Un quinquennat favorable au privé 

Anciens élèves de l’enseignement privé, JM Blanquer et E Macron auront nettement aidé l’enseignement privé durant ce quinquennat. On se rappelle le  bac donné par le privé hors contrat ou l’éducation prioritaire ouverte au privé. Mais la confirmation est donnée par la dernière édition de L’état de l’école, une publication du ministère, qui montre que les effectifs enseignants du privé ont augmenté nettement plus vite que ceux du public entre 2017 et 2020.

Plus de création d’emplois enseignants dans le privé

 Selon la Depp, éditrice de cette publication annuelle du ministère de l’éducation nationale, les effectifs d’enseignants sont passés de l’indice 100 en 2008 à 104.8 en 2020 pour le premier degré du privé et de 100 à 99.6 pour le second degré. Pour le public l’évolution a été moindre. On est passé à 103.3 dans le premier degré et à 98.3 pour le second. Continuer la lecture de Un quinquennat favorable au privé 

Electrices, électeurs de gauche, ne restons pas spectateurs !

Patrick Le Hyaric

Patrick Le Hyaric

 

Citoyennes, citoyens de gauche, militants soucieux de l’avenir de la biodiversité comme du climat, épris de justice sociale et de paix, ne restons pas spectateurs d’un grand cirque politique écrit en dehors du peuple et contre lui.

La France, ses conquis sociaux et démocratiques, son exception culturelle, son peuple si riche de sa diversité, qui tant de fois a répondu présent aux grands rendez-vous de l’Histoire, ne mérite pas l’affligeant spectacle qu’on lui impose à quelque quarante jours d’une élection décrétée majeure par les tenants d’un système qui agonise devant nous.

Sur cette pourriture pousse la haine, le racisme et la xénophobie la plus décomplexée. On n’avait rien vu de tel depuis les années 1930, avant que les forces de l’argent et une grande partie de leurs mandataires de droite ne se vautrent dans la collaboration. A force de ne jamais respecter ses engagements, de mépriser les gens de peu, de n’écouter que les puissants et leurs puissants intérêts, de s’inscrire dans les canons des traités libéraux européens renforçant les mises en concurrence, l’austérité, le dépeçage de nos atouts industriels et agricoles, de nos services publics et de notre exception culturelle, des forces politiques se sont discréditées. A force de promouvoir  la rentabilité financière au premier rang de toute politique, de la protéger par des lois antisociales puis sécuritaires succédant aux lois d’urgence et scélérates, on aboutit à cette situation inquiétante dans laquelle nous n’avons plus un parti d’extrême droite mais deux, rivalisant dans l’ignoble.

Et voilà que la droite républicaine les copie dans une sorte de course dans l’abject et l’inhumain. Continuer la lecture de Electrices, électeurs de gauche, ne restons pas spectateurs !

Montauban: Mobilisation pour la Paix!

Vendredi 25 février à 18h devant la préfecture de Montauban

à l’appel de plusieurs organisations dont le PCF82

Et communiqué du groupe CRC région Occitanie

 

 

M. Lopez, le Zemmourien!

Nous l’avons déjà dit sur ce site, M. Lopez, ci-devant maire de Moissac n’en a cure des promesses électorales et des affirmations péremptoires sur les réseaux sociaux, tantôt Dr Jeckill sur FaceBook et Mr Hyde sur Tweeter.  La succession des évènements de cette semaine nous conforte dans notre analyse du glissement vers « Z » du premier édile de la Ville des Justes.

Il a beau s’en défendre à force d’interviews dans la presse, les médias plus que jamais complaisants envers lui, les faits sont têtus: Un dir’com responsable de « reconquête en 82 », un directeur de cabinet (ancien conseiller régional) qui vient de basculer aussi et cerise sur le gâteau l’adjointe à …. la culture qui prend parti pour le négationniste pétainiste.

Pôvre maire qui doit se sentir esseulé dans sa tour d’ivoire et qui n’attend qu’une occasion pour déclarer sa flamme à « Z » quand le conseil constitutionnel attend de valider son parrainage pour? Continuer la lecture de M. Lopez, le Zemmourien!

Pour l’avenir du droit au logement et de la loi SRU

Texte collectif d’élu.E.s communistes d’île-de-France

La campagne présidentielle permet aux droites et à la majorité d’Emmanuel Macron de distiller leur vision stigmatisante des quartiers populaires et du logement public. Du côté de la Macronie, l’heure est à la restriction de la construction de logements sociaux dans les communes qui en comptent plus de 40 %. Peu importe la pénurie inédite que notre pays connaît. Une circulaire adressée aux préfets au cœur de l’été 2021 confirme cette orientation néfaste. La candidate de la droite, Valérie Pécresse, se donne quant à elle dix ans – soit deux quinquennats – pour en finir avec ce qu’elle aime appeler, depuis plusieurs années, les « ghettos ». Elle en profite pour ressortir de la cave le célèbre nettoyeur haute pression de marque allemande, qu’elle compte utiliser pour « nettoyer »… Continuer la lecture de Pour l’avenir du droit au logement et de la loi SRU

Jean-Luc Mélenchon : un « avenir en commun » soumis… à la bonne volonté du capital ? in ECO. & POL.

Oubliés le « bruit » et la « fureur » ! Désormais, Jean-Luc Mélenchon brandit avec fierté un brevet de respectabilité décerné par le président du MEDEF : « vous êtes prêt à gouverner », lui a confié Geoffroy Roux de Bézieux devant deux millions de téléspectateurs.

Gouverner, mais pour quoi faire ? Le programme du leader des « Insoumis » contient un grand nombre de propositions sociales et écologiques mais – à la différence du programme La France des jours heureux de Fabien Roussel qui consacre un chapitre entier aux moyens financiers d’atteindre six grands objectifs sociaux, écologiques et féministes – il est fort peu explicite sur les moyens de les réaliser.

Faute d’indiquer comment seront produits plusieurs centaines de milliards de richesses supplémentaires, la lecture de L’avenir en commun laisse le sentiment que ce programme n’est pas financé, qu’il s’agisse des dépenses publiques, de celles de la Sécurité sociale mais aussi de celles des entreprises. Pour y voir plus clair, on a consulté un document publié le 7 février sur le site melenchon2022.fr et intitulé Comment nous allons atteindre le plein emploi, qui a nourri le discours sur les questions économiques prononcé par le candidat en meeting à Montpellier le 13 février. Continuer la lecture de Jean-Luc Mélenchon : un « avenir en commun » soumis… à la bonne volonté du capital ? in ECO. & POL.

Saint-Valentin : un sexisme ordinaire ?

Relations sexuelles sociétalement programmées : la Saint-Valentin c’est 20 % de signalements supplémentaires pour violences, d’après une étude menée par l’université de Calgary ; sans parler des kilomètres d’avion que vont faire vos fleurs rouges pour atterrir en France. Derrière cette fête devenue essentiellement un événement commercial : sexisme et bilan carbone !

Pour sensibiliser à la question du consentement, l’association française En avant toutes avait mis en place des ateliers en ligne, invitant les 15-30 ans à s’interroger sur cette notion. Parmi les situations relatées, celle d’un homme qui « ne comprend pas  » pourquoi sa compagne refuse d’avoir des relations sexuelles avec lui, le jour de la Saint-Valentin. Selon Maïra Martin, directrice d’une association contre les violences faites aux femmes au Canada, un homme violent peut décider d’utiliser une date comme celle du 14 février, pour justifier de son comportement.

La Saint-Valentin donne l’occasion à des hommes violents de présenter la se Continuer la lecture de Saint-Valentin : un sexisme ordinaire ?

Fabien Roussel donne un horizon aux jours heureux …

PRÉSIDENTIELLE Plutôt que le ruissellement cher à Emmanuel Macron, le candidat communiste a proposé, dimanche, le « “roussellement” pour lutter contre la vie chère ». À commencer par l’augmentation des salaires, qu’il a défendue devant plus de 4000 participants à son meeting.

Nicolas Cleuet

Le meeting du candidat communiste à la présidentielle n’a pas encore commencé que l’ambiance est déjà survoltée ce dimanche au parc Chanot, à Marseille. L’enthousiasme parmi les plus de 3 500 participants fait écho à la progression de Fabien Roussel, avec un premier sondage OpinionWay vendredi qui le crédite de 4 % d’intentions de vote. Il y figure à égalité avec Christiane Taubira et l’écologiste Yannick Jadot, devant la socialiste Anne Hidalgo (3 %), mais derrière l’insoumis Jean-Luc Mélenchon (10 %). « Oui, il y a du souffle, ça bouge, nous le sentons tous et nous voyons déjà comment, en quelques semaines, nous avons bousculé le débat », assure, dès son arrivée à la tribune, Fabien Roussel, dont le discours est retransmis en direct sur quatre chaînes télé. Dans l’équipe du candidat communiste, on se réjouit aussi de ce début de dynamique, tout en gardant les pieds sur terre. « On a encore une marge de progression très importante, mais la mayonnaise commence à prendre et c’est évidemment satisfaisant », souligne Ian Brossat, son directeur de campagne. Désormais, l’objectif est clair : « élargir, élargir, élargir ». Continuer la lecture de Fabien Roussel donne un horizon aux jours heureux …

Zemmour/Le Pen : « Il n’y a pas de place pour deux partis à l’extrême droite », analyse l’historien Nicolas Lebourg + Lopez en difficulté

NDLR de MAC: avant de laisser la parole à l’historien, petit retour sur le drame vécu par le sieur Lopez en sa bonne ville de Moissac. Comme en atteste son compte tweeter, il est en train de se faire « lyncher » par ses amis Lepénistes qui lui reprochent l’ambiguïté de ses propos sur Zemmour. Nous connaissons le cynisme de M. Lopez qui côté face sur son compte Facebook est propre sur lui pendant que sur son compte tweeter, depuis  longtemps, il étale son antisémitisme soralien et sa haine des migrations. L’heure des comptes semble arrivée et la présence de son directeur de communication « Zemmourien » à ses côtés sans qu’il ne le rappelle à l’ordre Lepéniste fait tache jusque dans les rangs de la majorité municipale de Moissac. L’extrême droitisation de Lopez n’est pas un long fleuve tranquille….

Faisons fi de leurs querelles et construisons ensemble les #joursheureux avec #roussel2022

 

 


Marine Le Pen à Reims et Éric Zemmour à Lille ce samedi : jamais sous la Ve République, deux candidats d’extrême droite n’auront tenu un meeting le même jour, tout en étant crédité chacun entre 14 % et 18 % des voix par les sondages. Mais si la lutte fait rage, les deux camps nationalistes ne sont pas irréconciliables, comme l’explique l’historien de l’extrême droite Nicolas Lebourg.

Éric Zemmour et Marine Le Pen.

Éric Zemmour et Marine Le Pen.
Photos Joël Saget et Christophe Archambault/AFP.

En quoi la situation actuelle est-elle inédite à l’extrême droite ?

Nicolas Lebourg, historien au Cepel à l’université de MontpellierNicolas Lebourg

historien au Cepel à l’université de Montpellier

Ce qui est inédit, c’est d’avoir deux candidats d’extrême droite visant le second tour. Pour la première élection présidentielle au suffrage universel direct, en 1965, Jean-Marie Le Pen s’était investi en amont pour que sa famille politique ait un candidat unique. Ce dernier, Tixier-Vignancour, mena campagne en cherchant à rassembler le centre droit et l’extrême droite contre de Gaulle. Cette union des droites fut un échec et 60 % des électeurs d’extrême droite votèrent pour de Gaulle au premier tour pour faire barrage au communisme. En 2002, la candidature de Bruno Mégret visait à prendre date pour la succession de Jean-Marie Le Pen, il était donné à moins de 2 %. Mais aujourd’hui, il y a deux candidats d’extrême droite qui s’assument et se partagent un tiers des intentions de vote.

Quelles différences de stratégie et de discours peut-on observer chez Marine Le Pen et Eric Zemmour ?

Les deux ont d’abord ciblé les secteurs traditionnellement difficiles pour Marine Le Pen, tels que les retraités ou les cadres et les professions intellectuelles. En 2017, ils avaient préféré François Fillon en considérant que le programme économique et européen de Marine Le Pen était inquiétant. Résultat, les deux ont mis beaucoup d’eau dans leur vin europhobe. La candidate RN conserve néanmoins une dimension à la fois plus populaire et colbertiste et est plus opposée à la société multiculturelle quand Éric Zemmour s’affiche contre la société multiethnique.

Plusieurs élus et cadres du RN ont annoncé leur volonté de rejoindre Éric Zemmour. Ces défections augurent-elles d’une recomposition ?

Durant des mois, le storytelling d’Éric Zemmour était sur sa possible candidature, pas sur le fait qu’il fonde un parti. Le niveau de l’extrême droite aux européennes et à la présidentielle ne peut faire oublier que le RN n’a des élus que dans 0,8 % des communes et qu’une pincée de députés : il n’y a pas de place pour deux partis. Le management de Marine Le Pen a nourri les départs : dans le livre qu’il a publié cet automne pour la soutenir, Robert Ménard se désolait du clanisme et de la brutalité humaine de sa candidate. Manque de débouchés et conflits interpersonnels : vous avez les ingrédients pour une lutte des places.

De nombreuses voix à l’extrême droite plaident pour un rapprochement des deux candidats, à l’instar de Marion Maréchal, qui dit ne pas vouloir choisir. Ce danger est-il réel ?

Jusqu’à la scission de Bruno Mégret, le FN était managé sur la règle du « compromis nationaliste ». Le principe étant que toutes les tendances ont leur place : nationaux-catholiques ou néopaïens, libéraux et dirigistes, partisans d’un nationalisme basé sur l’ethnie ou sur la nation, etc. Après la scission, le FN puis le RN ont abandonné le compromis nationaliste pour la soumission à la présidence. Aujourd’hui, le compromis nationaliste est autour d’Éric Zemmour mais avec deux points doctrinaux clivants : un nationalisme ethniciste, un État illibéral refusant les limites des contre-pouvoirs. Ça complique sévèrement le rapprochement entre les deux partis car ce sont deux vraies lignes de démarcation idéologique et stratégique. Mais celui qui ira au second tour de la présidentielle, si l’un d’eux y va, aura forcément le soutien de l’autre.

Pris en flag, Cyril Hanouna nie en bloc

AFP ; Joël Saget / AFP

AFP ; Joël Saget / AFP

Pour Cyril Hanouna et sa bande, ce n’est pas un sujet. Tellement pas un sujet qu’ils lui ont consacré une longue séquence, dans Touche pas à mon poste, pour y répondre. Le 1er février, l’Humanité a publié un entretien de la chercheuse au CNRS Claire Sécail, qui établit, sur la base d’études quantitatives, que le temps d’antenne politique de TPMP est consacré à 53 % à l’extrême droite et, pour près de 45 %, rien qu’à Éric Zemmour.

« Zemmour, on ne va pas se mentir, c’est toujours un carton d’audience »

L’égotique animateur n’a pas apprécié, qualifiant en plateau Claire Sécail de « militante politisée » qui entacherait la réputation de l’honorable CNRS pour « faire du buzz ». Rien que ça… Et même plus, car les médias qui ont relayé ces recherches – basées sur des faits quantifiables et objectivables, rappelons-le, contrairement aux débats bistrotiers de TPMP – ont eux aussi été accusés de vouloir booster leurs ventes sur le dos du pauvre protégé de Vincent Bolloré. Continuer la lecture de Pris en flag, Cyril Hanouna nie en bloc