Laïcité, sécurité, conditions de travail : Les chefs d’établissements en première ligne

Trois jours après l’annonce du départ du proviseur d’un lycée parisien menacé de mort après une altercation avec une élève pour qu’elle enlève son voile, le principal syndicat, le SNPDEN-Unsa a salué l’action de l’État estimant ne plus être « à l’époque du « pas de vague »». Le SNUPDEN-FSU pointe, pour sa part, le manque de moyens alloués aux collèges et lycées qui ne permet pas « de travailler en amont » correctement.

 

Trois jours après l’annonce de sa mise en retrait par le proviseur du Lycée Maurice Ravel, à Paris, menacé de mort après une altercation avec une lycéenne à qui il avait demandé d’enlever son voile, quelques dizaines de personnes se sont rassemblées, ce vendredi 29 mars au matin, dans le 20e arrondissement de Paris, peu avant une conférence de presse du SNPDEN-Unsa, syndicat majoritaire des chefs d’établissements. Une quinzaine d’élus socialistes et écologistes étaient présents pour réaffirmer leur « attachement à l’École et aux lois de la République », a fait savoir le PS sur les réseaux sociaux. Continuer la lecture de Laïcité, sécurité, conditions de travail : Les chefs d’établissements en première ligne

Médicaments, consultations : dès le 31 mars, 850 millions d’économies sur le dos des malades

Un euro par boîte de médicament, 2 euros pour une consultation chez le médecin… À compter du 31 mars, le montant des participations forfaitaires et des franchises médicales va doubler. La mesure suscite la colère d’une grande partie des associations et des syndicats, qui dénoncent un hold-up de la Sécurité sociale.

 

À compter du 31 mars, le montant des franchises médicales et de la participation forfaitaire, non remboursables par les mutuelles, sera doublé. La mesure avait été annoncée par Emmanuel Macron le 16 janvier, lors d’une conférence de presse à l’Élysée. Instaurée en 2004, la participation forfaitaire désigne le reste à charge lors d’une consultation ou d’un acte réalisé par un médecin généraliste ou un spécialiste, tandis que les franchises médicales, mises en place en 2008, s’appliquent aux boîtes de médicaments prescrits, aux actes paramédicaux et aux transports sanitaires. Continuer la lecture de Médicaments, consultations : dès le 31 mars, 850 millions d’économies sur le dos des malades

Élections européennes : extrême droite, droite, gauche… qui vote quoi au Parlement européen ?

Les eurodéputés français votent très différemment selon qu’ils sont de gauche ou de droite au Parlement européen. À quelques mois des prochaines élections, prévues le 9 juin, l’analyse des scrutins clés permet aussi de dévoiler un double discours, dont le RN est spécialiste.

Début mars, la cheffe de file des macronistes pour les élections européennes, Valérie Hayer, a lancé que son concurrent de la liste socialiste, Raphaël Glucksmann, votait « à 90 % » comme les eurodéputés Renaissance. « Le chiffre exact, c’est 80 %. Je vote aussi à 86 % avec Marie Toussaint et les Verts, et même à 76 % avec Manon Aubry et la France insoumise », lui a répondu le fondateur de Place publique. Mais alors, les députés européens voteraient-ils en grande partie de la même façon, quelle que soit leur appartenance politique ?

D’un point de vue statistique, on pourrait en avoir l’impression. La diversité et la masse des sujets abordés à Strasbourg expliquent cette large part de votes en commun. Mais la quantité ne fait pas la qualité. Et c’est en examinant les grands dossiers, forcément les plus clivants, que des différences très nettes apparaissent entre les différentes familles politiques. Continuer la lecture de Élections européennes : extrême droite, droite, gauche… qui vote quoi au Parlement européen ?

Écoles normales du XXIe siècle : Un projet dont ne veulent ni les universités ni les syndicats

Montauban. Un collectif uni pour mourir dans la dignité

Le collectif a décidé de porter un éclairage avisé auprès des promeneurs du marché.DDM, Sébastien Aubert.
Le collectif a décidé de porter un éclairage avisé auprès des promeneurs du marché.DDM, Sébastien Aubert.

 

L’odeur d’un bon café laissait place à des réflexions aussi profondes que complexes samedi 23 mars au Garden Ice Café à Montauban, à l’heure où le marché bat son plein. Autour de la table, la question liée à la fin de vie était au centre des débats, sujet dans l’actualité depuis plusieurs années mais avec une plus grande acuité depuis l’annonce des orientations d’une future loi par le président de la République il y a quelques jours. Le pacte progressiste sur la fin de vie regroupe à ce jour vingt-six organisations de la société civile pour porter cette volonté d’une approche centrée sur les choix de la personne : « Nous partageons la vision d’une société qui donne toute sa place à la liberté de conscience, à la solidarité, la citoyenneté et l’émancipation » explique Béatrice Ouin, déléguée de l’association pour le droit de mourir dans la dignité. Dans le collectif fédéré récemment, certains militent depuis de nombreuses années pour une fin de vie qui respecte l’intégrité et les volontés de chacun, d’autres se sont forgés plus récemment une conviction. Continuer la lecture de Montauban. Un collectif uni pour mourir dans la dignité

Chômage : les sept mensonges du gouvernement pour s’attaquer encore et toujours aux droits des chômeurs

Au nom du plein-emploi, l’exécutif prépare les esprits à une cinquième réforme de l’assurance-chômage depuis 2017, sans lésiner sur les contre-vérités. Décryptage des grosses ficelles du gouvernement pour mieux stigmatiser les chômeurs.

Des allées du Forum de Davos aux plateaux de BFMTV, des travées de l’Assemblée nationale aux sorties sur le terrain, le pouvoir macroniste poursuit son offensive tous azimuts contre les demandeurs d’emploi. Pour préparer les esprits à une nouvelle réforme de l’assurance-chômage (la cinquième depuis 2017), les ministres et le chef de l’État déversent leurs éléments de langage, quitte à se voir accusés par les cinq principaux responsables syndicaux du pays de mener une « stigmatisation populiste des chômeurs », dans une tribune commune.

1. « On est à plus de 7 % de chômage, mais vous ne pouvez pas vous déplacer quelque part sans rencontrer un patron qui dit chercher à recruter. » Gabriel Attal, 27 février 2024

Cet argument ne repose sur aucune donnée chiffrée (en dehors du taux de chômage), mais induit l’idée selon laquelle les chômeurs, s’ils le voulaient vraiment, pourraient décrocher un emploi. Il s’agit d’un lointain écho à la fameuse sortie macronienne de 2018 (« Je traverse la rue et je vous trouve un travail »). Regardons les chiffres. Au 4e trimestre de 2023, la France comptait 331 700 emplois vacants, en baisse de 6 % (dernière estimation connue). Rapporté à l’ensemble des emplois en France, cela nous donne un taux de 2,07 %. Pas exactement un raz-de-marée. Continuer la lecture de Chômage : les sept mensonges du gouvernement pour s’attaquer encore et toujours aux droits des chômeurs

Laïcité : la gauche riposte aux offensives de la droite et de l’extrême droite

Depuis une trentaine d’années, droite et extrême droite tentent de préempter la loi de 1905, mais le camp progressiste, bien que divisé, n’entend pas laisser cette offensive sans réponse.

Il lui reste un an et demi avant de célébrer son 120e anniversaire. Mais, malgré son âge avancé, la loi de 1905 continue, à son corps défendant, d’être au cœur d’un débat public souvent caricatural. Nul doute que, le 9 décembre 2025, tout le monde voudra sa part de l’héritage.

Bien que fille de la gauche, la laïcité n’a de cesse d’être récupérée, instrumentalisée et même bafouée par ceux qui voudraient en faire un outil de répression. Depuis trois décennies, l’OPA de la droite et de l’extrême droite sur le sujet a presque rendu inaudible le camp progressiste, régulièrement taxé d’« angélisme », de « laxisme », de « wokisme » ou d’« islamo-gauchisme ». Et la division de ce dernier n’aide pas à le crédibiliser face aux différentes attaques. Continuer la lecture de Laïcité : la gauche riposte aux offensives de la droite et de l’extrême droite

La FSU-SNUipp lance l’alerte : L’école va s’effondrer !

CETA : premier revers pour le libre-échange et le gouvernement

Les parlementaires communistes, à l’origine de cet événement démocratique, ont obtenu que le Sénat rejette le premier article du traité de libre-échange avec le Canada. La question de la ratification de ce texte est désormais posée.

Ce jeudi 21 mars va-t-il marquer le début de la fin pour le CETA ? À l’occasion de la niche parlementaire du groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste – Kanaky (CRCE-K), le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada a été débattu au Sénat avant d’être soumis au vote.

Pour Fabien Gay, sénateur PCF : « Dire stop à ce traité de libre-échange serait un coup de tonnerre en France, dans l’Union européenne, mais aussi outre-Atlantique, contre cette logique qui met en concurrence les agriculteurs autour du moins-disant social et environnemental. » Continuer la lecture de CETA : premier revers pour le libre-échange et le gouvernement

Les agents EDF refusent l’utilisation des centrales pour la guerre + communiqué

Courrier adressé ce jour à Mr Salha Directeur d’EDF R&D, et Mr Rémont PDG d’EDF

Par le syndicat CGT EDF R&D
EDF ne doit pas devenir une entreprise d’armement!
Mr Salha, Mr Rémont,
Le syndicat CGT de la R&D d’EDF a pris connaissance hier lundi 18 mars du communiqué de presse d’EDF suite à la visite du ministre de l’Armée à la centrale de Civaux.
Cette visite avait pour objet d’acter l’utilisation de nos réacteurs nucléaires pour fabriquer du tritium à visée militaire, pour les armes nucléaires.
Nous réaffirmons notre attachement syndical historique à la paix : nous sommes contre la guerre, fruit de politiques capitalistes effrénées, dont les peuples et les salariés sont les premières victimes.
Que ce soit en Ukraine ou à Gaza nous nous prononçons à nouveau pour le Cessez-le-feu et pour l’arrêt de la livraison d’armes. Nous soutenons les syndicats de dockers qui, de par le monde, refusent de charger les bateaux transportant de l’armement. Plus largement nous sommes pour l’adhésion de la France au traité d’interdiction des armes nucléaires.
Dans le contexte actuel de crise économique, sociale et environnementale, aggravée par les récentes annonces bellicistes de Mr Macron évoquant jusqu’à l’envoi de troupes en Ukraine, et à la veille des élections européennes, cette annonce à Civaux est très préoccupante.
Nous sommes des agents du service public, de la production d’électricité, et nous ne sommes pas là pour aider à fabriquer des bombes…
Nous, syndicat CGT d’EDF R&D, n’accepterons pas d’être amalgamés avec des va-t-en-guerre. Nous refusons qu’EDF contribue directement à la fabrication d’armes et signe cette convention militaire entre l’Etat, le CEA et EDF.
Par ailleurs, nous faisons le lien entre la brutalité de cette décision prise dans le plus grand secret, et la précipitation avec laquelle le gouvernement organise la fusion de l’IRSN et de l’ASN, engendrant la perte de compétences et de transparence sur la sûreté nucléaire, y compris sur les enjeux liés à l’armement nucléaire.
Non, EDF n’est pas une entreprise d’Etat et rien dans sa raison d’être ne justifie qu’elle devienne une entreprise d’armement.
Voté à l’unanimité du syndicat CGT EDF d’EDF R&D réuni ce jour en commission exécutive à Chatou
Lire aussi le communiqué de la FNME-CGT: