Alors quoi de neuf après ces 6 heures ? Pas grand chose.
François Bayrou a maintenu ses propos et dénigré ceux des autres. Il prétend avoir apporté des « preuves ». Ainsi, il a démenti de nombreux propos des gendarmes, du juge, de la professeure qui a lancé l’alerte. Mercredi 14 mai 2025, le Premier ministre a pris son temps pour contre-attaquer, et attaquer le travail de la commission et le co-rapporteur Paul Vannier (LFI), l’accusant de manipulation et de malhonnêteté. Le Premier ministre, ancien ministre de l’Education nationale et président du conseil régional, a répété que ses « seules informations […] étaient celles qui étaient dans le journal ». 43 années au pouvoir local et national sans savoir… ni pouvoir ?
« Je n’ai pas eu le sentiment que la commission était totalement objective »
Il y a 80 ans, la capitulation du nazisme mettait fin à une barbarie sans précédent. 80 ans après, les leçons de l’Histoire semblent vaciller. Partout, les idéologies de haine refont surface. L’extrême droite progresse en Europe. Des peuples sont bombardés, niés dans leurs droits. Le négationnisme gagne du terrain.
Face à ces dangers, les communistes le réaffirment avec force : nous ne voulons plus jamais ça. Nous refusons l’oubli, nous choisissons la résistance, la paix et la justice.
NDLR de MAC: Nous ne partageons pas toujours les arguments développés dans les contenus du site Histoire et Société mais il nous apparait très opportun de publier les pages où les critiques fussent elles dures, permettent d’alimenter de nouvelles réflexions, de remettre aussi en question nos certitudes. Dans tous les cas, cela nous oblige, y compris en étayant notre réflexion collective par de nouvelles lectures, la recherche de nouveaux avis et une plongée toujours plus constructive dans les textes fondamentaux de la pensée communiste Marxiste-Leniniste!
… ou plutôt tout reste à construire par D Bleitrach!
Hier il y a eu au siège du PCF une rencontre de 8 partis communistes et ouvriers d’Europe: Belgique (PTB), République Tchèque (KSCM), Espagne (PCE), Portugal (PCP), Italie (Rifondazione), Chypre (AKEL) et Autriche (KPÖ).
A l’ordre du jour: quelle alternative face à l’austérité et à l’impérialisme voulues par nos gouvernements et l’union Européenne. Comment travailler ensemble pour lutter contre la montée de l’extrême droite partout en Europe, reprendre la main sur la production et réindustrialiser l’Europe pour les peuples et pour la planète, développer les services publics pour répondre aux besoins humain…
Une journée studieuse qui se termine par une conférence internationale « faire de notre combat pour la paix une lutte concrète de solidarité entre travailleurs et les peuples » voilà l’enjeu pointé par Fabien Roussel en conclusion de la journée. Beaucoup de camarades se sont étonnés qu’il n’y ait pas eu de cameras pour avoir des compte-rendus des interventions. Dois- je dire que ce n’est pas mon cas. Ce n’est pas ce que j’attends d’une telle journée et c’est sans doute parce que mes attentes ont toujours été mesurées que j’ai éprouvé un tel écœurement devant l’étroitesse et la méchanceté gratuite de la vision que j’ai eu au premier mai devant la réaction de la fédération des Bouches du Rhône. Pour qui nous prennent-ils nous qui tout en ayant une vision « critique » sommes restés communistes et constructifs ?
Ce que j’espérais c’était justement qu’il ne s’agisse pas d’un événement mais d’une véritable rencontre qui en annoncerait d’autres mais qui sera en capacité de mener cela c’est un problème y compris d’aboutir à une plateforme qui puisse être à la base d’autres échanges. Je pense au KKE, au KPRF et à bien d’autres. je vais même plus loin je jugerais irresponsable que trente années de liquidation, disons le mot d’eurocommunisme, se soldent en un meeting. Mais il faut que le dialogue existe et que chacun reparte sur son terrain pour y mener le combat le plus approprié à son peuple y compris quand celui-ci a été laissé en jachère, désorganisé comme l’est le peuple français. Le combat prioritaire que mène Fabien Roussel il l’a défini dans la rencontre ce matin avec Appoline de Malherbe, la bataille pour la réindustrialisation, la nationalisation d’Arcelor Mittal, la reconstruction de la France, et il assumait calmement, pas un mot sur cette rencontre et je crois qu’il avait raison. Là aussi rien n’est acquis tout reste à faire…
Il est l’un des derniers monuments de la scène musicale française. Avec son franc-parler légendaire, le bougon bourru, crooner au grand cœur, revient sur son enfance, sa jeunesse percutée par la guerre d’Algérie, partage son regard sur une Amérique tant aimée, tant haïe et revisite son parcours de musicien accompli.
« Il suffit que j’entende une musique qui me colle une image dans la tête et, automatiquement, j’écris », raconte Eddy Mitchell.
Une autobiographie captivante en poche et un nouvel album fort réussi, « Amigos », sorti à l’automne et enregistré en compagnie d’Alain Chamfort, Sanseverino, Pascal Obispo, Alain Souchon et son fils Pierre… Contraint au repos pour soigner des problèmes de santé qui l’ont obligé à annuler ses dates estivales, Eddy Mitchell a malgré tout bien voulu nous accorder un entretien et nous a fait l’honneur de nous recevoir chez lui.
Armé d’une parole toujours aussi franche, le regard aussi pétillant qu’hier avec un accent intact de titi de Belleville, Schmoll n’a pas pu s’empêcher, pour clore l’entretien, après avoir revisité sa vie, son œuvre, écorné l’Amérique de Trump et la France de Le Pen, de lancer le juke-box pour se dodeliner sur « Good Golly, Miss Molly », imparable boogie de Little Richard. On ne se refait pas…
NDLR de MAC: Jérôme est mis à l’honneur sur le site de la CMCAS d’Agen et c’est mérité. MAC le met en exergue sur son site car outre ses qualités humaines indéniables, c’est aussi un militant infatigable au service de ses concitoyens-nes qui sait s’engager dans les combats émancipateurs!
Quel est ton sentiment aujourd’hui de ne plus être Président de la CMCAS d’Agen ?
Je suis très content, car place à la jeunesse ! Il est très important que de jeunes collègues s’investissent dans les Activités Sociales et je suis très heureux que Rémi SOLER, en accord avec notre organisation syndicale, la CGT, ait accepté cette responsabilité. Après tout, moi aussi j’étais jeune il y a 12 ans quand je suis devenu président (rires) !
Que vas-tu faire maintenant ? Retraite ?
Pas du tout à la retraite ! J’ai 52 ans et je rappelle que malgré une lutte acharnée et plusieurs 49.3, l’âge légal de départ est
64 ans. Donc…
Je n’abandonne pas le navire puisque je suis Secrétaire Général de la CMCAS, membre de plusieurs commissions, et correspondant de la SLVie de Golfech.
J’accompagne Rémi et sa nouvelle équipe, car il est important de pouvoir transmettre ses connaissances et l’Histoire de nos Activités Sociales et je reste à disposition de mon organisation syndicale pour être sur la liste CGT lors des prochaines élections de CMCAS ce mois de novembre. Continuer la lecture de Portrait : Jérôme FAURE, Président de la CMCAS d’Agen (2013 à 2025)
Contradiction entre les PV et le rapport final, la méthodologie de l’IGESR est remise en question. À la vue des auditions successives de la mission d’enquête parlementaire, on ne peut s’empêcher de penser à Kafka, et à ses dédales administratifs. Le 8 avril 2025, Dominique Marchand, directrice de l’ IGESR, Christelle Gillard, cheffe du pôle juridique et contrôle, et Erick Roser, responsable du collège d’expertise administrative et éducative, ont été auditionnés. Comme pour celle de la Dgesco, l’audition a également pointé l’absence de suivi centralisé. Et c’est à la même inspection générale qu’Elisabeth Borne demande une enquête sur Bétharram…
Indépendance et commande ministérielle
Face aux questions précises de la commission parlementaire d’enquête sur les modalités de contrôles relatives à des violences en milieu scolaire, la situation semblait parfois kafkaïenne et ubuesque. Comment une administration censée évaluer et contrôler, selon ses mots martelés à plusieurs reprises, avec une « méthodologie robuste et rigoureuse » peut-elle, en même temps, ne pas être en mesure de répondre à toutes les questions avec clarté et précision ? Comment une institution censée être indépendante semble-t-elle parfois flirter avec des intérêts politiques, donnant l’impression d’une machine administrative dont les actions échappent à la transparence ? Lors de l’audition du 8 avril 2025, les discussions ont révélé des tensions entre l’indépendance de l’IGESR (l’Inspection Générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche) et sa relation avec le politique. En effet, l’IGESR insiste sur son indépendance, mais précise qu’il n’y a pas d’auto-saisine possible. Elle répond exclusivement aux « commandes » du ministre de tutelle, que ce soit pour des inspections de contrôle ou des évaluations de politiques publiques. L’Inspection Générale, soit l’échelle ministérielle et non pas académique, peut être saisie selon cinq critères précisés, de gravité, de besoin d’externalisation, du niveau de fonction, du sujet de médiatisation ou d’un besoin particulier de ressource.
« Il est certain que nommer une inspection générale est […] un signal qui est donné à une inspection ou à un contrôle » déclare Dominique Marchand. Le déclenchement de l’Inspection Générale provient de « volonté politique forte» avait indiqué durant son audition du 31 mars 2025 Caroline Pascal, ancienne cheffe des IG, aujourd’hui Dgesco. Cela peut interroger sur leur indépendance réelle des volontés politiques.
« Parfois, la limite est ténue entre enquête et contrôle »
Après les précisions sur la typologie des contrôles et enquêtes administratives par les auditionnées, et en illustrant avec les exemples des contrôles des établissements catholiques privés sous contrats Stanislas et de Riaumont, les rapporteurs Paul Vannier (LFI) et Violette Spillebout (EPR) relèvent que le contrôle a parfois ressemblé à une enquête, avec des auditions individuelles. L’audition s’est attardée sur la distinction entre enquête administrative et simple contrôle. L’enquête administrative repose sur un vade mecum et se caractérise par sa rigueur méthodologique, avec des auditions individuelles, des PV alors qu’un contrôle sera « plus léger » en termes méthodologiques, avec des critères et items à contrôler, explique l’IGESR à la commission. L’enquête administrative est susceptible de suite disciplinaire. Les rapporteurs s’étonnent car 45 auditions ont été prévus au Beau Rameau (anciennement Notre Dame de Bétharram) pour un contrôle qui ressemble donc à une enquête administrative. Continuer la lecture de IGESR dans l’éducation nationale : « défaillances de l’État » et complaisance politique
Tout y est, la destruction de la mémoire du peuple français a été méthodique et cela se poursuit. Le féminisme a été de plus en plus isolé et opposé à la révolution. La promotion par la gauche atlantiste, Hollande, Glucksman de la contre-révolutionnaire Olympe de Gouges fait partie de cet arsenal. Lundi un film avec la muse épouse de Hollande Julie Gayet va ouvrir les festivités de la célébration de la cause des femmes selon cette logique. Alors qu’il nous soit permis de rappeler qui était Olympe de Gouges. Remarquez, nous sommes déjà passé de l’apologie d’olympe de Gouges à celle directement de Marie Antoinette, on remonte vite ce genre de pente en matière de contrerévolution. Julie Gayet nous révèle avec émotion qu’incarner Olympe de Gouges l’a complètement transformée… (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Ce 26 février, France TV projette en avant première « Olympe de Gouges » avec Julie Gayet et co-réalisé avec Mathieu Busson. Gros coup de « com » pour annoncer le 8 mars prochain « la journée internationale pour les droits de femmes ».
Il fallait un mythe féministe. En voilà un tout trouvé et de surcroit fort utile pour fustiger l’œuvre de la Révolution française, les philosophes des Lumières en filigrane, et surtout accabler Robespierre, le tyran heureusement dénoncé par Tallien et les thermidoriens.
À lire le synopsis du film et les intentions des auteurs, à suivre les commentaires dithyrambes du Président du conseil départemental du Tarn et Garonne à l’égard de Julie Gayet l’on peut s’attendre à tout, sauf peut-être, au recul nécessaire à porter sur cette période et les engagements girondins de l’héroïne à l’essentiel de ce qui fut l’action politique d’Olympe de Gouges, dont Restif de la Bretonne l’écrivain de cette époque parle dans son ouvrage « Les nuits révolutionnaires » d’une manière bien plus nuancée. Continuer la lecture de Olympe de Gouges : en route pour la construction d’un mythe féministe anti-révolutionnnaire avec Julie Gayet…
Monsieur le vice-président du Sénat, cher Pierre Ouzoulias,
Mesdames, Messieurs les parlementaires,
Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames et messieurs les présidents d’association,
Chers camarades,
Il y a un an, nous étions réunis ici pour célébrer une grande victoire. Une grande réparation pour l’Histoire de France, pour la République et sa mémoire, pour le Parti communiste français et tous ses militants.
Une victoire acquise de haute lutte, grâce à la mobilisation de personnalités, d’élus, d’associations qui, avec un engagement qui se compte en années, ont rendu possible la décision du président de la République de faire entrer au Panthéon Missak et Mélinée Manouchian, et à travers eux la mémoire de tous nos camarades communistes, fusillés, déportés, internés parce que résistantes et résistants ; la mémoire aussi de ces dizaines de milliers de partisans de toute sensibilité, de toute confession, de toute origine qui, par leurs actions, conservèrent à la France son honneur devant l’Histoire. Continuer la lecture de Pas de peuple sans nation et pas de nation sans peuple
Ce qui se passe dans les réseaux sociaux est immonde. Les masques tombent et chacun est confronté à ses choix,au destin qu’il se choisit, c’est le seul avantage de l’ultimo ratio qu’est la guerre. Les sbires de Melenchon se jettent sur Fabien Roussel pour déformer ses propos et osent se conduire avec lui sur un mode que l’on connait bien et qui est digne de je suis partout , celui des petits fascistes poussant au suicide les politiques sur de fausses allégations, de Roger Salengro à Beregovoy. Ils osent cela alors que Fabien Roussel est le seul à s’opposer à la folie de Macron, au choix de l’aventure guerrière. Ces chiens osent mentir et déconsidérer le seul politique qui se tient aux côtés des travailleurs que l’on sacrifie et qui défend la paix, le seul qui refuse la propagande pour envoyer les français dans l’économie de guerre pour justifier l’attaque contre nos retraites, contre nos services publics privatisés, le tissu industriel saboté et cela pour laisser en place seulement le politicien qui sera subordonné aux Etats-Unis – comme Macron et les siens le sont déjà- à savoir les subordonnés des marchands d’armes qui dominent nos médias. Roussel aujourd’hui est le seul qui n’accepte pas que la France soit une colonie des États-Unis et un nouveau guerrier par procuration, un subordonné que l’on peut placer en disgrâce pour mieux tondre les Français et détruire les richesses du pays.
Professeur à Sorbonne Université, spécialiste du nazisme, Johann Chapoutot vient de publier un ouvrage qui détaille l’accession d’Hitler à la tête de l’Allemagne entre 1930 et 1933. Un véritable réquisitoire contre « l’extrême centre » d’hier et d’aujourd’hui.
Des libéraux autoritaires qui imposent leurs politiques d’austérité et de casse sociale et s’accrochent au pouvoir malgré les déconvenues électorales, des classes dominantes qui refusent de partager les richesses, une extrême droite dont les thèmes sont imposés dans l’espace public par un magnat des médias…
Tels sont les ingrédients de l’accession au pouvoir des nazis en 1933. Dans un livre très bien documenté et intitulé les Irresponsables, l’historien Johann Chapoutot détaille cette période occultée. Les analogies avec le présent sont inévitables.