Pour une initiative de paix en Ukraine : courrier de Fabien Roussel au président de la République

Fabien Roussel s’est adressé au président de la République pour lui demander que la France prenne une initiative pour ramener la paix en Ukraine.

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Monsieur le Président de la République,

Voici plus de seize mois que le peuple d’Ukraine subit le désastre de la guerre injustifiable déclenchée par la Russie et qu’il en paie le prix tous les jours, avec des morts, des personnes blessées, déplacées, des destructions ainsi qu’une catastrophe humanitaire et écologique.

Cette guerre a des conséquences internationales.

De lourdes menaces pèsent sur l’accord sur les exportations de céréales conclu en juillet 2022. Or, l’approvisionnement en blé de la Corne de l’Afrique, déjà menacée de famine, en dépend en grande partie. La déstabilisation possible du pouvoir en Russie ouvre la porte à l’inconnu pour la maîtrise du deuxième arsenal nucléaire mondial, ce dont personne en responsabilité ne peut se réjouir. Il faut y ajouter la course aux surarmements en Europe ainsi que certaines tentations à l’Est de l’Europe d’un engagement militaire direct.

Ces surenchères guerrières peuvent vite devenir incontrôlables.

Nous sommes à la croisée des chemins. Soit nous comptons sur une victoire militaire de l’Ukraine pour libérer ses territoires, hypothèse aujourd’hui jugée hautement incertaine, et qui aurait en tout état de cause un coût humain et matériel insupportable pour le peuple d’Ukraine et revêtirait des risques incommensurables pour les peuples du continent ; soit nous empruntons une autre voie – certes étroite, mais pouvant permettre d’éviter le pire -, la recherche d’une solution politique et diplomatique.

Du fait de son histoire, la France a une voix singulière à faire entendre, en faveur de la sécurité humaine et de la paix, du droit international et de la coopération solidaire des nations et des peuples.

En toute souveraineté, elle doit jouer un rôle moteur et actif dans la sortie du conflit. En s’engageant sur ce chemin, au lieu de soutenir l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN lors du sommet de Vilnius, la France rejoindra ainsi les propositions de paix déjà formulées par de nombreux gouvernements tels ceux du Brésil, d’Afrique du Sud, de Chine, de Colombie, sans parler du Vatican.

Les principes de paix que la France peut proposer devront correspondre aux principes de la Charte des Nations unies et de la sécurité commune en Europe, respecter la souveraineté des peuples, et donner les garanties réciproques de sécurité assurant une paix durable.

Ils pourraient être les suivants :
• L’évacuation immédiate et inconditionnelle des territoires que la Russie occupe depuis le 24 février 2022 ;
• La négociation d’un statut de neutralité pour l’Ukraine dans le cadre d’une protection internationale sous l’égide de l’ONU, en contrepartie duquel l’Ukraine renoncerait à rejoindre l’OTAN ;
• Une négociation sur les réparations de guerre et un contrôle de leur utilisation afin qu’elles soient concrètement utiles au peuple ukrainien et qu’elles n’alimentent pas la corruption ;
• L’acceptation par la Russie et par l’Ukraine d’un référendum internationalement contrôlé sur le statut de la Crimée et du Donbass, où la guerre a fait, entre 2014 et 2022, plus de 15 000 morts. La Russie renoncerait, ce faisant, aux résultats des référendums unilatéraux et sans valeur qu’elle a convoqués en 2022 dans les territoires occupés, ainsi qu’à celui de 2014 en Crimée ;
• Le retrait des armes nucléaires déployées en Biélorussie et le renoncement par Moscou aux armes nucléaires tactiques qui menacent directement l’Europe, à la suite duquel les forces de l’OTAN déployées en Europe reviendraient immédiatement à leur niveau de février 2022. Les négociations sur un désarmement multilatéral des forces nucléaires déployées en Europe pourraient dès lors reprendre, sur la base du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Cela rendrait possible l’ouverture, dès que les conditions le permettront, d’une conférence paneuropéenne de sécurité collective en vue d’interrompre, sur tout le continent, la dynamique de militarisation au profit de mesures de confiance réciproque.

Monsieur le Président de la République, je formule ces propositions sans ignorer les difficultés de la situation. Chaque jour, les logiques de force et l’aggravation des haines attisent l’incendie.

Mais, à quelques jours du sommet de l’OTAN à Vilnius, pouvons-nous assister sans réagir à l’engrenage fatal qui peut mener demain l’Europe à une guerre généralisée, ou, pire, l’accompagner comme le fait l’Alliance atlantique ?

Représentant notre pays, vous pouvez faire grandir la pression politique et diplomatique en faveur d’une solution rapide au conflit.

Je suis convaincu que c’est ce qu’attendent les Françaises et les Français, parce que cela correspond à l’idée qu’ils se font du rôle de notre pays dans le monde.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de ma haute considération.

Fabien Roussel
Secrétaire National du PCF
Député du Nord

À un mois de la Fête, l’Humanité cambriolée a besoin de votre soutien

Fabien Gay, le directeur du journal L'Humanité, Le 31 juillet,  lors de l'hommage à Jean Jaurès, assassiné 109 ans plus tôt © Demian Letinois Taillant

Fabien Gay, le directeur du journal L’Humanité, Le 31 juillet, lors de l’hommage à Jean Jaurès, assassiné 109 ans plus tôt
© Demian Letinois Taillant

Chers lectrices et lecteurs, Alors que l’été n’est pas encore achevé et que notre rédaction est mobilisée pour continuer de décrypter l’actualité, un mauvais coup est venu frapper le groupe l’Humanité. Dans la nuit du mercredi 16 août au jeudi 17 août, le bâtiment où nous avons nos bureaux a été cambriolé. Quasiment toutes les entreprises de l’immeuble ont également été visitées et je veux leur apporter notre plein soutien. En ce qui nous concerne, ce sont une cinquantaine d’ordinateurs qui ont été dérobés avec d’autres outils informatiques, comme le matériel vidéo, auxquels s’ajoutent des dégradations importantes qui occasionnent des désagréments importants pour notre vie commune.

C’est d’autant plus un mauvais coup qu’il se produit dans une période charnière pour toutes nos équipes. Nous avions récemment renouvelé l’ensemble de nos outils informatiques pour assurer dans les meilleures conditions le changement d’outil éditorial le 4 septembre et le lancement de notre nouvelle plateforme numérique, de notre nouvelle liseuse et la création de notre application numérique pour le 15 septembre prochain. De plus, tout le service de la Fête de l’Humanité qui devait emménager ce jeudi 17 août sur le terrain pour assurer le montage, l’accueil des militants et des prestataires se retrouve sans outils informatiques. Continuer la lecture de À un mois de la Fête, l’Humanité cambriolée a besoin de votre soutien

Oui il a fallu détruire l’État socialiste et le parti léniniste mais il demeure la question : Comment en est-on arrivé à Gorbatchev ? A Robert Hue ?

Temps de lecture: 18 minutes

Le livre d’Ostrovski Erreur ou trahison dans sa dernière partie, intitulée “la fin” ne laisse pas beaucoup de place au doute, il y a eu “trahison” et celle-ci a nécessité de la ruse et de l’obstination. Il décrit pourtant le caractère “objectif” d’un écroulement de l’URSS sous les effets conjugués d’une crise économique, de l’affaiblissement du pouvoir de l’union, de sa centralité autant que de sa maitrise sur les événements, de la croissance d’un mouvement d’opposition lié de fait directement à Washington, y compris sous ses formes nationalistes, qui développe sa prise sur le terrain que le pouvoir de l’union laissait en jachère, ainsi que de l’effondrement de l’ancienne idéologie et de la diffusion de nouvelles valeurs idéologiques occidentales. Si l’on en restait à ce constat, ce que font la quasi totalité de ceux qui parlent de la fin de l’URSS en France, communistes compris, l’affaire peut être jugée, ce système n’était pas viable.

En général, c’est même pire, la chute de l’URSS est devenue un lieu obscur dont on ne parle pas, le diagnostic est bien le caractère invivable et sordide, et ce silence sur les FAITS conditionne des attitudes fondamentales et devient force d’inertie. La première conclusion que l’on peut tirer de ce livre est qu’il est urgent que les communistes français mais en s’appuyant sur les nombreux travaux qui se développent au plan international affrontent à partir de leur propre but et valeurs cette question des raisons de la fin de l’URSS, comme celle de la liquidation de leur parti, une réalité. Continuer la lecture de Oui il a fallu détruire l’État socialiste et le parti léniniste mais il demeure la question : Comment en est-on arrivé à Gorbatchev ? A Robert Hue ?

Une monstruosité médiatique : LCI

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Cet article dit ce qu’il y a à dire sur ce que représente cette émission incroyable. En fait tout se tient, il s’agit d’une perte de crédibilité globale. La prétention universaliste occidentaliste a fait long feu. Dans toutes les instances internationales, théoriquement à vocation globale, la dictature occidentale a fait craquer le vernis universaliste. Citons-les en vrac : la Cour pénale internationale, les instances olympiques, le système financier international, le FMI et la Banque mondiale, le prix Nobel de la paix etc. Toutes désormais en déficit de crédibilité, comme l’information basée sur la censure pour mieux nous offrir cet extraordinaire spectacle d’indignité et de monstruosité médiatique mais qui repose sur un consensus général qui va dans le même sens. La monstruosité n’est pas seulement LCI mais bien ce qui permet qu’il n’y ait rien d’autre… et ce qui le permet ne vient pas de nulle part, ici LCI c’est Bouygues et le marché de la reconstruction après la guerre, c’est Bolloré et la manière dont il “tient” le transport portuaire africain avec la concurrence chinoise, c’est Dassault et la vente des rafales, c’est mister K l’oligarque qui met la main sur le feu nucléaire, bref c’est le capital avec son bras armé les Etats-Unis. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)


Par Djamel LABIDI

Dans la propagande occidentale sur la guerre en Ukraine, les medias lourds français, officiels et officieux, à part quelques exceptions, se font particulièrement remarquer dans un soutien sans nuance au pouvoir ukrainien. En France la palme revient incontestablement à la chaine d’information continue LCI.

Pour qui veut connaitre ce monde fou où nous vivons, dans cette hantise d’une probable Troisième Guerre mondiale, je recommande de suivre cette chaine d’information. Chez eux aucune trace de cette hantise. Pour eux c’est de la propagande, du “bluff russe”. Ils se réjouissent de chaque escalade dans les armements, de chaque pas en avant vers le gouffre. Ils en rient même souvent, tranquillement installés sur les plateaux, visionnant parfois une vidéo dont on a expurgé pour les téléspectateurs les scènes trop sanglantes. Continuer la lecture de Une monstruosité médiatique : LCI

Tous ces privilèges qui restent à abolir, l’analyse

Le 4 août 1789, l’Assemblée constituante votait la fin des privilèges de l’Ancien Régime. Mais pour atteindre l’idéal révolutionnaire d’une société égalitaire, il en reste encore quelques-uns à faire tomber. Liste non exhaustive des bénéfices et passe-droits des plus aisés.

Photo Eric TSCHAEN/REA

Photo Eric TSCHAEN/REA

À l’hôtel des Menus-Plaisirs de Versailles, la nuit du 4 août 1789 est agitée. Dans un de ces moments d’effervescence que seules les révolutions savent offrir, l’Assemblée constituante vote la fin des privilèges féodaux. La fougue politique du club des Bretons, futurs Jacobins, emporte avec elle les fondements de l’Ancien Régime. Pourtant, 234 ans plus tard, les fractures perdurent. C’est qu’un ordre inégalitaire, capitaliste et bourgeois, en a remplacé un autre. Il reste des privilèges à précipiter au tombeau. « L’Humanité magazine » vous en fait l’inventaire (non exhaustif).

L’héritage, le nerf de la guerre

Dans plusieurs de leurs travaux, les sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon ont montré combien la transmission d’un patrimoine, financier ou matériel, était cruciale dans la perpétuation des dynasties fortunées. Depuis une trentaine d’années, l’héritage a tendance à s’accroître au point de devenir la première cause d’inégalité en France. Le système actuel de taxation, progressif, n’est pas exempt de critiques, en raison notamment de ses nombreux dispositifs d’exonération et d’exemption. Le 0,1 % des plus riches hérite en moyenne de 13 millions d’euros par tête… soit 180 fois l’héritage médian de l’ensemble des Français. Continuer la lecture de Tous ces privilèges qui restent à abolir, l’analyse

Alliance, FNSEA, Total, Uber : comment les lobbies ont pris le pouvoir dans les ministères

Alliance, FNSEA, Total, Uber… Organes syndicaux ou grandes firmes privées, ils ont gagné une influence démesurée au sein des gouvernements successifs, remportant la plupart des arbitrages. Au point d’être suspectés de cogérer la politique nationale avec les ministres.

Entre Gérald Darmanin et Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance police nationale, c'est l'amour fou. Nombre d’organisations syndicales rêveraient d’une oreille aussi attentive de leur ministère de tutelle. © AFP

Entre Gérald Darmanin et Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance police nationale, c’est l’amour fou. Nombre d’organisations syndicales rêveraient d’une oreille aussi attentive de leur ministère de tutelle. © AFP

On dit d’eux qu’ils sont les « vrais maîtres de Beauvau ». Le couple Alliance-Unsa police, bloc syndical majoritaire parmi les policiers, a démontré, dans l’affaire des policiers de Marseille, à quel point il pouvait imposer son agenda au ministère de l’Intérieur. Mais ils ne sont pas les seuls : la FNSEA sur les dossiers agricoles, le Medef sur les réformes économiques, Uber sur le droit du travail… Plusieurs groupes d’intérêt, syndicaux ou privés, occupent un poids démesuré dans les tractations et les décisions élaborées au sein des ministères, jouant du rapport de force et profitant, souvent, de convergences de vues politiques avec les membres de l’exécutif.

L’affaire n’est pas neuve. Mais elle a pris un coup d’accélérateur avec les macronistes. Les lobbyistes ne sont plus seulement reçus régulièrement dans les bureaux ministériels. Certains y travaillent. La majorité présidentielle est passée maîtresse dans l’art du pantouflage et du rétropantouflage, comme si public et privé étaient deux mondes indifférenciés.

L’uniforme à l’école, prémices de la patte Gabriel Attal

Le nouveau ministre Gabriel Attal, a dévoilé sa feuille de route pour l’Éducation nationale jeudi 27 juillet. Parmi ses priorités : un appel du pied à la droite, avec la volonté d’expérimenter le retour de l’uniforme dans les établissements scolaires.

Gabriel Attal arrive au palais de l'Elysée à Paris le 19 juillet 2023.

Gabriel Attal arrive au palais de l’Elysée à Paris le 19 juillet 2023.
AFP / Bertrand GUAY

« L’ordre, l’ordre, l’ordre », martelait Emmanuel Macron en guise de feuille de route, lundi dernier, depuis Nouméa. Message bien reçu par Gabriel Attal, choisi pour remplacer Pap Ndiaye au ministère de l’Éducation nationale il y a une semaine.

Parmi les premières propositions du nouveau ministre, détaillées ce jeudi dans le Midi Libre , on retrouve ainsi une vieille marotte de la droite : le port de l’uniforme. Celui-ci ferait son retour sous la forme d’une expérimentation, d’abord, « si la communauté éducative d’un établissement le demande ». Mais on sait ce qu’il advient des expérimentations en Macronie. Elles ont une fâcheuse tendance à être généralisées, à l’image de la mise en place du RSA conditionné à minimum 15 heures d’activité, testée dans 18 départements, avant que cette mesure apparaisse dans le projet de loi dit « plein-emploi », voté au Sénat le 11 juillet dernier. Continuer la lecture de L’uniforme à l’école, prémices de la patte Gabriel Attal

Grisolles. Les communistes appellent à un « nouveau Front Populaire »

Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a rendu publique une « lettre aux Français » appelant à la création d’un « nouveau Front populaire ». Il s’agit d’un document de deux pages, tiré à plusieurs millions d’exemplaires, et distribué par les militants communistes durant tout l’été, jusqu’à la Fête de l’Humanité en septembre. Une délégation du PCF 82 était présente sur le marché de Grisolles mercredi pour la diffuser.

« Ce texte rappelle que les temps sont durs pour tout le monde. Et nous savons que ce gouvernement cherche à nous diviser et à briser tout espoir de changement », commente Julien Sueres, militant communiste et membre du secrétariat départemental.

« Fabien Roussel rappelle les positions de notre parti quant au monde du travail, à savoir un vrai salaire, tout au long de la vie, permettant de vivre, d’élever nos enfants, de partir en vacances, de nous projeter dans l’avenir et de pouvoir profiter d’une bonne retraite en bonne santé », insiste le castelsarrasinois accompagné d’une poignée de militants dont le conseiller régional Rodolphe Portolès.

« Il est temps d’indexer les salaires sur l’inflation, les députés communistes ont déposé une proposition de loi en ce sens », insiste ce dernier, également conseiller municipal à Montauban. « Nous invitons tous les lecteurs de la lettre à signer la pétition en ligne du PCF. Il s’agit aujourd’hui de rassembler le plus grand nombre, dans les entreprises, dans nos communes, dans nos quartiers pour faire respecter partout la dignité humaine et faire vivre l’égalité, la fraternité et la République dans une France libre de ses choix », ajoute Rodolphe Portolès.

Une initiative « très positive » pour les nombreux Grisollais qui ont pu échanger avec les militants sur le marché. En conclusion de la lettre, le PCF lance un appel à bâtir « ensemble un nouveau Front populaire qui rassemble la France des villes et des champs, la France du travail et du progrès social, une France souveraine, capable de mettre enfin l’être humain et la planète au cœur de tous ses choix ».

Contact presse : Julien Sueres – j.sueres@gmail.com – 07 62 27 36 23

 

NDLR de MAC: tout le mois d’août, cette lettre sera diffusée sur les marchés de Moissac, Castelsarrasin, Beaumont, Valence d’Agen, Montaigu de Quercy et partout ou des initiatives se tiendront! Venez à la rencontre des communistes…

Violences policières : « Avant un éventuel procès, un policier n’a pas sa place en prison », le directeur général de la police suscite le tollé

Le directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux, a apporté son soutien public aux quatre policiers mis en examen pour avoir passé à tabac un jeune homme, en marge des violences consécutives à la mort de Nahel. Des propos « gravissimes », qui remettent en cause l’État de droit, selon la gauche et les syndicats de magistrats.

Frédéric Veaux, directeur général de la Police Nationale et Gerald Darmanin, ministre de l'Intérieur.

Frédéric Veaux, directeur général de la Police Nationale et Gerald Darmanin, ministre de l’Intérieur.
Thierry STEFANOPOULOS/REA

Après la haie d’honneur et les applaudissements, voilà maintenant le soutien public du chef de la Direction générale de la police nationale (DGPN). « Je comprends l’émotion, et même la colère, qu’a pu susciter dans les rangs policiers le placement en détention de l’un des leurs », a affirmé Frédéric Veaux, le DGPN, dans une interview accordée au Parisien, le 23 juillet.

Il fait ici référence au mouvement de fronde des policiers marseillais suscité par la mise en examen de quatre de leurs collègues de la Brigade anticriminalité (BAC), en particulier le placement en détention provisoire de l’un d’eux, pour « violences en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique avec usage ou menace d’une arme ».  Ce dernier est soupçonné d’avoir, avec ses trois collègues de la BAC, roué de coups un homme de 21 ans dans la nuit du 1 er au 2 juillet, au moment où la ville était en proie aux violentes émeutes qui avaient suivi la mort de Nahel. Continuer la lecture de Violences policières : « Avant un éventuel procès, un policier n’a pas sa place en prison », le directeur général de la police suscite le tollé

Électricité : derrière la hausse des prix, la promesse de plus de précarité

Le tarif réglementé, majoritaire chez les usagers, va augmenter de 10 % à partir du 1er août. En pleine spirale inflationniste, cette hausse va entraîner de graves conséquences pour les foyers les plus modestes.

Entre 1970 et 2020, la part allouée à l’énergie destinée au logement est passée 7 % à près de 14 % en France. © Remi Decoster

Entre 1970 et 2020, la part allouée à l’énergie destinée au logement est passée 7 % à près de 14 % en France. © Remi Decoster

Les Français vont devoir davantage se serrer la ceinture. Le gouvernement a prévu une augmentation du tarif réglementé de l’électricité à hauteur de 10 % à partir du 1er août.

Un nouveau coup dur pour le pouvoir d’achat des ménages, en pleine spirale inflationniste affectant fortement leur niveau de vie : la moitié de la population dit se retrouver contrainte de sauter des repas occasionnellement ou régulièrement, selon une étude publiée en juin.

Le gouvernement vise 14 milliards d’euros d’économie

Cet accroissement des coûts difficile à supporter s’inscrit dans une politique de baisse des dépenses publiques voulue par le gouvernement, avec la décision de mettre fin au bouclier tarifaire dans la même visée d’économie budgétaire.

Prévue initialement pour le début de l’année 2025, l’extinction du dispositif a été avancée à la fin 2024. Une mise à l’arrêt progressive, qui se traduit par une hausse de 10 % des tarifs pour août, au prétexte d’éviter une augmentation encore plus brutale en cas de sortie complète du dispositif.

Le ministre délégué chargé des Comptes publics Gabriel Attal a prévenu les Français qu’ils devront faire « un effort global ». En démantelant le bouclier tarifaire, le gouvernement compte faire près de 14 milliards d’euros d’économie. Continuer la lecture de Électricité : derrière la hausse des prix, la promesse de plus de précarité