François Le Ménahèze : A quand des cours d’école qui se mettent au vert ? In Caf. Péda.

Comment retrouver une école dans un village, au cœur d’une ville ? Facile me direz-vous… Dans un village, on cherche la mairie et on trouve l’école. En effet, les premières écoles publiques ont très souvent été construites attenantes aux mairies.

Dans une ville, selon son importance, la tâche semble plus délicate. Mais non, facile là encore ! On cherche les plus hauts grillages, les quelques arbres qui ont singulièrement grandi depuis la naissance des écoles et on la trouve !

Remarquez, les clôtures, les arbres identiques et les surfaces asphaltées, on les repère partout aujourd’hui dans les cours d’école. Il faut dire quand même que ce n’est pas mal ! C’est sûr, c’est sécurisé, c’est aseptisé (encore que!?), les enfants reviennent propres le soir (exceptés quelques pantalons déchirés).

Ah j’oubliais : le carré de sable ! Le fameux bac à sable qui, là aussi, aux sacro-saints noms de l’hygiène et de la sécurité, ont progressivement disparu des cours d’école ! Mais quand va t-on arrêter cela ? Continuer la lecture de François Le Ménahèze : A quand des cours d’école qui se mettent au vert ? In Caf. Péda.

Électricité. La « tarification dynamique » va faire exploser vos factures

Sans le compteur Linky pas de «tarification dynamique». © Guy Bouchet/Photononstop

Sans le compteur Linky pas de «tarification dynamique». © Guy Bouchet/Photononstop
 

« Grâce » aux compteurs Linky et au libéralisme de Bruxelles, des fournisseurs proposent des contrats indexés sur le marché de gros, qui s’envolent en cas de pic de consommation. Comme au Texas en février, où de nombreuses installations électriques avaient été paralysées par un froid extrême, faisant flamber les prix en Bourse. Des consommateurs ont reçu des factures d’électricité mensuelles de plusieurs milliers de dollars. Bientôt chez vous ?

Éditorial Les escrocs de l’électricité

En février dernier, un nouveau fournisseur d’électricité apparaissait en France, avec une offre très particulière. Filiale du groupe finlandais Fortum, l’entreprise Barry nous propose un prix du courant qui varie heure par heure. Le tarif facturé au client suit le cours du kilowattheure sur la Bourse Epex Spot, le marché européen de l’électricité en gros. C’est le compteur communicant Linky qui permet de faire le lien entre notre consommation réelle et les prix du marché.

Fabien Roussel, candidat communiste à l’élection présidentielle. Franc-parler et lutte des classes

Fabien Roussel, candidat du Parti communiste à la présidentielle 2022. © Joël Saget/AFP

Fabien Roussel, candidat du Parti communiste à la présidentielle 2022. © Joël Saget/AFP

 

Le député du Nord et secrétaire national du PCF a été désigné à 82,36% par les adhérents du PCF pour être le candidat communiste à l’élection présidentielle. Il assure qu’il sera le candidat du monde du travail et de la jeunesse, en remettant les urgences sociales au cœur du débat.

«L a France ne manque pas de moyens, loin de là. Mais ils ne profitent qu’à une minorité. Une infime minorité qui prospère insolemment. Ce sont eux les véritables assistés de la République ! » En quelques mots, devant un congrès qui vient de l’élire à la tête du PCF, Fabien Roussel désigne la cible. On est en novembre 2018, Emmanuel Macron s’apprête à entériner un nouveau « budget des riches », les gilets jaunes frappent à la porte et les blouses blanches crient déjà leur désarroi. Trois ans et une pandémie plus tard, les communistes ont à nouveau voté, et leur secrétaire national a désormais un nouveau défi à relever : se lancer dans la course à l’Élysée. Continuer la lecture de Fabien Roussel, candidat communiste à l’élection présidentielle. Franc-parler et lutte des classes

MAC, c’est 13 ans d’existence…

Moissac au Cœur, c’est déjà 13 ans d’existence et 3 ans avec la mouture actuelle….

Un bail si l’on s’en tient a la durée de vie moyenne des sites internet politique qui ne durent souvent que le temps d’une élection, voire deux… Mac est différent! Cela reste un site d’informations locales et un lieu pour passer des infos sur des thématiques sociétales et politiques.

Les 1471 abonnés-es semblent en tirer partie et prendre du plaisir à lire les sujets abordés. Il est temps de donner des chiffres pour comprendre la portée de ce site aux prétentions modestes.

En 3 ans donc

  • 160 794 vues

soit en vues

  • 4463/mois avec 27527 en AOUT 2020 au plus et seulement 112 en JUIN 2018
  • une moyenne de 148/jour avec 6606 le 14 MAI 2020 et seulement 3 le 4 JUILLET 2018

C’est aussi 1875 articles avec 3 contributeurs en permanence et plusieurs dizaines d’auteurs différents… Le tout est réparti en 34 catégories différentes. Les sujets de prédilection des lecteurs restent les questions locales comme la lutte contre le RN/FN, les sujets de l’école et de l’éducation, les articles sur les campagnes électorales, les dessins de presse, les débats sur l’écologie… Mais surtout les articles sur les luttes des salariés-es restent un sujet très apprécié.

Ce fut, il n’y a pas si longtemps, durant 2 ans 21 émissions politiques mensuelles sur Radio d’OC avec des invités-es sur des sujets de société très divers. Nous remettrons les podcasts en ligne bientôt.

Nous poursuivons l’aventure et lançons un appel pour élargir le champ des contributions écrites et/ou médias pour rendre plus vivant encore ce site.

Merci de nous être fidèle.

Pour le site Moissac Au Coeur

Maximilien

1er MAI: TOUTES ET TOUS MOBILISES !

1er MAI    

  TOUTES ET TOUS MOBILISES !

MANIFESTATION  – 10h30 SQUARE PICQUART – MONTAUBAN

(en face du Musée Ingres Bourdelle)

                                     

L’heure est plus que jamais à la mobilisation pour en finir avec les choix politiques du président Macron et de son gouvernement qui entraînent désastre sanitaire et social.

La gestion intolérable de la pandémie infligée aux personnels hospitaliers, aux salariés, aux usagers et plus globalement à la population, est révélatrice du système capitaliste. En France et partout dans le monde, il impose ses choix, au détriment des intérêts du monde du travail, de la jeunesse et des retraités. Dans les mêmes logiques, sous prétexte  de crise sanitaire, gouvernement et patronat accélèrent leur entreprise de destruction : démantèlement de la Fonction Publique et des Services Publics de proximité (Hôpital, Éducation Nationale, Énergie, Rail, Poste…), casse des industries garante de l’indépendance du pays, attaques contre la Sécurité Sociale par les exonérations des cotisations sociales, attaques contre les chômeurs avec la réforme de l’assurance chômage…

Nous refusons le démantèlement d’EDF, prélude à une privatisation. L’énergie est un bien public essentiel et doit le rester.


LES CONSÉQUENCES SONT CATASTROPHIQUES POUR LES SALARIÉS, LES JEUNES, LES RETRAITÉS ET LES PRIVÉS D’EMPLOIS :

Les licenciements et les annonces de fermetures d’entreprises explosent, entraînant un chômage de masse.

Les salaires, les traitements, les pensions de retraites et les minima sociaux sont tellement bas que nous subissons une aggravation de la précarité et un basculement dans la pauvreté.

Le niveau des allocations et des prestations de la Sécurité Sociale et de la protection sociale ne permet plus de répondre aux besoins des populations.

Explosion des inégalités sociales et remise en cause du droit pour tous à l’énergie, à se soigner, à se loger, à s’éduquer, à la culture, aux télécommunications…

Restrictions des libertés collectives et individuelles.


L’ARGENT EXISTE POUR RÉPONDRE AUX BESOINS SOCIAUX :

. 354 Milliards d’euros de patrimoine cumulés pour les Français les plus riches.

.  30 Milliards d’Euros de dividendes pour le CAC 40

. 110 Milliards d’Euros de plan d’urgence

. 300 Milliards d’Euros de prêts garantis

. 100 Milliards d’évasion fiscale

. 67 Milliards d’Euros d’exonérations et niches fiscales

Emploi, salaires, dette… 10 idées pour une relance sociale et écologique (Je soutiens…)

NDLR de MAC: Il est possible de soutenir ces propositions en s’inscrivant au bas de l’article
© Gros

© Gros

Alors que la France s’enlise dans la pandémie, économistes, syndicalistes et partis politiques mettent sur la table des propositions innovantes pour sortir de l’ornière et dessiner un nouvel avenir.

« Relancer l’économie. » A priori, le mot d’ordre tombe sous le sens – qui peut être « pour » la récession ? – et, malgré tout, c’est une proposition à ne surtout pas prendre au pied de la lettre : relancer l’existant, sans imagination ni discernement, c’est remettre sur les rails la machine qui nous a envoyés dans le mur, et préparer le terrain à la prochaine catastrophe.

« Le concept est piégeux, désamorce Mireille Bruyère, économiste à l’université de Toulouse. Car cela implique de relancer les rapports sociaux existants, c’est-à-dire le système capitaliste, avec tous les dégâts que cela comporte, notamment en matière d’écologie. Pour ma part, je préfère parler de relance de l’activité, plutôt que de relance de l’économie : quelles activités doit-on soutenir, pour quelles finalités ? Et avec quel mode d’organisation ? »

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Indépendance, transition écologique, pouvoir d’achat… Et si on (re)nationalisait l’énergie ?

Il y a 75 ans, le 8 avril 1946, la nationalisation de l’électricité et du gaz faisait de l’énergie un bien commun. Depuis, la libéralisation du secteur, que le projet Hercule et le plan Clamadieu voudraient aujourd’hui parachever, a été entreprise… et a fait la preuve de son inanité. Un appel à (re)créer un pôle public apte à répondre aux enjeux actuels d’écologie, d’égalité et d’autonomie.

DANS NOTRE DOSSIER


Retrouvez l’intégralité de ce dossier et tous les sujets de l’Humanité dimanche dans l’édition numérique de l’édition du 8 au 14 avril, que vous pouvez acheter ici. Vous pouvez également y accéder via notre application (pour Iphone et pour Android)

À chacun son anniversaire. Ce jeudi 8 avril, les agents des industries électriques et gazières convient les usagers à fêter les 75 ans de la loi de nationalisation du gaz et de l’électricité dont sont issus EDF et feu GDF. La date est propice à mobilisations et grèves en faveur du service public de l’énergie. Le projet Hercule entend découper EDF en trois blocs séparés – nucléaire étatisé ; distribution (Enedis) et énergies renouvelables partiellement privatisées ; barrages hydroélectriques en semi-régies publiques – qui se feront concurrence. Le plan Clamadieu vise à diviser Engie en deux pour le recentrer sur le gaz et les énergies renouvelables, les autres activités de production et de service étant cédées avec leurs 90 000 salariés.

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La CCAS-énergie ouvre ses centres de vacances aux étudiants

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Quatre lieux gérés par les actions sociales des agents de l’énergie sont mobilisés, depuis quelques semaines, pour offrir un temps de répit aux jeunes frappés par les mesures anti-covid du gouvernement.

C’est dans leur ADN depuis toujours : répondre par la solidarité aux situations de crise qui touchent la société. Les électriciens-gaziers de la CCAS (les actions sociales des entreprises de l’énergie – N.D.L.R.) ont décidé, depuis le début du mois de février, d’ouvrir plusieurs de leurs centres de vacances aux étudiants frappés par les mesures gouvernementales anti-covid. Elles sont, pour un très grand nombre d’entre eux, synonymes d’isolement, de précarité, de détresse psychologique et de rupture dans le cursus universitaire.

« On a appris fin janvier que les colonies de vacances ne pourraient pas se tenir, explique Nicolas Cano, président CGT de la CCAS. L’ombre d’un nouveau confinement planait et on entendait de plus en plus parler de la crise qui traverse le monde étudiant. Certains de nos centres étaient prêts à recevoir du monde. On a donc décidé d’ouvrir celui du Cap d’Agde (Hérault), dans un premier temps, puis trois autres à partir de la mi-février. »

Prévenus par un courrier d’information adressé aux ayants droit de la CCAS, plusieurs centaines d’étudiants, enfants d’agents de l’énergie ont, en moins d’une semaine, répondu à l’appel. Une occasion inespérée, pour beaucoup, de rompre avec la situation imposée par les couvre-feux et la fermeture des universités, d’autant que chaque étudiant, fils ou fille d’agent électricien-gazier, peut inviter un ou une ami non bénéficiaire des actions sociales de la CCAS.

« On a également passé un accord avec le Secours populaire français pour accueillir d’autres jeunes, ajoute Patrick Coulet, président de la CMCAS Languedoc. Dans le centre du Cap d’Agde déjà plus de 250 étudiants se sont inscrits. Ils bénéficient d’un hébergement gratuit et d’une restauration saine et équilibrée. Grâce aux infrastructures existantes, dans le respect de gestes barrières, ils peuvent suivre leurs cours, à distance, de façon collective. Ils ont également la possibilité de profiter des activités sportives et culturelles proposées par le centre mais aussi devenir acteur de ce temps passé dans le centre en proposant des initiatives. » Une belle manière de lutter contre la morosité de cette période peu propice aux échanges et interactions normalement inhérents à la vie étudiante.

Pour l’heure, aucun contact n’a été établi avec le ministère de l’enseignement supérieur. « On n’a pas l’habitude d’attendre l’État pour être volontaire en situation de crise, précise Vanessa Flechet, attachée de presse au sein de la CCAS. Depuis toujours, nos centres sont ouverts l’hiver aux mal-logés. Nous l’avons fait aussi pour accueillir des réfugiés lors du démantèlement de la jungle de Calais ou encore au début de la crise sanitaire pour les soignants et les personnes atteintes du Covid sans lieu pour s’isoler. »

Depuis le 12 février, en plus de celui du Cap d’Agde, le centre d’Anglet, dans le département des Pyrénées-Atlantiques, celui des Sables d’Olonne, en Vendée et de Kaysersberg, dans le Haut-Rhin, sont désormais ouverts pour héberger des étudiants. « Pour l’instant, nous devons mener cette action jusqu’à la mi-mars mais nous espérons l’étendre aussi longtemps que possible », précise Patrick Coulet. Et Nicolas Cano d’ajouter : « Nous n’excluons pas d’ouvrir les portes d’autres centres, dans les prochaines semaines. »

Emilien Urbach

Ce que les communistes ont à offrir à la gauche (contribution)

Contribution de AlecDesbordes

Il est temps que la gauche reprenne sa place historique pour faire avancer les droits démocratiques, les luttes des travailleurs et la transition énergétique. Le Parti Communiste Français, muni de sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, peut contribuer de manière considérable à cette dynamique.

         La force politique de gauche est en retrait en France, que ce soit au niveau électoral, ainsi qu’au niveau idéologique et des luttes. Il est temps qu’elle reprenne sa place historique pour faire avancer les droits démocratiques, les luttes des travailleurs et la transition énergétique. Elle est encore capable de grande démonstration de force populaire, comme le mouvement contre la réforme des retraites l’a démontré, mais ce sont presque exclusivement des combats défensifs. Les partis, les syndicats, les associations, se demandent comment créer une dynamique qui puisse fondamentalement retourner le rapport de force actuel avec le capital financier et la droite réactionnaire, pour que l’on puisse de nouveau arracher des victoires dignes de notre peuple. Le Parti Communiste Français, muni de sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, peut contribuer de manière considérable à cette dynamique.

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Énergie. Les syndicats à l’unisson contre le projet Hercule

Le projet gouvernemental Hercule vise à éclater EDF en plusieurs entités. © Philippe Roy/Aurimages

Le projet gouvernemental Hercule vise à éclater EDF en plusieurs entités. © Philippe Roy/Aurimages

Philippe Martinez (CGT), Laurent Berger (CFDT), Yves Veyrier (FO) et François Hommeril (CFE-CGC) ont cosigné une lettre à Emmanuel Macron. Ils y dénoncent ce projet acté sans concertation et qui prévoit le démantèlement de l’énergéticien public EDF.

Le courrier, daté du 7 janvier et adressé à Emmanuel Macron, est signé de la main des quatre représentants confédéraux des organisations représentatives d’EDF. Un texte long, argumenté et incisif, dans lequel Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, Yves Veyrier, secrétaire général de FO, et François Hommeril, président de la CFE-CGC, réaffirment leur attachement au service public de l’énergie et dénoncent les conséquences du projet Hercule. « Nous vous demandons de renoncer à ce projet », écrivent les signataires, qui exigent l’ouverture d’ « un véritable débat pour bâtir ensemble l’avenir de l’électricien national EDF ».

Des fondamentaux financiers et une concurrence mercantile

Unanimement combattu en interne, ce plan – acté sans concertation ni débat – prévoit « une réorganisation du groupe EDF qui conduit de facto à son démantèlement, à sa désoptimisation et à la fin de la vision intégrée de l’électricité ». Un « montage » qui « repose en outre sur la création d’une structure capitalistique dite Vert, objet d’une introduction en Bourse prélude à une privatisation que rien n’interdira à l’avenir », dénonce le courrier. À contre-courant des orientations gouvernementales, les syndicalistes rappellent que l’électricien public a « un rôle central (à) jouer au service des orientations énergétiques du pays, de la neutralité carbone, de la politique industrielle ».

La mission d’EDF, poursuivent les signataires, « c’est aussi et surtout d’être mobilisé quotidiennement au service de l’approvisionnement électrique des Français, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, avec une égalité de traitement mais aussi une maîtrise, une efficacité et un professionnalisme incontestables ».

Alors que la crise sanitaire a aggravé les inégalités sociales, « la période exige un retour aux fondamentaux de la République (…) et la nécessité de la continuité des services publics », poursuivent-ils. Réaffirmant leur entier soutien à la mobilisation des salariés « contre la désintégration de leur entreprise », les leaders syndicaux dénoncent « un projet conçu avant la crise sanitaire sur des fondamentaux strictement financiers et une concurrence mercantile ». Une fuite en avant contre laquelle l’intersyndicale préconise le « retour à un cadre économique guidé par la gestion des biens communs ».