S’inscrire pour ne pas se faire voler son vote!

Quand, comment, et où voter ?

L’élection européenne aura lieu le 9 juin 2024.  C’est une élection à la proportionnelle à un seul tour.

​​​​⚠️  Attention, si vous n’êtes pas inscrit·e sur les listes électorales, le 3 mai il sera trop tard !

Il est possible de s’inscrire jusqu’au mercredi 1er mai en ligne et jusqu’au vendredi 3 mai inclus en mairie et par courrier. Après le 3, si vous êtes toujours mal-inscrit·e ou non-inscrit·e, vous ne pourrez plus faire entendre votre voix lors de l’élection européenne.

🔍 Pour voter à l’élection européenne de 2024, vérifiez votre inscription sur les listes électorales. Continuer la lecture de S’inscrire pour ne pas se faire voler son vote!

« Choc des savoirs » : pourquoi les groupes de niveau au collège sont une machine à tri social

Avec le « choc des savoirs » et ses groupes de niveau, le gouvernement prétend apporter une réponse aux difficultés de nombreux collégiens. C’est en réalité tout l’inverse : sa réforme, la recherche le montre, aura pour effet d’aggraver les inégalités scolaires, au détriment des classes populaires.

C’était le 5 décembre dernier. Gabriel Attal, alors ministre de l’Éducation, faisait le choix d’annoncer son plan du « choc des savoirs » en même temps que sortait l’enquête internationale Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves). On décelait là un objectif double : faire écran de fumée et, en même temps, répondre à cette publication de l’OCDE (Office la coopération du développement économique) aux résultats franchement catastrophiques pour la France. Face à une enquête qui documentait le recul des résultats des élèves français et l’aggravation du caractère socialement inégalitaire de notre système éducatif, il fallait montrer que le gouvernement ne restait pas inactif et empoignait le taureau par les cornes. Continuer la lecture de « Choc des savoirs » : pourquoi les groupes de niveau au collège sont une machine à tri social

Léon Deffontaines : « Face à l’impératif écologique, il faut produire plus en France » + grand débat sur France24/RFI

Tête de liste PCF, Léon Deffontaines tient son premier meeting de campagne ce jeudi soir, à Amiens. Souveraineté industrielle, environnement, guerre en Ukraine… le communiste entend marquer sa différence avec les autres listes de gauche.

En 2014, l’entreprise Goodyear fermait à Amiens, malgré la lutte historique des salariés. Dix ans plus tard, ce sont les 300 salariés de l’usine biochimique Metex qui se battent pour leurs emplois. Menacés, entre autres, par la concurrence déloyale de la lysine chinoise (sur laquelle l’Europe a supprimé les taxes douanières), certains prendront la parole ce 11 avril, à l’occasion du premier meeting de la tête de liste PCF Léon Deffontaines, sur ses terres natales. Le communiste entend s’y adresser à la « France du non en 2005 » (contre le traité établissant une Constitution européenne). Entretien.

Pourquoi faites-vous de la souveraineté industrielle le cœur de votre campagne ? Continuer la lecture de Léon Deffontaines : « Face à l’impératif écologique, il faut produire plus en France » + grand débat sur France24/RFI

Éducation : l’État condamné pour les heures perdues par le non-remplacement de professeurs

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annoncé la condamnation de l’État pour les heures perdues par des élèves à la suite du non-remplacement d’enseignants.

C’est une première. L’État a été condamné pour les heures perdues par des élèves de l’académie de Versailles en raison du non-remplacement de professeurs, a fait savoir, ce mercredi 10 avril, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Dans les douze affaires soumises à la juridiction, « les élèves se plaignaient d’avoir été privés (…) d’un volume d’heures d’absence cumulées très important au cours d’une même année scolaire, soit d’une part importante, (…) sans que le recteur de l’académie de Versailles ait pu justifier de nécessités inhérentes à l’organisation du service », précise le tribunal dans un communiqué. Continuer la lecture de Éducation : l’État condamné pour les heures perdues par le non-remplacement de professeurs

Quoi de neuf pour nos concitoyens à partir de ce 2 avril ? + vidéo

👉 L’inflation continue d’augmenter : le chariot test du journal La Voix du Nord dépasse les 150 euros (150,58). Un record ! Il était de 140 euros en 2023 et de 130 euros en 2022. À raison de deux chariots par mois pour une famille, chacun peut estimer la perte de son pouvoir d’achat. La tromperie de Bruno Le Maire sur le panier soi-disant garanti est énorme.

👉 Idem sur le prix de l’essence qui repart à la hausse. Plusieurs grandes surfaces mettent fin au 1er avril à leur opération prix coûtant. Le racket continue malgré toutes les annonces du gouvernement Continuer la lecture de Quoi de neuf pour nos concitoyens à partir de ce 2 avril ? + vidéo

Caporalisation et exigence en baisse : les annonces de Macron peinent à convaincre les professeurs

Pré-recrutement à bac + 3 mais reprise en mains des contenus et crainte pour la qualité des savoirs : la réforme de la formation initiale des enseignants, dévoilée le 4 avril par le président de la République, suscite plus d’inquiétudes que d’espoirs.

Les « écoles normales du XXIe siècle » sont… en marche. L’expression est parfaitement appropriée puisque, tout en cherchant une réponse à la crise d’attractivité des métiers enseignants, les annonces sur la réforme de la formation initiale des professeurs, faites le 4 avril par Emmanuel Macron lui-même, sont vertement critiquées comme témoignant d’une volonté de reprise en main de la profession par le pouvoir politique.

Pour faire simple, le principe est celui de concours de recrutement après la licence (bac + 3), et non plus après le master (bac + 5), comme c’est le cas depuis 2011. Objectif : élargir le vivier des candidats potentiels, forcément plus large à ce niveau, tout le monde n’ayant pas les moyens de financer de longues études. Les lauréats entameraient ensuite deux années de formation en ENSP (Écoles normales supérieures du professorat), les fameuses « écoles normales du XXIe siècle », se concluant par l’obtention d’un master. Continuer la lecture de Caporalisation et exigence en baisse : les annonces de Macron peinent à convaincre les professeurs

Logement : faut-il un moratoire sur les expulsions ?

Le 31 mars, a pris fin la trêve hivernale ; 140 000 familles sont menacées de perdre leur logement. Les associations et les élus communistes demandent des mesures de protection pour les locataires et les plus démunis.

Face à la crise du marché de l’immobilier et aux prochains JO qui accentuent la pression sur les locataires, il faut instaurer une trêve olympique.

Ian Brossat, Sénateur PCF de Paris

En France, le spectre de la pauvreté frappe avec une intensité déconcertante, révélant ses multiples visages, parmi lesquels la privation de logement demeure l’une des expressions les plus criantes. À ce titre, la fin de la trêve hivernale sonnera le début d’une période redoutée, durant laquelle les forces de l’ordre pourront à nouveau procéder à l’expulsion des locataires en défaut.

La France a pourtant connu, l’an dernier, un triste record de ménages expulsés qui s’est ajouté aux 330 000 personnes sans domicile fixe et aux 2,6 millions de demandeurs de logement social. Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques ; ils incarnent des vies bouleversées, des enfants déscolarisés et des familles brisées. En outre, la donne a changé. Désormais, la crise du logement ne se limite pas à un défi pour les plus démunis, elle interpelle l’ensemble des Français. Continuer la lecture de Logement : faut-il un moratoire sur les expulsions ?

CONTACT #66 | Pourquoi être communiste en 2024 ? – Fabien Roussel (par Stéphan Bureau)

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Le Parti communiste n’a pas la même attraction auprès des électeurs français qu’à une certaine époque, mais il continue d’exister dans le paysage politique. Alors que la gauche s’occupe de plus en plus des combats sociétaux, les communistes ne renoncent pas au champ social.

En d’autres temps, nous aurions parlé de la lutte des classes !

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Le « choc des savoirs » et la mort du collège unique

François Dubet sociologue, professeur émérite à l’université de Bordeaux

Institué en 1975 par René Haby, le collège unique est né d’une contradiction dont il n’est jamais sorti. D’un côté, il est l’école de tous, celle qui prolonge jusqu’à l’âge de 16 ans les classes de fin d’études de l’école élémentaire.

De l’autre côté, le collège unique est défini comme le premier cycle du lycée « bourgeois », jusque-là réservé aux plus privilégiés et aux meilleurs des élèves. D’abord professeurs d’enseignement général de collège (des instituteurs spécialisés dans deux disciplines), ces enseignants laissent place aux professeurs du secondaire, capésiens et agrégés, spécialistes d’une discipline, travaillant indifféremment au collège et au lycée.

Dès lors, l’école commune à toute une classe d’âge est aussi la première étape d’un « tri » scolaire défini par la pédagogie lycéenne et l’excellence lycéenne. Près de cinquante ans après sa naissance, le collège unique n’est jamais sorti de cette contradiction. Continuer la lecture de Le « choc des savoirs » et la mort du collège unique

Financement de l’école privée : « C’est grave de distribuer de l’argent public sans contrôle »

Pour l’élu Paul Vannier, co-rapporteur de la mission d’information sur le financement public de l’école privée sous contrat, les trop nombreuses dérives – financières, pédagogiques, légales – pointées par le rapport montrent que de profonds changements sont devenus impératifs.

 

Cette mission d’information est-elle une « mission Stanislas », lancée après le scandale lié à cet établissement parisien huppé ?

Paul Vannier, Député du Val-d’Oise

Non. L’affaire Oudéa-Castéra a certes ouvert une fenêtre de débat, mais j’avais demandé cette mission dès juin 2023. Quarante ans après la mobilisation contre la loi Savary, j’avais le sentiment qu’on arrivait au bout d’un cycle, celui d’une omerta politique interdisant d’aborder la question de l’enseignement privé sans être accusé de vouloir raviver la « guerre scolaire ». Continuer la lecture de Financement de l’école privée : « C’est grave de distribuer de l’argent public sans contrôle »