Laurent Brun après le congrès : bilan et perspective…

Nous attendons beaucoup de cette nouvelle équipe, telle que la décrit Laurent Brun. Oui c’est vrai que ce Congrès a accompli des avancées qui nous ont surpris et qui prouvent la maturité de ceux qui chacun à leur manière ont su avancer au rythme de ce mouvement social. (note de Danielle Bleitrach pour histoire et société)

Après un peu de repos, bien nécessaire, je remercie tou.tes les camarades qui m’ont envoyé un petit mot. Je ne peux pas répondre à tout le monde mais ça fait chaud au cœur. Je retiens deux choses de la période :

le congrès confédéral a été d’une très haute teneur. Il y a eu des débats vifs, parfois même des affrontements, les délégués ont voulu signifier leur mécontentement en ne validant pas le rapport d’activité, ils ont largement réécrit le document d’orientation en votant leurs amendements, et tout cela donne un message cohérent et puissant : nous voulons le rassemblement de la CGT, sur des bases de luttes, sur un positionnement de classe, en intégrant les enjeux de l’environnement et de la lutte contre toutes les divisions de la société, en particulier les discriminations femmes-hommes, en réaffirmant les fondamentaux de la CGT, son caractère internationaliste, ses syndicats comme orga de base, le rôle de ses UL, le fédéralisme, etc… Il s’est exprimé une énorme aspiration à la démocratie en interne comme dans le pays… bref des orientations de combat, de détermination ! Ça fait du bien et il faudra beaucoup d’efforts pour en être dignes ! Bravo à Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT ! Elle n’a pas été élue parce que c’est une femme, mais bien parce que c’est une dirigeante et qu’elle a su écouter et rassembler l’organisation. Le Bureau Confédéral dont je fais désormais partie sera avec elle pour construire cette CGT forte, ouverte, joyeuse et combattante que nous aimons !

Ensuite je vois les gesticulations du Gouvernement pour passer outre le débat sur la réforme des retraites. Les bassines, la fin de vie, tout est bon pour passer à autre chose. Ne laissons pas faire ! Merci aux partis politiques (PCF, LFI, EELV) qui ont annoncé qu’ils ne rencontreraient pas la Première Ministre Elisabeth Borne sur autre chose que les retraites (elle les avait convoqués sur les futures réformes, toujours dans l’optique de passer à autre chose). La CGT se rendra à la réunion de mercredi pour recevoir l’annonce du retrait de la réforme. Il n’y aura ni discussion d’autres sujets, ni tractation de notre part. Depuis 3 mois, le pays est dans une crise sociale sans précédent, provoqué par le Gouvernement. Il est temps que celui-ci revienne à la raison. Le Gouvernement mise sur la résignation mais la colère monte contre lui dans l’opinion publique et les salariés ne se sont pas autant impliqués pour finalement baisser les bras. Nous devons être MASSIVEMENT mobilisés jeudi 6 avril dans les grèves et dans les manifestations, pour montrer qu’il n’y a pas d’autres issues pour le Gouvernement que de retirer cette réforme inutile et injuste ! La lutte continue !!!

Bon on sera tous jeudi à la manif…

CGT. Sophie Binet à Emmanuel Macron : « Nous ne lâcherons rien »

La nouvelle secrétaire générale de la CGT, élue vendredi à Clermont-Ferrand, a averti d’emblée le chef de l’État et la première ministre de la détermination intacte de son syndicat à obtenir le retrait de la réforme des retraites. Elle s’est félicitée que sa centrale ait réussi à se rassembler au terme d’un congrès difficile, en « évitant l’éruption sur cette terre volcanique », a-t-elle déclaré.

Sophie Binet au 53eme congrès de la CGT

Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), envoyée spéciale.

Les yeux fatigués, emplies d’émotion, un dernier souffle avant d’arriver à la tribune du congrès. Forte des encouragements des mille délégués, soutenue par l’exécutif nouvellement élu en appui derrière elle, la nouvelle secrétaire générale de la CGT n’était pas seule pour vivre ce moment. Sophie Binet s’est élancée au pupitre. Continuer la lecture de CGT. Sophie Binet à Emmanuel Macron : « Nous ne lâcherons rien »

CGT : Sophie Binet succède à Philippe Martinez

La conseillère principale d’éducation (CPE) a été élue ce matin secrétaire générale de la confédération. Elle est la première femme à accéder à cette fonction en 128 ans d’existence du syndicat.

Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT, ici à la Fête de l'Humanité.

Sophie Binet, nouvelle secrétaire générale de la CGT, ici à la Fête de l’Humanité.
© Mathieu Cugnot

La troisième tentative aura été la bonne. Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict-CGT), est désormais le nouveau visage de la confédération. Elle succède à Philippe Martinez comme secrétaire générale de la CGT.

Continuer la lecture de CGT : Sophie Binet succède à Philippe Martinez

Le projet communiste et les jeunes au XXIe siècle

Amado Lebaube & Léo Garcia

Le capitalisme brise les rêves et les aspirations de la jeunesse. La quête de la rentabilité du capital transforme la formation en tri social, l’emploi en précarité, et l’accès aux loisirs en luxe. Quant au projet communiste pour la jeunesse, il ambitionne le droit réel à construire sereinement son avenir, pour soi-même et pour la société.

Une formation pour le libre développement des individus et la transformation de la société

Ces dernières années ont vu se développer une série de contre-réformes visant à aggraver le caractère sélectif du système éducatif français. La plateforme Parcoursup en est évidemment la figure de proue, en rendant sélectif l’accès à toute formation publique de l’enseignement supérieur. Une besogne dont s’occupera désormais sa jumelle « Mon Master » pour les études après la licence. De manière concomitante, la réforme du baccalauréat conduite par Jean-Michel Blanquer a, elle, conduit à une hyperspécialisation des jeunes, ceux-ci étant sommés de constituer des paniers de formation « à la carte », abandonnant ainsi des disciplines du tronc commun dès l’année de première. La réforme de l’enseignement professionnel combattue par les professeurs promettait de parachever cette œuvre en enfermant les jeunes dans des formations reposant essentiellement sur des stages et sur des contenus taillés pour répondre aux besoins immédiats du marché. Continuer la lecture de Le projet communiste et les jeunes au XXIe siècle

Dossier: Féminisme et École in Caf.Péda.

Espagne, État multinational, par Dolores Ibárruri

Dans ce texte écrit par Dolores Ibárruri en septembre 1970 on pourrait presque y retrouver une illustration de notre monde actuel et des problèmes que rencontrent les peuples, les dirigeants, les opportunismes, les empires…

La Pasionaria pose le Droit à l’autodétermination des peuples comme fondement de la Démocratie et de la lutte contre la dictature qui n’est que l’aboutissement d’un long processus de centralisation absolutiste et de concentration du pouvoir dans les classes dirigeantes réduisant par la force la démocratie des peuples d’Espagne bien antérieurs à la naissance de l’Espagne même et dont l’aboutissement sera à l’époque le franquisme (et aujourd’hui la monarchie constitutionnelle dans la mondialisation financière sous tutelle de l’UE et des monopôles financiers).

Pour le PCE la réponse au problème des nations espagnoles est clair: droit à faire partie d’une fédération ou être indépendants.

Les monopoles après avoir détruit les instances juridiques des nations ont monopolisé et privatisé pour leur seul profit les ressources minérales, le commerce et le développement industriel en vendant les richesses de l’Espagne à l’étranger en particulier à l’Angleterre, la France et la Belgique.La trahisons des élites dirigeantes Catalanes pour se prémunir des revendications des classes laborieuses montrent comment parfois l’indépendance nationale peut être trahie par les classes dirigeantes si leurs intérêts sont menacés par les revendications démocratiques de leurs peuples.

La dialectique du mouvement nationaliste des peuples espagnols est dans ce texte bien perçue.La perspective communiste considère le droit à l’autodétermination des peuples dans l’intérêt des classes ouvrières, paysannes et populaires.

La vision des communistes espagnols sur les nationalités est internationaliste et revendique une fédération sur des bases démocratiques depuis les différents peuples espagnols.Dans le cas de l’Espagne l’autodétermination des peuples Basque, Catalan et de Galice rejoint la lutte anti impérialiste contre l’Angleterre et les États-Unis pour une Espagne indépendante ; c’est aussi rejoindre la lutte anti impérialiste avec le peuple d’Indochine.

Ce texte peut permettre aussi de percevoir les évènements actuels au Donbass et en Ukraine et de préciser les rôles des puissances étrangères d’hier et d’aujourd’hui sur la conduite des peuples autochtones sans oublier le point de vue de classe.Nous y voyons comment les querelles des puissants et des propriétaires mènent les peuples à leur ruine économique, sociale et culturelle. Continuer la lecture de Espagne, État multinational, par Dolores Ibárruri

La salle du bar-tabac de la rue des Martyrs pleure François Hadji-Lazaro

François Hadji-Lazaro est mort. Le fondateur des Garçons bouchers et de Pigalle, leader incontestable du punk rock alternatif en France, a cassé sa pipe à 66 ans.

On ne reverra plus sa silhouette, ronde, imposante, impressionnante. Sa gueule de tendre voyou au cœur d’or. On ne le verra plus tourner la manivelle de sa vielle à roue, tirer le soufflet de son accordéon. On ne le croisera plus au bistrot devant un verre de rouge, habillé, été comme hiver, de ses éternelles bretelles aux dessins improbables. Le gros, comme le surnommaient ses potes, s’en est allé. François Hadji-Lazaro est mort. Et merde…

Continuer la lecture de La salle du bar-tabac de la rue des Martyrs pleure François Hadji-Lazaro

Féministes, en roller et contre tout in L’HUMANITE

Dans la soirée du samedi 12 février à Fleurance (Gers), sur le chemin du bar, Charline Hernandez se souvient avoir croisé furtivement deux jeunes à l’allure étrange, un homme et une femme, en train d’apposer des autocollants sur le mobilier urbain. Le lendemain, ce village de moins de 6 000 âmes découvrait des slogans du genre « Avorter c’est tuer ». Des stickers similaires tapissaient le patelin voisin de Lectoure, 3 700 habitants, sans aucune signature. Ces propos haineux à l’encontre du corps des femmes, destinés à culpabiliser les audacieuses décidées à mener leur vie comme elles l’entendent, auraient longtemps pu défigurer les murs de ces bourgades. C’était sans compter sur les Brutales rurales, l’équipe de roller derby du département, qui, dès le dimanche, s’affairaient à décoller le tout. Continuer la lecture de Féministes, en roller et contre tout in L’HUMANITE

Retraite: Un vrai Tsunami contre cette réforme injuste… (Portfolio vidéos)

Partout en France et en Occitanie

Dans le Tarn-et-Garonne, des milliers de manifestants réunis à Montauban

Gers : des milliers de manifestants contre la réforme à Auch

Revivez les images de la manifestation à Toulouse

Retrouvez le film des manifestations à Albi et à Tarbes

Revivez le film de la manifestation à Cahors

Mobilisation en hausse à Rodez selon les syndicats, mais pas pour la police

Des milliers de manifestants ont défilé à Castres

À Agen, des milliers de manifestants contre la réforme

Les jeunes se mobilisent… Voila pourquoi

 

 

Retraites. Les femmes seront davantage pénalisées

Cette réforme, comme les précédentes, va accroître les inégalités sociales en général et, en particulier, celles de genre, décrypte l’économiste Rachel Silvera.

En quoi cette réforme risque-t-elle d’aggraver les inégalités de genre ?

L’allongement des durées de cotisation déjà entérinées dans la précédente réforme Touraine et le recul de l’âge de la retraite vont pénaliser davantage les femmes que les hommes. C’est mathématique. Parce qu’elles ont des carrières incomplètes en raison d’inégalités sur le marché du travail, et des montants de pension beaucoup plus faibles. Pour rappel, celles-ci sont en moyenne inférieures de 40 % à celles des hommes.

Le gouvernement a fini par concéder que les femmes seraient « un peu pénalisées ». Un peu

L’âge moyen de départ en retraite recouvrirait en effet de fortes disparités, avec un écart allant du simple au double : si on prend la génération 1980, les hommes travailleraient 4 mois supplémentaires contre 8 mois pour les femmes. Le gouvernement part du principe que les gens prolongent naturellement leur départ. Évidemment que les femmes prolongent ! Une grande majorité d’entre elles n’ayant pas de carrière complète, elles essayent de faire une ou plusieurs années de plus, voire attendre 67 ans la fin de la décote, parce que leurs pensions sont trop faibles. Lors de la conférence de presse de présentation de la réforme, Élisabeth Borne a osé dire et répété trois fois que cette réforme serait « juste pour les femmes car l’âge d’annulation de la décote restera à 67 ans ». Mais en quoi est-ce un progrès, alors que cette décote restera en vigueur et pénalisera davantage les femmes ? Si la durée de carrière des femmes s’allonge progressivement, elle reste inférieure à celle des hommes…

Pourtant, le gouvernement continue d’affirmer que cette réforme permettra de réduire les écarts de pension entre les femmes et les hommes…

C’est scandaleux ! Comme elles vont travailler plus longtemps, elles vont cotiser plus longtemps, elles vont donc percevoir une pension un petit peu plus élevée. C’est mécanique. On nous dit aussi que la pension moyenne des femmes sera revalorisée de 1 à 2,2 %, contre 0,2 à 0,9 % pour celle des hommes. Le message envoyé, c’est : « Mesdames, vous allez travailler plus longtemps, mais ne vous inquiétez pas, l’écart entre pensions, qui est de 40 % actuellement, va se réduire. » Mais de qui se moque-t-on ? Et ce n’est pas la revalorisation des minimums de pension qui changera la donne. Le gouvernement fait miroiter un minimum de 1 200 euros brut. Mais, pour percevoir ce montant, il faudra avoir une carrière complète. Or, les femmes qui sont nombreuses à avoir des carrières incomplètes, toucheront ce minimum au prorata de leur durée de cotisation. Donc, non, contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, les femmes ne sont pas les grandes gagnantes.

Y a-t-il une meilleure prise en compte de la pénibilité ?

Depuis la mise en place du compte professionnel de prévention (C2P), en 2017, la pénibilité est moins prise en compte, car les critères sont plus restrictifs. Peu de personnes ont pu bénéficier de trimestres cotisés en bonus grâce à ce système. On estime que seulement 3 % des salariés en auraient bénéficié dont 75 % d’hommes. Le gouvernement dit qu’il va améliorer les seuils. Mais, pour les emplois très féminisés, les facteurs de pénibilité ne sont absolument pas pris en compte, notamment ceux liés aux contraintes physiques mais aussi « émotionnelles » : faire face à la souffrance d’un patient en fin de vie, à la violence de personnes qu’on accompagne… Toutes ces dimensions sont totalement invisibles.

Ce n’est même plus une double peine…

Au départ, il y a deux inégalités principales : les montants des pensions et les contraintes familiales qui font que, encore aujourd’hui, une femme sur deux, au moment de la naissance d’un enfant, va réduire ou même stopper son activité professionnelle. Par comparaison, c’est un homme sur 9. Il y a donc une double pénalité à la fois dans le calcul sur les durées qui va jouer, ensuite sur les montants. Montants qui vont dépendre des carrières, etc.

Faudrait-il lutter en amont contre les inégalités de genre ?

C’est ce qui conditionne les montants des pensions. Il faudrait commencer par réduire, voire supprimer les inégalités salariales, s’attaquer à la question des pénalités que subissent les femmes quand elles sont mères, etc.