« Cette rentrée est marquée par un débat éducatif important » a déclaré Benoit Test en introduction de la conférence de presse de la FSU. « L’éducation est au centre des enjeux mais pas forcément pour de bonnes raisons ». Pour le secrétaire général, l’École est instrumentalisée à des fins politiques, « comme en témoigne l’interview donnée par Emmanuel Macron ». « On est face à des discussions de comptoirs » dénonce-t-il. « Mais ce n’est pas nouveau. Nous, on porte les choses avec des arguments. Comme pour la réforme du bac. Il a fallu sacrifier des générations avant que le gouvernement ne fasse marche arrière – à minima avec le recul des épreuves de spécialités. Comme les discours sur les fondamentaux, instrumentalisés et brandis comme l’alpha et l’Omega de la réussite des élèves alors que lorsque l’on regarde en détail, ce n’est pas si simple ».
Pour la FSU, le gouvernement porte un projet éducatif « extrêmement dangereux ». « C’est la poursuite d’un projet politique d’une École du tri social. Comme, pour ne citer qu’elle, la réforme du lycée professionnel qui écartera un tiers de la jeunesse de la portée émancipatrice de l’école et e la formation ». Continuer la lecture de FSU : « le gouvernement porte un projet éducatif extrêmement dangereux »







Dans votre interview au journal Le Point de mercredi dernier, vous avez affirmé qu’«il s’agit de faire des républicains, comme disait Ferdinand Buisson ». Compte tenu de l’importance de cette ambition que l’on peut tout à fait partager, encore faut-il que cela soit le plus clair possible. Or Ferdinand Buisson s’est longuement exprimé à ce sujet et le mieux est de saisir ce qu’il a dit dans toute sa force pour éviter les contrefaçons., et d’abord la vôtre.