Fabien Roussel dénonce l’agression militaire des États-Unis contre le Venezuela, affirme la solidarité avec le peuple vénézuélien et appelle au respect du droit international. Il met en garde contre la guerre de l’énergie, l’alignement de la France sur les États-Unis et l’OTAN, et les risques d’escalade militaire en Ukraine.
Les Etats-Unis ont cessé de faire semblant, constatent les Cubains, et la question ne peut plus être éludée, qui se bat et qui se couche ? Il n’y a pas que l’Amérique latine qui soit confrontée à une telle alternative, la servitude ou la souveraineté, quel que soit le choix il faudra en payer le prix. Cuba s’adresse à l’hémisphère menacé d’asservissement mais l’invitation est plus large c’est le destin de l’humanité qui se joue, malheureusement nous n’avons pas le savoir des Cubains en matière de résistance, nous sommes incroyablement naïfs et encore aveugles. Et combien d’entre nous s’imaginent qu’en allant toujours plus loin dans la lâcheté pour être « toléré » nous échapperons au fascisme qui est déjà là, c’est une illusion et je place en fin de cet article des Cubains une invite de Valérie Pecresse à renouveler l’exploit du maire de Draguignan : organiser officiellement la « dénonciation des crimes des communismes » mais cela concerne désormais les programmes scolaires de l’Ile de France. Là encore au vu de certains manuels et de l’autoflagellation imposée aux membres du PCF il s’agit comme pour Trump d’une simple officialisation (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Par : Nicolas Schamne
Les États-Unis ont cessé de faire semblant : l’Amérique latine est à nouveau perçue comme un territoire à administrer, et non comme une région avec laquelle dialoguer.
Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans ? « Les interdictions (en vigueur en Australie) en projet en cette nouvelle année 2026 pour les moins de 15 ans nous semblent s’inscrire dans cette habitude des pouvoirs fragiles qui préfèrent interdire qu’éduquer et discerner » écrit Bruno Devauchelle dans ce texte qui interroge la notion de « réseau ».
Les « réseaux sociaux » : un amalgame qui empêche de penser
👉 Il qualifie l’intervention de violation grave du droit international, accuse Donald Trump de relancer une politique impérialiste fondée sur la force et les intérêts pétroliers, et fustige l’alignement d’Emmanuel Macron sur Washington.
🛑 Pour Fabien Roussel, la France renie son histoire diplomatique, sa voix indépendante et les principes de la Charte de l’ONU. Il alerte aussi sur les conséquences directes pour les territoires français de la Caraïbe (Guadeloupe, Martinique, Guyane), menacés par la déstabilisation régionale.
✊ Refus de la loi du plus fort, défense de la souveraineté des peuples, critique du rôle de l’OTAN : une intervention sans détour.
📌 Le PCF appelle à un débat au Parlement sur la doctrine diplomatique française et sur notre relation avec les États-Unis.
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Le Congrès n’a pas été consulté mais les intérêts pétroliers l’ont été ce qui provoque un scandale aux USA y compris dans le camp de Trump. Mais les compagnies pétrolières ne paraissent pas très chaudes pour être embarqués dans cette affaire. Aujourd’hui et probablement pour quelques temps nous allons tenter de faire mesurer ce que représente ce choix mafieux de la puissance qui détient la principale armée du monde et a décidé de l’utiliser comme l’instrument d’un chantage qui ne cherche même plus à masquer son mépris du droit international et l’absence de motif autre que le pillage, le rackett. Quelles forces sont capables de l’affronter et comment ? (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Trump s’adresse aux journalistes sur US 1, le 4 janvier 2026. Photo : capture d’écran, vidéo Faytuks / X
Le président Donald Trump a déclaré dimanche aux journalistes que les dirigeants des compagnies pétrolières américaines avaient été informés de l’attaque militaire américaine contre le Venezuela avant même qu’elle n’ait lieu.
Alors que le Quai d’Orsay s’était montré prudent, le chef de l’État s’est rapidement rallié à la position de Washington, sans un mot pour la violation du droit international. Les forces de gauche dénoncent une « honte » pour la France.
L’Élysée et le Quai d’Orsay parlent-ils encore la même langue ? Samedi 3 janvier, la première réaction officielle française à l’attaque américaine contre le Venezuela et l’enlèvement de son chef d’État, Nicolás Maduro, est venue du ministre des Affaires étrangères. Dans un communiqué où il accuse d’abord le président vénézuélien d’avoir « confisqué le pouvoir » de son peuple, Jean-Noël Barrot fustige aussi, avec une prudence toute diplomatique, la méthode américaine qui « contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international ».
Face aux difficultés du tissu industriel français, symbolisées par la récente liquidation judiciaire de Brandt, le communiste Aymeric Seassau appelle l’État à agir et dénonce le rôle du capital.
Aymeric Seassau, Membre du CEN du PCF, responsable à la nouvelle industrialisation
« Cette situation crée, dans le pays, un sentiment d’injustice et de colère très fort. Il est urgent d’y apporter des réponses, d’autant que l’extrême droite rôde et surfe sur ce désespoir », analyse-t-il.
Pourquoi appelez-vous à sonner « l’état d’urgence industriel » ?
Cet appel part d’un constat. La France et son appareil productif sont arrivés à un point de non-retour : nous sommes le tout dernier pays d’Europe en part de l’industrie dans le PIB. Peut-on vraiment vivre dans un pays dans lequel 78 % des médicaments, 87 % des vêtements et 92 % des équipements électroniques consommés sont produits à l’étranger ?
D’autant que c’est encore en train de reculer puisque avec la liquidation de Brandt, on perd le dernier producteur de cuisson en France. C’est grave pour la nation tout entière pour notre souveraineté de production, pour la transition écologique, puisqu’en perdant notre industrie, on en vient à importer de l’autre bout du monde ce que l’on pourrait fabriquer ici.
Et c’est grave pour la balance commerciale, l’emploi, et donc la protection de la protection sociale. C’est pour cela que nous lançons un cri d’alerte en appelant à l’état d’urgence industriel. Notre pays ne peut plus laisser cette casse se poursuivre. Il ne s’en remettrait pas.
Que symbolise, selon vous, la récente liquidation de Brandt ?
C’est un cas qui est extrêmement éloquent, mais il y en a d’autres : Mittal, Vencorex… Le premier responsable de cette situation, c’est le patronat, qui organise un grand déménagement industriel depuis plusieurs années. Et qui, comble de l’indécence, s’emploie dans le même temps à capter les politiques publiques en direction des entreprises pour alimenter le capital et reverser des dividendes record.
Disons les choses : en France, nous avons l’un des patronats les moins patriotes du monde puisque nos grands groupes ont 62 % de leurs emplois à l’étranger, contre 38 % en Allemagne et 28 % en Italie. Une situation amplifiée par l’abandon de l’État, symbolisé aujourd’hui par Emmanuel Macron, qui promeut la start-up nation au détriment de la France des usines.
Cette situation crée, dans le pays, un sentiment d’injustice et de colère très fort. Il est urgent d’y apporter des réponses, d’autant que l’extrême droite rôde et surfe sur ce désespoir.
Le PCF a mené une campagne sur le thème de l’industrie ces dernières semaines. Un tour de France a été réalisé pour recueillir doléances et propositions. Que retenez-vous de ce travail de terrain ?
Nous disons une chose : si l’État ne peut pas tout faire, l’État ne peut pas non plus ne rien faire. Il y a des mesures simples qui peuvent être prises dès maintenant. Comme déclarer un moratoire sur les licenciements pour ne plus perdre d’emplois industriels, réformer les tribunaux de commerce pour que les demandes des salariés soient entendues, notamment lorsqu’ils se prononcent en faveur d’une proposition de reprise favorable à l’emploi et à l’écologie.
Mais aussi se doter d’un pôle public bancaire, composé de la Caisse des dépôts, de la BPI (Banque publique d’investissement, NDLR) et de la Banque postale, pour en faire un levier économique nous permettant de nationaliser des groupes stratégiques. Mais aussi travailler sur la formation : il faut savoir qu’il existe beaucoup d’emplois industriels non pourvus en France par manque de compétences.
Cela suffira-t-il à faire vivre cette « nouvelle industrialisation » que vous appelez de vos vœux ?
Lorsque nous disons « nouvelle industrialisation », ça ne veut pas dire revenir à l’état antérieur. Mais en créer une qui répond aux enjeux de notre temps, en particulier la transition écologique. Il faut planifier une nouvelle stratégie industrielle nationale où l’État comme les travailleurs jouent pleinement leur rôle, notamment en sécurisant l’emploi et la formation, en reconstruisant et en défendant des filières industrielles stratégiques, en mobilisant les marchés publics pour favoriser le « produire en France »…
Et cela veut aussi dire relocaliser, conditionner les aides publiques à des objectifs décarbonés, peser sur la concurrence déloyale lorsque des produits interdits de production sur le territoire européen sont importés et mettre en place des barrières pour empêcher les produits nocifs et nuisibles pour le climat sur le continent.
Que répondre à ceux qui vous diront que nationaliser coûte cher ?
Nous proposons un plan de 100 milliards pour nationaliser lorsque c’est nécessaire et ainsi empêcher la casse de notre appareil productif dans nos territoires. On peut penser que c’est une grande somme, mais, en comparaison, nous déboursons aujourd’hui 211 milliards par an en aides aux entreprises, que ce soit des aides directes ou indirectes. Soit le double de ce qui est alloué aux collectivités territoriales. Quel est ce pays qui investit davantage dans le capital que dans la sauvegarde de ses emplois et ses services publics ?
La question des alliances revient régulièrement dans le débat politique à gauche, souvent sur un mode polémique : s’allier serait trahir, compromettre l’identité communiste, céder à la collaboration de classe. Cette critique, largement reprise par des courants dogmatiques ou populistes, révèle surtout une incompréhension profonde du marxisme et de l’histoire réelle du mouvement ouvrier.
Soyons clairs : les alliances ne sont pas une option tactique secondaire. Elles sont une nécessité objective de la lutte de classe, à condition qu’elles soient construites dans la clarté, la transparence et au service exclusif des intérêts du prolétariat.
CE QUE DIT LE MARXISME
Marx et Engels, dans le Manifeste du Parti communiste, sont sans ambiguïté : les communistes ne se coupent jamais du mouvement réel. Ils interviennent dans les luttes concrètes, travaillent avec d’autres forces quand cela permet d’affaiblir la domination du capital, tout en conservant leur indépendance politique et idéologique.
Lénine le rappelle dans La maladie infantile du communisme : « Renoncer à tout compromis, ce serait renoncer à la lutte politique sérieuse. »
Le géant industriel français Michelin a reversé 4,3 millions d’euros à l’État, confirme un arrêté paru vendredi 26 décembre au Journal officiel. Interpellée fin septembre par le sénateur communiste et directeur de « l’Humanité » Fabien Gay, l’entreprise rembourse finalement « le gain correspondant à ces crédits d’impôt » débloqués à la suite de l’acquisition de huit machines-outils, au départ destinées à son site de La Roche-sur-Yon, depuis fermé.
Cette somme « correspond à des crédits d’impôt perçus par Michelin au titre du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), un dispositif en vigueur en France de 2013 à 2021 », a rappelé le fabricant auprès de l’Agence France-Presse (AFP).