Le RN aux ordres de Macron

Le Président Macron, son gouvernement n’ont tiré aucune leçon de la crise économique et sociale que traverse notre pays depuis des années. Soumis aux logiques du capital et de l’argent roi, ils nous resservent les mêmes recettes : augmentation de l’âge de départ à la retraite, rien pour augmenter les salaires et les retraites, et saupoudrage en guise d’aide au pouvoir d’achat.

Mme Borne se moque des difficultés auxquelles doivent faire face nos concitoyens.

Mais le cynisme ne s’arrête pas là ! Les élus RN, qui n’hésitent pas à s’autoproclamer « Première Opposition » au gouvernement, déroulent le tapis rouge aux politiques libérales proposées. En effet, hier l’ensemble des députés de gauche ont unanimement proposé une motion de censure pour tenter d’enrayer la machine gouvernementale. Par de-là les positions partisanes, il en allait de tous ceux qui ont à cœur d’agir concrètement pour l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat du plus grand nombre, de voter cette motion.

Sans surprise, le groupe Rassemblement National, dont est membre notre députée parachutée Marine Hamelet, n’a pas soutenu cette motion, se positionnant de-facto en soutien aux politiques du Président Macron. En même temps, n’étant pas d’ici, elle ne peut pas savoir que notre territoire est balafré par la pauvreté, le chômage et le délitement des services publics. Dorénavant, au vu des résultats des élections, seule un mouvement social ferme et de grande ampleur permettra de faire reculer le gouvernement.

D’ores et déjà les militants communistes Tarn et Garonnais, ceux Castel/Moissac/Pays de Serres appellent à la mobilisation du plus grand nombre pour arracher Le droit à des jours heureux.

 

Pour la section PCF Castel/Moissac/PaysdeSerres

Maximilien Reynès-Dupleix

Fabien Roussel (PCF) : « Je veux que la gauche puisse gouverner à nouveau en France »

Propos recueillis par Florence Chédotal Pour le journal « La Montagne »
On reproche souvent au député du Nord et secrétaire national du Parti communiste français de faire cavalier seul. Lui préfère répondre qu’il oeuvre pour la gauche.
Élisabeth Borne prononce mercredi son discours de politique générale. Quelles sont vos attentes ?
Il faut que le gouvernement s’engage véritablement dans des mesures fortes, pour la hausse des salaires, des retraites, le blocage des prix, et mette fin à la politique des petits chèques pratiquée ces deux dernières années, d’abord parce que ça coûte cher et ensuite parce que ça ne répond pas aux problèmes de fond.
Depuis le lancement de la Nupes, vous vous comportez en électron libre. Quel rôle les communistes souhaitent-ils endosser au cours de cette nouvelle législature ? Continuer la lecture de Fabien Roussel (PCF) : « Je veux que la gauche puisse gouverner à nouveau en France »

Coup de pouce minimal pour les fonctionnaires

SALAIRES Le gouvernement a annoncé, ce mardi, le dégel du point d’indice. Les syndicats saluent l’ouverture d’une brèche pour le pouvoir d’achat des agents publics. Mais le compte n’y est pas.

Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques. Eric Tschaen / REA

Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques. Eric Tschaen / REA
Eric TSCHAEN/REA

« U ne mesure inédite depuis trente-sept ans. » Ce mardi, au ministère de la Fonction publique, Stanislas Guerini ne manquait pas de superlatifs pour présenter le résultat de la conférence salariale et sa mesure phare : la hausse générale du point d’indice de 3,5 % pour tous les fonctionnaires. « C’est un engagement que nous avions pris depuis quelques mois, a rappelé le titulaire du maroquin depuis mai.  C’est l’augmentation la plus importante depuis 1985. Le coût sera de 7,5 milliards d’euros (en année pleine). » Continuer la lecture de Coup de pouce minimal pour les fonctionnaires

Manque d’enseignants à la rentrée : une crise d’une ampleur sans précédent

Les résultats du concours de recrutement des enseignants en Île-de-France sont historiquement bas et ne permettront pas de répondre aux besoins en termes de postes.

Au mois de septembre, c’est 1 728 postes d'enseignants qui ne pourront être pourvus en Île-de-France, alerte le site le Café pédagogique. © Jeff Pachoud/AFP

Au mois de septembre, c’est 1 728 postes d’enseignants qui ne pourront être pourvus en Île-de-France, alerte le site le Café pédagogique. © Jeff Pachoud/AFP

En Île-de-France, il y aura des classes fermées, surchargées et sans enseignants à la rentrée. Jamais le décalage entre le nombre de personnes reçues au concours de professeurs des écoles et celui des postes à pourvoir n’a été aussi important dans les trois académies de la région. À Versailles, il y a 424 admis pour 1 430 postes, 419 pour 1 079 à Créteil, et même à Paris, habituellement épargné par le déficit, 157 pour 219. En tout, c’est 1 728 postes qui ne pourront être pourvus, selon les calculs du site le Café pédagogique. Continuer la lecture de Manque d’enseignants à la rentrée : une crise d’une ampleur sans précédent

Ovidie et Diglee : « Désirable mais pas trop active », ces doubles injonctions faites aux filles

Dans « Tu n’es pas obligée », guide pédago et féministe, l’auteure et réalisatrice Ovidie retrouve l’illustratrice Diglee pour livrer quelques bons conseils aux adolescentes à l’aube de leur vie sexuelle.

Après « Libres », « Baiser après #MeToo », Ovidie et Diglee s’attaquent aux injonctions faites au corps et à la sexualité dans « Tu n’es pas obligée », en s’adressant plus particulièrement aux adolescentes. Face au retour de bâton antiféministe, les autrices misent tout sur la génération qui vient. Dialogue.

« Tu n'es pas obligé », 
d'Ovidie et Diglee, 
éditions la Ville brûle, 
76 pages, 12 euros

« Tu n’es pas obligé »,
d’Ovidie et Diglee,
éditions la Ville brûle,
76 pages, 12 euros

Votre nouveau livre décortique les injonctions liées au corps, aux normes, aux relations sexuelles. Comment définiriez-vous une injonction ?

Ovidie C’est lorsqu’on se sent obligé de faire quelque chose dont on n’a pas réellement envie, alors que personne ne nous y contraint réellement. C’est plus pernicieux qu’une obligation, dans la mesure où l’injonction nous laisse croire que la décision vient de nous. Il y a cette illusion que ce serait notre choix. C’est plus agressif qu’une simple suggestion parce que, si on ne s’y plie pas, on risque d’en payer le prix en retour. Exemple typique : « si je me maquille, c’est pour moi ». Non, ce n’est pas vrai. Nous le faisons pour le regard social, pour les autres. Personne ne nous y oblige, mais, si nous n’y répondons pas, nous nous retrouvons en marge de la norme, donc exclues.

Comment se traduit l’injonction à la sexualité dans la société ? Continuer la lecture de Ovidie et Diglee : « Désirable mais pas trop active », ces doubles injonctions faites aux filles

Les Etats Unis et la Guerre, de Pearl Harbor à Kiev par J. Pauwels

Ian Brossat : « Nous ne dévions pas de notre ligne de conduite : être utiles au plus grand nombre, au monde du travail »

Face à une Macronie sans majorité absolue, Ian Brossat estime que la gauche devra démontrer son utilité au plus grand nombre pour contrer la politique de casse sociale du gouvernement.

ian brossatPorte-parole du PCF nne-christine poujoulat/AFP

Forte des 138 députés Nupes (hors outre-mer), la gauche sera la principale opposition à la politique de casse sociale d’Emmanuel Macron. Mais pour le porte-parole du PCF, Ian Brossat, face à l’inquiétante percée du Rassemblement national (RN), elle devra « affronter » les réalités qui poussent une partie de la France rurale et populaire dans les bras de l’extrême droite.

Les électeurs ont infligé un revers électoral à Emmanuel Macron, sans majorité absolue à l’Assemblée nationale. La France est-elle entrée dans une zone de turbulences ? Continuer la lecture de Ian Brossat : « Nous ne dévions pas de notre ligne de conduite : être utiles au plus grand nombre, au monde du travail »

Les leçons d’un scrutin: vive le congrès du PCF.

 

Que dire de ces élections, sinon que leur résultat n’a rien pour nous de surprenant et qu’il a ses ombres et ses lumières. Au titre des satisfactions il y a bien sûr la mise en “petite” majorité relative de Macron, un désaveu du président élu comme il y en eut jamais dans cette Constitution et ce mode de scrutin. Désaveu bien mérité et quelques battus comme Castaner qui arrachèrent des cris de joie à tout ceux pour qui il représente le mépris, la violence gratuite et la trahison de ses engagements. Cette constitution a été créée pour verrouiller tout changement de société et exclure le parti communiste, l’hypothèse socialiste de la vie politique française en relation avec les institutions européennes opérant dans le même sens. Continuer la lecture de Les leçons d’un scrutin: vive le congrès du PCF.

Ministère Ndiaye : Qui pilote l’Education nationale ? in Caf. Peda.

Ministre très novice et remarquablement silencieux, Pap Ndiaye a t-il un cabinet qui puisse l’aider à développer sa politique éducative ? Faute d’une personnalité marquante, le cabinet reflète, quand on l’analyse, la juxtaposition de plusieurs projets politiques. Si la réforme macronienne de la voie professionnelle est très bien portée par plusieurs membres du cabinet, une autre source d’inspiration guide le cabinet. Il est remarquable de voir comment la Cour des Comptes y est, pour la première fois, fortement représentée aux postes clés. Or, quelques mois avant l’élection présidentielle, la Cour a publié pas moins de 4 rapports sur l’Ecole appelant tous à la même réforme : la privatisation de l’Ecole, c’est à dire sa soumission à une nouvelle gestion issue du privé. Avec un ministre novice et le cabinet actuel , cette réforme devrait avancer rapidement.

Le cabinet d’un ministre novice

 Pour le moment 12 membres du cabinet de P. Ndiaye sont connus. Tous ont en commun d’avoir été choisis en haut lieu. Mais tous n’ont pas le même parcours. Ce cabinet d’un ministre novice semble composé d’écoles différentes. Continuer la lecture de Ministère Ndiaye : Qui pilote l’Education nationale ? in Caf. Peda.

HEGEL: la pensée vulgaire est abstraite, la philosophie doit restituer le concret…

En écoutant les chaines en continue nous parler non seulement de l’Ukraine, mais du danger qu’un autre vote que celui pour Macron nous réserverait, il m’est apparu à quel point ce mode d’exposition est primaire, mais également abstrait , ne renvoyant à aucune réalité de l’expérience sensible de chacun. Faire de la Russie ou de la Chine, l’origine de tous nos maux, est déjà une entreprise “hors sol” mais transformer Mélenchon, ce social démocrate, épris d’effets oratoires digne d’un “radical de la troisième république” en péril ultime pour notre progéniture et nos biens est si excessif que nos “élites” et le président lui-même, ont atteint le niveau de la marchande de poisson vindicative selon Hegel; mais lisez plutôt et souvenez-vous que Marx qui n’a jamais renié HEGEL l’a remis sur ses pieds en matière d’origine des faits, et qu’il plaide pour la compréhension d’êtres humains concrets, de sociétés concrètes, c’est à dire synthèse en devenir de nombreuses déterminations. Il accuse Proudhon, comme le capital, de pensées abstraites en matière de “propriétés “à tous les sens du terme. (note de danielle Bleitrach pour histoire et societe).

(j’ai perdu le lien avec le site qui publie ce petit bijou, qu’il se fasse connaître pour le rétablir.) Continuer la lecture de HEGEL: la pensée vulgaire est abstraite, la philosophie doit restituer le concret…