Lundi 6 mars, après à peine une heure de réunion, la totalité des organisations syndicales a quitté la table des discussions sur la revalorisation. Un geste fort qui donne le ton à la veille d’une mobilisation massive contre les retraites. « Nous sommes face à un gouvernement qui n’a qu’une seule idée en tête : nous faire travailler plus » résume Sophie Vénétitay. « Le pacte est dans cette logique alors qu’on a une profession en souffrance, qui travaille dans des conditions dégradées et qui peine à recruter. Ce n’est pas acceptable, et ce pour l’ensemble des organisations syndicales. Nous voulons une revalorisation sans contrepartie ».
Toutes les organisations syndicales qui quittent la table des négociations, c’est assez rare. C’est ce qui s’est passé lundi 6 mars lors de la dernière réunion sur le volet pacte de la revalorisation. « Elles (Ndlr : les organisations) ont confirmation que le pacte est un instrument qui ne répond en rien aux attentes des collègues et aux besoins de l’École » indiquent-elles dans un communiqué commun. « Loin de contribuer à la revalorisation attendue par toutes et tous, le pacte va conduire à un alourdissement de la charge de travail des personnels. Aucune réponse n’est apportée sur la question des inégalités salariales femmes/hommes : le pacte va même aggraver ces inégalités, c’est inacceptable ! Enfin, le pacte va considérablement dégrader le fonctionnement des écoles et des EPLE ». Continuer la lecture de Revalorisation : les syndicats claquent la porte
François Hadji-Lazaro est mort. Le fondateur des Garçons bouchers et de Pigalle, leader incontestable du punk rock alternatif en France, a cassé sa pipe à 66 ans.
On ne reverra plus sa silhouette, ronde, imposante, impressionnante. Sa gueule de tendre voyou au cœur d’or. On ne le verra plus tourner la manivelle de sa vielle à roue, tirer le soufflet de son accordéon. On ne le croisera plus au bistrot devant un verre de rouge, habillé, été comme hiver, de ses éternelles bretelles aux dessins improbables. Le gros, comme le surnommaient ses potes, s’en est allé. François Hadji-Lazaro est mort. Et merde…
Son engagement dans la Résistance rappelle le rôle majeur qu’ont joué les immigrés dans l’histoire de France. à l’heure où l’extrême droite se fait toujours plus menaçante, l’Humanité magazine relaie les voix qui plaident pour la panthéonisation de cet ouvrier et poète arménien, membre des FTP-MOI. Plus qu’un symbole, l’entrée pour la première fois dans la nécropole républicaine d’un résistant communiste constituerait une juste reconnaissance.
Ses traits gardent encore les rondeurs de l’enfance, sur cette photo prise en 1919 à l’orphelinat de Jounieh, à une vingtaine de kilomètres au nord de Beyrouth, sur la côte méditerranéenne. Vêtus de tuniques blanches, sagement blottis les uns contre les autres, les pensionnaires, figés, regardent droit vers l’objectif. Son regard à lui s’en détourne, se perd ailleurs, sombre et chargé, trop tôt, d’obscures réminiscences. Missak Manouchian a trouvé refuge ici voilà quatre ans, avec son frère aîné Garabed – de leur lignée de paysans d’Adiyaman, sur les rives de l’Euphrate, ils sont les seuls rescapés.
Communiqué de la Fédération du Parti Communiste Français du Tarn et Garonne
Saint Porquier, Dieupentale, école Marcel Pagnol … autant de fermetures de classes ou d’école dès la rentrée prochaine dans le Tarn et Garonne. A cela s’ajoute la quasi impossibilité d’assurer correctement la continuité d’enseignement lorsqu’un.e enseignant.e est absent.e en raison d’une brigade de remplacement insuffisante pour pallier à l’ensemble des besoins du territoire. Les moyens manquent cruellement pour assurer les apprentissages dans de bonnes conditions. Nous ne pouvons admettre que classes surchargées, enseignants non remplacés deviennent l’alpha et l’oméga de l’éducation nationale. Continuer la lecture de Ecoles: la casse continue (Communiqué PCF82)
Dans le clair-obscur politique teinté d’approximations qui préside aux destinées de Terres des Confluences, le RN avance ses pions avec habileté sous la houlette d’un M. Lopez orfèvre en matière de dialectique d’extrême droite.
A la tête de la comcom, le président Briois navigue entre la pression « Bayletiste » du conseil départemental et les coups du RN local qui impose à la fois ses idées et son rythme. En effet, à la suite du coup de sang du président Briois en décembre qui remettait en jeu son mandat, les grandes manœuvres n’ont cessé pendant la trêve des confiseurs, maires consultés, conciliabules à 2 ou 3 élus, consultations des oppositions à minima… et au final un retour à l’ordre établi sans vague. Le débat d’orientation financière proposé ce soir est en ce sens un modèle de gestion sans envergure et sans relief. Continuer la lecture de Comcom du 16 février 2023: Le loup est déjà dans la bergerie + les 2 motions
Le 24 février prochain aura lieu le 1er anniversaire de l’attaque de l’armée Russe en Ukraine, appelée par le gouvernement russe “Opération militaire spéciale” et par les puissances occidentales “guerre d’agression contre l’Ukraine”. Le vocabulaire est aussi une arme de guerre, et il faut être très prudent et attentif aux termes utilisés, dès lors qu’on commente des événements militaires. Sans rentrer ici dans le débat, je noterai seulement que ces mêmes pays occidentaux ont eux-même utilisé largement le terme “Opération militaire”, voire parfois “Opération de paix”, lorsqu’ils utilisèrent leurs armées contre des pays souverains, on peut citer entre autres les exemples de la Serbie (“Opération force alliée” en 1999) ou de la Libye (“Opération Harmattan”, nom utilisé pour l’Armée Française en 2011). Continuer la lecture de L’Appel international pour la Paix: contenus et commentaires par Franck Marsal
Pascale Prat dirige cette école depuis 2002.Photo DDM, E.L.
Annoncé à plusieurs reprises par la mairie de Montauban, l’école Marcel-Pagnol est censée fermer ses portes à la fin de l’année scolaire. Mais ni les parents d’élèves ni la directrice de l’établissement ne peuvent s’y résoudre.
« Je n’arrive pas à me faire l’idée », confie Pascale Prat, la directrice, depuis 2002, de l’école Marcel-Pagnol, « comment peut-on envisager sereinement de fermer une école qui vit »?, s’interroge-t-elle. La menace de fermeture de l’établissement scolaire à la rentrée prochaine devient pourtant de plus en plus forte. La maire Brigitte Barèges et ses élus, ont encore une fois affirmé leur désir d’aller jusqu’au bout de ce projet lors du dernier conseil municipal, lundi.
Pour autant, l’enseignante ne s’y résout pas. « Il y a d’abord eu l’argument que l’école avait besoin d’être rénovée mais des travaux ont déjà été réalisés, les fenêtres ont été changées de ce côté-ci, rappelle-t-elle en désignant les ouvertures côté rue, et il ne reste que celles côté cours à changer ». Et de poursuivre : « Des travaux d’entretien réguliers ont été effectués. D’importants travaux d’amélioration ont d’ailleurs été entrepris récemment comme la mise aux normes d’accessibilité aux personnes en situation de handicap ou la fermeture et l’insonorisation du préau », détaille-t-elle.
«Marx avait-il raison ?» s’interroge le grand hebdomadaire allemand Der Spiegel en ce début d’année, mettant à la une l’image, modernisée, du critique du capital et du fondateur du communisme moderne
Nous sommes entrés dans une nouvelle phase qui réorganise les critiques anticapitalistes, féministes, internationalistes autour d’un marxisme écologique.
Alexis Cukier
Philosophe, maître de conférences à l’université de Poitiers
Les retours et détours des théories marxistes ont toujours suivi le mouvement réel de la lutte des classes. Ainsi, le cycle de mouvements sociaux après la crise de 2007-2008 a relancé les analyses marxistes de la financiarisation du capitalisme, et, quelques années plus tard, la nouvelle vague de luttes féministes a suscité puis s’est réapproprié de nouvelles théories féministes et marxistes du patriarcat et de la reproduction sociale. Avec la nouvelle génération de mouvements écologistes des années 2020, c’est aujourd’hui au tour du marxisme écologique de suivre et d’éclairer les stratégies écologistes, mais aussi indissociablement anticapitalistes, féministes, antiracistes et internationalistes. En effet, seul le marxisme peut saisir, par exemple, la pandémie de Covid, les sécheresses et incendies dus au réchauffement climatique, l’inflation, les guerres impérialistes, comme des conséquences ou des adaptations à la crise de la biosphère causée par le mode de production capitaliste. Continuer la lecture de Crises : pourquoi la critique de Marx fait-elle son retour ?
Les représentants de l’intersyndicale étaient bien à la préfecture, mais ils ont boycotté la réunion du Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN).DDM – DDM HAZEM ALATRASH
C’est une première depuis 15 ans dans le Tarn-et-Garonne. Syndicats et parents d’élèves ont boycotté ce mardi la réunion du conseil départemental de l’Education Nationale. Faute de quorum, le CDEN a été reporté à vendredi.
Comme annoncé, l’intersyndicale FSU-SNUIPP, UNSA, SGEN CFDT et la FCPE, a pratiqué la politique de la chaise vide à l’occasion de la réunion du Conseil Départemental de l’Education Nationale qui s’est réuni ou devait se réunir à la Préfecture pour définir le profil de la rentrée scolaire 2023. Sur les 30 membres votants (10 élus, 10 parmi le personnel enseignant et autant pour les parents d’élèves), il aurait fallu 16 présents pour que le quorum soit atteint. De fait, le CDEN a été reporté à vendredi. Continuer la lecture de Tarn-et-Garonne. Syndicats et parents d’élèves boycottent la carte scolaire in DDM
Alors que les annonces de fermetures de classes se multiplient, celles d’écoles sont aussi nombreuses. Dans ce dernier cas, les élèves sont bien souvent envoyés dans des écoles de quartiers, de villes ou de villages limitrophes. Fermer une école impacte toute la vie de la cité, l’école primaire étant, depuis sa création, un maillon essentiel de la vie locale. À Montauban, c’est l’école Marcel Pagnol qui fermera définitivement ses portes le 7 juillet. Une situation qui émeut les habitants et habitantes mais aussi les enseignantes de cette école de trois classes. Pascale Prat, la directrice, a écrit une lettre ouverte à Pap Ndiaye. Le Café pédagogique a décidé de la retranscrire intégralement. On lit à travers ces lignes le désarroi d’une directrice (elle n’est pas sans rappeler celle de Christine Renon) et d’une équipe au service des élèves. On y lit aussi le désarroi et l’incompréhensions de celles-ci et de tous les acteurs et actrices de l’école.
Les fermetures de classes et d’écoles sont théoriquement actées par le Dasen – Directeur académique des services de l’éducation nationale. Dans le cas présent, c’est la mairie qui a pris les devants, et le Dasen – qui aurait pu s’y opposer – s’est hâté d’acter la décision selon la FSU SNUipp de Haute-Garonne. « L’école connait une baisse d’effectif, les élèves seront 47 à la prochaine rentrée selon les prévisions » nous explique Sandra Rubio co-secrétaire départementale. « Cela justifie une fermeture de classe, mais pas une fermeture d’école… ». Contactées, la municipalité et la direction académique n’ont pas souhaité commenté.