Lutte contre l’antisémitisme : pourquoi la gauche doit faire mieux

Une partie des forces progressistes est accusée d’avoir cédé aux sirènes de cette forme de racisme. Mauvais procès ou signe qu’elles auraient failli dans la défense des concitoyens de confession juive qui se sentent abandonnés ? Des voix demandent à la gauche de se ressaisir, loin des allégations outrancières orchestrées par la droite et l’extrême droite.

À la marche contre l’antisémitisme le 12 novembre à Paris, Fabien Roussel (PCF), Marine Tondelier (EELV) et Olivier Faure (PS) © Michel Stoupak / NurPhoto via AFP

La voix, rageuse, s’élève au-dessus des huées : « Collabos ! C’est eux les vrais fachos ! » L’homme vise le groupe d’élus socialistes, communistes et écologistes, venus participer à la marche du 12 novembre, à Paris, contre l’antisémitisme. À quelques centaines de mètres, le cortège d’extrême droite n’est pas autant chahuté. Comment en sommes-nous arrivés à ce monde à l’envers ?

Bien sûr, vingt ans de dédiabolisation de l’extrême droite et des décennies de stigmatisation de la cause pro-palestinienne, suspectée de se nourrir de l’antisémitisme, sont passés par là. Mais plusieurs voix progressistes pointent également, tantôt un « malaise », tantôt une « minimisation », voire un « déni », sur la question de l’antisémitisme, à gauche.

« Ce qui est sûr, c’est qu’un fil s’est rompu, constate Ian Brossat, porte-parole du PCF. Pendant la marche (du 12 novembre – NDLR), une jeune femme franco-israélienne est venue me voir, surprise que des communistes marchent contre l’antisémitisme. Nous ne sommes plus identifiés à ce combat-là, nous devons y travailler. » Continuer la lecture de Lutte contre l’antisémitisme : pourquoi la gauche doit faire mieux

La seule alternative anti-système sera le socialisme ! (Parti Communiste Argentine)

Mardi 21 Novembre 2023

Javier Milei est le nouveau président de l’Argentine. Pour la première fois, un candidat d’extrême droite arrive au pouvoir.

Norberto Galiotti, membre du Comité central du Parti Communiste d’Argentine, dans le journal Nuestra Propuesta explique les raisons de la défaite du péronisme et montre que la seule perspective pour battre la droite, l’extrême droite et le capitalisme est le socialisme.

Traduction Nicolas Maury

La seule alternative anti-système sera le socialisme !
« Ce qui va arriver est très difficile, mais nous, communistes, savons très bien à quoi nous sommes confrontés », déclare Norberto Champa Galiotti, membre du Comité central du Parti Communiste d’Argentine, après les résultats du second tour des élections présidentielles qui a vu la victoire du candidat d’extrême droite. Javier Milei.

« Milei fait partie de la droite, mais c’est sa pire expression, celle du fascisme », déclare-t-il, ajoutant que « maintenant, avec l’alliance qu’il a établie avec Macri, il est aussi le représentant du pouvoir mafieux dans le pays ».
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Argentine : Javier Milei, la victoire du FMI

L’arrivée au pouvoir d’un ultralibéral à visage fasciste n’est pas le fruit du hasard, mais bien le résultat de choix de politiques économiques imposés par la droite, soutenue par le Fonds monétaire international.

Javier Milei (au centre), brandit une tronçonneuse entre sa sœur Karina Milei (à droite) et Carolina Piparo, candidate au poste de gouverneur de la province de Buenos Aires, lors d’un rassemblement politique à La Plata, dans la province de Buenos Aires, en Argentine, le 12 septembre 2023.
© Marcos GOMEZ / AG La Plata / AFP

 

Un saut dans le vide ? Le leader de l’ultradroite Javier Milei s’est imposé, ce dimanche, au second tour de l’élection présidentielle avec 55,7 % des voix, soit 11 points de plus que le ministre-candidat Sergio Massa. Ainsi, étouffés par une crise qui pousse 40 % de la population sous le seuil de la pauvreté, une majorité d’Argentins – souvent motivés par l’espoir suscité par des promesses de campagne plus démagogiques les unes que les autres – vient d’élire comme prochain président le candidat dont le programme suit pourtant la voie de politiques économiques largement discréditées.

Le même chemin qui a déjà mené la troisième puissance économique latino-américaine dans le précipice, après la terrible période déjà traversée en ce début de siècle. Si ce n’est en pire : jamais auparavant quelqu’un d’aussi extrémiste n’avait été élu à la tête d’un pays d’Amérique du Sud. Une situation qui n’est en rien le fruit du hasard. Continuer la lecture de Argentine : Javier Milei, la victoire du FMI

Élections européennes : à Rouen, Léon Deffontaines se pose en candidat de la paix

C’est à la Fête de l’Humanité de Normandie, qui a rassemblé 5 000 personnes, que la tête de liste communiste a tenu son premier meeting. Ce week-end festif était largement dédié à la paix.

NDLR de MAC: Leon Deffontaines sera présent le mardi 12 décembre à Montauban à 19h00. Il accompagne Fabien Roussel en visite dans le Tarn et Garonne et plus particulièrement le mardi soir au cours de la réunion publique qui aura lieu à la salle des fêtes du Fau à Montauban (Entrée libre et gratuite et co-voiturage organisé depuis Castelsarrasin entre autres!)

Léon Deffontaines a centré son discours sur la paix au Proche-Orient, lors de la Fête de l’Humanité en Normandie. © Jérôme LALLIER
© Jérôme LALLIER

Rouen (Seine-Maritime), envoyé spécial.

Une grande fête dédiée à la paix. C’est sous ce signe, et avec une certaine gravité, que les organisateurs de la Fête de l’Humanité de Normandie et les fédérations départementales du PCF ont choisi de placer cette 19e Fête, qui a réuni à Rouen (Seine-Maritime) quelque 5 000 personnes, ces 18 et 19 novembre. Un thème qui a également marqué le discours de Léon Deffontaines.

C’est sur les terres normandes que le communiste a fait sa « première sortie publique » et prononcé ses premiers mots en tant que tête de liste aux élections européennes. « Il n’y a pas que les extrémistes du Hamas et du gouvernement Netanyahou », lance-t-il notamment en direction des jeunes, en préambule d’un concert de l’artiste reggae Taïro : « Il y a aussi celles et ceux qui proposent une paix juste et durable. » Le candidat du PCF lance à nouveau un appel à libérer le leader palestinien Marwan Barghouti, « le Mandela palestinien ». Continuer la lecture de Élections européennes : à Rouen, Léon Deffontaines se pose en candidat de la paix

L’étrange triomphe du Petit Prince

Une relecture du petit prince entre l’étrange défaite de Marc Bloch et les yeux d’Elsa d’Aragon, l’amour fou, celui qui incite Eluard à écrire Liberté et Saint Exupery à invoquer la rose. Pourtant cette relecture ne dit pas le “concret”, l’essentiel de la conception de l’histoire de Bloch et surtout d’Aragon et reste dans “l’abstraction française”, celle qui ignore le peuple français au profit d’une ligne maginot qui génère des profits. Parce que là est le fond de “l’abstraction”.Le fétichisme de la marchandise. Mais cet article a néanmoins bien des mérites, celui de révéler que le conformisme en matière d’art, a quelque chose à voir dans cette ignorance du peuple qui va jusqu’à la guerre. (noteet traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Par Adam Gopnik avril 29, 2014

L’étrange triomphe du Petit Prince

De tous les livres écrits en français au cours du siècle dernier, « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry est certainement le plus aimé dans la plupart des langues. C’est très étrange, parce que les significations du livre – son but, son intention et sa morale – semblent encore loin d’être transparentes, même plus de soixante-quinze ans après sa première parution. En effet, ce qui est surprenant, en relisant les premières critiques du livre, c’est que, loin d’être accueilli comme une parabole nécessaire et belle, il a déconcerté et intrigué ses lecteurs. Parmi les premiers critiques, seule P. L. Travers – qui avait, avec une symétrie qui fait frissonner le non-croyant, écrit un mythe équivalent pour l’Angleterre dans ses livres sur Mary Poppins – a vraiment saisi les dimensions du livre, ou son importance. Continuer la lecture de L’étrange triomphe du Petit Prince

« Nous devons vaincre non seulement Netanyahu, mais aussi sa politique et la droite tout entière »

Tribune du député communiste israélien Ayman Odeh (Hadash, Front démocratique pour la paix et l’égalité, dirigé par le Parti Communiste d’Israël).

"Nous devons vaincre non seulement Netanyahu, mais aussi sa politique et la droite tout entière"
Nous devons vaincre non seulement Netanyahu, mais aussi sa politique, l’ensemble de la droite israélienne », a déclaré hier le président de la faction Hadash-Ta’al, le député communiste Ayman Odeh. « L’occupation est la source du mal, nous devons mettre fin à cette occupation criminelle », a-t-il ajouté.

Le député communiste Odeh a déclaré qu’il faut convoquer des élections anticipées : « Si nous n’allons pas aux élections le plus tôt possible, cela sauvera Netanyahu. La seule solution est de respecter l’existence du peuple palestinien et d’établir un État palestinien aux frontières de 67 ». Continuer la lecture de « Nous devons vaincre non seulement Netanyahu, mais aussi sa politique et la droite tout entière »

HEC Débats reçoit Fabien Roussel (Vidéo)

Avant sa venue à Montauban, salle des fêtes du FAU le mardi 12 décembre 2023 à 19h00 et sa visite en Tarn et Garonne, le débat organisé par HEC

Léon Deffontaines : « L’Europe doit devenir une voix de la paix »

Choisi comme tête de liste du PCF aux élections de juin 2024, Léon Deffontaines entend rassembler largement. Il explique ses trois priorités, du rôle diplomatique de l’Union à la question du pouvoir d’achat.

Léon Deffontaines a été élu tête de liste par 91 % des 22 598 adhérents du PCF qui ont participé au vote qui s’est tenu jusqu’au 12 novembre. Il définit trois priorités pour sa campagne européenne (la paix, la lutte contre le réchauffement climatique et le pouvoir d’achat) et veut constituer une liste de large rassemblement.

Vous avez été choisi par 91 % des militants communistes. Quelle est votre réaction ? Continuer la lecture de Léon Deffontaines : « L’Europe doit devenir une voix de la paix »

Ventes d’armes : la France complice de la guerre à Gaza

Depuis 2013, Paris vend pour 20 millions d’euros par an de composants militaires à Israël. Ces exportations rendent notre pays complice de la guerre à Gaza.

Le président Emmanuel Macron lors de la conférence sur l’aide humanitaire à Gaza, le 9 novembre 2023, à Paris. © Firas Abdullah/ABACAPRESS.COM

Ce sont huit pauvres fusils d’assaut. D’après le rapport annuel sur les exportations d’armes de la France, présenté au Parlement par le ministère des Armées en juillet 2023, ils ont été livrés à Israël en 2022. Une goutte d’eau, indéniablement, dans l’arsenal militaire israélien. Selon ce document qui doit éclairer la représentation nationale sur les transferts de matériels militaires français vers les partenaires ou les clients du reste du monde, ce sont les seules armes complètes et prêtes à l’emploi répertoriées comme ayant été expédiées depuis la France vers Israël, l’année dernière.

Des armes dites légères ou de petit calibre, identifiées et peut-être reconnaissables… rien, ou si peu, au fond. Mais quand, comme y incite le gouvernement Netanyahou aujourd’hui, ces fusils d’assaut sont remis à des milices de colons ou utilisés dans l’offensive terrestre sur la bande de Gaza, ils peuvent tout à fait faire couler le sang de civils palestiniens. De quoi concourir directement, sur le terrain, à de potentielles violations du droit humanitaire, voire à des crimes de guerre. Et là, l’histoire pourrait n’être plus tout à fait la même pour Emmanuel Macron, même tout affairé, ce jeudi 9 novembre, lors de son sommet à Paris, à l’« aide humanitaire » aux Palestiniens de Gaza. Continuer la lecture de Ventes d’armes : la France complice de la guerre à Gaza

Gaza : halte au carnage, cessez-le-feu immédiat ! (PCF)

Le gouvernement de l’état d’Israël a lancé hier des bombardements d’une violence inouïe ainsi qu’une intervention terrestre contre Gaza.
Les odieux actes terroristes du Hamas commis le 7 octobre ne les justifient en rien.
Le fait d’infliger à la population civile palestinienne une punition collective, de provoquer un effondrement humanitaire mettant en danger la vie des 2,4 millions de Gazaouis, un déplacement forcé d’une partie de la population et la destruction d’ores et déjà de 45% des bâtiments civils de la bande de Gaza constituent des crimes de guerre. B. Netanyahou devra en répondre devant la Cour Pénale Internationale.
L’inaction internationale, voire le blanc seing adressé au gouvernement d’extrême-droite de B. Netanyahou,  portent une lourde responsabilité. Rien n’a été fait depuis trois semaines pour stopper l’engrenage des tueries. Le gouvernement des États-Unis prend le risque d’une extension du conflit. Le conseil européen réuni hier a fait preuve d’une coupable lâcheté politique.

Assez de morts ! Assez de destructions ! La population de Gaza est face à  un risque de carnage, couvert par la coupure des communications.

Il est encore possible d’agir. La résolution votée hier soir par l’assemblée générale de l’ONU appelant à une trêve humanitaire est un point d’appui. La France s’est prononcée en sa faveur. Elle doit maintenant  concrétiser son vote en faisant pression sur le gouvernement de l’état d’Israël pour que la résolution soit mise en application.

L’urgence est au cessez-le-feu, à la libération des otages, à l’aide humanitaire et à la protection de toutes les populations civiles.
L’urgence est à la réouverture d’une perspective politique de paix dans le droit et la justice pour le peuple palestinien et le peuple israélien.

La France doit appeler clairement à un cessez-le-feu, à mettre fin aux bombardements contre les populations civiles. Elle doit reconnaître l’Etat de Palestine comme première étape vers la nécessaire solution à deux Etats vivant en paix et en sécurité, sur la base des résolutions de l’ONU.

Parti communiste français,

Paris, le 28 octobre 2023.