J-15 pour s’inscrire sur les listes électorales ! ⌛️


🔎 Le saviez-vous ?

7,6 millions de français sont considérés comme mal-inscrits et 5,2 millions sont tout simplement non-inscrits.

Cela représente 25% des électeurs, soit 1 électeur français sur 4 qui ne pourra pas voter le 10 avril.

📌 Le 2 mars, il sera trop tard!

Il est possible de s’inscrire jusqu’au 2 mars en ligne et jusqu’au 4 mars inclus en mairie et par courrier. Après le 4, si vous êtes toujours mal-inscrit ou non-inscrit, vous ne pourrez plus faire entendre votre voix lors de l’élection présidentielle.

✊ J’agis en 5 étapes :

Si je ne suis pas inscrit :

ou :

Je télécharge et je remplis le formulaire Cerfa n°12669*02 : je me procure le formulaire.

  • 3/ Je transmets le formulaire accompagné d’un justificatif de domicile de moins de 3 mois et d’un justificatif d’identité.

Si je suis inscrit :

  • 4/ Je vérifie que ma famille et mes amis sont bien inscrits. S’ils ne le sont pas, je leur transmets le tutoriel pour s’inscrire sur les listes électorales : en cliquant ici.
  • 5/ Je partage l’image suivante sur les réseaux sociaux avec le hashtag #Roussel2022 et sur les boucles Whatsapp et Messenger.

Hugo, pour l’équipe de Fabien Roussel
http://www.fabienroussel2022.fr/

Jean-Luc Mélenchon : un « avenir en commun » soumis… à la bonne volonté du capital ? in ECO. & POL.

Oubliés le « bruit » et la « fureur » ! Désormais, Jean-Luc Mélenchon brandit avec fierté un brevet de respectabilité décerné par le président du MEDEF : « vous êtes prêt à gouverner », lui a confié Geoffroy Roux de Bézieux devant deux millions de téléspectateurs.

Gouverner, mais pour quoi faire ? Le programme du leader des « Insoumis » contient un grand nombre de propositions sociales et écologiques mais – à la différence du programme La France des jours heureux de Fabien Roussel qui consacre un chapitre entier aux moyens financiers d’atteindre six grands objectifs sociaux, écologiques et féministes – il est fort peu explicite sur les moyens de les réaliser.

Faute d’indiquer comment seront produits plusieurs centaines de milliards de richesses supplémentaires, la lecture de L’avenir en commun laisse le sentiment que ce programme n’est pas financé, qu’il s’agisse des dépenses publiques, de celles de la Sécurité sociale mais aussi de celles des entreprises. Pour y voir plus clair, on a consulté un document publié le 7 février sur le site melenchon2022.fr et intitulé Comment nous allons atteindre le plein emploi, qui a nourri le discours sur les questions économiques prononcé par le candidat en meeting à Montpellier le 13 février. Continuer la lecture de Jean-Luc Mélenchon : un « avenir en commun » soumis… à la bonne volonté du capital ? in ECO. & POL.

Privatisation de la campagne électorale par P. Le Hyaric

Décidément, avec cette élection présidentielle, tout est fait pour empêcher les électrices et les électeurs de choisir en connaissance de cause, à partir de leurs préoccupations immédiates, les contours d’un projet de société à porter.

C’est tout le sens de la stratégie du Président de la République sortant, à déclarer sa candidature. Il empêche ainsi toute confrontation alors que micros et caméras lui sont ouverts pour dérouler ses idées et promesses.
Ajoutons que ses moindres gestes et déclarations sont rapportés dans tous les médias. L’égalité de traitement des candidats qui devrait être la règle en démocratie est allègrement bafouée.
Pendant ce temps, on aura amusé cette semaine la galerie avec le grand mercato où de petites mouches quittent leurs ânes pour rejoindre l’écurie du voisin qu’ils critiquent encore la veille.
Rien de tel pour montrer la force de ses convictions qui s’arrêtent là où commencent la promesse d’un strapontin. Rien de tel pour dégouter toujours plus de la chose publique et de la politique. Et, que dire de ce grand suspense organisé autour du non-engagement de l’ancien Président de la République en faveur de la candidate du parti qu’il a créé.
Et voici qu’à quelques semaines des élections présidentielles, il parait qu’on va pouvoir délaisser le masque et le virus s’en ira. Mieux, le pouvoir aura mobilisé en urgence le parlement pour faire voter un passe vaccinal dont on dit aujourd’hui qu’il ne sera plus exigé. 
Peut-être que ceci évitera de mettre au centre de la campagne les enjeux de la santé pour toutes et tous. Quelle farce ! Il y a bien urgence à travailler à subvertir cette élection.
Pouvoir d’achat ou augmentation de la rémunération du travail et des retraites

Fabien Roussel aura fait surgir avec énergie et beaucoup de vitalité, les grandes urgences sociales sur le devant de la scène, de la rémunération du travail, de la santé, de la garantie d’un travail et d’une bonne formation pour chacune et chacun.

Pas seulement comme on dit désormais généralement, l’enjeu du pouvoir d’achat, mais celui de l’augmentation du smic, et de tous les petits et moyens salaires, de l’indice de rémunération des agents de la fonction publique et d’un blocage des prix.
Il propose une autre cohérence combinant dans un processus de transformation efficacité économique, efficacité sociale et efficacité écologique.
Trop souvent, les mots « pouvoir d’achat » restent dans le vague pour ne pas affronter les questions cruciales de l’augmentation des salaires et du blocage des prix.
Tout est fait pour masquer que les plus grandes entreprises qui exploitent le travail salarié et celui des salariés des entreprises sous-traitantes battent des records de profits et de distribution de dividendes à leurs actionnaires-propriétaires.
De même, au lieu de réduire la participation de ces mêmes entreprises au bien commun, sous forme d’exonérations fiscales et sociales, les rentrées d’argent issues de la trop lourde fiscalité indirecte devraient servir à améliorer le sort des agents de la fonction publique, à moderniser et développer les services publics.
Mais plus fondamentalement, c’est la question d’une révolution fiscale qui pointe à la porte. Rien de tout cela n’est en débat. Celui-ci est détourné de diverses manières.
Le blocage des prix reste possible
Rappelons d’abord, qu’il y a une quarantaine d’années, il existait une échelle mobile des salaires qui permettait d’indexer automatiquement les rémunérations sur l’évolution des prix.
C’est à la fin de l’année 1982 que les ministres socialistes décrétèrent dans un premier temps un blocage des prix et des salaires. Mais très vite, seuls les salaires ont été bloqués.
Ceci a été revendiqué puisque M. Pascal Lamy, responsable socialiste, commissaire européen, puis directeur général de l’organisation mondiale du commerce (autrement dit un cadre socialiste qui a participé au gouvernement du monde) a expliqué que « la désindexation des salaires a été la grande contribution de la gauche à la modernisation de l’économie française, et ça c’est Jacques Delors qui l’a fait ». Elle a surtout été une grande ponction imposée au monde du travail et aux familles !
De tels exploits se paient au prix fort aujourd’hui par la candidate héritière de cette « contribution ». Et le dire n’est pas s’en réjouir ! Pour éviter les augmentations des salaires réels (c’est à dire les salaires bruts), on assiste au grand festival des bonimenteurs.
L’escroquerie des droites
Ainsi des cercles du Président de la République, de Mmes Pécresse, Le Pen et de M. Zemmour vendent une chimère dont les travailleurs doivent être informés.
Leur opération consiste à décider vraisemblablement au début de l’été d’augmenter artificiellement la rémunération immédiate en abaissant encore la part des cotisations employeurs et en transférant une partie des cotisations salariales vers le salaire net.
Un tour de passe-passe que permettra l’annulation de la différence entre le salaire brut et le salaire net (le salaire différé) « généreusement » offerte en guise d’augmentation ! A terme, la sécurité sociale ne serait plus financée, le rêve de toujours des assurances privées.
Et ainsi disparaitrait une des exceptions françaises conquise de hautes luttes par les générations qui nous ont précédé, qui avait réussi qu’échappe à la domination du capital privé, une partie de la richesse produite par le travail salarié.
S’abstenir le 10 avril reviendrait à laisser les mains libres aux candidats qui portent ce projet néfaste. Augmenter les rémunérations du travail, bloquer les prix dont l’augmentation n’est que l’envers d’un transfert accru de ces rémunérations vers la valorisation du capital, comme on le voit pour l’industrie pétrolière ou la distribution alimentaire, est en soi un coup porté à l’accumulation incessante de la finance à un pôle de la société.
Elle est mise en évidence par les résultats financiers records des entreprises cotées en bourse. L’amorce d’une autre répartition des richesses, même s’il faut dans le même temps transformer les modes de production de ces richesses.
On comprend dès lors que ces candidats et surtout le Président de la République ne veuillent pas en débattre.
Ceci mettrait en cause les théories fondamentales qu’ils veulent faire partager par les exploités eux-mêmes, cette autre fumisterie selon laquelle beaucoup d’argent accumulé en haut permet de mieux vivre en bas.
Il fut un temps, le Premier ministre, Barre, leur avait fait croire à la sortie de crise car il fallait entrevoir « le bout du tunnel ». Depuis nous avons eu droit aux « profits d’aujourd’hui seront les emplois de demain ». Autant de balivernes, partie intégrante de la guerre sociale et idéologique.
Attention, ils veulent prendre le pays par surprise
M. Macron veut donc être réélu sans discussions sur son bilan et ses orientations futures. Il veut prendre le pays par surprise. En coulisse, il débauche cadres et élus de droite et élus et cadres socialistes pour poursuivre son œuvre dès l’été prochain.
Sa feuille de route pèse lourd. Elle vise à parachever ce qui a été détruit au cours du premier quinquennat. Jugez-en : la contre-réforme des retraites, l’assaut contre la sécurité sociale et le statut de la fonction publique, l’augmentation de la TVA et le remboursement de la dette par les salariés et les retraités, la privatisation plus grande de secteurs publics importants.
En ne déclarant pas sa candidature, M. Macron mène campagne avec tous les moyens de l’Etat et empêche la campagne électorale elle-même de prendre son envol, tout en ligotant la candidate des « Républicains » et les candidats de gauche.
Les médias, de leur côté, les poussent à s’écharper et à se faire Hara-Kiri en place publique.
Le Capital a besoin de la fracture civique et du déport vers l’abject
Il n’est nullement gêné par la fracture civique qui ainsi est en train de s’installer puisque le tiers du corps électoral déclare ne pas souhaiter voter.
Seuls 52% des citoyens en âge de le faire déclarent avoir déjà parlé des élections avec leurs proches. Parmi eux, seulement 39 % des ouvriers, tandis que ce chiffre monte à 64% chez les cadres et professions intellectuelles.
Pendant ce temps, les thèmes de l’extrême-droite infusent partout, parfois bruyamment, parfois aussi dans les interstices de la banalité d’exposés falsifiant les faits et l’histoire. Ainsi Zemmour peut raconter sur une radio publique sans être repris que les HLM « sont des terres d’islamisation « et que les policiers y menaient une guerre de civilisation ». « Il ne peut y avoir deux civilisations sur un même territoire », a-t-il pu tranquillement déblatérer. Dans cette même matinale, il a pu expliquer comme Le Pen, qu’il voulait privatiser « l’audio-visuel public » sans que personne ne lui fasse remarquer qu’une telle privatisation reviendrait aujourd’hui à offrir les fleurons de notre pôle public des médias et de la culture aux grands majors nord-américains.
De son côté, dans une autre émission, le chroniqueur du Figaro, M. Rioufol, a fait en toute tranquillité un parallèle entre le sort des « non-vaccinés » et celui des juifs enfermés dans le ghetto de Varsovie. Oui, nous en sommes là. De jour en jour, l’abject monte sournoisement les escaliers du vide de la pensée.
Et je ne relève pas ici les interventions du même calibre durant la semaine qui ne font l’objet d’aucune réplique. Tout ceci sert le dessein du Président et des forces du capital. Car, ce qui se joue dans ces cercles, ce n’est point le sort des hommes et des femmes, celui de l’avenir du climat ou de la biodiversité, celui de services publics modernisés et démocratisés, celui de la rémunération du travail et de la justice sociale, celui de la paix et du désarmement ou encore d’un plan de co-développement avec les pays du Sud.
Non, ce qui se joue, c’est l’après-présidentielle et la poursuite du processus de décomposition/recomposition. Les puissances d’argent souhaitent aboutir à deux pôles comme aux Etats-Unis. Un pôle de centre droit (avec l’apport de cadres socialistes et de cadres du parti « les Républicains ») avec l’actuel président et un pôle de droite intégrant les deux candidats d’extrême-droite et une partie de la droite actuelle.
Autrement dit, le projet de Zemmour et de Maréchal-le Pen, d’union des droites, travaille violemment les poutres de la droite. Ce scénario enfermerait pour longtemps les classes populaires dans une tenaille qui les broierait.
A cette étape de son développement, après la pandémie, mais aussi face aux enjeux climatiques et sociaux, à ceux de la compétition internationale qui pousseront à plus de tensions guerrières, le capitalisme a besoin de cette étape.
Y parvenir en France, serait pour lui une grande victoire. Raison de plus pour susciter rencontres et débats, sur la question qui doit être mis à l’ordre du jour de toutes celles et ceux qui souhaitent la justice, la liberté, la paix, le respect de l’autre et de la nature, un monde commun et non de guerre.
Bref, un projet de civilisation qui porte en lui une émancipation humaine que permet d’atteindre le niveau de développement actuel du capitalisme.
L’élection présidentielle, les élections législatives permettent de s’inscrire dans ce processus démocratique avec le vote communiste en faveur de Fabien Roussel.
Son début encourageant de progression dans les enquêtes de notoriété et de vote doit nous inciter à pousser plus loin encore le mouvement et créer les conditions de l’élection de nombreux députés communistes. Rien n’est joué.

Industrie : la bataille des programmes est lancée

Stratégie Le secteur se retrouve au cœur de la présidentielle, où s’affrontent des logiques économiques antagonistes : retour de l’État stratège à gauche, laisser-faire à droite.

Gilles ROLLE/REA

 

C’est l’une des rares vertus des crises planétaires : les thématiques autrefois jugées ringardes ou utopistes reviennent au centre du jeu. En 2012, tous les candidats à la présidentielle – Nicolas Sarkozy en tête – n’avaient pas de mots assez durs pour fustiger les « excès » de la finance, dont certains s’accommodaient très bien cinq ans plus tôt. Le krach des subprimes était passé par là. En 2022, c’est le thème de la « souveraineté industrielle » qui se voit accommodé à toutes les sauces, crise sanitaire oblige : depuis que notre pays s’est retrouvé fort dépourvu, privé de masques, de réactifs pour tests et de respirateurs, plus personne ne peut se mettre la tête dans le sable. Continuer la lecture de Industrie : la bataille des programmes est lancée

Appel des enseignants-tes à voter pour Fabien Roussel

La crise sanitaire a révélé et accéléré la crise de notre système éducatif malade des politiques libérales menées depuis tant d’années. Le ministre a amplifié l’individualisation des parcours scolaires, la concurrence entre élèves et entre établissements, la réduction de la dépense de l’Etat en matière d’éducation tout en livrant au secteur marchand des pans entiers de notre système éducatif.

Nous ne voulons pas voir le service public d’éducation devenir un service minimal, réservé aux familles qui n’ont pas d’autres choix. Notre société a besoin de former sa jeunesse, pour que les citoyennes et les citoyens de demain aient les moyens de comprendre le monde et d’agir pour le transformer. Face à la crise que nous traversons, écologique, économique, démocratique, nous voulons renforcer le service public d’éducation, pour qu’il puisse donner à tous les jeunes les moyens d’inventer des réponses nouvelles aux défis de l’avenir.

APPEL à VOTER

Nous voulons mettre l’éducation au cœur de la campagne présidentielle : construire un projet politique pour une école émancipatrice, avec toutes celles et ceux voulant y œuvrer, s’inscrivant dans un projet de transformation de la société.

Dans cette perspective, nous voulons engager sans attendre des transformations de l’école. Oui, dans un monde plus complexe où la connaissance qui s’enrichit tous les jours de nouvelles découvertes se voit concurrencée par des manipulations et des mensonges médiatiques, nous avons besoin de former davantage et mieux la future génération. Il faut plus d’école, et mieux d’école, pour relever les défis de notre siècle.  Oui, l’école doit être en capacité de permettre la réussite scolaire de tous les enfants quelle que soit leur origine sociale. Il faut en finir avec le dogme de la concurrence et le tri social. Oui, pour réaliser ces ambitions, nous avons besoin d’un service public, garantissant l’égalité de toutes et tous, sur tout le territoire.

C’est pourquoi, sans attendre :

Le temps de classe doit être allongé et l’école doit se faire à l’école. Comment lutter contre les inégalités, élever le niveau de formation, quand le temps de classe diminue depuis des années ? Fabien Roussel est le seul candidat qui a le courage de rompre avec cette logique de réduction du service public, en proposant de revenir à la semaine de 27h en primaire, de rétablir une semaine de 32h en moyenne au collège et de renforcer les horaires disciplinaires au lycée, sans augmenter le temps de travail des enseignant-es. Pour que ce temps supplémentaire soit utile à tous les jeunes, pour que ce qui se passe en classe ait du sens, les contenus et les pratiques doivent évoluer.

Nous, enseignantes et enseignants, personnels de l’éducation, nous n’avons pas besoin qu’on nous dicte des « bonnes pratiques »! Nous avons besoin qu’on nous donne les moyens de faire réussir tous les élèves en réduisant les effectifs, en rétablissant des groupes classe cohérents au lycée, en développant la formation initiale et continue, en nous plaçant au coeur de l’élaboration des programmes scolaires.

APPEL à VOTER

Le lycée professionnel ne doit plus être un choix par défaut : il forme à des métiers essentiels, dont notre société a besoin. Avec Fabien Roussel, nous faisons le choix de développer la formation professionnelle publique sous statut scolaire, en ouvrant des formations nouvelles, en permettant aux élèves qui en ont besoin de passer le bac pro en 4 ans au lieu de 3 par l’ouverture de CAP pour toutes les filières, et en indemnisant les lycéens de la voie professionnelle. L’État ne peut pas continuer à se défausser sur les entreprises, l’apprentissage et l’enseignement privé ! C’est à l’éducation nationale de former les citoyens de demain.

Il faut un plan de titularisation des personnels sous contrat, enseignants, AESH, personnels non enseignants, pour en finir avec la précarisation des métiers de l’éducation. Un recrutement massif d’enseignants doit être engagé pour leur redonner le temps nécessaire pour penser leur métier, leurs pratiques, pour repenser l’école. Mais comment trouver aujourd’hui les enseignants qualifiés dont nous avons besoin, alors que le métier est en crise? Sans réponse à ce problème, toutes les promesses resteront lettre morte. Fabien Roussel propose non seulement un rattrapage des salaires, mais aussi la mise en place d’un pré-recrutement sous statut de la fonction publique : c’est le seul moyen de renforcer durablement le service public.

Nous ne voulons plus de l’école du stress, de l’évaluation permanente et de la concurrence. Nous voulons reconstruire du commun. Parcoursup doit être abrogé. Mais pas pour le remplacer par un nouvel outil de sélection ! Le bac doit redevenir un diplôme national garantissant l’accès à une formation choisie dans le supérieur, et pour que cela soit effectif, il faut créer des places à l’université. Fabien Roussel propose l’ouverture de 4 nouvelles universités et le recrutement de 10 000 enseignants-chercheurs: c’est le seul moyen d’élever le niveau de formation et de qualification de toute la jeunesse.

APPEL à VOTER

Pour ouvrir une perspective de transformation de l’école, émancipatrice, nous votons et appelons à voter pour Fabien Roussel lors de l’élection présidentielle d’avril prochain.

Transformons l’école et relevons le défi des Jours Heureux

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Pris en flag, Cyril Hanouna nie en bloc

AFP ; Joël Saget / AFP

AFP ; Joël Saget / AFP

Pour Cyril Hanouna et sa bande, ce n’est pas un sujet. Tellement pas un sujet qu’ils lui ont consacré une longue séquence, dans Touche pas à mon poste, pour y répondre. Le 1er février, l’Humanité a publié un entretien de la chercheuse au CNRS Claire Sécail, qui établit, sur la base d’études quantitatives, que le temps d’antenne politique de TPMP est consacré à 53 % à l’extrême droite et, pour près de 45 %, rien qu’à Éric Zemmour.

« Zemmour, on ne va pas se mentir, c’est toujours un carton d’audience »

L’égotique animateur n’a pas apprécié, qualifiant en plateau Claire Sécail de « militante politisée » qui entacherait la réputation de l’honorable CNRS pour « faire du buzz ». Rien que ça… Et même plus, car les médias qui ont relayé ces recherches – basées sur des faits quantifiables et objectivables, rappelons-le, contrairement aux débats bistrotiers de TPMP – ont eux aussi été accusés de vouloir booster leurs ventes sur le dos du pauvre protégé de Vincent Bolloré. Continuer la lecture de Pris en flag, Cyril Hanouna nie en bloc

Enjeu de campagne. Le logement, la priorité oubliée du quinquennat

Dans son dernier rapport, rendu public ce mercredi, la Fondation Abbé-Pierre dresse un bilan critique de la politique de l’habitat menée par Emmanuel Macron. Cinq années caractérisées par le désengagement budgétaire.

Patricia, retraitée de 70 ans, vit dans un logement de 10 m2 pour un loyer de 680 euros. © Marta Nascimento/Rea

Patricia, retraitée de 70 ans, vit dans un logement de 10 m2 pour un loyer de 680 euros. © Marta Nascimento/Rea

C’est le plus gros poste de dépenses obligatoires, et son augmentation pèse lourdement dans le niveau de vie des Français : les 10 % les plus pauvres y consacrent même 40 % de leur budget. Le logement est pourtant le grand absent de la campagne présidentielle. Il l’était déjà en 2017. À l’époque, Emmanuel Macron, alors candidat, s’était contenté de promettre de « libérer » les contraintes pesant sur la construction et de « protéger » les personnes à la rue. Ce désintérêt a perduré tout au long du quinquennat. « Le logement n’a jamais été une priorité de l’exécutif au cours de ce mandat », souligne le 27e rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre (FAP), rendu public ce mercredi 2 février. Continuer la lecture de Enjeu de campagne. Le logement, la priorité oubliée du quinquennat

Cyril Hanouna, le bouffon au service de l’extrême droite + « rejoindre le comité des jours heureux »

Qu’on le veuille ou non, la présidentielle passe aussi par les plateaux de l’animateur star de C8. Claire Sécail étudie les contenus politiques de Touche pas à mon poste depuis la rentrée. Verdict : l’extrême droite y est comme à la maison.

53% du temps d'antenne politique de l'émission est consacré à l'extrême droite. © Philippe Mazzoni/C8

53% du temps d’antenne politique de l’émission est consacré à l’extrême droite. © Philippe Mazzoni/C8
© C8/Philippe Mazzoni

De son propre aveu, il s’est « fait manœuvrer ». Jean-Luc Mélenchon et ses équipes ont en travers de la gorge le passage du candidat FI chez Cyril Hanouna dans Face à Baba, le 27 janvier. Ils crient au traquenard, à cause entre autres d’un face-à-face avec Éric Zemmour taillé pour le polémiste, qui a duré une heure dix au lieu des vingt minutes prévues.

Surprenant, sur la chaîne de Vincent Bolloré ? Pas vraiment, répond Claire Sécail. La chercheuse au CNRS scrute et répertorie les contenus des émissions de Cyril Hanouna depuis le mois d’août, et notamment le temps d’antenne consacré aux questions politiques (17 % en moyenne).

Icon VideoA voir Notre série de décryptage vidéo « Zemmour contre l’histoire » :

  • Episode 1 avec l’historienne Mathilde Larrère.
  • Episode 2 avec l’historien Nicolas Offenstadt.  

Avec environ 1,5 million de téléspectateurs quotidiens, Touche pas à mon poste (TPMP) a bien grandi depuis sa création en 2010, où il occupait une obscure case horaire sur France 4. Douze ans plus tard, TPMP est devenu un espace fréquenté de la bataille culturelle, qui se décline avec les autres shows de Cyril Hanouna : l’hebdo Balance ton post et le plus événementiel Face à Baba. Continuer la lecture de Cyril Hanouna, le bouffon au service de l’extrême droite + « rejoindre le comité des jours heureux »

Francs-maçons et communistes : une poignée de main historique

La Société fraternelle « les amis de l’égalité »

Dans la noirceur ambiante, il en est un qui se distingue très positivement aux yeux des adeptes de la République sociale, universelle, laïque et démocratique. Nous voulons parler de Fabien Roussel, candidat du Parti communiste français à l’élection présidentielle. Francs-maçons et membres de la Société fraternelle les amis de l’égalité, nous estimons que la situation politique qui nous fait face est si grave qu’elle nous oblige, comme l’écrivait Aragon, à «  regarder le néant en face pour savoir en triompher  ». C’est pourquoi, dans le respect des règles de la franc-maçonnerie, nous avons décidé d’unir nos forces pour apporter un soutien à Fabien Roussel, considérant que son projet politique ­rejoint en tous points les principes maçonniques d’amélioration matérielle et morale de l’homme et de la société.

Ce n’est pas la première fois que la franc-maçonnerie œuvre de ce côté de l’histoire, loin s’en faut. Héritiers de la philosophie des Lumières, nos frères et nos sœurs ont d’abord agi de manière décisive au cours de la grande Révolution française, en posant les premières pierres de notre République et en érigeant la liberté de conscience au plus haut grade des droits de l’homme. Ils n’ont pas manqué ensuite de travailler dans le camp des braves au moment de l’édification de la IIe République, en siégeant auprès d’illustres figures telles que Pierre Leroux, franc-maçon et théoricien du socialisme républicain.

Comment ne pas évoquer, enfin, la Commune de Paris, où se sont retrouvés côte à côte, derrière les barricades, des francs-­maçons, des communistes d’avant-garde et tous ceux qui étaient viscéralement attachés à la défense de la cause républicaine. Notre frère Édouard Vaillant était de ceux-là, avant de fonder quelques années plus tard la SFIO, avec Jean Jaurès et Jules Guesde. Hélas, le tourbillon de l’histoire peut parfois s’avérer cruel, y compris pour des idylles que l’on croyait indestructibles. En ce qui nous concerne, l’acte de rupture a été signé par Léon Trotski, lorsque celui-ci a imposé la 22e condition, en 1922. Nous n’ignorons rien de ce tumultueux épisode qui obligea des camarades à renoncer à leur appartenance à la franc-maçonnerie pour rester membres du Parti communiste. Il faut néanmoins tempérer la portée de cette décision, puisque, dès 1938, Maurice Thorez a estimé que l’heure n’était pas aux « disputes entre communistes et francs-maçons », permettant de fait la double appartenance. Puis, c’est à Auschwitz et à Buchenwald, dans l’antre de l’horreur nazie, que les francs-maçons et les communistes résistants déportés fraternisèrent pour renforcer la convergence entre les deux engagements.

Cet idéal commun ne nous a jamais quittés, ce qui explique la présence dans nos loges de militants communistes ou de compagnons de route de la cause. Parmi ces frères et ces sœurs, nombreux sont ceux qui se manifestent aujourd’hui pour soutenir la candidature de Fabien Roussel. Comme nous, ils considèrent que le député du Nord a parfaitement compris les dangers qui pèsent sur notre République, menacée par une extrême droite qui ne cesse de répandre le venin du racisme dans notre pays. Comme nous, ils appellent à la mise au pas du capitalisme et à la résurgence de l’intérêt général, à travers le déploiement de services publics humanisés – le patrimoine de ceux qui n’en ont pas – spécialement dans nos quartiers populaires et dans la ruralité.

Comme nous, ils souhaitent voir parachevée l’œuvre du Conseil national de la Résistance, en mettant à l’ordre du jour un nouvel âge de la Sécurité sociale, créée par Ambroise Croizat. La République sociale doit prendre soin des plus fragiles et garantir à tous une vie digne et émancipée. Comme nous, ils entendent offrir un nouvel élan à la démocratie sociale en donnant aux salariés l’opportunité de reprendre la main sur l’actionnariat, ce qui permettra d’agir concrètement pour que l’égalité salariale entre les femmes et les hommes soit respectée.

Comme nous, ils aspirent à ce que les mots de Jaurès s’incarnent concrètement, lui qui plaidait pour la République laïque et sociale, laquelle ne pourra rester laïque que « parce qu’elle aura su rester sociale ». C’est au nom de cette histoire commune et des idéaux partagés entre le communisme et la franc-maçonnerie que la Société fraternelle les amis de l’égalité agira afin que Fabien Roussel devienne le prochain président de la République.

Manuels scolaires. Laurence de Cock : « le signal d’un retour à une vision très nationaliste de l’histoire »

À droite et à son extrême, de Jean-Michel Blanquer à Éric Zemmour en passant par Valérie Pécresse et Marine Le Pen, tous veulent réformer les programmes d’histoire et d’éducation civique.

Laurence de Cock
Historienne, enseignante et essayiste

Laurence de Cock Historienne, enseignante et essayiste
Albert Facelly pour L’Humanité

La France n’échappe pas aux ­tentatives des partis politiques les plus réactionnaires de ­modifier les contenus des cours d’histoire et d’éducation civique. Valérie Pécresse, candidate « Les Républicains » à l’élection présidentielle, se réfère ainsi régulièrement à un « récit national » qu’il s’agirait de « remettre au centre des programmes ».

Marine Le Pen et Éric Zemmour évoquent plutôt le « roman national », avec cette même idée : réapprendre ce que sont la France et sa grandeur, quitte à la fantasmer et à occulter des passages de l’histoire nationale et mondiale, tout en bridant les réflexions. Des offensives qu’ils justifient par le mythe d’un « endoctrinement » des élèves par des professeurs aux idées de gauche, mais aussi par la supposée « pénétration grandissante de l’islamisme dans les écoles », dixit Christian Jacob, président LR. Deux arguments que l’actuel ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, a aussi pris à son compte.

Un climat qui inquiète Laurence de Cock, spécialiste des instrumentalisations politiques de l’histoire. Continuer la lecture de Manuels scolaires. Laurence de Cock : « le signal d’un retour à une vision très nationaliste de l’histoire »