Budget Education 2024 : Où sont les suppressions de postes?

Attaque inacceptable du Hamas sur l’État d’Israël (Fabien Roussel)

Le Hamas a lancé cette nuit une attaque massive de plusieurs milliers de roquettes contre l’Etat d’Israël, qui s’accompagnent d’incursions armées. Nous condamnons fermement ces attaques qui s’en prennent directement à la population civile israélienne. Elles sont inacceptables et injustifiables. Elles doivent cesser le plus rapidement possible. Le danger d’une traînée de poudre régionale est majeur. Les civils en seront toujours les premières victimes.

Nous appelons aussi à se défaire d’une indignation sélective. Ces attaques ont lieu dans le contexte de raids de terreur multiples que l’armée de l’Etat d’Israël et les colons mènent depuis plusieurs mois dans les territoires occupés qui ont fait plus de 200 morts palestiniens depuis le début de l’année.

Le gouvernement d’extrême-droite de B. Netanyahou et sa politique violente ont donc aussi lourdement contribué à cet engrenage en bafouant le droit international et en organisant l’annexion de la Cisjordanie occupée. C’est également la conséquence de l’inaction internationale, parmi laquelle figure la France, qui lui a laissé les mains libres et qui est incapable de faire respecter les résolutions de l’ONU.

Le PCF appelle donc à une action résolue de la France et de l’Europe pour une solution politique et pour la paix, en faisant respecter les résolutions de l’ONU. Cela implique en premier lieu la reconnaissance de l’Etat de Palestine et la levée du blocus contre Gaza en place depuis 2007. Les réactions du gouvernement Netanyahou contre l’ensemble de la population palestinienne peuvent être terribles. Les deux peuples israéliens et palestiniens ont droit à la sécurité et à la paix !

Il appartient aux Nations unies de décider l’envoi immédiat, sur le terrain, d’une force de protection des populations.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,

L’huile de palme : l’ingrédient derrière les violations des droits de l’homme et le groupe Bolloré

L’huile de palme : l’ingrédient derrière les violations des droits de l’homme et l’écodestruction qui est probablement dans votre maison en ce moment, dit l’auteur de l’article. Il est question ici du Nigeria et d’autres pays d’Afrique (une dizaine) et d’Asie. Il faut bien mesurer que quand nous dénonçons l’hypocrisie du discours sur les “institutions démocratiques” africaines et les “régimes putschistes” nous faisons directement référence à la manière dont ces pays que nous considérons en France comme démocratiques ne le sont aux yeux de nos gouvernants et de leurs médias que parce qu’ils couvrent les pratiques de ces sociétés liées à l’énergie mais aussi à l’agroalimentaire. Socfin, Société financière des Caoutchoucs est un groupe de participations agro-industriel fondé en 1909 par l’entrepreneur et agronome belge Adrien Hallet (1867-1925), devenu une entité financière et commerciale chapeauté par une Holding luxembourgeoise contrôlée par Hubert Fabri et le Groupe Bolloré. Les activités de production (huile de palme, latex/caoutchouc) du groupe Socfin se déroulent dans 10 pays d’Afrique et d’Asie, mais les holdings sont principalement basées au Luxembourg, en Belgique et en Suisse ; le siège se trouve au Luxembourg. Bolloré ce nom vous dit l’empire médiatique qui contrôle en fait notre vision du monde et entretient l’idée que la démocratie à l’occidentale c’est la guerre pour tous ceux qui veulent se libérer et libérer la planète. (note et traduction de danielle Bleitrach)

Photo Ghana: Sous la devise stop. pense. sentir. acte. le Fotofestival Zürich 2023 Open Your Eyes présente des oeuvres photographiques dont celle-ci prise au Ghana qui ne se veulent pas des illustrations des Objectifs de développement durable (ODD), mais sont des commentaires et des annotations au sens des « Photographes concernés » de Cornell Capa. Capa a choisi ce terme pour décrire des œuvres qui vont au-delà de la documentation d’événements et les montrent avec une impulsion humanitaire. Cette école de pensée est également connue comme un concept lié à la science : le terme « scientifiques concernés » est utilisé pour décrire le recours à la science indépendante pour résoudre les problèmes les plus urgents de notre planète. Continuer la lecture de L’huile de palme : l’ingrédient derrière les violations des droits de l’homme et le groupe Bolloré

Octobre Rose: Se reconstruire avec les mêmes droits, partout et pour toutes (Pétition)

PETITION Soutenez la proposition des députés Fabien Roussel et Yannick Monnet.

Une femme sur huit sera concernée par le cancer du sein. Entre 1990 et 2018, le nombre annuel de nouveaux cas de cancer du sein chez la femme a presque doublé. Le cancer du sein est celui qui cause le plus grand nombre de décès chez la femme. Dépisté tôt, le taux de survie est de 87 %.

La désertification médicale et le démantèlement du service public de la santé sont des freins dangereux à la recherche, la prévention et la prise en soin des patientes. Continuer la lecture de Octobre Rose: Se reconstruire avec les mêmes droits, partout et pour toutes (Pétition)

Se mobiliser le 13 octobre aux côtés de l’intersyndicale : un enjeu de classe

Le PCF appelle les communistes à participer massivement à la mobilisation organisée par l’intersyndicale le 13 octobre prochain contre l’austérité, pour les salaires et l’égalité femmes-hommes, dans le cadre d’une journée européenne de luttes.

Après la mobilisation historique contre la réforme des retraites sur la première moitié de l’année, et une période de bientôt deux ans marquée par une forte inflation, doublée d’une politique libérale très austéritaire mettant en péril les services publics, les industries et l’emploi, et aggravant les précarités avec notamment la réforme de l’assurance-chômage, la détermination du mouvement social est forte. Uni·e·s, autour des organisations syndicales, nous pouvons faire de ce jour un puissant moment pour faire entendre les revendications des travailleurs et des travailleuses : pouvoir vivre dignement du travail, travailler toutes et tous moins et mieux, avec une économie au service de l’intérêt général et non des intérêts particuliers de la classe possédante.

Tout augmente, sauf les salaires ! Et pendant que le gouvernement prépare un nouveau plan d’austérité de 16 milliards d’euros tout en s’attaquant aux privé·e·s d’emploi, les dividendes des actionnaires explosent. Le capital fait ses choux gras de la situation actuelle. Les dividendes sont en hausse de plus de 13 % au 2e trimestre 2023 par rapport à l’an passé. Pour le 1er semestre 2023, les bénéfices de 38 des sociétés du CAC 40 sont en hausse de 7 %, atteignant le record de 81 milliards. Et les aides publiques à ces entreprises ne sont toujours pas conditionnées au respect de critères sociaux et environnementaux, comme le propose le PCF. Pourtant, la lutte paie. C’est la raison pour laquelle réussir la mobilisation du 13 octobre est un enjeu de classe. Les exemples récents de luttes victorieuses sont nombreux, à l’image de celles des Vertbaudet ou des salarié·e·s de Findus à Boulogne-sur-Mer pour ne citer qu’elles.

La mise en mouvement des communistes aux côtés du mouvement social contribue à faire porter haut et fort les revendications de la classe travailleuse en popularisant les propositions du PCF pour de nouveaux droits décisionnels pour les salarié·e·s et leurs représentant·e·s, pour une sécurité d’emploi et de formation tout au long de la carrière, pour l’abrogation des réformes de l’assurance-chômage et des retraites notamment. C’est également un soutien de poids aux camarades syndicalistes en lutte qui subissent actuellement une répression syndicale inédite par sa violence et son ampleur, pilotée depuis le sommet de l’État et contribuant à détériorer le climat social du pays, déjà bien maussade.

Sur l’année écoulée, l’action syndicale soutenue a permis de remettre les revendications sociales au premier plan et cette nouvelle étape dans la mobilisation y contribue. Pour les communistes, elles figurent en tête des priorités d’action. Soyons donc nombreuses et nombreux à rejoindre les cortèges aux côtés des organisations syndicales le vendredi 13 octobre, partout en France, pour faire de cette journée européenne de luttes un succès et ainsi mettre la pression sur le patronat et les gouvernements pour de nouveaux conquis sociaux !

Vincent Govelet, collectif entreprises


A Montauban, le rendez-vous est fixé à 10h00 place des Fontaines à l’appel de l’intersyndicale le Vendredi 13 Octobre!


Les HLM poussés au bord du gouffre

Le déficit de logements, à destination notamment des classes populaires, est sans précédent. Mais le gouvernement reste aveugle à la crise et continue de croire que ce secteur doit permettre de faire des économies budgétaires.

Selon Emmanuelle Cosse, au gouvernement circule l’idée qu’il n’y aurait plus besoin de construire de nouveaux logements sociaux et que la rénovation seule répondrait aux besoins.
© ISABELLE HARSIN/SIPA

 

Les bailleurs sociaux sont moins que jamais en position de répondre à la demande. En 2023, la production « sera en berne », résumait Emmanuelle Cosse, présidente de l’Union sociale pour l’habitat (USH), à quelques jours du 83e congrès des HLM qui se tient à partir de ce mardi 3 octobre à Nantes. Les remontées du terrain indiquent que moins de 90 000 logements sociaux seront construits cette année, moins qu’en 2022, et très loin des 125 000 en 2017.

À plus long terme, les perspectives sont encore plus inquiétantes. Le rapport annuel prospectif de la Banque des territoires, pourtant modéré, évoque seulement 65 000 nouveaux logements HLM à partir de 2028. Faute de moyens suffisants, la rénovation de plus de 100 000 logements par an, nécessaire au respect de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) comme au bien-être des locataires, se fera nécessairement au détriment de la construction, analyse l’organisme. « Le secteur n’est plus en capacité financière de soutenir le plan d’investissement présenté en 2022 », estime-t-il. Continuer la lecture de Les HLM poussés au bord du gouffre

Arménie : « Nous en sommes venus au temps où l’humanité ne peut plus vivre avec, dans sa cave, le cadavre d’un peuple assassiné » (Jaurès)

L’Astrakh est en train de disparaître sous nos yeux. Les autorités de la République ont annoncé la dissolution des institutions au 1er janvier 2024. Des dizaines de milliers d’Arméniens ont déjà fui leur territoire pour rejoindre, dans des conditions humanitaires effroyables, la République d’Arménie. C’est une véritable épuration ethnique qui est en cours, sans susciter aucune réaction internationale concrète.

Nous n’en serions pas là, si la France et d’autres pays avaient reconnu la République d’Astrakh, comme le PCF le demandait dès 2019, ni si l’Union Européenne, au lieu de négocier l’accord du gaz de la honte avec l’Azerbaïdjan, avait défendu le droit des peuples à la sécurité et à la paix.

Le peuple arménien, courageux, reste seul alors qu’il est menacé dans son existence. Le dictateur d’Azerbaïdjan Aliev a déjà annoncé qu’il ne s’arrêterait pas là. Il menace directement le territoire de la République d’Arménie, notamment la province du Syunik pour assurer une continuité territoriale avec l’enclave azerbaidjanaise du Nakhitchevan.

La France doit être à la hauteur de son histoire, en se plaçant résolument aux côtés du peuple arménien. La décision prise d’ouvrir une antenne consulaire française dans la région du Syunik est un signe positif.

La France peut et doit aller plus loin. Il est urgent d’agir concrètement pour arrêter le processus en cours, qui peut à tout moment se traduire par un génocide si l’entreprise du dictateur Aliev et de ses soutiens n’est pas arrêtée.

Le PCF demande donc au gouvernement français :

  • De cesser immédiatement la vente d’armes à l’Azerbaïdjan
  • D’agir auprès de l’UE pour dénoncer l’accord sur le gaz d’Azerbaïdjan et pour imposer des sanctions diplomatiques et économiques aux régimes d’Aliev et d’Erdogan
  • De préparer dans le cadre de l’ONU l’envoi immédiat d’une force de protection et d’interposition internationale. Si cela s’avérait impossible, la France ne doit pas se priver de la possibilité d’agir en toute indépendance, si les autorités arméniennes en font la demande et en coopération avec elles, pour protéger le peuple arménien et lui permettre de se défendre alors que son existence est menacée.

Parti communiste français,

Paris, le 29 septembre 2023.

Journée pour l’avortement : face aux identitaires et au RN, un droit toujours à défendre en France

À l’étranger comme en France, le droit à l’IVG fait l’objet d’attaques de plus en plus vives de la part de militants identitaires ou de responsables politiques d’extrême droite. À l’occasion de la Journée mondiale pour ce droit, visite au Planning familial de Bordeaux.

Le Planning Familial de Gironde propose un lieu d’écoute, d’information, d’orientation et de formation autour des sexualités et des violences faites aux femmes et aux personnes des minorités de genre.
© lahcène ABIB / Divergence

Bordeaux (Gironde), envoyée spéciale

Le Planning familial de Bordeaux aurait préféré souffler tranquillement ses bougies pour fêter ses 60 ans. Mais l’année a mal commencé. Comme dans plusieurs antennes à Lyon, Lille (Nord) ou Angers (Maine-et-Loire), les locaux girondins ont dû faire face à la haine de personnes qui n’acceptent pas qu’une femme puisse choisir d’avorter plutôt que de donner naissance. Son corps, leur choix. Située dans une rue calme près de la gare, la devanture du siège bordelais a été taguée par trois fois en février. Une action revendiquée et signée par le groupe d’extrême droite, Action directe identitaire. « La récurrence de ces attaques est nouvelle dans la région, alerte Myrtille Bondu de Gryse, coprésidente du Planning familial 33. On constate, en parallèle de la dédiabolisation actuelle de l’extrême droite, une façon de plus en plus décomplexée d’occuper la place sur notre territoire. Par le passé, on s’est déjà fait salir la devanture de façon plus trash ou sanglante. Mais là, la régularité de l’action, l’assise politique qu’il y a derrière nous font redoubler de vigilance. » Continuer la lecture de Journée pour l’avortement : face aux identitaires et au RN, un droit toujours à défendre en France

Education…. Budget 2024 : 2500 postes supprimés

Contre les violences faites aux femmes, l’État toujours loin du compte

Les budgets consacrés par l’État à la lutte contre ces violences sont quinze à trente fois inférieurs aux besoins, alerte la Fondation des femmes, dans un rapport publié ce lundi.

D’après le dernier rapport de la Fondation des femmes, les moyens alloués à la lutte conte les violences faites aux femmes est entre quinze et trente fois inférieures aux besoins réels.
© BERTRAND LANGLOIS / AFP

En matière de politiques publiques, la volonté se mesure toujours à l’engagement budgétaire. Dans son nouveau rapport intitulé « Où est l’argent contre les violences faites aux femmes ? », publié ce lundi 25 septembre, la Fondation des femmes fustige à nouveau « l’écart abyssal entre les dépenses de l’État et les besoins nécessaires en matière de violences conjugales, sexistes et sexuelles ».

Dans ce document extrêmement précis et argumenté de 88 pages, l’organisation affirme qu’il faudrait entre 2,6 et 5,4 milliards d’euros, et non plus seulement 1 milliard, pour lutter efficacement contre l’ensemble de ces violences, alors que l’État n’a dépensé en 2023 que… 184,4 millions d’euros. Continuer la lecture de Contre les violences faites aux femmes, l’État toujours loin du compte