. Le gouvernement a décidé d’annoncer un nouveau tour de vis budgétaire d’un montant de 10 milliards d’euros, en plein pendant la période de publication annuelle des résultats du CAC 40

L’effet produit par cette collision malheureuse est saisissant : chaque jour, le gouvernement donne le détail des coupes budgétaires qu’il compte opérer, pendant que l’indice boursier vole de record en record, dopé par l’optimisme des multinationales françaises. Le CAC 40 a ainsi dépassé les 7 880 points, un record historique (lors de sa création, en 1987, il valait 1 000 points). Continuer la lecture de CAC 40 : des milliards de profits qui font débat + Video Leon Deffontaines

1,6 milliard en moins pour l’éducation nationale et l’université : l’école envoyée au sacrifice

Bruno Le Maire l’avait juré, en annonçant que le ralentissement prévu de la croissance française allait entraîner 10 milliards d’euros d’économies dans le budget 2024 : « Tous les ministères seront mis à contribution, à hauteur de ce qu’ils représentent dans le budget national. » Oui, mais certains plus que d’autres… La publication du décret mettant en musique ces coupes claires, jeudi 22 février, le montre. Elle indique également les vraies priorités du gouvernement : l’éducation devra rendre 692 millions, l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) 904 millions, mais la défense… que 105 millions. Continuer la lecture de 1,6 milliard en moins pour l’éducation nationale et l’université : l’école envoyée au sacrifice

Près de 11 000 emplois supprimés à l’Education nationale

Les maires et le naufrage démocratique Par Philippe Rio

Passé presque inaperçu, le 15e « Baromètre annuel de la confiance politique » du Cevipof vient de sortir. Il dresse le portrait de Françaises et de Français déçus de la démocratie et méfiants envers leur prochain. De page en page, on vacille sur sa chaise quand on ne manque pas d’en tomber. Du moins à première vue. La méfiance (38 %) et la lassitude (36 %) caracolent en tête pour qualifier l’état esprit de nos concitoyens quand l’enthousiasme (9 %) et le bien-être (15 %) se morfondent dans les profondeurs du classement. Continuer la lecture de Les maires et le naufrage démocratique Par Philippe Rio