La nouvelle secrétaire générale de la CGT, élue vendredi à Clermont-Ferrand, a averti d’emblée le chef de l’État et la première ministre de la détermination intacte de son syndicat à obtenir le retrait de la réforme des retraites. Elle s’est félicitée que sa centrale ait réussi à se rassembler au terme d’un congrès difficile, en « évitant l’éruption sur cette terre volcanique », a-t-elle déclaré.
Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), envoyée spéciale.
Les yeux fatigués, emplies d’émotion, un dernier souffle avant d’arriver à la tribune du congrès. Forte des encouragements des mille délégués, soutenue par l’exécutif nouvellement élu en appui derrière elle, la nouvelle secrétaire générale de la CGT n’était pas seule pour vivre ce moment. Sophie Binet s’est élancée au pupitre. Continuer la lecture de CGT. Sophie Binet à Emmanuel Macron : « Nous ne lâcherons rien »
La conseillère principale d’éducation (CPE) a été élue ce matin secrétaire générale de la confédération. Elle est la première femme à accéder à cette fonction en 128 ans d’existence du syndicat.
La troisième tentative aura été la bonne. Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict-CGT), est désormais le nouveau visage de la confédération. Elle succède à Philippe Martinez comme secrétaire générale de la CGT.
“Le président de la République, droit dans ses bottes, a provoqué les Français, suscité beaucoup de colère”, a accusé Fabien Roussel, interrogé sur RMC, fustigeant la décision de recourir au 49.3 pour faire passer la réforme, et une allocution télévisée “décalée, méprisante, pleine de morgue” mercredi. “Malheureusement ça a suscité une colère violente de la part de quelques-uns. Quand il y a 1.000 individus violents sur 3,5 millions de manifestants eh bien on parle des dégradations et des 1.000 individus”, a regretté le député du Nord. La contestation dans la rue a rassemblé jeudi entre 1,089 million de manifestants (Intérieur) et 3,5 millions (CGT). Les violences, relativement sporadiques dans les précédentes marches, sont montées d’un cran.”Je me demande si ce n’est pas ce que cherche le Président de la République, tout faire pour radicaliser le mouvement, pour susciter tant de colère qu’elle déborde (…) et retourner l’opinion contre les manifestations”, a fustigé M. Roussel. OUI, ON SE LE DEMANDE… POURQUOI LA CHIENLIT C’EST MACRON ?
AU NOM DE QUI ET DE QUOI UNE BANDE MAFIEUSE POUR LES PROFITS D’UNE POIGNÉE A QUI IL DOIT SON ÉLECTION MET-ELLE A FEU ET A SANG LA FRANCE ? Comment juger d’un pouvoir qui applique simplement le calendrier de ceux qui l’ont imposé avec leur puissance de feu médiatique à la tête d’un pouvoir constitutionnellement monarchique dont il use et abuse pour nous diviser, prôner la guerre pour les marchands d’armes, instituer un monopole des traitements pour les trusts pharmaceutiques, ruiner le pays et le mettre au bord de l’explosion, ne connaître que l’arrogance fondée sur un détournement de la loi républicaine vers un far west ? (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Alors que la réforme des retraites est très majoritairement rejetée, une demande d’une telle procédure visant à consulter les Français a été présentée par les parlementaires auprès du Conseil constitutionnel.
Alors que le pouvoir s’est enfermé dans un déni de réalité et de démocratie, cet outil permet au contraire le respect de la souveraineté populaire.
Depuis plus de deux mois, des millions de nos concitoyens expriment, en conscience, avec calme et détermination, leur refus d’une réforme qui entend les priver, après une vie de travail, de leurs deux meilleures années de retraite. À cette exigence de justice sociale, le pouvoir en place a choisi de répondre par le mensonge, l’arrogance, le mépris des syndicats, du peuple et de sa représentation nationale. En s’enfermant ainsi dans le déni de réalité et de démocratie, il a malgré lui contribué à aiguiser un peu plus la résolution populaire contre cette loi. Mais le président de la République a aussi pris une très grave responsabilité devant la nation, agissant plus en pyromane qu’en gardien d’une Constitution qui garantit la souveraineté du peuple. Continuer la lecture de Pourquoi faut-il organiser un référendum d’initiative partagée ?
Le Gouvernement mise clairement sur la peur et le fatalisme pour pouvoir passer à autre chose et définitivement acter sa réforme des retraites. Et il cherche à faire diversion pour pouvoir passer à autre chose mais l’essentiel est que le mouvement est proche de gagner et qu’il doit maintenir la pression sur le refus du projet des retraites. “Si nous maintenons la pression, ce gouvernement n’aura plus d’autre choix que de reculer ! Mobilisons nous massivement mardi 28 mars pour montrer qu’il n’y a ni peur ni fatalisme chez nous !Tou.tes en grève et en manifestation !” (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Pour la peur, il a clairement ordonné aux forces de police de franchir un cap. Un cheminot éborgné, un camarade qui a perdu un doigt, des charges à répétitions, un déluge de gaz, des arrestations préventives et mise en garde à vue pour des motifs futiles… tout cela vise à impressionner, à faire peur, à dissuader de continuer à manifester. Les dérives de la BRAV ne sont qu’une interprétation de cette directive, qui conduit certains policiers à penser qu’ils peuvent se défouler sans crainte de sanction, puisque cela va dans le sens de ce que le Gouvernement veut… il ne s’agit pas de dérive individuelle, mais de dérive du pouvoir d’Etat. Continuer la lecture de Laurent Brun : le gouvernement mise sur la peur et le fatalisme
Alors que la contestation de la réforme des retraites bat son plein, la confédération tient ses assises jusqu’à vendredi. Philippe Martinez entend passer la main. Le redéploiement de la centrale et son ouverture à la société civile animeront les débats.
Tenir un congrès confédéral au cœur d’un puissant mouvement social n’est pas une situation inédite à la CGT. En décembre 1995, tandis que le pays était paralysé par la contestation du plan Juppé, la centrale s’était réunie à Montreuil, confirmant à sa tête le secrétaire général sortant, Louis Viannet. Et en adoptant la stratégie du « syndicalisme rassemblé », comme une main tendue aux autres organisations syndicales.
Le capitalisme brise les rêves et les aspirations de la jeunesse. La quête de la rentabilité du capital transforme la formation en tri social, l’emploi en précarité, et l’accès aux loisirs en luxe. Quant au projet communiste pour la jeunesse, il ambitionne le droit réel à construire sereinement son avenir, pour soi-même et pour la société.
Une formation pour le libre développement des individus et la transformation de la société
Ces dernières années ont vu se développer une série de contre-réformes visant à aggraver le caractère sélectif du système éducatif français. La plateforme Parcoursup en est évidemment la figure de proue, en rendant sélectif l’accès à toute formation publique de l’enseignement supérieur. Une besogne dont s’occupera désormais sa jumelle « Mon Master » pour les études après la licence. De manière concomitante, la réforme du baccalauréat conduite par Jean-Michel Blanquer a, elle, conduit à une hyperspécialisation des jeunes, ceux-ci étant sommés de constituer des paniers de formation « à la carte », abandonnant ainsi des disciplines du tronc commun dès l’année de première. La réforme de l’enseignement professionnel combattue par les professeurs promettait de parachever cette œuvre en enfermant les jeunes dans des formations reposant essentiellement sur des stages et sur des contenus taillés pour répondre aux besoins immédiats du marché. Continuer la lecture de Le projet communiste et les jeunes au XXIe siècle
Une centaine de personnes réunies devant le lycée Bourdelle à Montauban.DDM – MANU MASSIP
Pour cette 9e journée nationale de mobilisation contre la réforme des retraites, l’intersyndicale du Tarn-et-Garonne organise depuis tôt ce matin un blocage du lycée Bourdelle à Montauban et du lycée François-Mitterrand à Moissac. Une nouvelle manifestation est programmée à 10 heures à Montauban, au départ de l’esplanade des Fontaines
À neuf voix près, la motion de censure n’a pas été adoptée. Quel naufrage pour le gouvernement ! Cette réforme reste illégitime.
Le combat continue car une majorité de progrès existe toujours dans notre pays contre cette réforme. Depuis le recours au 49-3, la révolte n’a fait que grandir.
Les grèves reconductibles se maintiennent dans de nombreux secteurs, elles s’ancrent dans plusieurs d’entre eux, elles commencent à peser sur l’activité économique.
Face au chaos provoqué par le président de la République et son gouvernement, nous devons répondre par notre unité, notre détermination à faire retirer cette réforme, et cela dans le respect de la démocratie. Face à la monarchie présidentielle qui fracture notre pays, face à la menace de dissolution de l’Assemblée nationale, j’appelle d’abord au retrait de cette réforme, seule exigence portée par nos concitoyens aujourd’hui. Continuer la lecture de Retraites : le combat continue ! Construisons une autre majorité politique ! Déclaration de Fabien Roussel
Quelques 200 personnes ont manifesté dans les rues de Montauban, ce lundi 20 mars.DDM, Hélène Deplanque
Rassemblements spontanés, blocages et occupations de site vont se poursuivre dans les prochains jours dans le département. Les retraités ont lancé les hostilités ce lundi matin, devant la préfecture de Montauban.
C’est une nouvelle semaine de mobilisation sociale qui a débuté, ce lundi 20 mars, pour l’intersyndicale 82. À 11h ce matin, plusieurs dizaines de contestaires s’étaient rassemblés aux abords de la préfecture à Montauban pour défendre leurs pensions, à l’appel des organisations syndicales de retraités. « Nous voulons vivre dignement », ont-ils martelé.
Les manifestants ont rapidement été rejoints par des actifs des autres branches et des lycéens, engagés depuis maintenant deux mois contre le projet de réforme des retraites. Le cortège d’environ 200 personnes s’est ensuite lancé dans un mini-tour de ville, prélude à l’acte IX de jeudi 23 mars.
Ce 20 mars, Journée internationale du bonheur, les retraités de Tarn-et-Garonne ont plaidé pour « vivre dignement ». DDM, Hélène Deplanque
Les retraités ont rapidement été rejoints par les actifs et les lycéens. DDM, Hélène Deplanque
Acte IX ce jeudi 23 mars
La semaine dernière, CFDT, CGT, FO, CFE/CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU ont enchaîné les opérations « coup de poing » un peu partout en Tarn-et-Garonne. « On souhaite maintenir la pression à travers des blocages, des occupations de site et du tractage à Montauban, Castelsarrasin, Moissac et dans d’autres communes du département », soutient Éliane Teyssier. Pour la secrétaire générale de l’UD FO 82, l’important est aujourd’hui « d’occuper le terrain, pas seulement lors des journées de manifestation ».
Quelques 200 personnes ont manifesté dans les rues de Montauban, ce lundi 20 mars. DDM, Hélène Deplanque
Les retraités ont lancé la nouvelle semaine de mobilisation dans le département. DDM, Hélène Deplanque
Pour ce faire, de nouvelles actions sont envisagées cette semaine. Dès ce lundi soir, à 18h, l’intersyndicale 82 appelle à un rassemblement devant la préfecture, pour réagir suite aux résultats des motions de censure déposées dans l’après-midi à l’Assemblée nationale. Mardi 21 mars, rendez-vous est fixé en pleine nuit, à 3h30 sur le parking d’Aldi, dans le quartier de la médiathèque à Montauban, pour une opération ciblée qui sera dévoilée aux participants sur place. Un nouveau rassemblement devant la préfecture est ensuite programmé à 17h. Pour la neuvième journée de mobilisation sociale, jeudi 23 mars, les opposants se retrouveront une nouvelle fois esplanade des Fontaines (à 10h00).
« Tout n’est pas encore fixé, nous envisageons également des actions spontanées », prévient Éliane Teyssier.
A 11h ce matin, plusieurs dizaines de contestataires s’étaient rassemblés aux abords de la préfecture à Montauban pour défendre leurs pensions. DDM, Hélène Deplanque