Grève chez TotalEnergies, profiteur de crise dans le collimateur de ses salariés

Alors que les bénéfices du groupe pulvérisent tous les records, portés par la flambée des prix de l’énergie, la CGT appelle l’ensemble de ses salariés à une grève inédite ce vendredi.

Ce vendredi, les grévistes réclament des hausses de salaires permettant de couvrir l’inflation. moschetti/REa

Ce vendredi, les grévistes réclament des hausses de salaires permettant de couvrir l’inflation. moschetti/REa
Jean Claude MOSCHETTI/REA

Depuis dix ans, c’est presque devenu une loi physique, aussi intangible que celle de l’eau qui bout à 100 degrés au niveau de la mer : chez TotalEnergies, les dividendes ne baissent jamais. Quelle que soit la conjoncture économique, que les bénéfices s’envolent ou qu’ils flanchent, le géant tricolore garantit à ses actionnaires une fidélité sans faille. « En 2020, lorsque le groupe n’a engrangé “que” 4 milliards de dollars de résultat net, c’était la panique à bord, raille Thierry Defresne, de la CGT. Mais comme ils avaient 7 milliards de dividendes à verser malgré tout, nos dirigeants ont simplement décidé d’emprunter auprès des banques. Résultat, le taux d’endettement du groupe est passé de 16 % à 19 %…» Continuer la lecture de Grève chez TotalEnergies, profiteur de crise dans le collimateur de ses salariés

Les liaisons dangereuses de LaREM avec le RN

Le président de la République devait s’exprimer mercredi soir. Il avait jusqu’ici laissé ses troupes multiplier les appels du pied au RN, quitte à le normaliser toujours plus.

AFP

Voilà un cas sur lequel la médecine devrait se pencher avec la plus grande attention. Celui, assez terrifiant, de la subite amnésie collective qui frappe la Macronie. Il y a dix semaines, pendant l’entre-deux-tours de la présidentielle, ses électeurs et ceux de la gauche avaient des « valeurs communes », dixit l’ancien président LaREM de l’Assemblée nationale Richard Ferrand. Si bien que les ténors de la majorité présidentielle comptaient sur les sympathisants FI, EELV, PCF et PS pour faire barrage à l’extrême droite de Marine Le Pen. Ce que beaucoup ont fait en glissant, à contrecœur, un bulletin Macron dans l’urne. Continuer la lecture de Les liaisons dangereuses de LaREM avec le RN

Deux tiers des jeunes se sont abstenus, effritement du front républicain : les grands enseignements du second tour

Ce sont à nouveau les moins de 35 ans et les classes populaires qui ont le moins voté. Quant aux reports de voix, ils donnent à voir l’effritement du front républicain.

Sergei SUPINSKY/AFP

Le scrutin de dimanche a ouvert une période d’incertitude avec une majorité toute relative pour Ensemble ! mais aussi une arrivée en force de la gauche à l’Assemblée et une percée historique du Rassemblement national. La carte politique du territoire s’en trouve bouleversée : si 324 circonscriptions conservent la même étiquette, 148 ont basculé plus à gauche et 105 plus à droite.

Mais le second tour des élections législatives a été marqué par un autre phénomène majeur : l’abstention, à nouveau, de plus de la moitié des citoyens appelés aux urnes (53,77 %, contre 52,49 % le 12 juin). « Ce sont plus de 26 millions d’électeurs qui n’ont pas voté. C’est le premier parti de France », a mesuré dès l’issue du vote sur TF1 le directeur général de l’Ifop, Frédéric Dabi. Mais le phénomène continue de frapper différemment les électeurs selon leur profil. Continuer la lecture de Deux tiers des jeunes se sont abstenus, effritement du front républicain : les grands enseignements du second tour

Les leçons d’un scrutin: vive le congrès du PCF.

 

Que dire de ces élections, sinon que leur résultat n’a rien pour nous de surprenant et qu’il a ses ombres et ses lumières. Au titre des satisfactions il y a bien sûr la mise en “petite” majorité relative de Macron, un désaveu du président élu comme il y en eut jamais dans cette Constitution et ce mode de scrutin. Désaveu bien mérité et quelques battus comme Castaner qui arrachèrent des cris de joie à tout ceux pour qui il représente le mépris, la violence gratuite et la trahison de ses engagements. Cette constitution a été créée pour verrouiller tout changement de société et exclure le parti communiste, l’hypothèse socialiste de la vie politique française en relation avec les institutions européennes opérant dans le même sens. Continuer la lecture de Les leçons d’un scrutin: vive le congrès du PCF.

Abattoir de Castelsarrasin: vers une reprise de l’activité?

Il y a quelques mois, nous ne donnions pas cher du devenir de l’abattoir de Castelsarrasin et la mobilisation des communistes avec prés de 150 signatures obtenues sur les marchés de Castelsarrasin, Moissac et Beaumont de Lomagne avait marqué les esprits .

La lettre ouverte remise aux acteurs économiques de ce dossier, Mairie, Intercommunalité, Eleveurs/Bouchers, préfecture avait fait le tour de notre ruralité et suscité suffisamment d’émois pour que même la FDSEA, le MODEF et la Confédération Agricole rejoignent le rassemblement que nous avions initié pour la réunion de la dernière chance en septembre dernier.

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Législatives. Le PCF en lice pour 32 seconds tours

Avec plus de candidats qualifiés qu’en 2017, les communistes pourraient voir leur groupe se renforcer à l’Assemblée nationale.

Dans le Puy-de-Dôme, c’est le président sortant du groupe GDR, André Chassaigne, qui, face à un candidat du RN, est favori après ses 49,13 % du premier tour. © Richard Damoret/Rea

Dans le Puy-de-Dôme, c’est le président sortant du groupe GDR, André Chassaigne, qui, face à un candidat du RN, est favori après ses 49,13 % du premier tour. © Richard Damoret/Rea

Sur les 50 candidats présentés aux législatives par le PCF, dans le cadre de la Nupes, pas moins de 32 disputeront le second tour le 19 juin. Un chiffre en nette progression par rapport à 2017, où 12 de ses prétendants s’étaient qualifiés. Parmi ces communistes en lice dimanche prochain figurent ceux des 11 circonscriptions sortantes du PCF, soit 9 députés qui sollicitent un nouveau mandat, et 2 passages de relais. Le premier en Seine-Saint-Denis : Soumya Bourouaha remplace Marie-George Buffet, devenue sa suppléante, et est arrivée avec 36,13 % devant le dissident Azzédine Taïbi (21,43 %). Le second dans l’Allier : Jean-Paul Dufrègne, élu en 2017, a laissé sa place de titulaire à Yannick Monnet, qui, fort de 30,57 % des voix, affrontera Michel Barbarin (LaREM, 19,44 %). Dans le département voisin, c’est le président sortant du groupe GDR, André Chassaigne, qui, face à un candidat du RN, est favori après ses 49,13 %. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, réalise également un bon score dans sa circonscription du Nord, avec 34,13 %, face au RN (32,64 %). Soit un bond de près de 11 points par rapport au premier tour de 2017 (23,61 %). Continuer la lecture de Législatives. Le PCF en lice pour 32 seconds tours

Cachez cette extrême-droite que je ne saurais voir… in Histoire et Société

Par Danielle Bleitrach

Décidément la macronie a une étrange propension à ignorer l’extrême-droite quand ça l’arrange. En Ukraine, on le savait il n’y a pas de nazis que des braves gens un peu folklorique avec leurs croix gammées tatouées mais on leur pardonne tout puisqu’ils défendent l’OTAN et sa mission anticommuniste. Même si ces braves gens multiplient tel un boomerang les attentats et s’arment, ils bénéficient de bureau de recrutement à Paris et leur légion étrangère est encadrée par des militaires de carrière.

En France, après avoir sommé chaque candidat de gauche de se prononcer sur le vote contre MARINE LE PEN quand se jouait le sort de Macron président, voici que les mêmes refusent de se prononcer comme si tout à coup la gauche et le RASSEMBLEMENT NATIONAL étaient devenus les mêmes. Le discours est devenu le refus des extrêmes, là encore on poursuit la propagande européenne, atlantiste, celle qui identifie communisme et nazisme, refait l’histoire pour mieux préserver les fascistes. Continuer la lecture de Cachez cette extrême-droite que je ne saurais voir… in Histoire et Société

Pas de député(s) RN dans le 82 (PCF82)

Unie, la gauche a porté dans le débat les 650 propositions d’un programme ambitieux et nécessaire pour l’avenir de notre pays, pour nos concitoyens-nes. Le premier tour a porté un nombre inédit de candidats-es de la transformation sociale au second tour. Il est possible dès le mois prochain d’amorcer une nouvelle politique sociale et écologique, par une augmentation des salaires, la retraite à 60 ans ou le développement des services publics.

Dans le Tarn et Garonne la situation est également inédite.

Sur la première circonscription Mme Rabault arrive en tête face à un candidat RN qu’elle devance de 5000 voix. Sur la deuxième circonscription du 82 c’est la candidate du RN qui arrive largement en tête de ce 1er tour des Législatives. Avec 9272 voix, Mme Manchado (NUPES) arrive en 4ème position.  La droite en la personne de M. Astruc a supplanté Mme Pinel, députée PRG sortante.

Les forces de la haine et de l’exclusion sont ainsi présentes au second tour sur les deux circonscriptions. Cette configuration nous rappelle avec force que jamais un(e) député(e) d’extrême droite ne doit accéder à l’Assemblée Nationale dans notre département.

C’est donc sans ambiguïté que nous appelons les forces républicaines, les électeurs et électrices à tout faire pour combattre les candidats RN et ce dès dimanche 19 juin, en utilisant dans la 1ère comme dans la 2ème circonscription les seuls votes utiles.

Législatives 2022. Les résultats définitifs de la 2ème circonscription du Tarn et Garonne

Voici les résultats définits des législatives pour la 2ème circonscription du Tarn et Garonne… Résultats commune par commune en suivant ce lien https://www.resultats-elections.interieur.gouv.fr/legislatives-2022/082/index.html

Nous publierons le communiqué de la NUPES et les communistes s’exprimeront mais d’ores et déjà pas question d’élire une députée RN dan notre département!

Stéphane SIROT : « Pouvoir d’achat », une notion piège

Publié le par FSC

« Pouvoir d’achat » ! De quoi parle-t-on ? De pouvoir ? De consommation ? De revenus ? De nécessaire augmentation des salaires ? De prix ? Pour décrypter cette formule utilisée à toutes les sauces dans la campagne électorale à l’heure où l’inflation s’envole, nous avons interrogé Stéphane Sirot, historien et auteur d’un dictionnaire de la novlangue managériale édité en décembre dernier.

Avec le retour de l’inflation, les revendications salariales sont à l’origine de nombreuses grèves. Dans le même temps, la notion de « pouvoir d’achat » sature l’espace politique, médiatique et même syndical.

Pourquoi cette formulation ne va-t-elle pas de soi ? Continuer la lecture de Stéphane SIROT : « Pouvoir d’achat », une notion piège