Les communistes Tarn et Garonnais appellent à barrer la route au Rassemblement National

Communiqué

Montauban, le 11 avril 2022

Le Parti communiste de Tarn et Garonne a pris acte du résultat des élections présidentielles au soir du 1er tour. Nous remercions les 3628 Tarn et Garonnais et Tarn et Garonnaise qui ont fait le choix de Fabien Roussel au cours de ce scrutin.

Sur le plan national, les résultats sont marqués encore une fois par une abstention forte. L’extrême droite en ressort renforcée et le vote « utile » a largement servi les trois candidats arrivés en tête au détriment de tous les autres.

Pour autant, à l’issue de ce premier tour, la gauche dans son ensemble enregistre un score historiquement faible. L’enjeu est de reconstruire et consolider une gauche forte et populaire en capacité de l’emporter demain dans le respect de toutes ses composantes.

Pour ce deuxième tour de l’élection présidentielle, les communistes Tarn et garonnais font le choix de la responsabilité en s’opposant à ce qu’un projet raciste et ultra libéral soit mis en œuvre au sommet de l’état.

Jamais les communistes ne banaliseront l’extrême droite et ses idées. C’est pourquoi nous appelons à battre Marine Le Pen dimanche 24 avril.

Pour le Secrétariat du PCF 82

Catherine PHILIPPE

 

Contact presse :   Julien Sueres : j.sueres@gmail.com – 07 62 27 36 23

VIDÉO. Le candidat Fabien Roussel appelle à faire front contre l’extrême droite

Le candidat communiste, sous la pression du « vote utile », n’atteint pas le seuil des 5 % un temps espéré. Désormais, il faut absolument faire front contre l’extrême droite, et enchaîner sans relâche sur la campagne des législatives, appelle le candidat communiste. Retrouvez en intégralité le discours de Fabien Roussel depuis le siège du parti communiste, à l’issue des résultats du premier tour de l’élection présidentielle.

Et si votre vote changeait vraiment la donne ?

Présidentielle. L’abstention pourrait être en hausse, dimanche, selon les sondages. Pourtant, les bonnes raisons de se rendre aux urnes sont nombreuses.

Le programme

©Denis ALLARD/Leextra via opale.photo

L’abstention sera-t-elle le choix le plus partagé dimanche ? Avec des prévisions oscillant entre 28,5 et 30 %, « il existe un risque sérieux, le 10 avril, de dépasser le record du 21 avril 2002, à 28,3 % », pointe le directeur général de l’Ifop, Frédéric Dabi, qui souhaite toutefois rester prudent puisque « c’est un comportement électoral difficile à identifier parce que ce n’est pas valorisant de dire qu’on va s’abstenir ».

Après la première qualification du FN au second tour en 2002, un sursaut avait suivi en 2007 (16,23 %), mais depuis, de scrutin en scrutin, l’abstention est repartie à la hausse : 20,52 % en 2012 et 22,23 % en 2017. « Plus la participation sera faible, dimanche, plus se creuseront les inégalités de représentation en termes de territoire, d’âge et de classe sociale, ajoute le sociologue Vincent Tiberj. Ceux qu’on aura entendus, c’est la France qui va bien, des quartiers riches, des plus âgés… Au détriment de toutes les autres. » Mais il est encore temps de donner de la voix. Pour s’en convaincre, voici six bonnes raisons d’aller à la piscine seulement après avoir fait un petit tour au bureau de vote, dimanche. Continuer la lecture de Et si votre vote changeait vraiment la donne ?

Présidentielle. Fabien Roussel : « Le 10 avril, votez pour vos convictions » Video

À quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, le 10 avril, le candidat communiste Fabien Roussel nous a reçus dans son bureau, situé au dernier étage du siège du Parti communiste français, pour un entretien à découvrir en intégralité dans l’Humanité Magazine, le 7 avril « Ne votez pas en fonction du second tour, votez pour vos idées, pour des réformes heureuses car on en a tellement besoin » , souligne le député du Nord, qui a réussi à populariser sa campagne des « Jours heureux ».

Le 5 avril, l’Humanité aux côtés du Secours populaire français… Découvrez le programme

Fidèle à sa longue tradition de solidarité et aux valeurs pacifistes et humanistes qui l’animent depuis sa création, le journal l’Humanité remettra, mardi 5 avril prochain, au Secours populaire français (SPF) le fruit de la collecte de dons, engagée, le 9 mars, auprès de ses lectrices et lecteurs, afin de contribuer à l’action conduite sur le terrain par le SPF pour venir en aide aux réfugié.es dans les pays proches de l’Ukraine.

La remise de ces dons, d’un montant conséquent, se fera à l’occasion d’une soirée exceptionnelle ouverte au public sur réservation, à laquelle participeront de nombreuses personnalités du monde politique, associatif, culturel et syndical. Découvrez le programme.

AU PROGRAMME  DE LA SOIREE

Table-ronde « Comprendre le conflit. Faire taire les armes »

Avec :

Anna COLIN LEBEDEV, enseignante-chercheuse, spécialiste des sociétés postsoviétiques,

Francis WURTZ, député européen honoraire,

Vadim KAMENKA, journaliste à l’Humanité envoyé spécial en Ukraine

Iryna DMYTRYCHYN, historienne, traductrice et maître de conférences à l’Institut national des langues et civilisations orientales, spécialiste de l’Ukraine (sous réserve)

Des témoignages

Une famille ukrainienne réfugiée en France et Marie-Christine VERGIAT, ancienne députée européenne, Vice-Présidente de la Ligue des droits de l’Homme

Culture et solidarité

Laurent GAUDÉ, écrivain, Prix Goncourt 2004,

Olivier RABOURDIN, comédien

Philippe MARTINEZ, secrétaire général de la CGT,

 et un tour de chant de GARANCE

Remise des dons de l’Humanité au Secours populaire français

Henriette STEINBERG, secrétaire générale du Secours populaire français, et Fabien GAY, directeur de l’Humanité

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Présidentielle. Contre la fraude fiscale, Fabien Roussel s’érige en « vote rentable »

En meeting près de Lyon, le candidat communiste entend s’attaquer aux « délinquants en col blanc », et propose la création de « brigades Elliot Ness », chargées de récupérer les 100 milliards d’euros qui s’évaporent, chaque année, dans les paradis fiscaux.

Durant près d’une heure, à Villeurbanne, samedi 2 avril, Fabien Roussel s’est attaché à dénoncer « la délinquance en col blanc ».

Durant près d’une heure, à Villeurbanne, samedi 2 avril, Fabien Roussel s’est attaché à dénoncer « la délinquance en col blanc ».AFP

Villeurbanne (Rhône), envoyé spécial.

À huit jours du premier tour, ce meeting lyonnais de Fabien Roussel fait doublement écho à l’actualité. Par les intempéries climatiques, d’abord, la neige ayant empêché plusieurs bus venus de la Loire et du Puy-de-Dôme de rejoindre les près de 4 000 personnes réunies au double mixte de Villeurbanne. Par le thème du discours, ensuite, axé sur la lutte contre l’évasion fiscale. « Passer des contrats avec des McKinsey tout en sachant qu’ils ne payent pas d’impôts ? Oui, dit le candidat Macron, c’est anormal, mais, c’est légal », déplore le communiste. Une allusion au scandale qui éclabousse l’actuel locataire de l’Élysée, autour des cabinets conseils qui ont bénéficié, en 5 ans, de 2,3 milliards d’euros de commandes publiques. Continuer la lecture de Présidentielle. Contre la fraude fiscale, Fabien Roussel s’érige en « vote rentable »

Fabien Roussel, face à des citoyens, « La richesse de la France, c’est vous, pas les actionnaires »

Guerre, pouvoir d’achat en berne, réchauffement climatique… à ce monde en crise, Fabien Roussel veut opposer des « Jours heureux ». Le candidat communiste s’en explique avec des citoyens engagés pour la paix, la justice sociale et le climat, invités par l’Humanité.

À un peu plus d’une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, le candidat communiste Fabien Roussel entre « dans la dernière ligne gauche de sa campagne », plaisante-t-il, déterminé à « ne rien lâcher ». Pour l’interroger, l’Humanité a sollicité des citoyens engagés dans des luttes sociales, écologiques, pour la paix. Premier thème : le pouvoir d’achat. Une question, en conséquence de l’inflation liée à la guerre en Ukraine, plus que jamais en tête des préoccupations des Français : pour 57 % d’entre eux – c’est ce qui comptera le plus dans leur choix le 10 avril, selon Elabe.

À ce sujet, avec la coordination Pas sans nous, qui a organisé un tour de France des quartiers populaires, Fatima Lancien a accepté de répondre à notre invitation. Salariée d’un grand hôtel et syndicaliste, elle a participé aux luttes menées par les petites mains des palaces. Le conflit en Ukraine a aussi, depuis son déclenchement par la Russie le 24 février, mis en lumière de nombreuses questions qui, d’habitude, passent sous les radars d’une telle élection. Continuer la lecture de Fabien Roussel, face à des citoyens, « La richesse de la France, c’est vous, pas les actionnaires »

La gauche veut plus d’argent et d’agents

Loin de ses adversaires de droite et d’extrême droite, la gauche veut renforcer les services publics. Le candidat communiste, Fabien Roussel,  propose un plan de création de 500 000 postes.

Le programme des Jours heureux défend la création de 200 000 postes dans les hôpitaux et Ehpad. Nathalie Guironnet/Collectif DR

Le programme des Jours heureux défend la création de 200 000 postes dans les hôpitaux et Ehpad. Nathalie Guironnet/Collectif DR Nathalie GUIRONNET

L’adage du mouvement social « de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » est constitutif des services publics. De la petite enfance au grand âge, la fonction publique intervient quotidiennement dans la vie de chacun. Mise à l’épreuve durant la pandémie, elle est aujourd’hui des plus affaiblie après des années de politiques d’austérité. Le quinquennat Macron a fait fondre ses effectifs de 70 000 agents territoriaux, après les 85 000 fonctionnaires déjà supprimés sous Nicolas Sarkozy, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et le non-­remplacement d’un agent sur deux. « Nous n’avons jamais eu autant besoin de services publics, utiles et accessibles à tous, qui s’opposent à ces logiques mortifères » de rentabilité des marchés financiers, assure pourtant Fabien Roussel dans son programme. Continuer la lecture de La gauche veut plus d’argent et d’agents

Les sondages influencent-ils les électeurs ?

Les déterminants du vote sont multiples. Les enquêtes d’opinion semblent agir sur une partie des électeurs qui, tels des stratèges, cherchent à peser le plus possible sur l’issue du scrutin. Jusqu’à quel point ?

Chez France Affichage, au centre de Mitry-Mory (Seine-Saint-Denis), répartition des affiches officielles de campagne des candidats à l'élection présidentielle. Julien de Rosa/AFP

Chez France Affichage, au centre de Mitry-Mory (Seine-Saint-Denis), répartition des affiches officielles de campagne des candidats à l’élection présidentielle. Julien de Rosa/AFP

Les sondages influencent la partie la plus politisée des électeurs, mais également la stratégie développée par les acteurs politiques.

Daniel Gaxie, Professeur émérite à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne

Plus importante à l’occasion de l’élection présidentielle, l’influence des sondages s’exerce sur certains électeurs, la stratégie des acteurs politiques et la couverture médiatique. Tous n’y sont pas tous attentifs.

Plus les individus s’intéressent à la vie politique, plus ils sont susceptibles de leur accorder de l’attention. Or, l’intérêt pour la poli­tique est inégal. Il obéit à certaines déterminations, dont la principale est le niveau d’éducation ou, plus précisément, le volume de capital culturel. Tendanciellement, les sondages pèsent donc plutôt sur le choix des membres des catégories supérieures.

Les études d’opinion n’incitent pas forcément à voter. Ceux qui n’y sont pas disposés ne vont pas le faire parce qu’ils vont prendre connaissance des résultats des enquêtes. Continuer la lecture de Les sondages influencent-ils les électeurs ?

L’enquête qui jette le soupçon sur le patrimoine d’Emmanuel Macron

Le président de la République détiendrait-il de l’argent placé dans un paradis fiscal ? Les journalistes Jean-Baptiste Rivoire et Gauthier Mesnier soupçonnent qu’une part de la rémunération versée en 2012 par la banque Rothschild à l’actuel locataire de l’Élysée l’ait été dans un trust à l’étranger. Entretien

Emmanuel Macron en 2015 à Bercy, lorsqu'il était ministre de l'Économie. M. Medina / AFP

Emmanuel Macron en 2015 à Bercy, lorsqu’il était ministre de l’Économie. M. Medina / AFP

Sur ses déclarations à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), Emmanuel Macron ne déclarait que 156 000 euros de patrimoine en 2014, 500 000 en 2022. Des sommes qui ont étonné, alors que l’intéressé avouait lui-même avoir perçu près de 3 millions d’euros entre 2009 et 2013.

En enquêtant sur cette étrange disparition, Jean-Baptiste Rivoire, ancien responsable de l’investigation à Canal Plus, et Gauthier Mesnier n’ont pas trouvé la trace de cet argent, mais ont soulevé un autre lièvre : Emmanuel Macron pourrait avoir perçu bien plus que 3 millions d’euros chez Rothschild.

Un documentaire-enquête devant être diffusé ce mardi sur le site d’Off Investigation émet de sérieux doutes sur les honoraires reçus par le chef de l’État en 2012 à l’occasion du rachat par Nestlé d’une filiale de Pfizer. Une source anonyme affirme que la banque Rothschild avait coutume de verser une part importante de ce type de rémunération sur des structures opaques dans des paradis fiscaux. Continuer la lecture de L’enquête qui jette le soupçon sur le patrimoine d’Emmanuel Macron