Tribune : Igor Garncarzyk : Pour les personnels de direction, trop, c’est trop (snU.pden-FSU)

Nous sommes arrivés à un point de rupture. Point de rupture pour les personnels, point de rupture pour le système. Ils doivent comprendre les orientations politiques libérales définies par le gouvernement et mises en œuvre à l’Éducation Nationale par Jean-Michel Blanquer. Chacun doit en percevoir les conséquences immédiates ainsi que mesurer les transformations profondes qui en découleront.

Fatigués, épuisés, éreintés, en burn out, en quête de reconversion professionnelle pour certains ou certaines, au bord de la démission pour d’autres, la tête dans le guidon pour les mieux lotis : cette brève énumération caractérise le vécu actuel des personnels de direction dans les collèges et lycées. Nous alertons solennellement, nous qui, aujourd’hui, ne sommes plus que la courroie de transmission indispensable aux réformes de l’Education Nationale. Mais, à force d’être trop tendues, c’est bien connu, les courroies s’usent plus que de raison, s’échauffent. Et rompent.

Parlons d’abord du slogan de Jean-Michel Blanquer, « l’école de la confiance » qui prévaut depuis son arrivée à la tête du ministère. Nous savons bien, nous les chefs d’établissement, que ce slogan est une véritable imposture. D’abord, parce que la confiance ne peut pas être une injonction ministérielle. La confiance est une construction progressive, impliquant un investissement dans les relations interpersonnelles, avec les personnels de nos établissements, les élèves, les parents, les partenaires, les autorités hiérarchiques. Elle implique la concordance des mots et des actes, c’est là que le bât blesse. Non seulement nous sommes régulièrement confrontés à des injonctions paradoxales, mais cette valeur de la confiance portée si haut par le Ministre, se heurte régulièrement à nos propres valeurs tant elle est mise à mal par des pratiques quotidiennes. Continuer la lecture de Tribune : Igor Garncarzyk : Pour les personnels de direction, trop, c’est trop (snU.pden-FSU)

France-Algérie : quel travail de reconnaissance et de vérité ? (1)

Ramassage de pommes de terre en Algérie, sous la férule d’un colon à cheval. Roger-Viollet

Ramassage de pommes de terre en Algérie, sous la férule d’un colon à cheval. Roger-Viollet

Histoire et mémoire de la colonisation. Le rapport rendu par Benjamin Stora suscite de nombreuses réactions. Comment s’en saisir pour avancer sur la voie de la réparation ?

La repentance est un mot écran

Gilles Manceron Historien, membre de la Ligue des droits de l’homme

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La vérité doit être dite sur la colonisation et la guerre d’Algérie, mais le terrain est miné et les mots sont piégés. Un travail est nécessaire pour que les deux sociétés aient une connaissance des réalités et de la complexité de cette histoire, mais il faut se méfier de la tendance des États à instrumentaliser l’histoire.

La République doit reconnaître que la colonisation contredisait le principe de l’égalité de tous les êtres humains proclamé lors de la Révolution française. La repentance est un mot écran destiné à faire obstacle à cette reconnaissance. Il a été inventé par des nostalgiques de la colonisation pour discréditer la demande de désigner pour ce qu’elles sont les injustices et les violences coloniales ponctuées de crimes contre l’humanité. Continuer la lecture de France-Algérie : quel travail de reconnaissance et de vérité ? (1)

Vaccins. Décryptage des contrats signés entre les laboratoires et l’Union européenne

Les contrats signés par la Commission européenne, que nous publions, montrent comment cette dernière s’est pliée aux demandes des firmes pharmaceutiques. Dans les trois contrats rendus publics, tous les passages cruciaux pour les bénéfices et la protection du monopole des laboratoires ont été censurés. Une clause est très claire en revanche : tout effet indésirable des vaccins relève de la seule responsabilité des Etats membres… 

Dans toute sa carrière, lui, il en a vu des vertes et des pas mûres. Cette fois, pourtant, il n’en revient pas. « Plus j’avance dans ma lecture des contrats entre les industries pharmaceutiques et la Commission européenne, plus je comprends pourquoi les entreprises se sont senties très à l’aise au moment de les signer», confie ce bon connaisseur du secteur à Bruxelles, bien introduit également à l’Agence européenne du médicament (AEM). À l’examen, c’est évident, et le caviardage vient souligner encore le parfum global, entremêlant la privatisation des profits, camouflée sous les traits noirs, et la socialisation des pertes qui, elle, apparaît en clair (voir en fac-similé le contrat signé entre Sanofi-GSK et l’UE). Continuer la lecture de Vaccins. Décryptage des contrats signés entre les laboratoires et l’Union européenne

Ce que les communistes ont à offrir à la gauche (contribution)

Contribution de AlecDesbordes

Il est temps que la gauche reprenne sa place historique pour faire avancer les droits démocratiques, les luttes des travailleurs et la transition énergétique. Le Parti Communiste Français, muni de sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, peut contribuer de manière considérable à cette dynamique.

         La force politique de gauche est en retrait en France, que ce soit au niveau électoral, ainsi qu’au niveau idéologique et des luttes. Il est temps qu’elle reprenne sa place historique pour faire avancer les droits démocratiques, les luttes des travailleurs et la transition énergétique. Elle est encore capable de grande démonstration de force populaire, comme le mouvement contre la réforme des retraites l’a démontré, mais ce sont presque exclusivement des combats défensifs. Les partis, les syndicats, les associations, se demandent comment créer une dynamique qui puisse fondamentalement retourner le rapport de force actuel avec le capital financier et la droite réactionnaire, pour que l’on puisse de nouveau arracher des victoires dignes de notre peuple. Le Parti Communiste Français, muni de sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, peut contribuer de manière considérable à cette dynamique.

Continuer la lecture de Ce que les communistes ont à offrir à la gauche (contribution)

Les écoles et Castelsarrasin: je t’aime moi non plus….

L’histoire castelsarrasinoise retiendra 2 aspects des relations entre la municipalité de Castelsarrasin et les écoles: l’une sera la période faste et apaisée du temps ou siégeaient au conseil des élus et adjoints communistes et des directeurs et directrices porteur de l’école de la République (dont il faudra un jour ériger une stèle à leurs actions, n’est ce pas Gilberte, Michel et Geneviève….) et de l’autre les 3 derniers mandats qui ont été source de malentendus et de conflits larvés.

Nous en sommes rendus aujourd’hui à une bataille nécessaire pour garder le quotas d’encadrement en maternelle avec le rôle prépondérant des ATSEM, la mise en œuvre d’un encadrement de qualité pour les maternelles et nous saluons ici la lutte de la FCPE locale et départementale. Pour autant nous nous interrogeons quand sous les traits d’un plumitif de la DDM, cette question des ATSEM devient une polémique avec le maire actuel en voulant faire de la démission de l’adjointe au maire chargée des affaires scolaires la finalité des actions parentales.

La question des ATSEM est plus complexe qu’il n’y parait et le raccourci serait audacieux si l’on faisait croire que l’enjeu se situe dans le nombre et non dans l’évolution logique d’un métier qui s’affirme. En effet depuis un décret parut le 3 mars 2018, les missions et attributions des ATSEM sont spécifiées et l’accession à ce métier par voie de concours aussi. De fait, fini les promotions internes et avec la courbe des ans, de nombreux agents territoriaux étant partis à la retraite sans qu’il n’aient été remplacées, nous avons pu noter l’absence de candidats-tes aux concours de la fonction publique. Les communes ont ainsi évité de recruter de nouveaux agents, cette fois-ci, diplômés-es et nécessairement rétribués-es à leur juste valeur.

Une telle politique d’économies de bout de chandelle est condamnable et nous le faisons avec force.

Mais nous ne pouvions laisser la polémique en l’état et ce qui se passe à Castelsarrasin est valable dans toutes les communes qui pâtissent d’une dotation financière en diminution. Seule la question de la volonté politique est à poser. Pas sur que par un article du journal cela soit mis en place publique car ainsi il faudrait interroger toutes les communes et intercommunalités de notre département et sur cette question, nous aurions des surprises en pratiquant la comparaison. L’auteur de l’article de la DDM voulant rester dans la ligne éditoriale du journal qui le rétribue a oublié le sens des investigations. Les actions à mener n’en seront que plus difficiles.

Bref, il est temps d’en finir avec les raccourcis qui desservent la cause que l’on veut défendre!

Aujourd’hui place à une réflexion plus large sur le devenir de nos écoles, de notre éducation nationale, place à une réflexion qu’il est urgent de porter avec tous les acteurs de l’éducation de nos enfants: les territoires (mairie, départements, région), les parents d’élèves (APE et FCPE) et les enseignants (direction, équipes et syndicats). Cette réflexion ne pourra pas faire l’économie du débat sur les moyens (ATSEM, poste enseignants…) sur l’état des bâtis, des accès, des outils et sur les liens indispensables avec le péri-scolaire comme sur l’indispensable inclusion/intégration des enfants en situation de handicap car l’école est avant-tout l’école de la République, elle s’adresse à toutes et tous.

Les communistes de Castelsarrasin et d’ailleurs l’ont bien compris.

Ils s’adressent à tous les citoyens avec le tract qui circule sur le marché et devant les écoles (a lire ICI) pour donner du sens et de l’exigence quand aux nécessaires moyens pour l’école de nos enfants, l’école du XXIème siècle.

En nous adressant à tous, nous exprimons notre soutien aux actions engagées par les parents et nous posons l’exigence d’une école ou il fait bon apprendre, ou il fait bon vivre et travailler. Alors, faisons en sorte que le débat ne se sclérose pas en une énième joute pour ou contre tel ou tel maire. Obligeons plutôt nos 1ers édiles à investir dans cette école que nous voulons plus juste, plus humaine… une vraie école de la réussite pour tous…

Finalement la démission d’une adjointe chargée des affaires scolaires n’est qu’une péripétie qui ne saurait éclipser les vrais enjeux de l’école d’aujourd’hui. L’école mérite mieux que cela… parce que nous l’aimons!

Elle mérite d’être défendue, maintenant!

tract PCF école

Protocole sanitaire renforcé dans les écoles : le décryptage de la FCPE + Protocole

Face à la menace des variants, le ministère de l’Éducation nationale a mis en place un protocole sanitaire renforcé dans les écoles en vigueur depuis le 1er février 2021. Les changements : le port du masque de catégorie 1 pour les enfants, la mise en place d’une distance de deux mètres entre chaque enfant dans les cantines, ainsi que la fermeture d’une classe si un élève de maternelle est positif au Covid. Analyse de la FCPE sur les nouvelles mesures en vigueur.

– Port du masque : depuis le 8 février 2021, les parents doivent se mettre en conformité avec le protocole, à savoir donner à leurs enfants des masques de catégorie 1 (cela exclut de fait les masques artisanaux). Tout d’abord, la FCPE s’interroge sur la capacité des personnels à « faire le tri » et à pouvoir certifier qu’un tissu est de catégorie 1 et pas tel autre.

Ensuite, la fédération aimerait s’assurer qu’aucun enfant ne sera exclu ou sanctionné pour ne pas porter « le bon masque ». Il faut pour cela que, dans le doute, les personnels puissent distribuer des masques chirurgicaux, deux fois par jour, à ces élèves.

 Aussi, la FCPE demande à ce que tous les élèves puissent bénéficier de ces masques distribués par la puissance publique. Continuer la lecture de Protocole sanitaire renforcé dans les écoles : le décryptage de la FCPE + Protocole

La république des experts. Chronique 5 de Marcel Duvel

Coluche disait que si on confiait le Sahara à des experts, il ne leur faudrait que deux années avant de devoir acheter du sable…

Aujourd’hui, c’est notre santé qui est confiée à des experts. Mais quels experts ? Certains sont payés très cher en tant que consultants des chaines de télévision, d’autres y sont envoyés par les laboratoires qui les emploient, d’autres encore trainaient depuis longtemps dans les corridors du pouvoir, d’autres enfin se sont juste autoproclamés experts en quelque chose.

Bien sûr quelques-uns ont une véritable expertise acquise à force de recherches, de travail et d’observation. Mais ils sont trop indépendants, trop intègres, trop experts sans doute. Un pouvoir à la dérive a besoin d’experts à sa botte, prêts à justifier ses décisions les plus iniques et ses motivations les plus inavouables. Prêts à recevoir des consignes dans le secret d’un conseil de défense.

L’industrie pharmaceutique, à l’instar du secteur agroalimentaire auquel elle est étroitement liée, est sans doute l’une de celles qui se sont le plus corrompues. Les procès contre les firmes Johnson and Johnson ou Perdue Pharma pour la vente illégale d’opioïdes aux Etats Unis ou celui du Médiator en France en sont la preuve la plus visible. Certes, mais essayons de voir plus haut et de considérer un des fleurons de l’industrie du vaccin dans le monde, le laboratoire français Sanofi, aujourd’hui contraint de distribuer des produits Pfizer, faute de pouvoir répondre aux exigences du gouvernement en matière de prévention contre le covid. Les experts sont passés par là et l’un des premiers producteurs de vaccins au monde doit aujourd’hui acheter des vaccins à ses concurrents.

Nos gouvernants, en bons serviteurs du libéralisme économique, ont incité Sanofi à sacrifier la majorité de ses unités de recherche au profit des holdings qui verrouillent son capital. C’est l’histoire de l’arroseur arrosé, et du Sahara de Coluche.

En 1927, le psychologue John Dewey écrivait : « Tout gouvernement par les experts dans lequel les masses n’ont pas l’opportunité d’informer les experts sur leurs besoins ne peut être autre chose qu’une oligarchie gérée en vue de l’intérêt de quelques-uns ». Puisqu’on ne le leur demande pas, les « masses », c’est-à-dire nous, doivent exprimer leurs besoins. Il n’est pas peut-être pas trop tard.

Marcel Duvel

Et pendant ce temps-là, à Moissac, tout va bien, Monsieur le maire vient d’acheter une caméra pour surveiller la propreté des poubelles.

Luxleaks, ou la preuve que l’évasion fiscale est une pratique systématique chez les plus riches

Plus de 140 000 entités sont immatriculées dans le Grand-Duché dont la moitié sont des sociétés offshore

37 des 50 plus riches familles françaises et 279 milliardaires du classement du magazine Forbes ont au moins une société offshore dans le Grand-Duché. C’est ce que révèle la vaste enquête OpenLux, dirigée par un consortium des journalistes d’investigation.

Paradoxalement, ce sont les efforts de transparence ­effectués par le Luxembourg pour se conformer à une directive de l’Union européenne (UE) passée en 2018 qui permettent de démontrer que ce petit État fondateur de l’UE mérite bien sa place dans le top 5 des pires paradis fiscaux. « Et ce, même s’il n’est toujours pas reconnu comme tel par la Commission européenne ni pas la France, se désole Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac. Cette hypocrisie est terrible, le Luxembourg n’est pas une île exotique, c’est un paradis fiscal de proximité, particulièrement nocif pour ses voisins, c’est-à-dire nous. »

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Moissac: son avenir se dessine à Beaucaire…

Mais ou va t-il donc chercher toutes ces idées, notre fringant premier édile moissagais?

Voilà une question qui tourne dans toutes les têtes bien faites de notre contrée et qui ne cesse de revenir dans les discussions. En effet, si l’on excepte son fan club composé des habituels de longue date et des récents qui ont tournés casaque pour se ranger du côté du pouvoir, les actions de M. le maire sont suspectées d’être de pales copies de ce qui se passe ailleurs.

Une fois levés les coups de « com » dont il se fait le chantre, force est de constater que la mise en œuvre de sa politique dans tous les compartiments de la vie municipale est beaucoup moins inventive. Elle reste idéologiquement dans la (extrême) droite ligne de ses ainés lepénistes qu’ils s’appellent Menard ou Sanchez. Nous en voulons pour preuve, l’excellent article parut dans le Canard Enchainé du 3 Février 2021 (que nous reproduisons ci-après!) ou M. Sanchez, maire de Beaucaire se fait épingler par la chambre régionale des comptes d’Occitanie pour ses œuvres.

Lopez vs Sanchez: Quel rapport avec la nouvelle gestion municipale de Moissac?

A la lecture de cet article, nous apprenons la diminution du nombre de cadres remplacés par des catégories inférieures pour un gain de masse salariale, la nomination d’ami(s) du maire à des postes clés avec des salaires conséquents, les mêmes usant de pouvoirs hiérarchiques ou de donneurs d’ordre qu’ils n’ont pas, la mise en place d’une expression de l’opposition réduite à 400 caractères par texte, la limitation du temps de paroles des élus contraire à la loi, l’absence des questions de la même opposition dans les PV de conseils municipaux et bien sur l’absence de réponses aux mêmes questions… etc…

Toutes ressemblances avec ………. Vous connaissez la suite!

Nous entendons déjà la meute hurler que les électeurs-trices ont voté, que c’est la démocratie, que M. Lopez a raison, que depuis qu’il est là tout change, que la ville est plus propre…………

Et bien qu’ils hurlent et nous doutons fortement qu’à la lecture du rapport ICI de la chambre régionale, ils ne s’interrogent pas sur les pratiques qui se mettent en place à Moissac. Seul un aveugle, sourd et muet n’y trouverai rien à redire et ne verserai pas dans la comparaison.

De fait, ce que nous prédisions comme étant l’émergence d’un lepénisme municipal qui a été théorisé par M. Ménard et qui a irrigué les idées de Mme Barèges jusqu’à sa chute récente, existe et est bien l’essence de se qui se met en place pour Moissac. Nous sommes bien loin du sourire se voulant apolitique affiché jusqu’à aujourd’hui.

Par petites touches, comme dans toutes les villes tombées dans l’escarcelle RN, les décisions révèlent un fort soucis de confiscation de la vie politique, une haine de toutes les oppositions, une caricature jusqu’à l’excès des prises de positions adverses et une absence de débat sur l’air de « j’ai gagné et je fais ce que je veux ». Entre l’expulsion d’une troupe de théâtre, le partitionnement de services, la privatisation de lieux publics pour une messe télévisée, l’embauche sécuritaire ou la volonté de tout contrôler dans notre ville, c’est bien la mise en place d’un schéma, d’une stratégie éprouvée ailleurs qui prend racines.

Le réveil n’en sera que plus douloureux!

Pour notre part, nous ne cesserons de nous exprimer en lanceurs d’alerte sans jamais attaquer les personnes pour ce qu’elles sont, contrairement aux affidés de M. Lopez (quand ce n’est pas lui même sous forme de messages rageurs). Nous nous en prendrons toujours aux idées qui sous-tendent les actions et les décisions qui sont et seront prises. Ces idées d’exclusion, d’ extrême-droite, font le lit de la haine et de l’intolérance et sont le prélude à la mise en coupe réglée de notre ville au seul profit d’une minorité qui pratique l’entre-soi et l’auto-promotion.

Notre réponse, M. Lopez, malgré vos attaques, sera un appel à l’intelligence de nos concitoyens-nes dans le respect des valeurs de la République pour dénoncer avec eux jour après jour, sans répit, toutes les atteintes à la démocratie, à la liberté, la fraternité, l’égalité, la laïcité et à la solidarité.

A Beaucaire comme à Moissac, il n’y aura pas de trêve!

Gauche. Face aux pièges du « 21 avril », chacun sa route pour 2022

11 décembre 2019, meeting unitaire contre la réforme des retraites. De gauche à droite : Éric Coquerel, député FI, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, Olivier Faure, premier secrétaire du PS, et Julien Bayou, secrétaire national d’EELV. C. Bitton/Divergence

11 décembre 2019, meeting unitaire contre la réforme des retraites. De gauche à droite : Éric Coquerel, député FI, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, Olivier Faure, premier secrétaire du PS, et Julien Bayou, secrétaire national d’EELV. C. Bitton/Divergence

À quinze mois de l’élection présidentielle, le chemin pour éviter une troisième élimination de la gauche au profit de l’extrême droite est étroit. Partis et potentiels candidats avancent, pour l’instant, suivant leur propre scénario.

Après le séisme politique de 2017, pourra-t-on échapper au tsunami en 2022 ? La question taraude à gauche. Il faut dire que, entre la pandémie, la crise économique et sociale et la démocratie mise sous cloche, la situation est particulièrement brouillée. Dans les partis ou mouvements, chacun à gauche avance sur son script pour éviter un scénario funèbre où Emmanuel Macron et Marine Le Pen se partageraient à nouveau les premiers rôles. La partition sera-t-elle suffisamment harmonieuse ? À un peu moins de quinze mois de l’élection présidentielle, c’est peu dire que le point de départ annonce une course difficile.

« Dans nos enquêtes, quel que soit le scénario testé, on a une élimination de la gauche, un troisième 21 avril dans un contexte où une très nette majorité de Français, de l’ordre de 70 %, ne veut pourtant pas de ce scénario », relève le directeur général adjoint de l’Ifop, Frédéric Dabi. Sans compter que, après un quinquennat catastrophique, la digue Macron pourrait finir par céder. « Une enquête d’intentions de vote, prévient-il, n’est pas une prédiction, ni une prophétie, c’est un rapport de forces à un moment donné. »

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