« Nous travaillons au rassemblement dans chaque commune autour de projets d’intérêt général » P. Lacaze, responsable aux élections du PCF

Malgré les divisions à gauche, le responsable aux élections du PCF, Pierre Lacaze, se réjouit du rassemblement de plusieurs forces de gauche dans 80 % des communes de plus de 10 000 habitants. Un point d’appui pour combattre l’extrême droite et mener des politiques au service des populations, estime-t-il.

Pierre Lacaze souligne l’importance du rassemblement de la gauche dans les communes pour remporter les élections municipales.
© Anthony MICALLEF/HAYTHAM-REA

« Les élections municipales, ce sont près d’un million de candidats, soit six à sept millions d’hommes et de femmes qui mènent campagne, discutent, présentent des projets », fait remarquer Pierre Lacaze, responsable aux élections du PCF. D’où l’importance pour la gauche de se montrer à la hauteur. Continuer la lecture de « Nous travaillons au rassemblement dans chaque commune autour de projets d’intérêt général » P. Lacaze, responsable aux élections du PCF

Union de la gauche, transition écologique, socialisme… Le conseil national du PCF lance les travaux du 40e congrès

La direction communiste a initié, samedi, les travaux du 40e congrès, qui aura lieu cet été à Lille. L’objectif est de définir un projet de très long terme, pour les « quinze ou vingt prochaines années », afin de rendre lisible son ambition.

Fabien Roussel (PCF) : « Je rétablirai l'ISF » | Le Télégramme
« On parle de processus révolutionnaire, de changement de société sans nommer ce vers quoi on veut aller. Nous avons besoin de verbaliser les étapes pour aller vers le communisme. (…) Cela participe de la clarification d’un projet de rupture », explique Fabien Roussel. 

 

La date et le lieu sont inscrits dans les agendas : ce sera à Lille (Nord), du 4 au 6 juillet, que se tiendra le 40e Congrès du PCF. Le conseil national du parti a lancé, samedi, les travaux en vue de l’événement. L’objectif, affiche le secrétaire national, Fabien Roussel, est de « rendre lisible par le peuple tout entier notre ambition pour la France et la République », à savoir, pour les « quinze, vingt prochaines années », bâtir « l’union du peuple de France » par la « conquête d’une majorité populaire, la conquête du pouvoir par les luttes, par une remontée de notre influence ». Continuer la lecture de Union de la gauche, transition écologique, socialisme… Le conseil national du PCF lance les travaux du 40e congrès

Fabien Roussel : les Vœux 2026 de la direction du PCF (Video)

Tracteurs interdits : en voulant calmer la colère des agriculteurs, le gouvernement met le feu aux poudres

Le premier ministre peine à convaincre les syndicats d’agriculteurs, mobilisés sur plusieurs fronts, en particulier contre la gestion par l’exécutif de la Dermatose nodulaire contagieuse et la signature annoncée par l’Union européenne du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur. Les interdictions faites aux engins agricoles de circuler sont loin de ramener le calme. Après les rendez-vous à Matignon, Sébastien Lecornu promet des annonces d’ici vendredi, selon la FNSEA.

En clair, avec les arrêtés pris par plusieurs préfectures, il s’agit d’entraver la mobilisation des agriculteurs dont le mouvement est parti de la gestion par l’exécutif de la crise de la Dermatose nodulaire contagieuse (DNC), en particulier sur la politique d’abattage des troupeaux, et auquel d’autres revendications se sont greffées.
© ROMAIN PERROCHEAU / AFP

 

Malgré l’opération déminage de la colère paysanne engagée par Sébastien Lecornu, le gouvernement a réussi à mettre le feu aux poudres. L’étincelle ? Non seulement une salve de rencontres à Matignon qui n’a pas convaincu, mais aussi la décision prise par plusieurs préfectures d’interdire la circulation des convois de tracteurs et engins agricoles sur les axes routiers jusqu’à jeudi 8 janvier, alors qu’un appel à reprendre cette semaine la mobilisation a été lancée par différents syndicats, de la Confédération paysanne à la Coordination rurale (CR) en passant par la FNSEA. Continuer la lecture de Tracteurs interdits : en voulant calmer la colère des agriculteurs, le gouvernement met le feu aux poudres

Trop froid, trop chaud : le bâti scolaire, un enjeu majeur de santé et d’apprentissage

La vague de froid, comme l’épisode caniculaire de juin dernier, a mis en lumière une réalité criante : les écoles françaises souffrent d’un bâti souvent inadapté aux enjeux climatiques. Ceci n’est pas sans conséquences directes sur la santé des élèves et du personnel. Un rapport publié à la rentrée 2025 par l’Alliance écologique et sociale (AES), regroupant syndicats et associations comme la FSU, Sud Éducation, Greenpeace ou Oxfam, dresse un état des lieux alarmant et formule des pistes pour agir. Continuer la lecture de Trop froid, trop chaud : le bâti scolaire, un enjeu majeur de santé et d’apprentissage

Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC): les communistes refusent l’abattage total et promeuvent un grand service public vétérinaire (Communiqué)

 

Publié le 15 décembre 2025

Cinq mois après l’apparition du premier cas de DNC en Savoie, 110 foyers détectés dans 10 départements et plus de 3 000 bovins abattus, l’Etat ne peut rester sourd aux revendications des éleveurs. Si les mesures d’abattage total auraient pu se justifier au début de l’épidémie, elles s’avèrent aujourd’hui non seulement inefficaces mais aussi dangereuses socialement et économiquement pour de nombreuses exploitations familiales et pour les territoires dans lesquels elles s’inscrivent.

Cette politique sanitaire ne tient pas compte du travail de sélection génétique effectué depuis des décennies – voire des générations – par les éleveurs. Un troupeau n’est pas un moyen de production comme un autre. Difficilement substituable car non standardisé, il est issu de longues années de relations de travail entre éleveurs et animaux, d’où une forte attache émotionnelle. Continuer la lecture de Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC): les communistes refusent l’abattage total et promeuvent un grand service public vétérinaire (Communiqué)

Reprendre la main sur le logement : défendre et amplifier la loi SRU

Par Eddie Jacquemart, président de la confédération nationale du logement (CNL).

 

Le 13 décembre, la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) fête ses 25 ans.

Peu d’actualité lui fera de la place. Pourtant, l’oublier serait une faute. Cette loi porte l’un des principes les plus essentiels de notre République sociale : chaque commune doit garantir à toutes et tous l’accès à un logement digne. La mixité sociale n’est pas une option. C’est une condition démocratique pour vivre dignement. Continuer la lecture de Reprendre la main sur le logement : défendre et amplifier la loi SRU

MAC devient « Démocrite, de la vie de la cité à l’actualité internationale »

Depuis 2008, Moissac Au Cœur s’est imposé dans le paysage politique local!

Sa définition actuelle n’a plus lieu d’être et en devenant Démocrite « de la vie de la cité à l’actualité internationale », ce site va essayer de répondre aux besoins de débats, de compréhension et d’appréciations de l’actualité tant locale que nationale et au delà.

Chercher et croiser des informations, alimenter les internautes en contenus, le site continuera son rôle de mise à disposition d’une réflexion qui échappe aux médias dominants.

Peut-être que dans un avenir proche, il évoluera vers une communication plus moderne. Pour autant, prendre le temps de lire, s’est déjà comprendre le monde sans les artifices de l’immédiateté si prisés sur les réseaux sociaux de nos jours!

Enfin, le changement de nom de domaine est en cours, ainsi que les différentes extensions nécessaires.

Merci de rester fidèles!

Journée internationale des personnes handicapées : des droits effectifs et l’égalité réelle, ici comme ailleurs

La question du handicap est une question politique et de droits humains. L’ONU l’a rappelé à plusieurs reprises à la France depuis 2017 : notre pays a signé et ratifié une convention internationale relative aux droits des personnes handicapées en 2010 mais ne la respecte pas et bafoue les droits de plus de 7,7 millions de nos concitoyens. Continuer la lecture de Journée internationale des personnes handicapées : des droits effectifs et l’égalité réelle, ici comme ailleurs

Un enseignement agricole public fragilisé : les parlementaires interpellés

Quand un syndicat s’invite à l’Assemblée nationale… Le SNETAP-FSU, première organisation de l’enseignement agricole public, a appelé ce mercredi 3 décembre les parlementaires à garantir des moyens à la hauteur des enjeux de souveraineté alimentaire, de transition agroécologique et de renouvellement des générations agricoles. Le syndicat dénonce le manque d’engagement du ministère pour renouveler les générations d’agriculteurs et accompagner l’adaptation au changement climatique, malgré la récente loi LOSARGA (loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture).

Un rôle majeur dans la formation des futurs agriculteurs

L’enseignement agricole public forme la majorité des futurs agriculteurs. En 2024, il accueille 60 491 élèves, dont 19 754 dans les filières de production agricole et agroalimentaire. À l’inverse, l’enseignement privé scolarise davantage d’élèves, avec 94 872 inscrits, mais seulement 12 % d’entre eux suivent des formations en production agricole.

Les lycées agricoles forment également aux métiers du paysage, de la forêt, de la gestion de l’eau et des espaces naturels, des services en milieu rural ou encore du secteur hippique.

La filière couvre tous les niveaux, de la quatrième jusqu’aux écoles d’ingénieurs et vétérinaires, grâce à ses lycées, CFA, CFPPA (établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles) et établissements d’enseignement supérieur, et répond ainsi aux besoins de compétences des territoires. Le syndicat souligne que l’enseignement agricole public « ce n’est pas que la production agricole et l’agroalimentaire ».

Une situation démographique critique

Près de 50 % des agriculteurs vont partir à la retraite dans les cinq à huit prochaines années. Actuellement, le nombre d’installations annuelles est estimé entre 13 000 et 14 000, ce qui reste insuffisant face aux 20 000 départs chaque année. Pour le Snetap-FSU, il est indispensable de renforcer l’enseignement agricole public, seul à disposer du maillage territorial et des structures nécessaires pour former la relève : « Seul l’enseignement agricole public est en capacité de permettre l’accès à un parcours à l’installation ambitieux et ouvert à tous les publics. »

Un enseignement agricole public fragilisé

Le SNETAP-FSU dénonce un affaiblissement progressif du service public d’enseignement agricole. Depuis 2019, les budgets successifs traduisent un désengagement de l’État, avec plus de 231 emplois supprimés. Dans le projet de loi de finances 2026, le titre 2 dédié à l’enseignement agricole public diminue encore de 2,6 %, tandis que les financements de l’enseignement privé continuent de progresser, notamment pour les MFR et établissements sous contrat.

Le syndicat précise que les petits lycées professionnels agricoles sont particulièrement touchés, avec de nombreux postes de titulaires non remplacés et un recours accru à des contractuels précaires. De nombreux EPLEFPA (établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles) se retrouvent également en grandes difficultés financières. Dans ce contexte, certaines équipes éducatives peinent à maintenir leurs ambitions faute de moyens stables. Le syndicat résume ainsi : « Ceux qui trinquent dans les budgets successifs, c’est nous. »

Un risque croissant d’affaiblissement du service public face au privé

Dans son interpellation, le SNETAP-FSU alerte contre la confusion créée avec le Bachelor agro, un diplôme de niveau 5 dont l’appellation a été désapprouvée par le Conseil d’État. Selon le syndicat : « La création d’un Bachelor agro … va créer de la confusion, sans doute recherchée, avec les bachelors du privé, diplômes non reconnus par l’État. » Ce diplôme ne résoudra pas le problème central du manque d’attractivité du BTS agricole, diplôme essentiel pour l’installation des futurs agriculteurs, et pourrait favoriser un développement des formations privées au détriment du service public.

Le syndicat critique également la modification de la composition des instances de l’enseignement agricole, qui accorde davantage de représentation aux établissements privés dans le CNESERAAV : « Une première qui ne retrouve pas son équivalent dans le ministère de l’enseignement supérieur de l’Éducation nationale. »

Enfin, le modèle des MFR, qui combine formation scolaire et alternance en entreprise, repose sur des financements multiples et parfois opaques, sans répondre aux besoins de renouvellement des générations agricoles : « On est loin de répondre aux ambitions du renouvellement des générations d’agriculteurs et agricultrices. »

Un appel à un budget à la hauteur des enjeux

Face aux défis climatiques, démographiques et économiques, le syndicat estime qu’un budget ambitieux manque pour consolider le service public. Il demande des équipes complètes, des AESH en nombre suffisant, des personnels administratifs et de santé dans chaque établissement, des groupes pédagogiques réduits pour garantir la sécurité des travaux pratiques, et des moyens renforcés pour accompagner tous les élèves, apprentis et stagiaires vers la réussite.

Comme le concluent les co-secrétaires généraux du syndicat Laurence Dautraix et Frédéric Chassagnette : « Il est plus que temps que l’enseignement agricole public dispose enfin d’un budget qui conforte le service public, ses missions et accompagne tous nos élèves, étudiant·es, apprenti·es et stagiaires dans un parcours de réussite. »

Djéhanne Gani