Fabien Roussel appelle à un « nouveau Front populaire »

Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel vient de publier une lettre ouverte aux Français, qui sera distribuée tout l’été par les militants communistes.

Dans sa lettre, Fabien Roussel appelle de ses vœux à la création d'un « nouveau Front populaire ». © AFP - EMMANUEL DUNAND

Dans sa lettre, Fabien Roussel appelle de ses vœux à la création d’un « nouveau Front populaire ». © AFP – EMMANUEL DUNAND

Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, vient de rendre publique une « lettre aux Français » appelant à la création d’un « nouveau Front populaire ». Il s’agit d’un document de deux pages, qui sera tiré à deux millions d’exemplaires, et distribué par les militants communistes durant tout l’été, jusqu’à la Fête de l’Humanité en septembre.

Ce texte signé par le dirigeant communiste rappelle que « les temps sont durs pour tout le monde. Et nous savons que ce gouvernement cherche à nous diviser et à briser tout espoir de changement ».

Fabien Roussel rappelle également les positions de son parti quant au monde du travail : « un vrai salaire, tout au long de la vie, permettant de vivre, d’élever nos enfants, de partir en vacances, de nous projeter dans l’avenir et de pouvoir profiter d’une bonne retraite en bonne santé ». Il fustige également le gouvernement, accusé de vouloir « (vous) faire taire », et de mépriser « les millions de travailleuses, de travailleurs qui manifestent depuis six mois contre la retraite à 64 ans ».

« Il est temps d’indexer les salaires sur l’inflation » écrit par ailleurs Fabien Roussel, qui rappelle qu’une proposition de loi a été déposée en ce sens. Il invite également les lecteurs de sa lettre à signer la pétition en ligne. « Unissons-nous dans les entreprises, dans nos communes, dans nos quartiers pour faire respecter partout la dignité humaine » et « faire vivre l’égalité, la fraternité et la République dans une France libre de ses choix », ajoute le secrétaire national du PCF.

Il lance en conclusion de sa lettre son appel à bâtir « ensemble un nouveau Front populaire qui rassemble la France des villes et des champs, la France du travail et du progrès social, une France souveraine, capable de mettre enfin l’être humain et la planète au cœur de tous ses choix »

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Décret de dissolution des soulèvements de la Terre : réaction du PCF

Sur proposition du ministre de l’Intérieur, le Conseil des ministres vient d’adopter un décret de dissolution des soulèvements de la Terre.

Les motivations de la décision du gouvernement ne sauraient obtenir l’approbation du PCF comme de toute force attachée aux principes de la démocratie et de la République.

Dissoudre une structure qui ne dispose d’aucune existence juridique propre aura, en effet, pour seule conséquence d’aggraver le climat liberticide sous lequel vit notre pays, sous la présidence d’Emmanuel Macron.

Le Parti communiste français n’acceptera jamais qu’un gouvernement mette hors-la-loi des structures politiques ou associatives sans apporter de preuves précises que celles-ci constituent des menaces pour les règles de notre vie collective, les valeurs de la démocratie, ou la forme républicaine de l’État. Mais il ne soutiendra jamais non plus la violence pour faire avancer des revendications même les plus légitimes. Il ne partage pas les méthodes d’actions de soulèvements de la Terre dans l’indispensable mobilisation pour le climat.

Le décret du Conseil des ministres ne le fait pas, alors que la loi en fait obligation aux gouvernements en place pour procéder à des dissolutions.

C’est pourquoi cette décision nous inquiète d’autant plus qu’elle ne manquera pas de servir demain à justifier de nouvelles atteintes aux libertés d’organisation ou de manifestation.

Le Parti communiste français appelle les Françaises et les Français à la plus grande vigilance devant les atteintes à l’État de droit, qui se multiplient dans notre pays.

Paris, le 21 juin 2023,
Parti communiste Français

En grève pour tenter de réanimer l’hôpital public

Santé Les agents de la fonction publique hospitalière se retrouvent ce mardi dans la rue. Ils alertent sur leurs conditions de travail et le manque de personnel. Ils exigent en outre l’arrêt des fermetures de lits et attendent toujours une réelle revalorisation salariale.

En juillet 2020, Olivier Véran clamait que le Ségur de la santé allait devenir « un accélérateur qui a vocation à engager rapidement les transformations dont notre système de santé a besoin ». Trois ans plus tard, ce nouveau monde promis par l’ancien ministre de la Santé n’est pas advenu. Si bien que les personnels de la fonction publique hospitalière se retrouvent dans la rue, ce mardi 20 juin, à l’occasion d’une journée de grève à l’appel des syndicats CGT, FO, SUD et Unsa.

Dans son communiqué revendicatif, l’intersyndicale exige « l’arrêt de toutes les fermetures de lits et la réouverture des services fermés, des embauches de personnel formé et qualifié ou encore une revalorisation des salaires par l’augmentation du point d’indice au moins égale à l’inflation, et le rattrapage de ce qui a été perdu depuis 2010 ». Cette nouvelle mobilisation nationale fait suite à celle de septembre 2022, qui avait déjà pour but de dénoncer l’épuisement des agents et de pointer les insuffisances du Ségur de la santé. Continuer la lecture de En grève pour tenter de réanimer l’hôpital public

Santé : « Il faut sortir le médicament de la logique de marché », selon Laurence Cohen

La sénatrice PCF Laurence Cohen appelle à la création d’un pôle public du médicament et à la reconquête de l’appareil industriel sanitaire français, au moment où Emmanuel Macron annonce, ce mardi, à l’occasion d’une visite en Ardèche, la relocation d’une « cinquantaine de médicaments essentiels » dont la moitié dans « les semaines à venir ».

Un laboratoire.

Un laboratoire. AFP

Du paracétamol à l’amo­xi­cilline cet hiver, ou plus récemment le misoprostol, molécule des pilules abortives, la raréfaction des stocks de produits pharmaceutiques inquiète. La pénurie fait peser de graves dangers sur la santé des Français. C’est dans ce contexte qu’Emmanuel­ Macron s’est rendu, mardi 13 juin, au laboratoire Aguettant (Ardèche) pour présenter un plan de « reconquête sanitaire ».

Parmi les annonces du chef de l’Etat figure la relocalisation d’une première « cinquantaine de médicaments essentiels pour lesquels notre dépendance aux importations extra-européennes est avérée », dont la moitié « verront leur production relocalisée ou augmentée significativement (…) dans les semaines à venir ».  Une liste « unique » et « évolutive » de 450 médicaments a également été évoquée par le président afin d’atteindre « l’objectif de sécurisation des chaînes d’approvisionnement de ces molécules au niveau français et européen ». « Un plan blanc du médicament sera développé », a-t-il ajouté, sans plus de détail sur ce dispositif déjà annoncé précédemment par le ministre de la Santé. Continuer la lecture de Santé : « Il faut sortir le médicament de la logique de marché », selon Laurence Cohen

Fret SNCF : comment le gouvernement organise la grande braderie

  • Dix-sept ans après l’ouverture à la concurrence, Fret SNCF est sous le coup d’une enquête de la Commission européenne pour les aides publiques perçues entre 2007 et 2019.
  • Le ministre Clément Beaune a fait le choix de liquider l’entreprise.
  • Les syndicats appellent à une journée de grève, ce jeudi 15 juin.
Le gouvernement organise un démantèlement de Fret SNCF. L’entreprise devra céder 30 % de ses activités et 20 % de son chiffre d’affaires à ses concurrents © Demian Letinois Taillant

Le gouvernement organise un démantèlement de Fret SNCF. L’entreprise devra céder 30 % de ses activités et 20 % de son chiffre d’affaires à ses concurrents
© Demian Letinois Taillant

C’est un dossier à 5,3 milliards d’euros. Ces aides publiques perçues par Fret SNCF entre 2007 et 2019 valent à l’entreprise l’ouverture d’une enquête par Bruxelles, après le dépôt de trois plaintes de ses concurrents.

«Fret SNCF a subi pendant une longue période des pertes annuelles très importantes couvertes par l’État au détriment des concurrents qui n’ont pas eu accès à un tel soutien», a fait savoir Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive de la Commission européenne, dans de mercredi (article payant).

459 emplois, soit 10 % des effectifs de Fret SNCF, sont d’ores et déjà visés

Pour éviter de rembourser cette somme, en cas de condamnation, Clément Beaune a présenté, le 23 mai, un plan de«discontinuité économique» . En clair : Fret SNCF va disparaître, remplacée par de nouvelles entreprises, afin que «la Commission constate une discontinuité économique entre Fret SNCF et les nouvelles entités», écrit le ministre des Transports, dans un courrier adressé à Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF. Continuer la lecture de Fret SNCF : comment le gouvernement organise la grande braderie

Rapport de la CIIVISE : « Il est urgent d’agir contre les violences sexuelles sur mineur·es ! »

Créée en 2021 dans la suite de « Mee Too inceste », dirigée par le juge des enfants Edouard Durand et Nathalie Mathieu – directrice générale de l’association Docteurs Bru, la Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles faites aux Enfants (CIIVISE)  sensibilise, dresse un état des lieux et établit des préconisations en matière de détection, prévention et protection.

Edouard Durand travaille aussi aux côtés d’Ernestine Ronai. Ils ont publié ensemble en 2021 : « Violences sexuelles, en finir avec l’impunité ».

Chaque année en France, 160.000 enfants sont victimes de violences sexuelles. 5,5 millions d’adultes ont été victimes dans leur enfance. Ces violences ont le plus souvent lieu dans le cadre familial. Ces chiffres permettent de sortir d’un déni collectif. Continuer la lecture de Rapport de la CIIVISE : « Il est urgent d’agir contre les violences sexuelles sur mineur·es ! »

Salaires des fonctionnaires : pourquoi le compte n’y est pas

Le ministre Stanislas Guerini a annoncé une revalorisation de 1,5 % du point d’indice, et l’octroi de 5 points supplémentaires par agent, soit 25 euros brut par mois. Pour les syndicats, le compte n’y est pas.

Clement Martin

La réunion était très attendue, et son résultat décevant. Après des rencontres bilatérales à la fin du mois de mai et des promesses d’annonces rapides, le ministre de la Transformation de la fonction publique, Stanislas Guerini, a reçu lundi, à 14 h 30, les huit organisations syndicales des fonctionnaires (CGT, FO, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP) au cours d’une réunion plénière.

Le ministre a annoncé une revalorisation du point d’indice, qui sert de base au calcul du traitement des agents, de 1,5 %, à partir de juillet. Cinq points seront de plus octroyés à chacun, soit environ 25 euros brut par mois.

Des mesures qui n’entreront pas en vigueur avant 2024

Ces mesures, complétées par des primes ponctuelles, n’entreraient en vigueur qu’en 2024, laissant dans la bouche des syndicats, qui espéraient arracher une revalorisation significative et immédiate, un goût amer.

Lire aussi: Revalorisation de la fonction publique : le compte n’y est pas

Continuer la lecture de Salaires des fonctionnaires : pourquoi le compte n’y est pas

Comment la droite et l’extrême droite mènent leur croisade contre la culture 

Fragilisé par une politique agressive de la droite et de l’extrême droite au plan local, le monde de la culture est dans la tourmente. Au-delà de la question des moyens se pose celle de la défense et du renouvellement du service public.

A Lyon, le 5 mai 2023, devant le conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, le monde de la culture manifeste contre les coupes budgétaires drastiques décidées par Laurent Wauquiez et sa majorité. © Stephane AUDRAS/REA

A Lyon, le 5 mai 2023, devant le conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, le monde de la culture manifeste contre les coupes budgétaires drastiques décidées par Laurent Wauquiez et sa majorité. © Stephane AUDRAS/REA

Partout, les signaux sont au rouge. Certaines directrices et directeurs des théâtres publics éprouvent désormais de grandes difficultés pour assurer pleinement leurs missions sur le territoire faute de moyens.

Monter une saison s’avère un casse-tête, utiliser la marge artistique comme variable d’ajustement ne suffit plus à masquer la réalité : le spectacle vivant du service public est menacé économiquement, artistiquement et… politiquement.

«La destruction planifiée des politiques culturelles menée par plusieurs collectivités territoriales»

En février, la réaction est venue des organisations d’employeurs du secteur, dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils n’ont rien d’agitateurs gauchistes. Ainsi les Forces musicales, le Profedim, le SNSP et le Syndéac, dans un communiqué publié le 21 février, alertaient sur «la destruction planifiée des politiques culturelles menée par plusieurs collectivités territoriales».

«Les attaques sont frontales, brutales et sans préavis. Elles ont toutes en commun de nier l’action culturelle effectuée au quotidien en ruralité comme en milieu urbain», écrivaient-ils. Continuer la lecture de Comment la droite et l’extrême droite mènent leur croisade contre la culture 

Moissac: Lettre ouverte au préfet (PCF Castel/Moissac/Pays de Serres) + pétition + communiqué

A la suite des propos ignominieux tenus par M. Lopez lors des dernières cérémonies de commémoration, les communistes, les progressistes, les citoyens-es s’adressent à M. le Préfet.

lettre ouverte au préfet propos de M Lopez

Castelsarrasin le 9 juin 2023

à Vincent Roberti, préfet du Tarn et Garonne,

à Arnaud Sorge, sous-préfet de l’arrondissement de Castelsarrasin,

Objet : lettre ouverte concernant les propos tenus à Moissac lors des commémorations

Monsieur le Préfet,

En l’espace d’un mois, lors de deux cérémonies officielles de commémoration dans la ville de Moissac, nous avons assisté à des discours porteurs d’un révisionnisme de mauvais aloi à l’heure où la République se doit d’afficher son unité dans le monde anxiogène qui est le nôtre.

En effet, profitant de la tribune qui lui est de droit, en présidant les cérémonies du 8 mai, « commémoration de la victoire de 1945 » et le 8 juin, en « hommage aux morts pour la France en Indochine », le maire de Moissac M. Lopez a tenu des propos inquiétants en présence des autorités préfectorales et de l’ensemble des élus-es et citoyens-nes présents.

Nous voulons vous faire part de notre vive protestation et nous nous élevons contre ce discours qui consiste à falsifier l’histoire en énonçant le 8 mai que « les nationalistes, royalistes et catholiques ont été les premiers résistants » dans la ville des Justes qui a tant fait pour sauver des griffes vichystes des centaines d’enfants juifs, qui a abondé les maquis de Dolmayrac, du Corps Franc Pommiès et d’autres, en hommes et femmes qui se sont sacrifiés contre l’envahisseur allemand, qui ont subi pendaisons et assassinats par les hordes nazies…

Nous voulons également vous faire part de notre vive protestation quant à la récidive de M. Lopez lors de la commémoration d’hier, ce jeudi 8 juin, ou le discours prononcé avait tous les accents d’une diatribe aux relents fascisants en falsifiant l’histoire à coup de qualificatifs reprenant les thèses de l’œuvre civilisationnelle de la France dans le Pacifique, parlant de « phare hexagonal qui éclaire le monde par ses philosophies classique et humaniste », mais aussi glorifiant « Ses héros, à l’image du général de Lattre de Tassigny, s’engageaient avec l’esprit du missionnaire. » et se poursuivant par l’utilisation de termes tels que « croisade » , « une croisade face à la barbarie communiste ; une croisade dont la foi en l’universelle France a transcendé ces paras, ces légionnaires ».

Ce violent pamphlet exprimé en public par un représentant de la nation et sorti tout droit des cercles soraliens et révisionnistes les plus obscurs se poursuivait par les mots « d’Union Française » et spécifiait qu’il fallait célébrer « auprès des jeunes nos éclatantes victoires, qu’elles furent royales, impériales ou républicaines, nous devons rappeler l’œuvre positive de la plus Grande France, qu’elle fut spirituelle, philosophique ou matérielle. » en référence à l’occident chrétien.

Lopez a terminé son discours par un vibrant « le déshonneur s’abattrait sur nous si nos œuvres politiques avaient pour résultante l’ensevelissement de la plus belle des œuvres, l’œuvre française pour laquelle ils donnèrent leur vie. Vive nos paras et nos légionnaires, vive la mémoire de la plus Grande France, Vive notre civilisation, Vive la France !» sans que quiconque ne semble trouver à y redire.

Vous comprendrez Monsieur le Préfet, combien à la lecture de ces mots, nous soyons très inquiets de cette dangereuse et manipulatoire dérive.

Nous savons que ce type de discours avait lieu mais jusqu’à présent ils restaient confinés dans les réunions privées, apparaissaient dans quelques livres sulfureux prisés des mouvances identitaires, des groupes fascistes et néo-nazis. Aujourd’hui, il est insupportable qu’il s’étale sur la place publique porté par un maire lors de cérémonies officielles. Les « Morts pour la France », engagés par devoir plus que par goût méritent l’hommage apaisé de la Nation et ne peuvent servir de caution à des thèses nationalistes qui en d’autres temps ont fait basculer le monde dans l’horreur de guerres mondiales.

Après les affichages demandant la révision du procès de Pétain qui ont fleuri sur les panneaux « libres » de la ville, les tracts contre les populations immigrées responsables de tous les maux, les affiches vichystes, la présence d’identitaires, les discours de M. Lopez sont de nature à troubler l’ordre Républicain, à alimenter les ressentiments et sont dangereux pour la pérennité des valeurs de la République.

Au nom des communistes, des démocrates, des progressistes et des citoyens-nes de notre territoire, nous demandons le respect de notre devise républicaine :  Liberté, Egalité, Fraternité et Laïcité.

Dans l’attente de vous lire, recevez M. le Préfet, l’expression de notre engagement républicain.

Maximilien Reynès-Dupleix, secrétaire du PCF Castel/Moissac/Pays de Serres        


Lettre pétition citoyenne: « pour le respect des hommages républicains à Moissac »

Monsieur le préfet du Tarn et Garonne,

Monsieur le sous-préfet de l’arrondissement de Castelsarrasin,

Nous, citoyens moissagais et moissagais de coeur, attachés aux valeurs républicaines de notre pays, souhaitons, par la présente, vous informer de notre indignation face aux  discours tenus par le maire de Moissac lors des commémorations républicaines.

 Le 8 mai 2023 à l’occasion de la commémoration de la victoire du 8 mai 1945, le maire de Moissac a tenu des propos révisionnistes dans lesquels il a nié le rôle des communistes dans la résistance, tout en s’abstenant de condamner le nazisme et en imputant les lourdes pertes humaines de cette guerre aux « progrès scientifiques du 19ème siècle ».

Le 8 juin 2023 à l’occasion de l’hommage rendu aux Morts pour la France en Indochine, le maire de Moissac a réécrit l’histoire. Il a transformé l’élan d’émancipation d’un peuple en une manipulation politique à l’occasion d’un discours belliqueux, sans manifester la compassion due aux victimes civiles de cette guerre. Ce discours a été publié sur les réseaux sociaux de la commune :  https://www.moissac.fr/actualites/hommage-aux-morts-pour-la-france-en-indochine/

Ces commémorations républicaines sont devenues une tribune politique guerrière et partisane pour le maire de Moissac et ne permettent plus aux citoyens de partager, nombreux, ces temps de mémoire collective. Nous tenions à vous signaler notre inquiétude et souhaitons que ces cérémonies républicaines, auxquelles vous assistez monsieur le sous-préfet, respectent l’hommage aux victimes et l’histoire de notre pays.

Veuillez agréer, monsieur le préfet et monsieur le sous préfet, l’expression de nos respectueuses salutations.

signature de la Lettre pétition citoyenne


communiqués PCF82 et PS

Communiqué du PCF82 suit aux propos scandaleux du maire de Moissac et réaction des communistes de la section de Castel/Moissac qui interpellent le Préfet de Tarn-et-Garonne
Aucune description de photo disponible.Le Jeudi 8 juin, au cours de l’hommage rendu aux Morts pour la France en Indochine, M. Lopez Maire de Moissac a tenu des propos tout droit sortis des pires discours néocolonialistes de ces prédécesseurs de l’extrême droite tels Le Pen ou Soral…
C’est la 2ème fois, après le 8 mai dernier, qu’il utilise des commémorations officielles pour tenter de réécrire l’histoire mettant en avant la grandeur civilisationnelle de la France, parlant « d’Œuvre Française, d’éclatantes victoires royales, impériales ou républicaines », fustigeant l’ennemi rouge lors de ces discours belliqueux dans lesquels il occulte sciemment les victimes civiles et l’élan d’émancipation des peuples face au colonialisme.
Nous condamnons avec fermeté ces propos révisionnistes qui sont indignes d’un élu de la Nation.
Nous interpellons M. le Préfet, garant de nos institutions pour que cessent ces diatribes haineuses et que soit garanti la devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité et Laicité.
Montauban le 10 juin 2023
PCF82

Aucune description disponible.

 

Olivier Mateu (CGT) : « Il faut partir au combat, l’organiser »

Même si la famille Mateu fait partie de ces militants pour lequel au bout de temps d’années je conserve un immense respect, leur dimension anarchisante héritée de la guerre d’espagne mais d’un communisme sans faille, n’est pas toujours mo mode d’approche. La force de ce qu’a été jadis le PCF était d’organiser la cohabition enrichissante entre le syndicalisme révolutionnaire des Mateu, le républicanisme d’un Regis de Castelnau à côté de profils plus “classiques”. Nous n’en sommes pas loin aujourd’hui parce que l’état de la lutte des classes en France est ce que décrit Mateu, comme le nouveau champ magnétique du monde multipolaire, anti-impérialiste avec sa nouvelle décolonisation, appelle à l’essentiel et qui est décrit ici : une organisation des masses, le syndicalisme n’y suffira pas et je repense au débat entre Delaunay et Pierre Alain Millet : sans théorie révolutionnaire pas de parti révolutionnaire. Nous avançons mais pas au rythme des coups portés. Dans le fond la bataille à laquelle je n’ai jamais renoncé et qui m’a vallu tant de coups, tant de diffamtion, d’injustice y compris de ceux que j’estimais proche a toujours été le refus d’une censure imbécile et nuisible qui interdit le débat entre tous ceux qui tentent d’oeuvrer au même but. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

13 mai 2023 FacebookTwitterPinterestMessengerFlipboardPocketEmailWhatsApp


Entretien inédit | Ballast

Il est l’une des figures de la mobilisation contre la réforme des retraites. On l’a vu tenir tête au personnel gouvernemental à la télévision, inviter le président de la République à « manger » sa mesure et, face à la démolition démocratique en cours, convier à s’affranchir des « règles » en vigueur. Forestier sapeur de formation et communiste de conviction, Olivier Mateu est surtout le secrétaire de la CGT 13 (Bouches-du-Rhône) depuis 2016. Après un 1er mai mémorable, l’intersyndicale a appelé à une quatorzième journée d’action, le 6 juin prochain, pour « se faire entendre » des députés. Le gouvernement campe plus que jamais sur ses positions. Les casseroles retentissent dans le pays et Emmanuel Macron déclare à Dunkerque, à propos de l’impopularité manifeste de sa politique : « J’assume. » Nous rencontrons Olivier Mateu à Marseille pour faire un point sur la situation. Ce qu’il faudrait pour avancer d’un cran ? Organiser l’action combinée de toutes les corporations.


Il y a eu de nombreux appels à la grève générale et reconductible. L’intersyndicale semble pourtant ne pas leur donner suite. Qu’en pensez-vous ? Continuer la lecture de Olivier Mateu (CGT) : « Il faut partir au combat, l’organiser »