Bruits de bottes et grilles fermées (PCF82) + appel

Les sénateurs Lévy (UDI) et Bonhomme (LR), la députée RN Hamelet ont voté en cœur ce texte scélérat qui érige la préférence nationale en principe de droit dans notre pays, cédant ainsi aux sirènes d’un programme fascisant brandit en étendard dès les années 80 par le Pen Père. Seule des 4 parlementaires du Tarn et Garonne, Mme Rabault a voté contre !

La macronie se vautre sans complexe dans l’odieux chantage exercée par les pires forces obscurantistes en se jetant dans les bras du Rhaine. Après un énième 49.3 sur le budget, Mme Borne et le président Macron continuent de piétiner la démocratie, exercent un pouvoir arbitraire, affaiblissent la représentation nationale et installent un autoritarisme populiste qui n’a rien à envier à la Hongrie, à la Pologne comme à d’autre ! Les grilles se ferment et le bruit des bottes devient assourdissant…

Plus de 50 associations et ONG dénoncent cette loi et ses conséquences immondes sur des milliers d’hommes et de femmes qui vont servir de variables d’ajustement, de main d’œuvre bon marché et sans droits pour les plus grands profits d’un patronat et de banques au service du capital.

Cette loi aura pour conséquence d’exercer une pression sans précédent sur les conquis sociaux et après le droit à la retraite bafoué, nous allons assister à une déferlante libérale contre le monde du travail.

Macron/Borne ont fait sauter le maigre vernis social du « en même temps » pour dévoiler le vrai visage macroniste, celui d’un gouvernement au service de la finance aux côtés de la droite la plus réactionnaire.

Ils nous restent à conquérir de nouveaux « jours heureux » et pour cette tache immense, les communistes sont avec toutes les forces progressistes, dans des combats quotidiens, dans les quartiers, les villages et les entreprises.

Fédération PCF82

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Massacre des emplois dans les grandes entreprises américaines à l’approche des fêtes

Il est étrange que le phénomène qui a toute chance d’être le plus caractéristique de la situation actuelle au niveau mondial, à savoir l’offensive du capital contre le travail soit celui le moins médiatisé, le moins sujet de discussion dans les réseaux sociaux. Pourtant si l’on analyse l’influence de la nouvelle phase d’accumulation du capital que constitue le passage à l’IA et son lot habituel d’invalides, plus la pseudo lutte contre l’inflation et vraie asphyxie de l’économie productive, les guerres, tout cela conduit à une lutte féroce pour tenter de faire pression sur les salaires par des réductions d’effectifs et creuser encore plus les monstrueuses inégalités à l’échelle mondiale. Massacre à la tronçonneuse justifiés et légalisés par des votes où la haine, le discours sécuritaire, tous les “divertissements” ont pris le pas sur ce dont il ne doit pas être question et qui pourtant fond sur nous comme une tempête. Nos trotskistes favoris de WSWS ont raison d’insister sur ce fait et ils ont également raison de noter que sans perspective politique tout ce qui nait à savoir une combativité des travailleurs et une conscience anti-impérialiste de la jeunesse a toute chance de ne pas tenir le choc dans le monde occidental entré dans un déclin irréversible : l’Europe étant “l’homme malade” (avec le Japon) de cet attelage impérialiste. Une fois de plus Roussel a raison de s’indigner sur la nature du débat politique en France, mais l’essentiel réside dans la capacité qu’aura le PCF à constituer une véritable force politique au-delà des débats médiatiques. (note de Danielle Bleitrach pour histoire et société)

Tom Hallil y a 20 heures

Alors que les Américains se préparent aux fêtes de fin d’année, les entreprises américaines célèbrent cette période par une vague de licenciements qui s’inscrit dans le cadre d’une offensive continue de la classe dirigeante capitaliste contre la classe ouvrière.

Des milliers d’emplois sont supprimés dans la seule industrie automobile, dont 3.600 licenciements chez Stellantis et des centaines de travailleurs chez Ford qui réduit la production de camionnettes électriques. General Motors a récemment annoncé plus de 1.300 suppressions d’emplois dans ses usines de Lake Orion et de Lansing Grand River, et 900 suppressions supplémentaires chez GM Cruise, une filiale spécialisée dans les «robotaxis» autonomes. Il est probable que les réductions d’effectifs chez les trois grands se répercutent en cascade sur les usines des équipementiers automobiles. Continuer la lecture de Massacre des emplois dans les grandes entreprises américaines à l’approche des fêtes

Réforme des lycées professionnels : les parents appellent à la mobilisation le 12 Décembre

COMMUNIQUE

Castelsarrasin, le 6 décembre 2023

Le gouvernement s’entête à imposer une réforme inique et destructrice des lycées professionnels au mépris des lycéens, des personnels et des parents d’élèves.

Le projet dévoilé fin novembre par la ministre déléguée repose sur une nouvelle diminution des horaires pour les élèves, y compris hebdomadaires. Les heures ajoutées l’année de terminale pour les enseignements généraux, l’éco-droit/éco-gestion et la PSE sont à moyens constants. En conséquence, les élèves auront deux heures de cours en moins en seconde et première et les enseignements professionnels seront rabotés en terminale. Pourtant, le temps en atelier fait déjà cruellement défaut pour que les jeunes s’approprient des savoirs professionnels solides. Continuer la lecture de Réforme des lycées professionnels : les parents appellent à la mobilisation le 12 Décembre

Agriculture: remettons l’humain et la planète au cœur des débats (Communiqué PCF82)

                Sous pression depuis des décennies, les agriculteurs français font part de leur colère au travers de manifestations dans tout le pays. Nous soutenons nos paysans dans leur combat pour défendre la juste rémunération de leur travail.

                Attention cependant au discours de la droite et de l’extrême droite : la solution ne réside pas dans l’abaissement des cotisations sociales ou le déni des normes environnementales, qui nous enverraient droit dans le mur. Nous avons besoin de financer nos retraites autant que de nous assurer de garder une planète cultivable.

La vraie raison de la situation intenable dans laquelle ont été précipité nos agriculteurs : c’est la pression des capitalistes à laquelle nous devons mettre fin. Soutenons un pôle énergétique public faisant chuter le prix de l’électricité pour nos paysans. Supprimons les accords de libre-échanges suicidaires imposés par l’Union Européenne, décidément bien affairée à mettre tous les agriculteurs d’Europe en concurrence. Contrôlons les filières industrielles, logistiques, et les filières de distributions qui se gavent sur le dos des agriculteurs et des consommateurs, empochant des marges parfaitement démesurées et injustifiées.

Proposons une politique de contrôle des prix pour donner de la visibilité à nos producteurs. Et, c’est un gros chantier qui attend Léon Deffontaines pour les élections Européennes : Orientons les aides de la PAC vers les actifs du monde agricole et les pratiques durables plutôt que vers des exploitations usines qui enferment notre modèle agricole dans des logiques destructrices pour la terre et ceux qui la travaillent.

Nous avons, en France, un des modèles agricoles les plus durables du monde : renforçons-le !

La fédération PCF du Tarn et Garonne

Lire aussi le programme du PCF: Un nouveau modèle de développement, pour nous libérer des dégâts sociaux, écologiques et climatiques du capitalisme

 

Black Friday. Contre Amazon, le vendredi noir social d’Attac (Vidéo)

Franck Cartelet

En plein Black Friday, l’association Attac a ciblé ce vendredi 24 novembre, les « lockers » d’Amazon afin de sensibiliser les consommateurs au danger de la surconsommation. L’Humanité a rejoint des militants à la station de métro Château-Landon.

Il est 7 h 30 et Paris s’éveille avec des « lockers d’Amazon » mis hors service symboliquement. Pour le traditionnel Black Friday, dont on ne dira jamais assez les dégâts que cause cette fête de la surproduction et de la surconsommation, l’association Attac était une nouvelle fois dans l’initiative.

Un modèle dans l’impasse

Alors que les médias traditionnels incitent depuis une semaine les citoyen-nes à se ruer sur le net et/ou dans les magasins afin de bénéficier de « supposées » bonnes affaires, l’association Attac avait annoncé un week-end placé sous le signe d’un « vendredi noir » de l’injustice écologique, sociale et fiscale.

L’empreinte du Black Friday est globale rappelle l’association. Elle concerne les gaz à effet de serre, le cycle de vie des biens, des équipements et l’utilisation de l’eau. La plupart des produits vendus durant le « vendredi noir » sont fabriqués par des personnes mal rémunérées, dont les conditions de travail sont particulièrement dégradées et les droits sociaux ignorés, souligne Nicolas, militant d’Attac.

Un vendredi noir social

Le Black Friday est le symbole d’un modèle dépassé, qui détruit la planète, les territoires et les solidarités. Évasion fiscale massive, destruction d’emplois, dégradation des conditions de travail, activités climaticides… Un vendredi noir social.

Pour Sylvain, jeune militant d’Attac, ces actions sont aussi une occasion de retrouver des camarades alors que l’actualité n’est pas facile. « Si ça peut devenir une tradition, avant les fêtes, c’est chouette ! »

Liquidation de Fret SNCF : le gouvernement avait-il tout prévu dès 2019 ?

Le gouvernement a présenté un désossage de l’opérateur public, prétextant l’ouverture d’une enquête de Bruxelles sur des aides potentiellement indues. À l’Assemblée nationale, les auditions d’une commission d’enquête laissent présager que cette liquidation était anticipée dès 2019.

En 2019, un plan de discontinuité de Fret SNCF avait été commandé au cabinet McKinsey, par les services du ministère des Transports. « L’étude de McKinsey ne garantissait ni la viabilité ni le report modal », mesure l’ex-directrice générale des activités ferroviaires et multimodales de marchandises de SNCF Logistics, entre 2010 et 2020.© François HENRY/REA

Fret SNCF pris dans une tourmente fatidique ? À la suite de l’ouverture d’une enquête de la Commission européenne le 18 janvier, Bruxelles veut savoir si les aides publiques perçues par Fret SNCF entre 2007 et 2019, d’un montant de 5,3 milliards d’euros, constituent une entrave au droit à la concurrence. Mais plutôt que de défendre l’opérateur public, Clément Beaune a choisi la liquidation. Le ministre délégué chargé des transports a présenté, le 23 mai, un plan de « discontinuité ». Continuer la lecture de Liquidation de Fret SNCF : le gouvernement avait-il tout prévu dès 2019 ?

HEC Débats reçoit Fabien Roussel (Vidéo)

Avant sa venue à Montauban, salle des fêtes du FAU le mardi 12 décembre 2023 à 19h00 et sa visite en Tarn et Garonne, le débat organisé par HEC

Pourquoi les femmes sont-elles plus exposées à la pauvreté ?

Dans son rapport annuel sur l’« État de la pauvreté », paru ce mardi 14 novembre, le Secours catholique alerte sur la précarité croissante des femmes, indissociable des charges qui pèsent sur elles de manière structurelle.

Parmi les personnes qui poussent la porte du Secours Catholique, 24 % touchent le RSA, mais plus d’un tiers des bénéficiaires éligibles ne l’ont pas touché en 2022.
© Jean-Pierre Sageot/Signatures

Le constat est sans appel : la pauvreté s’incarne de plus en plus au féminin. Alors qu’elles constituaient déjà la moitié des bénéficiaires du Secours catholique à la fin des années 1980, les femmes sont aujourd’hui largement surreprésentées avec près de 60 % des demandes, selon le rapport annuel de l’association basé sur les statistiques issues des 1 027 500 personnes qui l’ont sollicitée en 2022.

Ce chiffre s’inscrit dans un contexte d’aggravation de la pauvreté, puisque le niveau de vie médian constaté a baissé de 7,6 % en un an. Il s’établissait à 538 euros par mois en 2022 (contre 579 euros en 2021), soit 18 euros par jour pour subvenir à tous les besoins, dont le logement. Pire, trois quarts des bénéficiaires survivent très en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 40 % de cette somme – par comparaison, ils étaient 65 % en 2017. Continuer la lecture de Pourquoi les femmes sont-elles plus exposées à la pauvreté ?

Pourquoi faut-il plus d’assistants d’éducation ?

L’importance de la surveillance et de l’encadrement des élèves durant le temps scolaire a été mis en exergue dans l’actualité en lien avec l’assassinat de Dominique Bernard, professeur de lettres à Arras.

Loin d’être de simples surveillants, les AED sont des référents adultes indispensables pour les élèves en dehors de la classe © Lea MICHAELIS/REA

Les assistants d’éducation méritent une revalorisation tant sur le plan de la formation et des conditions d’exercice que de la rémunération

Sébastien Laborde, Conseiller départemental de la Gironde et responsable de la commission éducation du PCF

Depuis quinze ans, la part d’éducation par élève constitue une part du PIB en baisse régulière. La dépense publique, particulièrement la dépense de l’État pour l’éducation nationale, diminue. Cela coïncide avec la baisse du temps d’enseignement en classe pour tous les élèves.

Plus d’une année sur le temps de la scolarité obligatoire, plus de deux ans pour les élèves de lycée professionnel. Sans compter les heures d’absence non remplacées, en particulier dans les établissements et sur les territoires populaires. L’école aujourd’hui manque de tout. Continuer la lecture de Pourquoi faut-il plus d’assistants d’éducation ?

Ce 6 novembre à 11 h 25, les femmes travaillent « gratuitement » : pourquoi l’index égalité n’y change rien

Ce lundi 6 novembre, les femmes commenceront à travailler gratuitement jusqu’à la fin de l’année, selon les calculs du collectif féministe Les Glorieuses. L’Humanité s’est procuré plusieurs bilans sociaux d’entreprises françaises affichant des scores excellents à l’index égalité. L’occasion de dresser le vrai bilan de l’outil lancé en 2018 par le gouvernement pour réduire les inégalités dans les entreprises.

Decathlon affiche une note de 89/100 à l’Index égalité. Pourtant, les femmes occupent 60 % des temps partiels de l’entreprise. © Franck Crusiaux/REA

C’était en novembre 2017. Dans un discours enflammé, le chef de l’État érigeait l’égalité hommes-femmes en grande cause nationale de son quinquennat, et déclarait la guerre aux discriminations pesant sur les femmes, « à l’embauche et au cours de leur carrière professionnelle ». Six ans plus tard, il pourrait prononcer le même discours.

Selon l’Insee, les inégalités salariales ont certes continué à se réduire, comme c’est tendanciellement le cas depuis 2000, mais les revenus des femmes sont toujours inférieurs de 24,4 % à ceux des hommes. Et, ce lundi 6 novembre, à 11 h 25, elles commenceront à travailler gratuitement, selon les estimations du collectif Les Glorieuses.

Les 5 indicateurs de l’index

À ses détracteurs qui l’accusent d’immobilisme, l’Élysée brandit souvent l’index de l’égalité professionnelle, censé mesurer les niveaux d’inégalité au sein des entreprises afin de les inciter à s’amender. Continuer la lecture de Ce 6 novembre à 11 h 25, les femmes travaillent « gratuitement » : pourquoi l’index égalité n’y change rien