Un mécanisme de fascisation est à l’œuvre aux États-Unis

Le glissement vers l’autoritarisme réactionnaire aux États-Unis s’accompagne d’une idéologie de la contamination par les étrangers, les ennemis du peuple et les indésirables, analyse l’historienne Sylvie Laurent.

« Les républicains, traditionnellement hostiles à la centralisation du pouvoir, sont désormais des relais zélés du gouvernement intrusif de Donald Trump et aucun élu local conservateur n’émet la moindre réserve », abonde la chercheuse. © Patrick T. Fallon / AFP

 

Aux États-Unis, le débat alimente la chronique universitaire comme politique : quelle est la nature du projet de Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche, manifestement différent de son premier mandat ? Éléments de réponse avec l’une des spécialistes françaises des États-Unis et chercheuse associée à l’université Harvard.

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L’enseignement catholique : avec foi ni loi

Que dit – et ne dit pas – l’Enseignement catholique, (sans) sous contrat ? À l’occasion de sa première conférence de presse, son nouveau Secrétaire général , Guillaume Prévost, a (d)étonné par ses prises de positions.

Celui qui conduit plus de 2 millions d’élèves a livré un discours dense, marqué par la volonté de défendre une certaine vision de l’éducation chrétienne – mais aussi marqué par des silences remarqués. Le mot « Bétharram » n’a jamais été prononcé, ni les « violences sexuelles ». Attaché à la liberté d’enseignement, à la relation éducative, l’enseignement catholique, subventionné à 75% d’argent public, revendique ses spécificités, la confiance des familles… et une forme d’indépendance vis-à-vis du ministère. A en oublier son contrat avec l’Etat ? Continuer la lecture de L’enseignement catholique : avec foi ni loi

Camarades, n’oublions (-ez) jamais la véritable histoire de ceux dont nous (vous) revendiquons (-ez) l’héritage ?

Le président De Gaulle s’en alla, selon Duclos dans ses mémoires – parce qu’il était gêné de devoir gouverner avec une assemblée ayant des pouvoirs alors qu’il avait jusqu’ici assumé un pouvoir personnel et qu’il espérait un sursaut français, un coup d’Etat qu’il obtiendra en 1958, avec la dramatisation de la guerre d’Algérie et en utilisant les généraux rebelles et déjà Bidault. On peut également mettre au crédit du général son sens de la souveraineté française et le refus de ce que représentait la politique des Etats-Unis divisant l’Europe et soutenant de fait contre l’URSS toutes les forces réactionnaires qui étaient derrière Hitler pour aller vers l’OTAN. Face à cette politique de De Gaulle et ses ambiguïtés que l’on retrouve aujourd’hui dans le positionnement d’un Henri Guaino, il faut comprendre ce que décrit encore Duclos dans le tome IV de ses mémoires (1945-1952) (1) à savoir l’entente entre le parti socialiste et le MRP, pour empêcher que le premier parti de France, le PCF, qui sortait auréolé du combat de la Résistance et de la victoire de l’URSS sur l’Allemagne nazie soit en la personne de Maurice Thorez nommé à la tête du gouvernement. Le parti socialiste, par la bouche de Daniel Mayer, avait subordonné son assentiment à l’accord du MRP. Alors que tous savaient que ledit Bidault avait fait savoir que c’était hors de question. Il y avait eu entente préalable entre le MRP et les socialistes pour cette interdiction non démocratique (p 69). On peut dire que Marseille fut le laboratoire de cette entente pour empêcher l’accès des communistes non seulement au poste de chef du gouvernement mais à celui de maire de Marseille (2). C’est une fois de plus cette double trahison, celle d’une bourgeoisie nationaliste ou qui se veut telle et celle d’une social démocratie anticommuniste qui se range dans le camp atlantiste qui est à l’origine de ce qui va advenir logiquement, les ministres communistes dont Maurice Thorez et Ambroise Croizat chassés du gouvernement et avec eux le programme de la Résistance.

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L’union est un combat! (Video du débat de la Coopé des élus-es )

Partout, de Castelsarrasin à Paris, dans les grandes villes et les plus petites  se dessinent un besoin d’union , plus particulièrement à gauche et malheur à celles et ceux qui voudront faire « cavalier seul »!

Bruno Piriou, maire de Corbeil-Essonne • Ali Rabeh, maire de Trappes (78) • Charlotte Blandiot-Faride maire de Mitry-Mory (77) • Brice Soccol, essayiste

A Bram, un sujet qui a traversé l’ensemble des intervenants avec de vraies différences d’appréciations mais dans un climat apaisé de réflexions et de propositions!

Il y a encore du chemin à faire mais comme l’ont souligné Carole Delga et plus encore Jérémy Bacchi, sénateur des Bouches du Rhône: » Gagnons des villes sur la droite et sur l’extrême droite, renforçons les villes qui sont gérées par la gauche et nous pourrons envisager construire une majorité à gauche pour redonner espoir au monde du travail, aux retraités-es, aux jeunes dans notre pays! »

ASSATA SHAKUR : MORT D’UNE INDOMPTABLE

De Cuba, encore nous vient cette voix de femme qui répond comme un écho au discours de Fidel Castro à l’ONU… Comme un certain nombre d’entre nous n’ont cessé de répondre à ce message de liberté et d’accomplissement. « J’ai réalisé que j’étais liée à l’Afrique. Je n’étais pas seulement une fille de couleur. Je faisais partie d’un monde à part entière qui aspirait à une vie meilleure. Je fais partie d’une majorité et non d’une minorité. J’ai passé ma vie à grandir. Si vous ne grandissez pas, vous ne comprendrez jamais ce qu’est l’amour véritable. Si vous ne tendez pas la main vers les autres pour les aider, alors vous rétrécissez. Ma vie a été une vie d’action. Je ne suis pas spectatrice ». Voilà ce qu’un certain nombre d’entre nous ont compris et jamais oublié, nous ne sommes pas des spectateurs et cela personne ne peut le briser. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

« Personne au monde, personne dans l’histoire n’a jamais obtenu sa liberté en faisant appel au sens moral de ceux qui l’oppriment » disait avec une justesse étincelante Assata Olugbala Shakur, femme, noire, révolutionnaire antiraciste et prolétaire.

Née sous le nom de Joanne Deborah Byron à New York, celle qui n’a jamais baissé les armes vient de s’éteindre à Cuba, le 25 septembre, après une vie de combats et d’exil. Assata signifie « celle qui lutte », Olugbala « pour le peuple » et Shakur veut dire « celle qui est reconnaissante ». Continuer la lecture de ASSATA SHAKUR : MORT D’UNE INDOMPTABLE

Aucun engagement du nouveau Premier Ministre : mobilisons-nous le 2 octobre!

Les organisations syndicales avaient laissé jusqu’à hier au nouveau Premier Ministre pour répondre aux revendications de l’intersyndicale.

En deux heures de rendez-vous, il n’a pris aucun engagement pour la justice sociale et fiscale, la conditionnalité sociale et environnementale des 211 milliards d’euros d’aides publiques, l’abandon de la réforme des retraites, la sécurité sociale, des moyens pour nos services publics, l’investissement dans l’industrie et la transition écologique !

Le PCF soutient donc l’appel de l’intersyndicale et appelle les travailleurs et travailleuses, l’ensemble de nos concitoyens à y répondre en se mobilisant massivement lors d’une nouvelle journée de grèves et de manifestations le jeudi 2 octobre.

Les communistes participeront pleinement à cette journée et poursuivront la mise en débat de notre pacte d’avenir pour la France.

Seule une mobilisation puissante peut conduire le pouvoir à répondre aux exigences sociales et de paix qui s’expriment.

C’est d’autant plus nécessaire que le grand patronat continue de s’opposer à toute mesure de justice fiscale. L’annonce d’un meeting le 13 octobre prochain pour défendre les privilèges du capital appelle, pour les communistes, à mettre en cause sa domination sur toute l’économie qui empêche de répondre aux besoins sociaux et de relever les défis du siècle. Le problème du pays n’est ni la dette, ni le prétendu « coût du travail ». C’est le coût du capital, les dividendes et les intérêts payés aux banques, qu’il faut baisser !

Paris, le 25 septembre 2025

Parti communiste français

Double peine sociale et territoriale pour les élèves des zones rurales populaires in Caf. Péda.

  Lycéens ruraux vs lycéens urbains : des inégalités sociales et territoriales. Pour sa 18e édition, l’AFEV braque les projecteurs sur les trajectoires, espoirs et difficultés des lycéens issus des classes populaires, en ville comme à la campagne. Une enquête qui confirme que le lieu de vie et surtout l’origine sociale pèsent sur les parcours et les projections d’avenir.

2 lycéens sur 3 ont confiance dans l’école, mais des disparités Continuer la lecture de Double peine sociale et territoriale pour les élèves des zones rurales populaires in Caf. Péda.

Ce soir : La Nuit du Bien Commun à Benon sous vigilance citoyenne (Benoit Biteau député EELV)

 

Présentée comme « une grande soirée de levée de fonds au service des associations », La Nuit du Bien Commun est surtout la devanture philanthropique d’une grande entreprise d’influence orchestrée par un milliardaire d’extrême droite, bien décidé à imposer ses idées dans la société grâce à son argent.
La première édition en Charente-Maritime se tient ce mercredi 24 septembre, sur la circonscription où j’ai l’honneur d’être élu, à l’Abbaye de la Grâce-Dieu à Benon, avec pour objectif affiché de soutenir des projets d’insertion et de handicap.
Mais derrière cette façade caritative, il s’agit surtout d’une sordide instrumentalisation politique du tissu associatif. Continuer la lecture de Ce soir : La Nuit du Bien Commun à Benon sous vigilance citoyenne (Benoit Biteau député EELV)

Attaque au couteau: Eduquer pour protéger… in Caf. Péda.

Encore une scène d’effroi. Mercredi 24 septembre, une professeure de musique a été agressée au couteau au collège Robert-Schuman de Benfeld, dans le Bas-Rhin, sa vie n’est pas en danger. Le pronostic vital de l’élève de 14 ans qui a retourné l’arme contre lui est engagé. Le choc est immense.

Une nouvelle attaque au couteau secoue l’école à Benfeld Continuer la lecture de Attaque au couteau: Eduquer pour protéger… in Caf. Péda.

Fiscalité, retraites, services publics… Toutes les preuves que le Rassemblement national est au service exclusif des patrons et des riches

Le vernis social du parti d’extrême droite ? C’est à l’heure où s’exprime une puissante aspiration à la justice fiscale dans le pays qu’il craque. Oubliés la retraite à 60 ans et l’ISF, le Rassemblement national est désormais vent debout contre la taxe Zucman et souhaite réduire drastiquement la fiscalité des entreprises et protéger les riches. 

 

Quelle mouche a piqué le Rassemblement national (RN) ? Oublié le soutien aux gilets jaunes, le voilà même qui hurle contre les mobilisations sociales de ces derniers jours. Quant au vernis social, c’est à l’heure où s’exprime une puissante aspiration à la justice fiscale dans le pays qu’il craque.

Le parti à la flamme est monté frontalement au créneau contre la taxe Zucman, pourtant approuvée par 86 % des Français, et même 75 % chez ses propres sympathisants… C’est que Jordan Bardella a une stratégie, et s’y tient : il cherche à se faire adouber par le Medef. Continuer la lecture de Fiscalité, retraites, services publics… Toutes les preuves que le Rassemblement national est au service exclusif des patrons et des riches