SNCF : la concurrence « constitue une menace pour la pérennité du système ferroviaire », selon un rapport

Commandé par le CCGPF, le comité d’entreprise de la SNCF, un rapport pointe les dangers de la libéralisation du rail. Des surcoûts liés à la balkanisation des TER sont à prévoir pour les régions, et l’avenir du TGV à la française est en suspens par l’absence de péréquation entre les lignes.

Le rapport alerte sur les risques de la privatisation pour la continuité du système ferroviaire. © Laurent CERINO/REA

 

« Vers une privatisation des bénéfices et une socialisation des pertes ? » C’est la principale interrogation soulevée dans une expertise commandée par le CCGPF, le comité d’entreprise de la SNCF, sur la libéralisation du transport ferroviaire de voyageurs. Selon l’analyse du Groupe 3E, que l’Humanité a pu consulter, « loin d’être une chance, l’ouverture à la concurrence constitue une menace pour la pérennité » du réseau. Continuer la lecture de SNCF : la concurrence « constitue une menace pour la pérennité du système ferroviaire », selon un rapport

MAC devient « Démocrite, de la vie de la cité à l’actualité internationale »

Depuis 2008, Moissac Au Cœur s’est imposé dans le paysage politique local!

Sa définition actuelle n’a plus lieu d’être et en devenant Démocrite « de la vie de la cité à l’actualité internationale », ce site va essayer de répondre aux besoins de débats, de compréhension et d’appréciations de l’actualité tant locale que nationale et au delà.

Chercher et croiser des informations, alimenter les internautes en contenus, le site continuera son rôle de mise à disposition d’une réflexion qui échappe aux médias dominants.

Peut-être que dans un avenir proche, il évoluera vers une communication plus moderne. Pour autant, prendre le temps de lire, s’est déjà comprendre le monde sans les artifices de l’immédiateté si prisés sur les réseaux sociaux de nos jours!

Enfin, le changement de nom de domaine est en cours, ainsi que les différentes extensions nécessaires.

Merci de rester fidèles!

Quelle industrialisation pour la France ?

L’objectif est revenu au centre du débat politique. Reconstruire après avoir méthodiquement sacrifié un appareil productif sur l’autel de la financiarisation ne sera pas simple. Sauf si l’État revient au centre du jeu et impose un rapport de force en Europe.

« Revenir à une politique industrielle suppose de repartir des territoires et du travail réel, et de rompre avec la logique financière qui a accompagné ce déclin », estime Marie-Claire Cailletaud.
© Xavier POPY/REA

 

L’industrie est revenue au cœur du débat après avoir été considérée comme dépassée durant des décennies. Trop tard ? Si les filières qui ont été détruites par la financiarisation du capitalisme ont peu de chance de renaître, les enjeux du monde contemporain offrent de nouvelles perspectives. À l’invitation de la revue Progressistes et de son rédacteur en chef Flavien Ronteix, quatre intervenants et acteurs de terrain en débattaient à l’Espace sciences et numérique de la Fête de l’Humanité, en septembre dernier.

Dans quel état le système productif est-il, en France ?

Marie-Claire Cailletaud, Conseillère honoraire CGT au conseil économique, social et environnemental (Cese)

 

La France a subi une désindustrialisation massive : part de l’industrie divisée par deux, deux millions d’emplois perdus, filières entières démantelées. Dans les territoires, chaque fermeture d’usine détruit des emplois stables, affaiblit les services publics et alimente un profond sentiment d’abandon. Sans industrie, il n’y a plus de cohésion ni de projet commun. Ce déclin vient de choix idéologiques : la croyance dans une « société postindustrielle » et l’idée que la Chine resterait l’atelier du monde. Continuer la lecture de Quelle industrialisation pour la France ?

L’âcre goût du grand capital dans nos assiettes

Il m’arrive souvent de répondre à des interlocuteurs déclarant qu’ils ne font pas de politique, que, pourtant la politique se niche jusque dans leur assiette.

Nous venons d’en avoir un sinistre aperçu en cette fin du mois de novembre. Il oblige à réfléchir tant il éclaire les choix du pouvoir en faveur du grand capital agro-alimentaire international. Continuer la lecture de L’âcre goût du grand capital dans nos assiettes

« La CCAS est la preuve qu’un modèle de gestion ouvrière est possible », analyse Fabrice Coudour secrétaire général de la FNME-CGT

La CGT a obtenu 45,52 % des voix lors des élections des CMCAS (caisses mutuelles complémentaires et d’action sociale), tenues du 13 au 19 novembre. Elle pourra continuer de proposer son projet socialisé de gestion des actions sociales des plus de 600 000 bénéficiaires des industries électriques et gazières.

Fabrice Coudour dirigeant de la Federation nationale des Mines et de l’Energie CGT (FNME-CGT).  © Arthur HERVE/REA

 

La CGT est arrivée en tête des élections de CMCAS 2025, tenues du 13 au 19 novembre. Elle se voit donc confier à nouveau la gestion de la Caisse centrale des activités sociales (CCAS) des industries électriques et gazières, avec 9 sièges sur 18 au conseil d’administration. L’organisation syndicale entend poursuivre son projet socialisé d’accès à la culture pour ses 680 000 bénéficiaires. Entretien avec Fabrice Coudour, secrétaire général de la FNME-CGT et Anthony Juan, candidat CGT à la présidence de la CCAS.

Comment réagissez-vous aux résultats du scrutin ? Continuer la lecture de « La CCAS est la preuve qu’un modèle de gestion ouvrière est possible », analyse Fabrice Coudour secrétaire général de la FNME-CGT

Rien n’est donné : le tsunami de l’IA open source en Chine Par Franck Marsal

 

Le développement des outils d’intelligence artificielle est une révolution scientifique de premier ordre. Dans les premiers temps, il est apparu que la double course de représente cette révolution, celle des modèles et celle des microprocesseurs donnerait une nouvelle avance aux USA sur le monde. Comme le détaille cet article au sujet des modèles d’IA, il n’en est rien. Non seulement la Chine avance mais elle accélère et sa force de frappe devient très impressionnante. Comme nous l’avons souligné dans d’autres secteurs technologiques, la force de la Chine est de pouvoir avancer sur plusieurs pistes technologiques en parallèle, afin d’être la première à développer industriellement celle qui marche. Sur le plan des puces, la situation est similaire. Le dernier bastion des puces états-unienne de haute finesse de gravure devrait être brisée début 2026, à l’occasion de la sortie du nouveau Huawei Mate 80, avec une puce Huawei entièrement chinoise gravée en 3 nm. C’est en tous cas ce qu’annonce la presse spécialisée et qui fait trembler ces jours-ci les marchés financiers de la tech occidentale, et en premier lieu la valeur vedette Nvidia. (Note de Franck Marsal pour Histoire&Société).

La courbe imprévisible

L’innovation ne suit jamais un scénario préétabli. Elle s’accélère, trébuche et surprend. Il y a deux ans, une note de service de Google qui a fuité avertissait que les modèles open source finiraient par éroder la protection qui semblait protéger les développeurs de LLM propriétaires. Pendant un certain temps, les développeurs propriétaires ont défié cette prophétie en prenant de l’avance en termes de capacités et de réputation. Aujourd’hui, cette note semble plus juste que les projections les plus pessimistes de l’époque. Plus important encore, rares sont ceux qui auraient pu prédire le type et le nombre d’acteurs qui saisiraient cette opportunité. Continuer la lecture de Rien n’est donné : le tsunami de l’IA open source en Chine Par Franck Marsal

Occitanie: « 40 millions pour sécuriser l’approvisionnement en eau des agriculteurs »

Président du groupe des élus communistes à la région Occitanie, Eric Cadoré est aussi président de la commission eau de l’institution. A ce titre, il a œuvré pour la création d’un service public régional de l’eau qui porte une attention particulière à l’agriculture.

Pourquoi la région Occitanie a-t-elle placé l’eau au centre de ses choix d’aménagement du territoire ? Existe-t-il une réelle menace sur l’eau dans cette région ?

Nous imaginions autrefois l’eau toujours disponible au robinet, dans nos lacs et rivières, dans nos nappes souterraines. On sait désormais qu’il n’en est rien. Les impacts climatiques des alternances sécheresses, inondations, souvent catastrophiques, bousculent notre vie quotidienne, jouent sur les rendements agricoles, l’état sanitaire de nos élevages, notre souveraineté alimentaire. Continuer la lecture de Occitanie: « 40 millions pour sécuriser l’approvisionnement en eau des agriculteurs »

Pesticides : quand les équipements censés protéger exposent davantage

Par Fabienne Goutille, Enseignante-chercheure en ergonomie, Université Clermont Auvergne (UCA) et Alain Garrigou, Professeur en ergonomie, Université de Bordeaux

Peu adaptés aux conditions de travail réelles des agriculteurs, les équipements censés les protéger des expositions aux pesticides se révèlent bien souvent inefficaces voire même néfastes. La discipline de l’ergotoxicologie tâche de remédier à cela en travaillant auprès des premiers concernés.


Alors que la loi Duplomb a été adoptée, ouvrant la voie à la réintroduction de pesticides interdits et à la remise en cause de garde-fous environnementaux, un angle mort persiste dans le débat public : qui, concrètement, est exposé à ces substances, dans quelles conditions, et avec quelles protections ?

Loin des protocoles théoriques, la réalité du terrain est plus ambivalente. Porter une combinaison ne suffit pas toujours à se protéger. Parfois, c’est même l’inverse. Une autre approche de la prévention s’impose donc en lien avec les personnes travaillant en milieu agricole. Continuer la lecture de Pesticides : quand les équipements censés protéger exposent davantage

« Les travailleurs servent de variable d’ajustement » : l’intelligence artificielle, un prétexte cynique pour licencier chez les géants de la Tech

Amazon, Microsoft, Accenture… De retentissants plans de licenciements se sont succédé ces dernières semaines au prétexte de l’automatisation. Avec l’essor de l’intelligence artificielle, les jeunes diplômés, en première ligne, peinent à s’insérer sur le marché du travail.

Les géants de la tech suppriment des milliers d’emplois au nom de l’intelligence artificielle. Le taux de chômage des jeunes diplômés grimpe, tandis que les offres d’emploi dans les secteurs exposés à l’IA se raréfient. © DR

 

Face à l’intelligence artificielle (IA), nous sommes trop souvent pris comme un lapin dans les phares d’une voiture. Aussi fascinés que fatalistes, en regardant la catastrophe arriver, en l’occurrence son patron avec son courrier de licenciement. Les exemples commencent à être très nombreux : au prétexte de l’IA, Amazon supprime 30 000 postes de cadres, Accenture 11 000, Tata Consultancy Services 12 000, Microsoft 9000, IBM 9000, Salesforce 4 000… Continuer la lecture de « Les travailleurs servent de variable d’ajustement » : l’intelligence artificielle, un prétexte cynique pour licencier chez les géants de la Tech

En débat: Taxer les riches est-il suffisant ?

La taxe Zucman de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros fait pousser des cris d’orfraie au patronat, à la droite et à l’extrême droite. Il faudrait pourtant aller plus loin pour faire face aux enjeux économiques et sociaux.

La taxe Zucman a été rejetée par l’Assemblée nationale.
© JPL/REA

 

Il faut redistribuer, mais aussi transformer le système en donnant le pouvoir aux travailleurs qui produisent et créent les richesses.

Fabienne Rouchy, Secrétaire confédérale de la CGT

Face à l’explosion des inégalités, l’idée de « faire payer les riches » revient dans le débat public, particulièrement lors du vote du budget du pays. Mais pour la CGT, si la justice fiscale est indispensable, elle ne saurait, à elle seule, transformer un système économique fondé sur la captation du travail par le capital. Taxer les riches est nécessaire, mais sans changer la manière dont la richesse est produite et répartie, les inégalités se reconstitueront toujours. Continuer la lecture de En débat: Taxer les riches est-il suffisant ?