Entretien inédit pour le site de Ballast temps de lecture 12 minutesIl faut commencer par noter les continuités. On pourrait dire, de manière très générale, que les écosocialismes désignent les courants de pensée qui font du capitalisme la cause principale de la catastrophe environnementale et des projets socialistes sa solution hégémonique. Comme son nom l’indique, il s’agit de l’inscription dans la tradition des politiques d’émancipation sociale du XIXe siècle. À cet égard, le terme d’écosocialisme recoupe des traditions, des courants et des pratiques très diverses qui vont de l’écologie sociale de Murray Bookchin à l’écosocialisme marxiste de Michael Löwy ou Daniel Tanuro. Mon travail s’inscrit évidemment dans cette dernière tradition. Mais le « communisme du vivant » est une spécification de l’écosocialisme. Je crois que la tradition marxiste gagnerait à revendiquer plus explicitement l’horizon du communisme. Ceci dit, il existe trois inflexions importantes. La première tient à l’importance qu’on accorde aux mutations cosmologiques ou aux réflexions ontologiques sur la nature. En parlant de communisme du vivant, je prends comme point de départ l’idée que nos manières de percevoir le monde sont en train de se modifier peu à peu. Les catégories qui nous permettent d’identifier les êtres politiques et leur place dans l’espace des discours subissent de profondes transformations sous l’effet du changement climatique, des luttes écologistes et des hybridations postcoloniales. Le communisme du vivant élargit donc la perspective de l’écosocialisme en s’interrogeant sur nos modes d’identification de la nature et donc sur la composition écologique des subjectivités politiques. Continuer la lecture de Discussion avec Paul Guillibert : vers un « communisme du vivant » ? In Revue Ballast

26 août 2021. JM Blanquer fait la dernière rentrée du quinquennat. Et c’est l’occasion pour lui de faire le bilan des 4 années et demi déjà passées rue de Grenelle. « Allez en CP tous les élèves savent lire », affirme le ministre. « 1,1 milliard a été injecté dans le pouvoir d’achat des professeurs ». Comme si chaque professeur avait presque touché un 13ème mois (plus de 1300€ en fait) en 2021, ce qui bien sur est faux. « Je rencontre beaucoup de professeurs qui ne se sentent pas du tout méprisés », dit-il. « Quand je me promène dans la rue j’ai plein de professeurs qui viennent me voir, ils me disent « Ah c’est bien ce qu’on a fait là, si vous pouviez faire comme ça ! » Ils me parlent d’égal à égal et ils n’ont pas le sentiment d’avoir en face d’eux un vertical autoritaire ». Et d’indiquer aux journalistes comment faire leur métier. « Arrêtez avec vos clichés… Une erreur répétée ne fait pas une vérité. J’ai un caractère déterminé pas autoritaire. Ce n’est pas la même chose »…







