« Il y a urgence d’en finir avec Parcoursup et enfin d’investir dans l’enseignement supérieur » pour Sophie Vénétitay, la secrétaire générale du SNES-FSU. Si la journée du jeudi 13 mars était le jour de clôture de la première phase de formulation des vœux des lycéennes et lycéens sur Parcoursup, elle a aussi été marquée par une mobilisation étudiante contre les coupes budgétaires entrainant « des suppressions de places à l’université, de filières et un renforcement de la sélection ». Continuer la lecture de Parcoursup : du stress au business in Caf. Péda.
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Pas d’agriculture prospère sans ruralités vivantes #Donzac20mars
Texte collectif
Plus de la moitié des agriculteurs français vont prendre leur retraite dans les dix ans à venir. Face à cet effondrement générationnel, l’installation de dizaines de milliers d’agriculteurs et d’agricultrices par an devrait faire l’objet d’une grande cause nationale. La sécurisation du revenu, la gestion des risques et la régulation des marchés constituent un triptyque indispensable au renouvellement des actifs. Toutefois, cette intention est rendue complexe dans des territoires où la République est démissionnaire.
En effet, comment se projeter sur une exploitation si localement il n’y a plus de médecin, plus d’école, plus d’administrations, plus de commerces ? Au-delà du strict repli des services publics, les villages et bourgs ruraux sont aussi victimes de la concentration de l’activité économique dans les pôles urbains. Et, dans bien des communes, le tissu associatif souffre, tandis que les solidarités entre habitants sont compromises par la montée de l’individualisme et la peur de l’autre. Ainsi, pour les communistes, installation agricole et défense de la ruralité vont de pair.
Les agriculteurs n’évoluent pas dans des unités de production déconnectées de leur environnement. Au-delà de leur fonction de producteur, ce sont aussi des habitants insérés dans un monde social. Alors, comment rendre le métier attractif si le territoire ne l’est pas ?
Au sentiment de déclassement économique se rajoute ainsi une forme de déclassement territorial, avec l’impression de vivre dans des communes « où tout fout le camp ». Malgré les mouvements de protestation, le pouvoir poursuit sa trajectoire budgétaire austéritaire vis-à-vis des collectivités territoriales et des services publics, dans une logique de soutien à la concentration financière capitaliste. La colère et l’impuissance à se faire entendre amènent rapidement à la recherche de boucs émissaires qui, dans un cercle vicieux, alimentent directement les intérêts du capitalisme, se nourrissant des divisions des travailleurs – urbains contre ruraux, nous contre eux – pour imposer des régressions sociales supplémentaires.
C’est pour inverser ce processus que le PCF défend des investissements publics massifs en direction des ruralités afin de rompre avec des décennies d’abandon. Ces derniers, bien loin d’être des coûts, constituent des avancées indispensables pour maintenir des emplois agricoles et créer des richesses sur les territoires.
Signataires :
Magali Balmefrezol, Sophie Barreau, Michel Beurier, Claudine Bonhomme, Dominique Boué, Nadia Boyer, Olivier Bronès, Julien Brugerolles, Philippe Brunet, Éric Cadoré, Julien Cantegreil, Christian Darriet, Sophie Delfino, Jonathan Dubrulle, Jean-Louis Durand, Nathan Goyer, Gérard Guérin, Patrick Fanet, Jean-Claude Lajous, Stéphane Le Bot, Gérard Le Puill, Anne Manauthon, Olivier Morin, Yannick Nadesan, Pierrick Nussbaum, Stéphane Pellerin, Luc Ripoll, Mathieu Soares, Guy Soulage, Marylène Tardy, Béatrice Tariol, Pierre Thomas, Alexandra Tricottet, Nathalie Vermorel, membres de la commission agriculture, pêche, forêt du PCF.
Guerre économique ou souveraineté alimentaire ? par Gérard Le Puill

Annie Genevard, ministre en charge de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, tient parfois des propos cohérents sur l’avenir de notre agriculture. Elle laisse entendre que cela suppose une meilleure rémunération du travail des paysans. Mais, selon le sénateur communiste Gérard Lahellec, la manière dont le gouvernement légifère ne pas en ce sens.
Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire « La France Agricole » le 21 février, veille d l’ouverture du Salon de l’Agriculture, Annie Genevard, affirmait que ce salon devait permettre de « poser la première pierre d’une reconquête agricole et alimentaire. Il faut qu’on affirme que nous sommes entrés dans une nouvelle ère géopolitique qui requiert la reconquête de notre de notre puissance alimentaire(…) l’alimentation est aujourd’hui une arme géopolitique. Je refuse que nous laissions une dette alimentaire à nos enfants. Il est temps de reconquérir notre assiette », affirmait la ministre. Continuer la lecture de Guerre économique ou souveraineté alimentaire ? par Gérard Le Puill
« Une grande partie des agriculteurs travaillent à perte » : comment la question du revenu paysan a été évacuée #Donzac20mars
Alors que le salon de l’Agriculture ferme ses portes dimanche 2 mars, Emmanuel Macron n’a toujours pas mis en oeuvre l’instauration de prix planchers, promis il y a plus d’un an. Cette mesure revendiquée par certains syndicats permettrait pourtant à nombre de fermes d’arrêter de produire à perte.

N’était-ce que pour éteindre le feu de paille allumé par des milliers d’agriculteurs en colère qu’Emmanuel Macron avait fait de telles promesses ? Il y a un an, au Salon de l’agriculture 2024, le président de la République, secoué par des paysans en mal de réponses face à leurs souffrances, avait assuré vouloir « déboucher » sur des « prix planchers qui permettront de protéger le revenu agricole ».
Alors que s’achève dimanche 2 mars l’édition 2025 de la grande foire du monde rural, ces déclarations passées laissent un goût amer aux paysans. Les gouvernements de Macron ont bel et bien légiféré sur le monde agricole, mais ont préféré sapé les normes environnementales. La revalorisation de leurs revenus, elle, n’est restée qu’un vœu pieux. Continuer la lecture de « Une grande partie des agriculteurs travaillent à perte » : comment la question du revenu paysan a été évacuée #Donzac20mars
Meilleurs revenus, accès au foncier à bas prix, prêt à taux 0… Comment la gauche veut soutenir les paysans #Donzac20mars
Au 61e Salon de l’agriculture, à Paris, les communistes ont rencontré les professionnels du secteur afin d’apporter des solutions à leurs besoins. Meilleurs salaires, transition agroécologique, apprentissage des jeunes… Un travail qu’ils ne comptent pas lâcher.

© Nicolas Marques / L’Humanité
À la fois grand baroud agricole et foire médiatique, le Salon de l’agriculture est un rendez-vous incontournable pour toutes les personnalités politiques. Pour les différences forces du Nouveau Front populaire (NFP), le virage est un peu plus délicat à négocier, au moins sur le papier, alors qu’elles sont régulièrement accusées d’abandonner la ruralité (NDLR de MAC, sauf pour le PCF et ses élus-es). Selon une étude du Cevipof, lors des élections européennes de 2024, seuls 18 % des agriculteurs ont voté à gauche. Continuer la lecture de Meilleurs revenus, accès au foncier à bas prix, prêt à taux 0… Comment la gauche veut soutenir les paysans #Donzac20mars
« Négociée en catimini entre le gouvernement et EDF » : une nouvelle réglementation va faire flamber les factures d’électricité, dénonce l’association UFC-Que choisir
L’UFC-Que choisir a dénoncé, ce mardi, « l’impact catastrophique » de la nouvelle régulation du nucléaire, qui entrera en vigueur en janvier 2026. Celle-ci va mécaniquement entraîner une « hausse massive » des tarifs « au détriment des consommateurs ».

En 2023, le cap du million de foyers confrontés à des coupures ou à des limitations de courant en raison d’impayés a été dépassé. Une situation désolante que le nouveau mode de calcul des tarifs d’électricité prévu pour 2026, et fondé uniquement sur l’évolution des prix du marché, risque d’aggraver. Continuer la lecture de « Négociée en catimini entre le gouvernement et EDF » : une nouvelle réglementation va faire flamber les factures d’électricité, dénonce l’association UFC-Que choisir
« Il y a encore autour du suicide agricole un véritable tabou » : le mal-être paysan, grande cause oubliée + vidéo #Donzac20mars
Alors que le Salon de l’agriculture a ouvert ses portes samedi 22 février, un colloque organisé deux jours plus tôt à l’Assemblée nationale a alerté sur l’état de détresse psychique des paysans. En rappelant que cette préoccupation a été absente du projet de loi d’orientation agricole.

Loin de Paris, plaidoyer pour la ruralité #Donzac20mars

Les campagnes en mouvement
Industrie du futur : « Ce sera la machine au service de l’humain et l’humain qui contrôle et donne le tempo »
Une polémique absurde et même indigne s’est installée autour du livre de Fabien Roussel sur le travail. Pourtant ce livre et ce sujet devrait permettre d’ouvrir la discussion non seulement sur les exigences populaires mais sur le sens de l’industrialisation nécessaire de la France. J’espère que dans son livre Fabien Roussel consacre une réflexion à la planification. S’il est une leçon à tirer de la Chine c’est à quel point le développement actuel de l’industrie a besoin d’une planification pour en intégrer les différentes étapes dans un continuum. L’industrie du futur, celle de la révolution numérique ne saurait se passer d’aciéries et d’autres fondamentaux, pour avoir les formations nécessaires et pour concevoir ces formations dans un développement des individus qui exige une politique du logement, de l’éducation, de la recherche, et concevoir que tout cela ne peut exister sans une réflexion sur les salaires et sur les coût des services. L’humain d’abord cela ne se fera pas sans l’entreprise et ses salariés mais pas sans intégrer ce collectif dans la planification nationale et ses priorités qu’il faudra bien imposer à la logique de rentabilité de l’entreprise même améliorée par de nouveaux critères de gestion. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Lire aussi: L’industrie : un combat pour le pays et pour le parti
Par Laura Lamassourre • Publié le 13 février 2025 à 12h02 • Sponsorisé par Siemens France
Deux experts de Siemens nous éclairent sur l’industrie d’aujourd’hui et de demain.

La politique de réindustrialisation tricolore est un axe stratégique pour la France. Dans l’hexagone, l’industrie représente plus de 7,6 millions d’emplois directs ou indirects, selon les chiffres clés 2024 de France Industrie. Un secteur dynamique qui tente de mener, de concert, sa transition écologique et sociétale. Pour Stéphanie Lakkis, General Manager Factory Automation chez Siemens Digital Industries France et Yohann Mesmin, Responsable Business Development chez Siemens Digital Industries Software, la clé de ce succès sera numérique. Continuer la lecture de Industrie du futur : « Ce sera la machine au service de l’humain et l’humain qui contrôle et donne le tempo »
« Le Parti pris du travail » : Fabien Roussel s’en prend au mythe de l’assistanat
Le secrétaire national du PCF publie « le Parti pris du travail » le 24 avril. Il y propose notamment de « créer les conditions pour que plus personne n’ait à recourir au RSA » en garantissant « à tous un emploi ou une formation avec un salaire ».

Fabien Roussel en a marre. Marre de ce débat public obnubilé par l’immigration, que le gouvernement « choisit d’instrumentaliser pour éviter de parler des retraites, des salaires, de la santé », en pointant un prétendu « ennemi de l’intérieur déterminé selon la religion ou la couleur de peau ». Continuer la lecture de « Le Parti pris du travail » : Fabien Roussel s’en prend au mythe de l’assistanat