Que 2026, Année du Centenaire du Commandant en Chef #Fidel Castro Ruz, nous trouve en train de nous battre et plus unis que jamais !
Vive la révolution cubaine !
Ce qui apparaît est la force et la justesse de l’analyse du commandant en chef de Cuba qui a choisi de résister quand la planète entière paraissait renoncer. Il a su voir en suivant Marx mais aussi José Marti la nature de l’impérialisme, ce qui est dans sa nature et que seul le socialisme dirigé par un parti communiste garant de la souveraineté et de l’unité nationale peut réaliser (tout dans la Révolution, rien en dehors de la révolution).
Les Cubains et ce n’est pas un hasard ont tous remis l’uniforme, celui en défense de la paix, de l’égalité, de la liberté réelle, celle des luttes…
Il suffit de voir comment Trump a terminé l’année 2025 non pas en « mettant fin aux guerres », mais en les multipliant. De Gaza au Venezuela, de la Somalie à l’Ukraine, Trump a perpétué la guerre tout en agitant la menace d’un cataclysme en Iran et à Taïwan pour satisfaire ses donateurs, qui demeurent les marchands d’armes et ceux qui vivent des ruines des guerres. Il a tenté de se libérer des parasites bellicistes européens mais ça a été pour être toujours plus la proie des pétroliers, des milliardaires du golfe persique et de leur alter ego le likoud de Netanyahou, les affairistes, les corrompus, il a accordé le feu vert à toutes les aventures y compris pétrolières, depuis l’acharnement contre l’Iran, le soutien au terrorisme, et a fait des Caraïbes, du Venezuela le terrain d’expérimentation pour la piraterie et les bombardements en train de s’étendre à la zone pacifique. Alors que tous les peuples y compris ceux des USA aspirent à la paix et qui cherchent désespérément une solution politique qui a été sciemment détruite dans les année 1980 et 90, alors que Fidel lui disait que la défaite du socialisme était temporaire et celle de l’impérialisme définitive.
Mais le danger est grand et peu de peuples ont la chance d’avoir eu une vision aussi claire de l’avenir. La France paraît dans un état désespéré, dans l’antichambre du fascisme et pétrifiée devant la guerre.
Face aux difficultés du tissu industriel français, symbolisées par la récente liquidation judiciaire de Brandt, le communiste Aymeric Seassau appelle l’État à agir et dénonce le rôle du capital.
Aymeric Seassau, Membre du CEN du PCF, responsable à la nouvelle industrialisation
« Cette situation crée, dans le pays, un sentiment d’injustice et de colère très fort. Il est urgent d’y apporter des réponses, d’autant que l’extrême droite rôde et surfe sur ce désespoir », analyse-t-il.
Pourquoi appelez-vous à sonner « l’état d’urgence industriel » ?
Cet appel part d’un constat. La France et son appareil productif sont arrivés à un point de non-retour : nous sommes le tout dernier pays d’Europe en part de l’industrie dans le PIB. Peut-on vraiment vivre dans un pays dans lequel 78 % des médicaments, 87 % des vêtements et 92 % des équipements électroniques consommés sont produits à l’étranger ?
D’autant que c’est encore en train de reculer puisque avec la liquidation de Brandt, on perd le dernier producteur de cuisson en France. C’est grave pour la nation tout entière pour notre souveraineté de production, pour la transition écologique, puisqu’en perdant notre industrie, on en vient à importer de l’autre bout du monde ce que l’on pourrait fabriquer ici.
Et c’est grave pour la balance commerciale, l’emploi, et donc la protection de la protection sociale. C’est pour cela que nous lançons un cri d’alerte en appelant à l’état d’urgence industriel. Notre pays ne peut plus laisser cette casse se poursuivre. Il ne s’en remettrait pas.
Que symbolise, selon vous, la récente liquidation de Brandt ?
C’est un cas qui est extrêmement éloquent, mais il y en a d’autres : Mittal, Vencorex… Le premier responsable de cette situation, c’est le patronat, qui organise un grand déménagement industriel depuis plusieurs années. Et qui, comble de l’indécence, s’emploie dans le même temps à capter les politiques publiques en direction des entreprises pour alimenter le capital et reverser des dividendes record.
Disons les choses : en France, nous avons l’un des patronats les moins patriotes du monde puisque nos grands groupes ont 62 % de leurs emplois à l’étranger, contre 38 % en Allemagne et 28 % en Italie. Une situation amplifiée par l’abandon de l’État, symbolisé aujourd’hui par Emmanuel Macron, qui promeut la start-up nation au détriment de la France des usines.
Cette situation crée, dans le pays, un sentiment d’injustice et de colère très fort. Il est urgent d’y apporter des réponses, d’autant que l’extrême droite rôde et surfe sur ce désespoir.
Le PCF a mené une campagne sur le thème de l’industrie ces dernières semaines. Un tour de France a été réalisé pour recueillir doléances et propositions. Que retenez-vous de ce travail de terrain ?
Nous disons une chose : si l’État ne peut pas tout faire, l’État ne peut pas non plus ne rien faire. Il y a des mesures simples qui peuvent être prises dès maintenant. Comme déclarer un moratoire sur les licenciements pour ne plus perdre d’emplois industriels, réformer les tribunaux de commerce pour que les demandes des salariés soient entendues, notamment lorsqu’ils se prononcent en faveur d’une proposition de reprise favorable à l’emploi et à l’écologie.
Mais aussi se doter d’un pôle public bancaire, composé de la Caisse des dépôts, de la BPI (Banque publique d’investissement, NDLR) et de la Banque postale, pour en faire un levier économique nous permettant de nationaliser des groupes stratégiques. Mais aussi travailler sur la formation : il faut savoir qu’il existe beaucoup d’emplois industriels non pourvus en France par manque de compétences.
Cela suffira-t-il à faire vivre cette « nouvelle industrialisation » que vous appelez de vos vœux ?
Lorsque nous disons « nouvelle industrialisation », ça ne veut pas dire revenir à l’état antérieur. Mais en créer une qui répond aux enjeux de notre temps, en particulier la transition écologique. Il faut planifier une nouvelle stratégie industrielle nationale où l’État comme les travailleurs jouent pleinement leur rôle, notamment en sécurisant l’emploi et la formation, en reconstruisant et en défendant des filières industrielles stratégiques, en mobilisant les marchés publics pour favoriser le « produire en France »…
Et cela veut aussi dire relocaliser, conditionner les aides publiques à des objectifs décarbonés, peser sur la concurrence déloyale lorsque des produits interdits de production sur le territoire européen sont importés et mettre en place des barrières pour empêcher les produits nocifs et nuisibles pour le climat sur le continent.
Que répondre à ceux qui vous diront que nationaliser coûte cher ?
Nous proposons un plan de 100 milliards pour nationaliser lorsque c’est nécessaire et ainsi empêcher la casse de notre appareil productif dans nos territoires. On peut penser que c’est une grande somme, mais, en comparaison, nous déboursons aujourd’hui 211 milliards par an en aides aux entreprises, que ce soit des aides directes ou indirectes. Soit le double de ce qui est alloué aux collectivités territoriales. Quel est ce pays qui investit davantage dans le capital que dans la sauvegarde de ses emplois et ses services publics ?
Ce texte soulève plusieurs questions fondamentales dans la période que nous traversons, après des décennies d’une intense confusion idéologique qui a obscurci non seulement la compréhension des conditions historiques, mais la définition des tâches à résoudre et encore plus, celle de la méthode d’action politique. Le résumé que donne Ho Chi Minh de l’apport de Lenine est au fond simple. les nouvelles conditions historiques ont été clairement établies et les tâches qui en résultent peuvent être exprimées simplement. Sur cette base, il faut ensuite un long, acharné travail de réalisation qui doit être mené sans faiblir, sans hésiter et sans attendre. L’apport théorique de Lenine a porté non seulement sur la compréhension des conditions historiques, sur la formulation des tâches prioritaire, mais surtout sur la méthode, le travail acharné et patient autour de l’outil qu’est le parti révolutionnaire. Malgré les reculs de la fin du 20ème siècle, une poignée de pays ont franchi le seuil du socialisme et, sous la direction du parti communiste, travaillent sans relâche à le construire patiemment dans le développement des forces productives, ainsi qu’à changer les rapports internationaux, tant pour leur propre développement que pour libérer l’humanité de l’impérialisme et de la guerre. Pour nous autres, cette tâche de construction du parti et de conquête du pouvoir par la classe prolétarienne reste non résolue. Les contradictions s’accumulent autour de cette situation, entraînant régressions et confusion. Il ne faut pas réinventer la théorie mais principalement revoir les conditions de sa mise en pratique. Un long et acharné travail. (Note de Franck Marsal pour Histoire&Société).
Publié pour la première fois dans la revue soviétique Socialisme : Théorie et Pratique en septembre 1985
La vie de Hô Chi Minh (« sage » en vietnamien), figure emblématique de la lutte pour le bonheur du peuple, fut riche et mouvementée. De son vrai nom Nguyễn Tất Thịnh (1890-1969), il était le fils d’un instituteur de village. Il s’engagea très jeune dans la lutte révolutionnaire. À 15 ans, il servait d’intermédiaire entre les démocrates patriotes locaux et les colonialistes français qui régnaient sur le pays depuis le milieu du XIXe siècle. Continuer la lecture de Sur Lénine et le léninisme : Hô Chi Minh
Le 6 décembre 1905, la loi de séparation de l’Église et de l’État est définitivement votée. Fruit d’une longue lutte des républicains parmi lesquels Jaurès et Briand, la loi s’impose non sans résistances du clergé et de ses soutiens. Cette loi est une étape historique fondamentale entre les principes posés par la révolution et la consécration de la république laïque à la libération.
Un article encore plus explicite de John Bellamy Foster. Nous avons besoin de beaucoup de travail, il y a tant de choses à lire, à connaître et nous avons une telle crasse intellectuelle, qui dans la dérive politique qui s’est imposée en France, depuis l’eurocommunisme et s’est magnifié dans la débâcle de la gauche qui se poursuit, nous sommes dans une désagrégation « anomique » qui dépasse la volonté des individus et se traduit par un narcissisme pathologique, une limitation de l’horizon à de petites ambitions. On se demande parfois s’il est possible de reprendre pied tant il y a une manière de se vautrer dans l’ignorance des certitudes, le refus des débats sur le fond, c’est ce que je tente d’aborder dans le petit « cahier » que je viens de terminer, je crois que je jette les jalons d’une analyse. Au risque de vous étonner je crois que nous avançons. Nous ne partageons pas nécessairement tous les attendus de ceux qui tentent de sortir du marasme, mais il faut mettre en évidence les convergences. John Bellamy Foster a raison de refuser l »économisme » technocratique et d’accepter de comprendre la relation de Marx à Hegel, la critique de l’économie politique, la relation dialectique aux forces productives, Marx est d’abord la force du vivant. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et societe)
Durant la révolution industrielle du XIXe siècle en Angleterre, Newcastle était au cœur de l’industrie charbonnière. L’expression « transporter du charbon à Newcastle » désignait le fait d’acheminer inutilement une ressource précieuse vers un lieu où elle était déjà abondante.
Pour un penseur occidental, parler de civilisation écologique (ou écocivilisation) à un public chinois revient à apporter du charbon à Newcastle, car c’est en Chine que ce concept est le plus développé. Je soutiendrai néanmoins que la notion d’écocivilisation est intrinsèquement liée au marxisme. Par conséquent, cette intervention examinera le concept d’écocivilisation dans une perspective marxiste écologique élargie. À cet égard, je formulerai dix thèses préliminaires sur l’écocivilisation.
Le concept de civilisation écologique trouve ses origines dans le marxisme et est intrinsèquement socialiste. Apparu comme perspective systématique à la fin des années 1970 et dans les années 1980 en Union soviétique, inspiré par la pensée écologique de Karl Marx, il fut immédiatement adopté par les penseurs chinois. Il demeure pratiquement absent en Occident à ce jour, car il est radicalement éloigné de la notion de civilisation capitaliste, ainsi que des conceptions eurocentrées de la modernité .
(2) La perspective philosophique fondamentale de l’écocivilisation a des racines profondes dans les notions de modernité des civilisations anciennes, ou de la relation humaine active avec le monde organique-matériel, telles que décrites par les penseurs marxistes Joseph Needham et Samir Amin dans leurs critiques de l’eurocentrisme.
Cette perspective philosophique organico-matérialiste a émergé durant ce que l’on appelle l’Âge axial, notamment dans la civilisation hellénistique et pendant la période des Royaumes combattants en Chine, entre le Ve et le IIIe siècle avant J.-C. Marx lui-même a adopté dès le départ une vision organico-matérialiste, développant une conception de l’être humain comme être de nature auto-médiateur qui rompait avec le mécanisme occidental et les conceptions eurocentriques de la modernité, grâce à sa rencontre avec la philosophie matérialiste épicurienne .
Cependant, une grande partie de ces idées fut submergée par le marxisme ultérieur et complètement étouffée dans la tradition philosophique marxiste occidentale. En Chine, la continuité de la civilisation depuis le taoïsme (qui présentait des similitudes avec l’épicurisme), le confucianisme et le néo-confucianisme assura la perpétuation de ces conceptions matérialistes organiques antérieures, rendant la Chine plus réceptive à l’écologie et aux perspectives écologiques de Marx en particulier .
(3) Bien qu’elle puise ses racines dans des philosophies anciennes, la civilisation écologique, en tant que perspective historique transformatrice, est un produit de la société post-révolutionnaire et du développement du socialisme. Elle reflète l’idée que l’être humain est l’acteur de sa propre relation à la nature, notion qui faisait partie intégrante de la vision marxienne du développement humain durable, incarnée dans sa théorie de la perturbation métabolique. Cette approche rejette toute idée selon laquelle l’écocivilisation serait un produit direct du prémodernisme ou du postmodernisme, ou qu’elle puisse s’expliquer, comme l’ont proposé certains théoriciens écologiques chinois, par la succession des civilisations : civilisation traditionnelle, civilisation agricole, civilisation industrielle et enfin civilisation écologique. 4
(4) Le concept de civilisation écologique socialiste en Chine a mis ces idées en pratique de la manière la plus complète.
La civilisation écologique socialiste doit être considérée comme un développement au sein du socialisme. Il est important de souligner qu’il ne saurait y avoir de « civilisation écologique capitaliste », puisque le capitalisme est fondamentalement étranger à la nature et à l’écologie et les détruit. Parler de civilisation écologique socialiste, dès lors, revient simplement à parler du socialisme intégral comme plein épanouissement d’un développement humain durable qui intègre à la fois l’égalité réelle et la durabilité écologique. Il signifie la réconciliation de l’humanité avec la nature.
(5) La civilisation écologique met en lumière ce que les marxistes chinois ont présenté comme la nécessité de « la modernisation de l’existence harmonieuse entre l’humanité et la nature ».
Cette approche repose sur les principes fondamentaux du socialisme. Elle s’oppose donc à la modernisation dite écologique, conçue comme une philosophie mécaniste et un projet purement technocratique en Occident. Elle adopte certaines technologies nécessaires à la transformation écologique, mais les met en œuvre conformément aux principes socialistes, ce qui implique des relations sociales différentes. L’élément crucial réside ici dans la conception fondamentalement différente de la modernisation au sein du marxisme chinois et de la pensée écologique.
(6) Le concept de « communauté de vie » développé par la théorie écologique socialiste en Chine est essentiel pour définir la civilisation écologique.
Elle comporte trois composantes : 1) une communauté du vivant avec des écosystèmes ; 2) « la communauté du vivant de l’humanité et de la nature » ; et 3) une synthèse dialectique, qui constitue « la communauté de toute vie sur Terre » et un « avenir partagé ». Comme l’écrivait Aldo Leopold, grand défenseur de l’environnement américain du début du XXe siècle : « Nous maltraitons la terre parce que nous la considérons comme une marchandise qui nous appartient. Lorsque nous la percevons comme une communauté à laquelle nous appartenons, nous pouvons l’utiliser avec amour et respect. » Leopold proposait une éthique de la terre qui élargissait « le périmètre de la communauté… pour inclure les sols, les eaux, les plantes, les animaux, ou, collectivement : la terre ».
Marx soutenait que personne ne possède la terre, pas même tous les pays et tous les peuples de la planète ; ils en sont simplement « les locataires, les bénéficiaires, et ils doivent la léguer en meilleur état aux générations suivantes en tant que bons chefs de famille ».
(7) La notion de durabilité écologique intégrée au concept de communauté de vie est illustrée dans la « Pensée de Xi Jinping sur la civilisation écologique ».
Xi Jinping a déclaré que s’il fallait choisir entre des « montagnes d’or » et des « montagnes vertes », il fallait privilégier les montagnes vertes, reconnaissant que « les eaux claires et les montagnes luxuriantes sont des richesses inestimables ». Adoptant une approche matérialiste marxiste de l’écologie, Xi Jinping a soutenu que l’écologie est « la forme la plus inclusive de bien-être public ». Reprenant les idées de Friedrich Engels sur la « vengeance » de la nature, Xi Jinping a indiqué que « tout dommage que nous infligeons à la nature finira par nous rattraper ». De plus, il insiste sur le fait que la question de la nature dépasse la simple durabilité matérielle et englobe l’esthétique, comme en témoigne son concept de « Belle Chine » .
Ainsi, la notion de civilisation écologique en tant que communauté de vie s’élargit et acquiert une signification sociale plus large pour le travailleur collectif, grâce au renouvellement de la ligne de masse.
(8) Marx a soutenu que le vol de la nature par le capitalisme, qui a conduit à l’effondrement métabolique, signifiait l’affaiblissement de la base naturelle ou écologique éternelle de la civilisation.
Cela signifie qu’il était nécessaire de rétablir les rapports métaboliques, ce qui n’est possible que sous le socialisme. 11 Face à une crise écologique planétaire sans précédent, ce rétablissement constitue la priorité absolue (outre la menace nucléaire) pour l’avenir de l’humanité.
Dans les pays riches caractérisés par une surcapacité, cela soulève la question de la décroissance. Pour l’humanité dans son ensemble, cela soulève la question du développement humain durable et, en définitive, d’une civilisation écologique dans le cadre d’un socialisme intégral.
(9) Le concept de décroissance n’existait pas dans le socialisme du XIXe siècle, bien que Marx ait eu une vision du développement humain durable. La décroissance, en tant que processus de désaccumulation, acquiert toute sa signification dans une perspective marxiste, découlant du système irrationnel du capitalisme monopolistique/impérialisme et de ses crises de suraccumulation.
Par conséquent, toute initiative résolue en faveur de l’écologie dans les principaux pays capitalistes au cœur du système mondial exige une rupture avec les structures du capitalisme monopolistique et de l’impérialisme. Les pays capitalistes dominants, qui sont aussi les principaux pays capitalistes monopolistiques et impérialistes, se caractérisent écologiquement par une surexploitation de l’environnement, avec des empreintes écologiques qui dépassent – parfois de trois ou quatre fois – la capacité de la Terre à supporter les ressources si l’on généralisait ce phénomène à l’ensemble de l’humanité.
Ces empreintes écologiques colossales témoignent d’un impérialisme économique et écologique. Par conséquent, du point de vue de l’humanité tout entière, ces nations doivent réduire drastiquement et de manière disproportionnée leur consommation d’énergie par habitant, leur utilisation des ressources et leurs émissions de carbone, ainsi que leur accaparement net des richesses du reste du monde.
Étant donné que le capitalisme monopolistique favorise un gaspillage économique considérable comme moyen d’accumulation/financiarisation, engendrant une pauvreté artificielle et présentant des niveaux d’inégalité astronomiques (une poignée d’individus possédant plus de richesses que la moitié de la population), une stratégie de décroissance planifiée est compatible avec une amélioration spectaculaire des conditions économiques et sociales de la majorité de la classe ouvrière.
(10) Dans tous les pays du monde, la crise écologique planétaire exige une révolution écologique qui englobe à la fois les forces productives et les relations sociales.
Dans tous les cas, cela implique le développement d’un prolétariat environnemental en conflit avec le capitalisme monopolistique généralisé et l’impérialisme. En Chine et dans certains autres pays post-révolutionnaires, cela peut se réaliser grâce à une ligne de masse éco-révolutionnaire et à la construction d’une société durable fondée sur les structures communautaires et collectives existantes. Pour la plupart des pays du Sud, le développement humain durable requiert une rupture avec le système de valeurs impérial et une action révolutionnaire d’un prolétariat environnemental visant la survie de l’humanité et la création planifiée d’une société de développement humain durable.
Même dans les pays du Nord, la révolution écologique exige la destruction de l’impérialisme et la réintégration de toute l’humanité sur un pied d’égalité, dans le cadre d’un processus de solidarité mondiale. L’empreinte écologique doit être égalisée sur toute la planète. Les actions menées dans les pays riches ne peuvent être écologiques si les fondements de l’existence écologique sont mis à mal dans les pays pauvres (et sur la planète entière).
Notes
Voir l’analyse de cette histoire dans John Bellamy Foster, The Dialectics of Ecology (New York : Monthly Review Press, 2023), 161–66. Édition espagnole à paraître chez El Viejo Topo.
Karl Marx, Premiers écrits (Londres : Penguin, 1974), 356 ; István Mészáros, La théorie de l’aliénation de Marx (Londres : Merlin Press, 1975), 162-165 ; John Bellamy Foster, Briser les liens du destin : Épicure et Marx (New York : Monthly Review Press, à paraître, 2025).
Joseph Needham, Within the Four Seas: The Dialogue of East and West (Toronto: University of Toronto Press, 1969), 27, 66–68, 93–97, 212; Samir Amin, Eurocentrism (New York: Monthly Review Press, 2009), 13, 22, 108–11, 212–13; Foster, The Dialectics of Ecology, 171–74.
Chen Yiwen, « L’écologie marxiste en Chine », 41–42 ; John Bellamy Foster, Brett Clark et Richard York, The Ecological Rift (New York : Monthly Review Press, 2010), 41–43, 253–58.
Chen Xueming, La crise écologique et la logique du capital (Boston : Brill, 2017), 467–72, 566–70.
Chen Yiwen, « L’écologie marxiste en Chine », 41–43 ; Foster, La dialectique de l’écologie , 13.
Aldo Leopold, The Sand County Almanac (New York : Oxford University Press, 1949), viii ; John Bellamy Foster, Ecology Against Capitalism (New York : Monthly Review Press, 2002), 86–87.
Karl Marx, Le Capital , vol. 3 (Londres : Penguin, 1981), 911.
Chen Yiwen, « L’écologie marxiste en Chine », 42–43 ; Xi Jinping, La gouvernance de la Chine (Pékin : Foreign Languages Press, 2020), 3, 6, 20, 25, 54, 417–24.
Karl Marx, Le Capital , vol. 1 (Londres : Penguin, 1976), 637–78 ; John Bellamy Foster et Brett Clark, Le Vol de la nature (New York : Monthly Review Press, 2000), 12–13.
À Tarascon-sur-Ariège, la Confédération Paysanne et la Coordination Rurale dépassent leurs différences pour s’opposer au protocole d’abattage systématique lié à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Déçus par les rencontres syndicales avec le premier ministre « sans avancées significatives », les paysans ariégeois ont décidé de maintenir le blocage de cet axe stratégique de la RN20.
À Tarascon-sur-Ariège, les paysans ne lèveront pas le camp d’aussi tôt. Reçus ce vendredi à Matignon par le premier ministre Sébastien Lecornu, les syndicats agricoles espéraient une inflexion du protocole sanitaire lié à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Ils en sont ressortis amers. Si le gouvernement ne renonce en aucun cas au protocole actuel qui prévoit le « dépeuplement » (abattage) des troupeaux dès qu’une bête est atteinte, il souhaite accélérer la vaccination. « Près de 50 % du cheptel ariégeois est vacciné contre la DNC. Dans l’Aude, nous dépassons les 70 %, tandis que 100 % du cheptel est protégé dans les Pyrénées-Orientales. Au total, près d’un bovin sur cinq est vacciné dans les dix départements » du Sud-Ouest concernés par les mesures contre la DNC, se félicitait samedi Sébastien Lecornu.
Le drapeau des héros du manga « One Piece » est devenu l’emblème des manifestations qui ont secoué ces derniers mois l’Indonésie, le Népal, le Pérou, Madagascar et même la France. Partout, les jeunes s’identifient aux camarades du pirate Monkey D. Luffy, foncièrement anticapitalistes, antiracistes… et révolutionnaires.
Sous la pression des mouvements paysans, le Conseil européen a été contraint de reporter au 12 janvier prochain la signature du traité commercial entre l’Union européenne et les pays de la zone MERCOSUR – Brésil, Uruguay, Paraguay, Argentine, auxquels s’ajoute la Bolivie.
Cette petite mise en scène cache, une nouvelle fois, le fond d’un texte dont l’unique objectif est de renforcer la spécialisation de l’Amérique latine dans une agriculture industrialisée et « chimisée », le pillage de ses minerais rares et l’ouverture de ses marchés aux industries européennes, en particulier allemandes. Continuer la lecture de MERCOSUR : le grand bluff Par Patrick Le Hyaric
👉 C’est quoi, concrètement, le féminisme municipal ? On a posé la question à plusieurs camarades engagées dans les communes : qu’est-ce que ça veut dire mener une politique féministe à l’échelle municipale ?
👉 Services publics, urbanisme, transports, santé, petite enfance
👉 Lutte contre les violences sexistes et sexuelles
👉 Sécurité dans l’espace public
👉 Place des femmes en politique et dans les exécutifs locaux
👉 Émancipation, égalité réelle et accès aux droits À travers leurs réponses, une conviction se dégage :
➡️ le féminisme municipal, c’est transformer la ville pour qu’elle soit pensée pour toutes et tous.
➡️ renforcer les services publics, c’est une politique féministe.
➡️ Et pour beaucoup, le féminisme municipal rejoint le combat du communisme municipal.
📣 Une vidéo pour nourrir le débat, outiller les militant·es et préparer les batailles municipales à venir.
Le 1er mai 2026, tous les agent.es du ministère seront affilié.es à la complémentaire santé obligatoire de la MGEN. Si l’accord interministériel a été signé par la majorité des organisations syndicales, des points de vigilance et des critiques de cette réforme imposée par l’employeur se font entendre par les syndicats en première ligne pour accompagner et former les personnels. La prise en charge de l’optique et des frais dentaires sont notamment dans le viseur.
L’accord signé par la majorité des syndicats : insuffisances, progrès