Amplifions les dynamiques de rassemblement pour des victoires à gauche dimanche 22 mars (Com. PCF)

Face à une abstention qui dépasse celle du premier tour de 2014 et confirme la crise démocratique, nous appelons à une mobilisation des abstentionnistes dans l’entre-deux tours.

Plus de 40 % d’abstention, c’est un nouveau signal d’alerte pour notre démocratie.

Le choix médiatique fait ces derniers mois de mettre au deuxième plan ces élections ainsi que les politiques nationales d’austérité qui ont dégradé la vie de nos concitoyennes et concitoyens ont largement contribué à cette abstention.

Ce scrutin est pourtant décisif pour l’avenir de nos communes et de leurs habitantes et habitants. Il est essentiel pour le développement de l’emploi et des services publics locaux, notamment en matière de logement, de santé, de sécurité, de culture, d’éducation, de mobilités.

Dans de nombreuses villes des maires communistes sont élus dès le premier tour et des centaines d’autres candidats et candidates de notre parti sont qualifiés pour le second tour et en capacité de l’emporter le 22 mars. Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, est élu dès le premier tour à Saint-Amand-les-Eaux.

Les communistes ont conduit ou participé à des listes de rassemblements très larges et ont souvent réussi à créer de fortes dynamiques autour de leurs candidatures.

Partout, nous appelons à battre l’extrême droite raciste et xénophobe, qui menace les droits sociaux et démocratiques, les droits des femmes, les libertés et s’acharne contre les services publics locaux, les politiques sociales de proximité, la vie associative.

Dimanche prochain, aucune voix ne doit manquer pour la mettre en échec dans toutes les communes où elle est en position de l’emporter.

Partout, nous appelons les candidats de gauche à créer les conditions pour faire réélire les majorités sortantes communistes, socialistes, écologistes ou divers gauche et faire battre les majorités de droite.

Le Comité exécutif national du PCF en lien avec nos fédérations, nos candidats et candidates et nos partenaires va, comme lors de ce premier tour, agir en faveur des rassemblements gagnants au service de l’intérêt général et sur la base des projets portés dans chaque ville. Continuer la lecture de Amplifions les dynamiques de rassemblement pour des victoires à gauche dimanche 22 mars (Com. PCF)

Élections municipales : Une semaine pour convaincre, rassembler, faire gagner la gauche et les valeurs de la République. (PCF)

 

Publié le 09 mars 2026

A six jours du premier tour des élections municipales, le PCF appelle ses militants et militantes, ses élu·es et ses sympathisant·es à amplifier le débat démocratique mené dans les 35 000 communes de France. Les derniers jours de campagne vont être déterminants alors qu’un tiers des électeurs et électrices se disent indécis et que l’abstention pourrait concerner des millions de Français·es. Continuer la lecture de Élections municipales : Une semaine pour convaincre, rassembler, faire gagner la gauche et les valeurs de la République. (PCF)

Cuba peut-elle tenir face à Donald Trump ? (Débat)

La Havane affronte une grave crise consécutive au durcissement du blocus états-unien. Entre dénonciation du droit international bafoué et interrogations sur la capacité de résistance du peuple, la question de la solidarité avec l’île socialiste est l’affaire de tous.

Un diplomate, une journaliste et un ancien parlementaire communiste analysent les conséquences du blocus, les réactions internationales et les enjeux politiques de cette séquence.
© Lucien Lung / Riva Press

Après l’agression états-unienne du Venezuela le 3 janvier et l’enlèvement du président Maduro, Cuba traverse une nouvelle crise historique, d’ampleur comparable à la « période spéciale » des années 1990. Le durcissement du blocus américain et l’arrêt des livraisons de pétrole de Caracas menacent de plonger le pays dans une crise énergétique mais aussi sociale et humanitaire sans précédent.

Un diplomate, une journaliste et un ancien parlementaire communiste analysent les conséquences du blocus, les réactions internationales et les enjeux politiques de cette séquence. Ils relèvent aussi l’enjeu de se mobiliser pour Cuba, dans l’intérêt de tous les pays du monde.

Cuba semble quasiment coupée de toute source énergétique. Quelle est la situation du pays aujourd’hui ? Continuer la lecture de Cuba peut-elle tenir face à Donald Trump ? (Débat)

Philippe Rio : « Les communistes savent porter l’alternative au capitalisme à l’échelle locale »

Le maire PCF de Grigny (Essonne), président de la coopérative des élus communistes et lauréat du prix de meilleur maire du monde en 2021, a reçu « l’Humanité » en pleine bataille des municipales.

« Je suis arrivé à Grigny quand j’avais six mois. Je viens d’un milieu social proche de celui du quart-monde. Mes parents connaissaient une situation très précaire. Je ne peux pas dire qu’ils étaient de la classe ouvrière. Enfin, ils l’étaient, mais de temps en temps, quand ils avaient un boulot. C’est dans ce contexte très difficile que j’ai découvert les militants de quartier et le communisme municipal. »

Grigny est la commune la plus pauvre de France. Son premier magistrat, Philippe Rio, a pourtant été élu meilleur maire du monde en 2021. Pourquoi ? Parce qu’il se bagarre chaque jour pour faire reculer la misère, développe des politiques sociales qui changent la vie et fait de la commune un échelon de résistance au libéralisme, à l’image de ce que font les élus PCF à travers le pays. Continuer la lecture de Philippe Rio : « Les communistes savent porter l’alternative au capitalisme à l’échelle locale »

Situation au soir du 5 mars, par Franck Marsal (Analyses et commentaires)

Ce que confirme l’évolution de la situation de la guerre au Moyen-Orient depuis moins d’une semaine, c’est qu’il y a des bases matérielles nécessaires à l’existence de l’impérialisme et que, ces dernières années, celles-ci sont progressivement devenues défavorables. Ces bases matérielles résident dans les écarts de développement. Le capitalisme est un système de centralisation, qui capte la plus value sur de vastes zones pour alimenter des centres industriels de production de masse qui doivent écouler leur produit sur de larges marchés. Il n’est pas apparu partout en même temps, mais s’est développé dans des centres industriels successifs. La base sociale, historique et culturelle du capitalisme est une série limitée d’état-nations (principalement occidentaux) qui ont organisé leur périphérie sous forme de provinces impériales. Continuer la lecture de Situation au soir du 5 mars, par Franck Marsal (Analyses et commentaires)

Un 24 février par Jakline Boyer

De la propagande ordinaire en France, une propagande qui sans doute pour la première fois depuis l’union sacrée et à la mort de Jaurès assassiné (dont l’assassin fut gracié comme un patriote) tant le consensus en faveur de la boucherie était total, il n’y a aucun parti, aucune presse pour s’y opposer. Voici une illustration de ce que je décris dans le Zugzwang(1) comme une « censure militaire » décrite par Jakline Boyer dans la manière dont l’UE et son système de propagande a célébré le 24 février 2022. (note de danielle Bleitrach pour histoire et societe)


Publié le 24 février 2026 par Boyer Jakline

Battez, tambours, sonnez, trompettes : 24 février 2022, la Russie envahit l’Ukraine. 

Anniversaire : Von der Leyen débarque à Kiev, bouquet de fleurs à la main. Anne Ponsinet, pour France 2, est en direct de Moscou, où  » l’économie commence à donner des signes d’essoufflement ». Bref, les petits plats dans les grands pour conforter le « narratif »  menteur et criminel. Car à quelques centaines de kilomètres de là, les services ukrainiens kidnappent les hommes dans la rue pour les envoyer au front, et à Donetsk, Lougansk on est dans la douzième année de guerre : écoles, hôpitaux bombardés, vie dans les caves, comme l’avait promis le président d’alors Porochenko, des milliers de morts, civils de préférence, femmes et enfants… Tiens, tiens,  cela ne rappellerait pas quelque chose ? Continuer la lecture de Un 24 février par Jakline Boyer

La critique de l’Humanité est malheureusement aisée, trouver des solutions dans et hors parti.

Nous recevons un certain nombre d’articles de militants communistes qui disent leur désarroi devant la ligne éditoriale du quotidien l’Humanité. Les mêmes souvent soulignent l’apport d’Histoireetsociete comme celui de ce camarade de l’Isère. Cette appréciation concerne en priorité ceux qui dans notre équipe sont membres du PCF à savoir Marianne Dunlop et Franck Marsal. Mais pas seulement parce que l’absence d’une presse qui dénonce le consensus atlantiste voire celui qui nous mène vers le fascisme et la guerre concerne notre pays, la France, qui devient de plus en plus la proie d’attitudes inquiétantes. A ce titre, si je n’ai jamais eu de sympathie pour les casseurs et ceux qui divisent le mouvement ouvrier sous prétexte de radicalisme, voir l’assemblée nationale française contribuer à promouvoir debout un « Horst Wessel » (pour ceux qui ignoreraient de quoi il s’agit, je leur conseille une petite recherche). Le véritable problème est l’affaiblissement du PCF, en nombre de militants mais aussi dans leur formation dont l’état de la presse et des débats est l’illustration. C’est contre cet affaiblissement que quelle que soit l’adhésion ou non de ses membres définit sa propre ligne éditoriale. merci de l’avoir compris. C’est d’ailleurs le sens du livre que je viens de publier : Le Zugzwang, la fin du libéralisme libertaire, et Après? qui se situe dans le prolongement de notre livre précédent sur la nécessité pour la France de s’éveiller à la Chine et au monde multipolaire. Il ne s’agit pas de régler des comptes mais d’insister sur l’urgence de retrouver la profondeur historique et géopolitique de l’événement (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).

Commentaires d’un militant sur l’Humanité du 16 février

Une nouvelle fois l’Humanité fait la démonstration de son désintérêt pour les communistes, illustrant ainsi sa lente dérive qui l’éloigne de la lutte des classes et l’installe dans le mouvement gazeux de l’intersectionnalité où les luttes sociétales sont rendues dominantes.

Ce lundi 16 février j’attendais autre chose qu’un article insignifiant, voire méprisant pour le PCF, seul parti d’envergure ayant appelé et organisé les rassemblements pour CUBA. En marge de la double page consacrée à Francesca Albanese (rien à dire) un petit article de 3 paragraphes titre sur « Un élan de solidarité mondial pour Cuba »… C’est un peu juste, pour un élan de solidarité mondial, non? Plus grave, sur les 3 paragraphes un est intitulé « La société civile s’organise » où l’on cite pêle-mêle les initiatives, et en fin d’article le pseudo-journaliste qui ne s’est manifestement pas rendu sur les lieux de manifestations écrit qu’ »à l’appel d’associations et de partis politiques, dont le PCF, des rassemblements se sont tenus dans de nombreuses villes de France ».

Si ce journaliste avait fait son boulot il aurait vite vu que le PRCF, Révolution Permanente, la CGT etc. ont appelé à rejoindre l’action initiée par… le PCF. Pas par le PS, pas par LFI, pas par EELV, par le PCF ! Je me suis dit, c’est pas possible il y aura quelque chose mardi. Non mardi, il n’y avait rien sur CUBA ni sur le PCF d’ailleurs.

J’ai trouvé le même lundi 16 février deux autres exemples assez caractéristiques. En page 9, dans la rubrique Politique et Société, on trouve un article ovni, comme ça arrive régulièrement dans l’Humanité, sorti d’on ne sait où mais pas de la rédaction à priori. Ici, il s’agit, avec une seule photo et de quelques mots d’exploiter le scandale Epstein contre la Chine. La photo présente un diplomate français mouillé dans cette sordide affaire avec Wang Yi, une des personnalités politiques chinoises la plus importante. C’est rien vous me direz, mais lire « En 2014, le prédateur sexuel a sollicité le Consul général de France aux Etats-Unis pour faciliter la venue de « trois assistantes » (à la demande, c’est dans l’article, d’un conseiller diplomatique de Sarkozy, amis d’Epstein et pas clair du tout). Aujourd’hui, le diplomate est ambassadeur de France en Chine ».

Pourquoi avoir choisi cette photo avec Wang Yi qui est sans rapport avec le contenu de l’article ?

L’autre article est celui relatif à la conférence de Munich. Si l’analyse globale n’est pas mauvaise, elle est toutefois assez faible et largement sous-documentée. un conseil : réduire la taille des photos, surtout celle de Rubio, et augmenter le texte… Bref, le journaliste n’a retenu comme réponse à Rubio que l’intervention de la Démocrate américaine Alexandra-Ocasio-Cortez qui semble faire fi des enjeux internationaux, comme la paix par exemple. Si on n’est pas un peu curieux, on en reste à cette information très en-deça de ce qu’un journal dit communiste devrait produire. Je conseille donc aux journalistes de l’Humanité traitant des questions internationales de consulter le site Histoire et société où l’on retrouve pléthore d’articles autrement documentés. A la conférence de Munich il y avait aussi Wang Yi, tiens c’est étrange, et l’article trouvé sur le site Histoire et société dit ceci, ce qui me parait bien plus… communiste !

« Dans les salles de conférence, la seule alternative crédible à la dystopie proposée par Rubio est venue du ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi , qui a insisté sur l’importance des mécanismes internationaux fondés sur la coopération mondiale – et non sur la bonne volonté des puissances occidentales, comme le suggérait l’intervention américaine – ainsi que sur les alternatives à la confrontation armée. « Si le système international ne fonctionne pas correctement, ce n’est pas l’ONU elle-même qui en est responsable, mais plutôt un certain pays qui cherche à exacerber les divergences et les désaccords, à se placer au-dessus de tous, à attiser les tensions entre blocs et même à raviver la mentalité de la Guerre froide », a déclaré Wang.

« La Chine sera une force inébranlable pour la paix », a-t-il poursuivi. « Nous nous engageons sur la voie du développement pacifique et appelons tous les pays à faire de même. La Chine sera un pilier de stabilité. […] La Chine sera une force de progrès dans l’histoire. Nous défendrons avec résolution les acquis du progrès de la civilisation humaine, ferons progresser les quatre grandes initiatives mondiales et œuvrerons à la construction d’une communauté de destin pour l’humanité. » sources : Histoire et société

De deux choses l’une, soit le sénateur de l’année et par ailleurs directeur de l’Humanité (c’est beaucoup quand même…) est complètement dépassé, soit il est l’artisan de cette dérive. A suivre…

Mort de Quentin Deranque : face à la violence, organiser le débat et l’action démocratiques

Publié le 19 février 2026

Le Parti communiste français exprime de nouveau sa plus vive émotion après la mort de Quentin Deranque survenue à Lyon à la suite de violences inadmissibles et d’un lynchage odieux qui a coûté la vie à cet homme en marge d’une conférence à Sciences-Po. Toute justification ou relativisation de ce crime abject, au regard des idées ou actes de la victime, est inacceptable.

C’est à la justice d’identifier et de condamner sévèrement ses responsables, son travail devant être scrupuleusement respecté, loin de toute conclusion hâtive et de toute récupération partisane. Continuer la lecture de Mort de Quentin Deranque : face à la violence, organiser le débat et l’action démocratiques

Mort de Leïla Shahid, ancienne déléguée générale de la Palestine en France

Déléguée générale de Palestine en France puis auprès de l’Union européenne, elle incarnait la lutte d’un peuple pour son autodétermination. Elle était une grande amie de « l’Humanité ». Elle est décédée le 18 février dans le Gard. Elle avait 76 ans.

Karama. Dignité en arabe. À lui seul il dit Leïla Shahid qui, le 18 février au matin, nous a quittés. Dignité parce que cette grande dame, infatigable combattante et diplomate palestinienne, a toujours préféré affronter que subir, la vie comme la mort. À l’unisson de son peuple, elle était une résistante. Continuer la lecture de Mort de Leïla Shahid, ancienne déléguée générale de la Palestine en France

Pourquoi les Français ne se révoltent pas (encore)

 

C’est plus simple qu’il n’y paraît de répondre à cette question, il y a en effet deux réponses : la première est que, comme les USA, avec la destruction du PCF, celle du potentiel industriel, il y a eu la fin d’une contreculture, celle des « producteurs », est alors montée comme une illusion, une culture de la consommation et du gadget avec ses bobos à qui on a laissé le « jouet » d’être les maitres du libéralisme libertaire qui permettait un néocolonialisme de fait et l’anticommunisme, la xénophobie baptisée haine des dictatures et avec une répression toujours plus forte des droits du travail et la destruction du service public. Nous sommes donc devant un monde mediatico-politique de danseurs de corde qui cache mal la violence de ses bailleurs de fond. Le cas Macron est exemplaire, bien fol est celui qui sait où il va retomber dans la minute suivante mais que l’on ne se fasse pas d’illusion ce n’est jamais très loin de la caresse espérée du maître US. La seconde raison va dans le même sens, la situation est révolutionnaire mais pour faire la révolution il faut avoir un minimum de confiance en des chefs, des organisations et il est évident qu’il n’y a plus en occident la moindre confiance en quiconque et on les comprend. Il n’est même plus besoin d’aller chercher ses exemples dans la géopolitique, il suffit de voir la manière dont dans ce qui est devenu à Lyon, laboratoire de l’exaspération de toutes les forces politiques à commencer par l’extrême-droite dans ses aspects les plus nazis et royalistes unifiés, mais également les outrances de la droite, celles d’une gauche qui a perdu la boussole, la situation se traduit par une aide manifeste à la montée de l’escroquerie qu’est Bardella. Je ne parlerai pas de Marseille mais ce n’est pas triste (1) (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).

Carole Augé

La France est en colère. Les sondages le montrent, les conversations privées le confirment, les urnes le murmurent à chaque élection. Colère contre la pression fiscale, contre le déclassement social, contre la perte de souveraineté, contre un pouvoir jugé arrogant et sourd. Et pourtant, rien. Pas de révolution. Pas de soulèvement massif. Pas même une contestation durable capable de faire plier l’exécutif. Comment expliquer ce paradoxe français : un peuple politiquement conscient, historiquement rebelle, mais aujourd’hui immobile ? Continuer la lecture de Pourquoi les Français ne se révoltent pas (encore)