Lucie Castets : « Je proposerai un gouvernement resserré et une orientation claire » + Vidéo Roussel/Castets

Dans un entretien à l’Humanité, suite à sa rencontre avec Emmanuel Macron à l’Élysée , Lucie Castets défend la nécessité de faire des compromis du fait de la majorité relative. Mais sans céder sur les « priorités » insiste-t-elle. Elle répond également à la Macronie et la droite qui jouent le blocage en menaçant d’une motion de censure immédiate dans le cas d’un Gouvernement comportant des ministres issus de LFI.
Ce vendredi, la candidate du Nouveau Front populaire à Matignon s’adresse aux communistes depuis leur université d’été de Montpellier.

 

À l’issue de sa rencontre avec le chef de l’État vendredi matin, accompagnée des dirigeants du Nouveau front populaire, Lucie Castets relève une évolution dans la posture d’Emmanuel Macron. Pas encore au point que celui-ci ne la nomme à Matignon la semaine prochaine.

Mais, dans un entretien accordé à l’Humanité au sortir du rendez-vous avec le chef de l’État, la candidate de la gauche assure être prête : elle détaille les mesures qu’elle prendra sitôt nommée et ce que sera la pratique du pouvoir de son gouvernement.

Avec les chefs de parti et les présidents de groupes parlementaires, vous avez été reçue par le président de la République. Que lui avez-vous dit pour le décider de vous nommer à Matignon ?

Je ne cherche pas à convaincre le président de me nommer à Matignon. C’est la logique des institutions qui veut que le président de la République désigne une Première ministre issue des forces politiques arrivées en tête des élections législatives. Le Nouveau Front Populaire est arrivé en tête, et ce sont les organisations politiques qui le composent qui m’ont désignée pour diriger le futur gouvernement. Continuer la lecture de Lucie Castets : « Je proposerai un gouvernement resserré et une orientation claire » + Vidéo Roussel/Castets

NFP : ce que contient la lettre de Lucie Castets aux Français

À la veille de sa rencontre avec Emmanuel Macron, Lucie Castets adresse aux Français une lettre cosignée avec les représentants du Nouveau Front populaire. La candidate à Matignon affirme que « l’inaction du président de la République est grave et délétère ».

 

Lucie Castets est prête, et elle le répète aux Français. Dans une lettre publiée ce jeudi 22 août, la candidate du Nouveau Front populaire à Matignon et les représentants de l’union de la gauche affirment une fois de plus leur capacité à gouverner. À la veille de leur rencontre avec le président de la République, ce message est adressé « aux électeurs qui se sont mobilisés massivement » autour du NFP, et à ceux « qui n’ont pas voté pour nous, comme à ceux qui n’ont pas voté du tout ».

Majorité absolue ou non, l’heure est à l’action. « Qui refusera l’augmentation du pouvoir d’achat ? – Les parlementaires rendront compte de leurs votes, et les citoyennes et citoyens en seront témoins », écrivent-ils. Lucie Castets, Fabien Roussel (PCF), Marine Tondelier (Les Écologistes), Manuel Bompard (FI) et Olivier Faure (PS) rappellent que leur coalition est arrivée en tête et qu’ils ont pour devoir de « former un gouvernement, chercher des accords au sein du Parlement et [de] se mettre au travail. » Continuer la lecture de NFP : ce que contient la lettre de Lucie Castets aux Français

Reprendre les combats émancipateurs

Le contraste était saisissant entre les beautés de la grande fête du sport mondial et le cratère brûlant d’un monde fracturé, déchiré par ses guerres sanglantes en Ukraine, à Gaza ou au Soudan, par le pillage ininterrompu des richesses par des minorités de possédants quand la famine sème la mort et augmente le nombre de déplacés.

 

Les jeux Olympiques, trop enserrés dans la loi de l’argent, devraient être ce moment de fraternité mondiale et de paix, une respiration utile pour réveiller les consciences et poser des actes forts pour des projets communs et un monde meilleur.

Les grands de ce monde feraient bien d’entendre l’aspiration à cette  envie d’être ensemble qui parcourt les rues et les stades. Il y a tant de défis à relever en commun : ceux de la santé, des combats contre les dérèglements climatiques, les sécurités alimentaires et sociales à bâtir partout.

Mais la trêve olympique n’est pas plus respectée que les résolutions de l’ONU. Pourtant, la France qui accueille ces jeux devrait se saisir du moment pour faire valoir un grand projet de paix, de sécurité humaine et de justice. Elle ne le fait pas car elle est trop alignée sur l’impérium nord-américain, trop enserrée dans les guerres intra-capitalistes.   Continuer la lecture de Reprendre les combats émancipateurs

PCF Castel: Au cœur de l’été, un Rendez-Vous combatif

« Nous venons de vivre des moments à la fois exaltants et difficiles et nous Communistes, avons pris nos responsabilités pour faire gagner une certaine idée de la gauche et de ses valeurs. Nous étions sur le terrain avant ces élections, pendant et nous sommes toujours debouts et déterminés après… ». Des mots prononcés par Maximilien Reynès Dupleix, secrétaire de la section de Castel devant une quarantaine de Communistes réunis entre parties de pétanque, apéritif et repas pour ce moment convivial.

En cette fin de dimanche après-midi à Gandalou, le rendez-vous annuel au cœur de l’été avait du sens à l’heure ou d’autres spéculent sur l’échec du Nouveau Front Populaire, le président Macron en tête qui refuse le verdict des urnes.

« Les magouilles politiques et les basses œuvres de la droite, des macronistes et du patronat pour empêcher la mise en place du programme social du NFP est la porte ouverte à l’accession au pouvoir des Lepen et consorts, c’est intolérable ! » renchérit l’orateur alors applaudit. « Le pire serait l’échec de la mise en place d’un gouvernement de gauche avec son cortège de déceptions et seule l’intervention sociale, syndicale et populaire peut garantir le respect du vote citoyen ».

Les participants, leurs amis-es ont repris les discussions avec un esprit combatif loin des clichés de communistes « effondrés ».

Mieux, autour d’un verre, une ébauche de calendrier était avancée avec la Fête de L’Huma en perspective mais aussi la poursuite des samedis de l’université permanente, l’exposition « Manouchian » au mois d’Octobre, des collages relancés et une présence à l’Espace Métais tous les jeudis …

« Les communistes restent combatifs et ne se laisseront pas voler le droit pour tous de vivre mieux ! » résumait Pascal, l’un des 4 nouveaux adhérents de cette année présents.

Construire et partager une perspective politique pour nos quartiers et nos villages, c’est le meilleur moyen de combattre toutes les idées nauséabondes.

Signez la lettre ouverte à Emmanuel Macron : « Cessez de brutaliser la démocratie ! »

mercredi 24 juillet 2024, par Attac France

Le 23 juillet, dans une interview sur les antennes de France Télévisions, Emmanuel Macron a une nouvelle fois contesté la victoire du Nouveau Front Populaire aux élections législatives anticipées.

Il a refusé de nommer Lucie Castets, désignée comme candidate au poste de Première ministre par les différentes composantes du Nouveau Front Populaire. Il a réaffirmé son souhait d’imposer une coalition large dont son ex-majorité serait le pivot.

Signer la lettre ouverte

Dans une lettre ouverte publiée le 11 juillet et mise à jour au lendemain de l’interview d’Emmanuel Macron, Attac appelle le président à respecter le vote populaire. Vous pouvez signer cette lettre ouverte via le formulaire ci-dessous.

Monsieur le président,

Votre décision de dissoudre l’Assemblée nationale a fait courir un risque immense pour le pays en rendant possible l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir. Celle-ci n’a été empêchée que grâce à une mobilisation sociale sans précédent qui s’est conclue par une victoire du Nouveau Front Populaire.

Signer la lettre ouverte Continuer la lecture de Signez la lettre ouverte à Emmanuel Macron : « Cessez de brutaliser la démocratie ! »

André Chassaigne : « Plus on tergiverse, plus on donne le gouvernail au président de la République »

Le président du groupe Gauche démocrate et républicaine, André Chassaigne, déplore les dissensions à gauche sur la proposition de nom de premier ministre du Nouveau Front populaire. Il souhaite un vote des parlementaires de gauche.

 

L’Assemblée nationale va désigner, jeudi 18 juillet, son ou sa présidente. Qu’est-ce qui se joue dans cette élection ?

Elle désignera l’autorité suprême de l’Assemblée nationale, mais pas seulement. Ce scrutin déterminera aussi quelles seront la majorité et l’opposition au sein de cette assemblée : la sensibilité du Nouveau Front populaire (NFP), celle de la Macronie associée à d’autres, ou celle du Rassemblement national (RN).

Les groupes de gauche ont acté deux choses. La première : nous nous adressons aujourd’hui aux autres groupes pour leur faire part de notre volonté de prolonger le front républicain et de ne pas accorder de responsabilités au sein de notre Assemblée à l’extrême droite. Continuer la lecture de André Chassaigne : « Plus on tergiverse, plus on donne le gouvernail au président de la République »

Avec ma franchise habituelle ou pourquoi cette déclaration de Fabien Roussel va dans le bon sens… par D. Bleitracht

Proposition du Premier Ministre : déclaration de Fabien Roussel… Soyons clair cette déclaration a le mérite de ne pas rompre avec l’espoir d’un gouvernement de Front populaire, qui arriverait à imposer quelques mesures de première urgence avant d’être viré ou de tourner sa veste vers l’union sacrée… Mais il prend de la distance et apparait moins intervenir depuis la “bande des quatre” (LFI, PCF, PS, Verts) qui en conciliabules fiévreux, de cafés en restaurants, joue les tacticiens au petit pied… en tablant sur le copinage pour retenir les intérêts privés dominants… Ravis d’avoir su ériger un mur face à la prise de pouvoir par le RN sans mesurer le service rendu qui peut lui être rendu. Un RN qui peut jouer en toute quiétude le renforcement sur le terrain et la présidentielle, lui aussi de petits repas à rencontres secrètes, dans le mépris général de la base. Une certaine manière de faire de la politique qui ne correspond ni aux urgences de l’heure, ni à la vocation d’un parti communiste. Dans cette confusion et machandages, cette base citoyenne, qu’il s’agisse du peuple de France, des électorats ou des militants, sont tout au plus invités à devenir les pompoms girls de “blocs” impuissants puisque leur logique réelle est tout de même l’adhésion à l’impérialisme et à l’OTAN, des politiques qui génèrent le fascisme qu’ils prétendent combattre.


Il y a quelque chose en effet de pathétique dans cette ardeur, qui pourrait être mieux employée, à imaginer que la situation telle qu’elle est peut en l’état résoudre quoi que ce soit. D’un côté la frénésie qui s’est emparée de certains “militants”, en particulier sur les réseaux sociaux autour de cette minable affaire de la non nomination d’un gouvernement, dit à quel point il manque une conscience de l’ampleur du problème auquel il faudrait s’attaquer. l’exemple vient de haut, de ce président dérisoire, chargé des vœux de l’atlantisme eux-mêmes dominés par la violence du cirque démocratique des sociétés occidentales. Continuer la lecture de Avec ma franchise habituelle ou pourquoi cette déclaration de Fabien Roussel va dans le bon sens… par D. Bleitracht

Le politique obligé par le mouvement syndical : l’unité

Par Eric Demougin, membre du conseil d’administration de l’Appel des appels, syndicaliste.

 

Oui, ces dernières semaines, nous étions au bord de l’abîme, et les électeurs attachés à la démocratie ont fait faire au pays un bond salvateur en arrière ce 7 juillet. Mais après ce sursaut, ne nous y trompons pas, nous entrons dans le sursis. Si le Nouveau Front Populaire (NFP) n’envoie pas un signal fort d’unité autour des revendications syndicales aux oubliés de la gauche, il obérera la dernière chance réelle d’éviter l’accession au pouvoir de l’extrême droite. Continuer la lecture de Le politique obligé par le mouvement syndical : l’unité

Pour un gouvernement du Nouveau Front populaire (Communiqué du PCF)

Publié le 09 juillet 2024

Au lendemain du second tour, une réalité s’impose : le Nouveau Front populaire est arrivé en tête du scrutin avec près de 200 sièges et a déjoué le scénario d’une majorité absolue du Rassemblement national à l’Assemblée.

Il appartient donc dès à présent au président de la République d’en tirer les conséquences et de respecter le choix et les attentes fortes de changement exprimées par notre peuple.

Ce 7 juillet, les Français et les Françaises ont manifesté par leur vote leur attente de salaires dignes, d’emplois de qualité, de services publics reconstruits, de protection dans tous les aspects de la vie quotidienne.

Cela ne peut se traduire par un gouvernement issu des forces battues lors de ce scrutin. La nomination renouvelée de Gabriel Attal à Matignon est un mépris du vote des Français·es. Tout comme le serait tout gouvernement de coalition guidé par les orientations politiques du camp présidentiel et de la droite.

Emmanuel Macron doit cesser les artifices qui masquent son échec. Il doit sans délai permettre la constitution d’un gouvernement du Nouveau front populaire.

Le PCF appelle les millions d’électrices et d’électeurs qui ont contribué au sursaut républicain du 7 juillet, les forces vives de la nation, les organisations syndicales et le mouvement associatif, les acteurs du monde de la culture et de la création, la jeunesse, à agir partout dans le pays pour construire cet espoir.

Le PCF prendra toute sa part à cette dynamique, seule à même de faire reculer l’extrême droite, d’apaiser le pays et d’ouvrir un chemin d’avenir pour la France.

Pour y contribuer, dans le prolongement du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, nous sommes prêts à former un groupe comme dans le précédent mandat avec sa culture de travail parlementaire.

Dès aujourd’hui et tout l’été, le PCF se déploiera dans le pays pour construire l’alternative avec nos concitoyen·nes. L’intervention populaire sera plus que jamais nécessaire pour combattre l’extrême droite dont la progression dans le pays nécessite une riposte d’ampleur contre les idées xénophobes, racistes et antisémites et l’imposture sociale du Rassemblement national ainsi que pour imposer les changements que le pays attend, à commencer par l’abrogation de la réforme des retraites.

Paris, le 8 juillet 2024.

Parti communiste français.

 

En fait RN et NFP sont pratiquement à égalité pourquoi l’un aurait-il des chances de gouverner et l’autre non ?

Illustration : qu’ont-ils fait de Gavroche ?

Comment se fait-il que le RN qui a environ 9 millions de voix et 37 députés élus au premier tour soit considéré comme un vainqueur potentiel, susceptible de “prendre le gouvernement” alors que le NFP qui a pratiquement le même nombre de voix et 31 députés élus au premier tour soit au contraire exclu de ce possible ? En fait cela relève du système de propagande et du système électoral… Nous voudrions montrer ce que cette manière de poser les problèmes a d’idéologique et dans le même temps reflète le poids des institutions et des forces médiatico politiques.

Au niveau des institutions celles-ci ont joué leur rôle de bloquer le changement…

L’afflux des électeurs a montré premièrement que ceux-ci avaient le sentiment pour la première fois d”avoir une alternative exigeant leur intervention. Mais cet afflux a rompu avec un mythe celui d’abstentionnistes étant une réserve pour le progrès social, en fait ceux-ci peuvent tout autant renforcer le parti qui leur présente l’alternative à savoir le RN que la force qui leur parait symboliser le rempart. Incontestablement cela a limité les dégâts du camp présidentiel.

L’afflux des électeurs a multiplié les triangulaires voire les quadrangulaires ce qui était totalement prévisible, et cette multiplication profite en premier lieu à la stratégie de Macron en le plaçant en arbitre, ce que chaque petite formation tente de jouer par le chantage au report.

Les candidats pour le second tour des élections législatives 2024 ont jusqu’à mardi soir pour s’inscrire.

La clé des triangulaires

Par le jeu du scrutin à deux tours, la Ve République a cette particularité de pouvoir fabriquer, pour l’Assemblée nationale, des majorités là où il n’en existe pas. A l’issue du 1er tour des législatives, 310 circonscriptions sont donc dans cette situation potentielle de triangulaire – voire quadrangulaire – dont 161 où le Rassemblement national et ses alliés d’extrême droite sont arrivés en tête.

Il est donc possible que cette situation entraîne de nombreux désistements à gauche et dans le camp macroniste. Le résultat du scrutin risque de se jouer en grande partie sur cette stratégie. Combien restera-t-il des 305 circonscriptions où trois concurrents peuvent se maintenir, et des cinq autres où quatre prétendants sont qualifiés ? Réponse mardi soir.

L’extrême droite est en première position et donc la plus susceptible de bénéficier de la dynamique Continuer la lecture de En fait RN et NFP sont pratiquement à égalité pourquoi l’un aurait-il des chances de gouverner et l’autre non ?