À un mois de la Fête, l’Humanité cambriolée a besoin de votre soutien

Fabien Gay, le directeur du journal L'Humanité, Le 31 juillet,  lors de l'hommage à Jean Jaurès, assassiné 109 ans plus tôt © Demian Letinois Taillant

Fabien Gay, le directeur du journal L’Humanité, Le 31 juillet, lors de l’hommage à Jean Jaurès, assassiné 109 ans plus tôt
© Demian Letinois Taillant

Chers lectrices et lecteurs, Alors que l’été n’est pas encore achevé et que notre rédaction est mobilisée pour continuer de décrypter l’actualité, un mauvais coup est venu frapper le groupe l’Humanité. Dans la nuit du mercredi 16 août au jeudi 17 août, le bâtiment où nous avons nos bureaux a été cambriolé. Quasiment toutes les entreprises de l’immeuble ont également été visitées et je veux leur apporter notre plein soutien. En ce qui nous concerne, ce sont une cinquantaine d’ordinateurs qui ont été dérobés avec d’autres outils informatiques, comme le matériel vidéo, auxquels s’ajoutent des dégradations importantes qui occasionnent des désagréments importants pour notre vie commune.

C’est d’autant plus un mauvais coup qu’il se produit dans une période charnière pour toutes nos équipes. Nous avions récemment renouvelé l’ensemble de nos outils informatiques pour assurer dans les meilleures conditions le changement d’outil éditorial le 4 septembre et le lancement de notre nouvelle plateforme numérique, de notre nouvelle liseuse et la création de notre application numérique pour le 15 septembre prochain. De plus, tout le service de la Fête de l’Humanité qui devait emménager ce jeudi 17 août sur le terrain pour assurer le montage, l’accueil des militants et des prestataires se retrouve sans outils informatiques. Continuer la lecture de À un mois de la Fête, l’Humanité cambriolée a besoin de votre soutien

Rentrée : des étudiants toujours plus précaires, selon l’Unef

Dans une étude publiée ce lundi 14 août sur leur compte X, le syndicat étudiant Unef a révélé une augmentation du coût de la vie étudiante à hauteur de 6,47 %. Pour Flavie Quilan-Lacour, présidente de la branche picarde du syndicat, le problème n’est pas nouveau, il fait craindre une dégradation des conditions de vie pour les étudiants.

AFP

Transport, alimentation, énergie… Plusieurs secteurs dont les frais sont en hausse devraient impacter le porte-monnaie des étudiants français à la rentrée, c’est ce qu’indique une étude du syndicat étudiant Unef publiée sur leur compte X, ce lundi. Entre inflation et manque d’action du gouvernement, la précarité étudiante ne fait que croître depuis plusieurs années.

Malgré l’annonce du gouvernement de revaloriser le montant des bourses étudiantes à hauteur de plus de 500 millions d’euros, «  jamais, en 19 ans d’enquête de l’Unef, l’évolution du coût de la vie étudiante n’avait atteint de tels sommets », s’indigne l’Union nationale des étudiants de France. Continuer la lecture de Rentrée : des étudiants toujours plus précaires, selon l’Unef

De l’effondrement du Niger à l’embrasement de l’Afrique de l’Ouest

Mondafrique n’est pas un journal sympathisant de l’antiimpérialisme loin de là, financé par un des plus riches hommes d’affaire de la Mauritanie, il se veut un journalisme d’investigation très au fait des coulisses des pouvoirs à la manière du Canard enchaîné. Ici il expose assez clairement les chausses trappes dans lesquelles serait tombée la diplomatie française qui touche à la nullité française. La manière dont la France et les États-Unis après avoir inventé dans leur propagande un Niger démocratique sont en train de réussir à transformer ce qui était un coup d’État à la mode habituelle entre clans au pouvoir en une rébellion des peuples et une mobilisation de nations proches des Brics et d’une autre conception de l’Afrique. Pour mesurer la nature des “appuis” de la France et des USA, il faut voir la débandade des “soutiens” de la “démocratie” nigérienne : Aïchatou Boulama Kané, l’ambassadrice du Niger à Paris, a refusé de quitter son poste, alors que la junte militaire a mis fin à ses fonctions. Son fils, directeur général de la société d’Etat Niger Poste, vient d’être arrêté à Niamey. Ce dernier est soupçonné d’avoir utilisé le service postal pour faciliter l’évasion de capitaux. En fait, elle est l’illustration parfaite de la corruption du clan de l’homme fort, l’ancien président organisateur du coup d’Etat selon Mondafrique. Le véritable problème est que non seulement ce monde-là est celui de sangsues sur un peuple misérable mais qu’ils sont prêts à agir là comme au Moyen-Orient, en Ukraine et partout sur la planète, et qu’il ne se trouve plus en France un seul parti pour être réellement à ses côtés. (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)


By La rédaction de Mondafrique -5 août 2023

Comment a-t-on pu passer en quelques jours d’un coup nigéro-nigérien, fort prévisible au demeurant, à un épisode de guerre froide qui risque d’embraser le Niger et plus largement toute l’Afrique de l’Ouest ? C’est un cocktail d’aveuglement, d’erreurs d’analyses, de prophéties auto-réalisatrices, d’émotions l’emportant sur la raison. Le scénario noir auquel on risque d’assister, le voici: au nom du rôle largement fantasmé prêté à la Russie au Niger, un Nigeria instrumentalisé par la France et financé par les Américains pourrait dès la semaine prochaine investir militairement le Niger en causant des milliers de morts.

Une chronique de Leslie Varenne

Pour comprendre la situation actuelle, il faut en finir avec la fable du « Niger, exemple pour la démocratie ». Non l’élection présidentielle de 2021 n’a pas été libre, crédible et transparente. Ce fut une passation de pouvoir entre l’ancien Président Mahamadou Issoufou qui ne pouvait pas se représenter à un troisième mandat et son allié et ami de 30 ans, Mohamed Bazoum. Condamner le coup d’Etat est une chose, répéter comme un mantra : il faut remettre dans ses fonctions « le président démocratiquement élu » en est une autre. Non seulement cette formule a le don d’agacer les Nigériens, qui considèrent ce scrutin comme le plus frauduleux de l’histoire du pays, mais elle ne permet pas de trouver des solutions à la crise. Comment trouver des réponses justes en partant d’un postulat faux ? Continuer la lecture de De l’effondrement du Niger à l’embrasement de l’Afrique de l’Ouest

Avec la hausse des taux d’intérêt, les banques engrangent sur le dos des ménages

La hausse des taux d’intérêt menace des pans entiers de l’économie, mais gonfle les profits des établissements bancaires européens. Et comme souvent, ce sont les ménages qui trinquent le plus.

Les taux d’emprunt immobilier dans la zone euro ont quasiment été multipliés par deux en an.

Les taux d’emprunt immobilier dans la zone euro ont quasiment été multipliés par deux en an.
AFP

En règle générale, les communiqués de la Banque centrale européenne (BCE) ne font pas fureur sur les plages, ni dans le reste du pays d’ailleurs. C’est donc dans une relative indifférence que l’institution a annoncé, en plein mois de juillet, son intention de relever une nouvelle fois ses taux directeurs, qui servent de référence à l’ensemble des taux d’intérêt pratiqués par les banques de la zone euro. À 4,25 %, le principal taux de la BCE atteint des sommets inégalés depuis 2001. Et ce n’est pas une bonne nouvelle : des dizaines de milliers de ménages doivent renoncer à prendre un crédit immobilier en raison du renchérissement des prêts, les entreprises ont de plus en plus de mal à emprunter, les États voient la charge leur dette publique grignoter leur budget, etc.

Cependant, un petit nombre d’acteurs économiques résistent vaillamment à la morosité ambiante en ce milieu d’été : les grandes banques affichent des résultats mirobolants. BNP Paribas vient d’annoncer 7,2 milliards d’euros de résultat net au premier semestre (en hausse de 22,5 %, hors éléments exceptionnels). Le Crédit agricole enregistre quant à lui 4,1 milliards d’euros de bénéfices sur la même période (+ 9,8 %). À l’étranger, le festin est encore plus copieux, puisque le mastodonte suisse HSBC a par exemple engrangé 18 milliards de dollars de profits au premier semestre, soit plus du double de l’année précédente sur la même période. Continuer la lecture de Avec la hausse des taux d’intérêt, les banques engrangent sur le dos des ménages

Une monstruosité médiatique : LCI

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Cet article dit ce qu’il y a à dire sur ce que représente cette émission incroyable. En fait tout se tient, il s’agit d’une perte de crédibilité globale. La prétention universaliste occidentaliste a fait long feu. Dans toutes les instances internationales, théoriquement à vocation globale, la dictature occidentale a fait craquer le vernis universaliste. Citons-les en vrac : la Cour pénale internationale, les instances olympiques, le système financier international, le FMI et la Banque mondiale, le prix Nobel de la paix etc. Toutes désormais en déficit de crédibilité, comme l’information basée sur la censure pour mieux nous offrir cet extraordinaire spectacle d’indignité et de monstruosité médiatique mais qui repose sur un consensus général qui va dans le même sens. La monstruosité n’est pas seulement LCI mais bien ce qui permet qu’il n’y ait rien d’autre… et ce qui le permet ne vient pas de nulle part, ici LCI c’est Bouygues et le marché de la reconstruction après la guerre, c’est Bolloré et la manière dont il “tient” le transport portuaire africain avec la concurrence chinoise, c’est Dassault et la vente des rafales, c’est mister K l’oligarque qui met la main sur le feu nucléaire, bref c’est le capital avec son bras armé les Etats-Unis. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)


Par Djamel LABIDI

Dans la propagande occidentale sur la guerre en Ukraine, les medias lourds français, officiels et officieux, à part quelques exceptions, se font particulièrement remarquer dans un soutien sans nuance au pouvoir ukrainien. En France la palme revient incontestablement à la chaine d’information continue LCI.

Pour qui veut connaitre ce monde fou où nous vivons, dans cette hantise d’une probable Troisième Guerre mondiale, je recommande de suivre cette chaine d’information. Chez eux aucune trace de cette hantise. Pour eux c’est de la propagande, du “bluff russe”. Ils se réjouissent de chaque escalade dans les armements, de chaque pas en avant vers le gouffre. Ils en rient même souvent, tranquillement installés sur les plateaux, visionnant parfois une vidéo dont on a expurgé pour les téléspectateurs les scènes trop sanglantes. Continuer la lecture de Une monstruosité médiatique : LCI

50 ans après la mort de John Ronald Reuel Tolkien, retour sur ses terres… In Huma Dimanche

Il a popularisé la fantasy au niveau mondial. Il a passé sa vie à écrire les contes et légendes de la Terre du Milieu, transmettant cet héritage à sa famille, qui, bien après sa mort, a continué de le publier. John Ronald Reuel Tolkien nous a quittés il y a cinquante ans, mais son œuvre demeure vivace et continue de distiller tolérance et respect. Si l’œuvre de J. R. R. Tolkien puise allègrement dans les récits nordiques, germaniques et anglo-saxons, ses chapitres les plus sombres sont hantés par ses souvenirs des horreurs de la Grande Guerre. Une éloge du pacifisme et de la tolérance qui trouvera écho jusque dans la contre-culture hippie, chez les Beatles et Led Zeppelin.

La saga "Le Seigneur des anneaux” de Peter Jackson.

La saga « Le Seigneur des anneaux” de Peter Jackson. Crédit : Photo12/7e Art/New Line Productions

« Je voulais écrire “le Seigneur des anneaux”. Le problème était qu’on l’avait déjà écrit. » Lors d’un discours de 2004, le pourtant talentueux Neil Gaiman (« American Gods », « Sandman ») résumait ce que peut ressentir n’importe quel auteur face à un monument de la littérature mondiale. De son vivant, J.R.R. Tolkien en aurait rougi, lui qui ne prisait que peu la notoriété. Il avait pourtant déjà vendu des millions d’exemplaires de ses livres.

Depuis son premier récit, à 7 ans (une histoire de dragon, évidemment), à son décès en septembre 1973, John Ronald Reuel Tolkien n’a jamais cessé d’écrire. On a tendance à circonscrire son œuvre aux légendes de la Terre du Milieu, mais il a laissé un nombre considérable de productions. Un « continent littéraire », comme l’évoque Vincent Ferré, fin connaisseur de l’univers de l’auteur. Ou plutôt, « une forêt, un iceberg dont on n’a connu que deux faces principales du vivant de J.R.R. Tolkien : “le Hobbit” (1937) et “le Seigneur des anneaux” (1954-1955) ». Beaucoup de textes inachevés, de notes ont été triés, retravaillés par son fils Christopher, son exécuteur littéraire, qui a préservé et continué l’œuvre paternelle jusqu’à sa mort en 2020. En 2007, il a même réussi à achever et publier « les Enfants de Húrin », un roman de son père commencé en 1918 ! Suivront « Beren et Lúthien » en 2017 et « la Chute du Gondolin » en 2018. C’est dire si l’œuvre de J.R.R. Tolkien, publiée de son vivant ou à titre posthume, est riche. Continuer la lecture de 50 ans après la mort de John Ronald Reuel Tolkien, retour sur ses terres… In Huma Dimanche

Alliance, FNSEA, Total, Uber : comment les lobbies ont pris le pouvoir dans les ministères

Alliance, FNSEA, Total, Uber… Organes syndicaux ou grandes firmes privées, ils ont gagné une influence démesurée au sein des gouvernements successifs, remportant la plupart des arbitrages. Au point d’être suspectés de cogérer la politique nationale avec les ministres.

Entre Gérald Darmanin et Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance police nationale, c'est l'amour fou. Nombre d’organisations syndicales rêveraient d’une oreille aussi attentive de leur ministère de tutelle. © AFP

Entre Gérald Darmanin et Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance police nationale, c’est l’amour fou. Nombre d’organisations syndicales rêveraient d’une oreille aussi attentive de leur ministère de tutelle. © AFP

On dit d’eux qu’ils sont les « vrais maîtres de Beauvau ». Le couple Alliance-Unsa police, bloc syndical majoritaire parmi les policiers, a démontré, dans l’affaire des policiers de Marseille, à quel point il pouvait imposer son agenda au ministère de l’Intérieur. Mais ils ne sont pas les seuls : la FNSEA sur les dossiers agricoles, le Medef sur les réformes économiques, Uber sur le droit du travail… Plusieurs groupes d’intérêt, syndicaux ou privés, occupent un poids démesuré dans les tractations et les décisions élaborées au sein des ministères, jouant du rapport de force et profitant, souvent, de convergences de vues politiques avec les membres de l’exécutif.

L’affaire n’est pas neuve. Mais elle a pris un coup d’accélérateur avec les macronistes. Les lobbyistes ne sont plus seulement reçus régulièrement dans les bureaux ministériels. Certains y travaillent. La majorité présidentielle est passée maîtresse dans l’art du pantouflage et du rétropantouflage, comme si public et privé étaient deux mondes indifférenciés.

Hôpital : le 15, cache-misère des urgences hospitalières

Alors que le gouvernement mise tout sur la régulation téléphonique, via le 15, pour éviter une surfréquentation des urgences cet été, les acteurs de terrain dénoncent un affichage, faute de moyens pour traiter les patients.

Au centre de régulation, coordinateurs et superviseurs travaillent main dans la main pour gérer la logistique en cas d’urgence. Jessica Bordeau/BSIP

Au centre de régulation, coordinateurs et superviseurs travaillent main dans la main pour gérer la logistique en cas d’urgence. Jessica Bordeau/BSIP
Jessica Bordeau / BSIP

Un numéro de téléphone magique. Depuis deux ans, en période estivale, le ministère de la Santé dégaine la même mesure phare pour lutter contre l’engorgement des urgences : appeler le 15. Si l’ex-ministre François Braun estimait, jusqu’à son départ le 21 juillet, que les difficultés étaient « moindres » par rapport à l’été 2022, Aurélien Rousseau, son successeur, a, lui, reconnu dans un entretien au  Monde que la « situation est extrêmement tendue ».

Sans toutefois remettre en cause cette stratégie, le nouveau ministre a tenté de calmer le jeu, arguant « qu’on ne peut se satisfaire d’avoir des endroits où les urgences restent portes closes la nuit ». 

Partout en France, de nombreux services d’urgence ont déjà tiré le rideau

Car de nombreux services ont déjà tiré le rideau. À Redon (Ille-et-Vilaine), la fermeture nocturne est effective jusqu’à début septembre. À Meulan (Yvelines), les urgences resteront closes dès 17 h 30 jusqu’à la fin du mois d’août. Des fermetures ponctuelles d’une durée de douze à vingt-quatre heures ont été observées à Ambert (Puy-de-Dôme), Guebwiller (Haut-Rhin) ou encore Argentan (Orne). Continuer la lecture de Hôpital : le 15, cache-misère des urgences hospitalières

Retraites : le gouvernement enterre les régimes spéciaux ce 30 juillet en catimini

Les salariés embauchés après le 1 er septembre par la RATP, les industries électriques et gazières, la Banque de France et les notaires seront désormais affiliés au régime général selon quatre décrets publiés au JO ce 30 juillet. Le gouvernement ose invoquer l’équité.

L’histoire retiendra donc que l’acte de décès des régimes spéciaux a été publié un dimanche matin, dans la torpeur de l’été. Un communiqué du gouvernement daté du 30 juillet nous apprend que quatre décrets parus au Journal officiel « concrétisent la fermeture au 1 er  septembre 2023 des principaux régimes spéciaux », programmée par la dernière réforme des retraites. Continuer la lecture de Retraites : le gouvernement enterre les régimes spéciaux ce 30 juillet en catimini

Mort de Sinéad O’Connor, l’incomparable

La chanteuse irlandaise, voix sublime et écorchée vive, est décédée mercredi 26 juillet dans sa cinquante-septième année après plusieurs épisodes dépressifs. Elle aura marqué la décennie 90 de sa présence solaire, de ses convictions inébranlables et de projets discographiques remarquables.

Une photo non datée de la fin des années 1980 montre Sinead O'Connor se produisant à Vancouver, au Canada.

Une photo non datée de la fin des années 1980 montre Sinead O’Connor se produisant à Vancouver, au Canada.
AFP

On savait la gueule d’ange en proie à des démons. Ils auront finalement eu sa peau, à 56 ans seulement, âge absurde pour mourir. Sinéad O’Connor, promesse de la scène musicale des années 1990, aura refusé toutes les convenances, jusqu’à se perdre dans ses négations et dénégations. Si la figure en est devenue tragique, il serait dommage d’en rester là et d’oublier la voix qu’elle fut, bouleversante et courageuse.

La chanteuse, née en 1966 dans la banlieue de Dublin, subit quelques sévices familiaux avant de se risquer à voler à l’étalage. Direction la maison de correction et le pensionnat. Elle s’en évade pour pousser la chansonnette dans quelques bars dublinois. Sa voix assurée parvient jusqu’aux oreilles de The Edge, la guitariste du groupe U2, qui la fait chanter sur la bande originale du film  The Captive. Un an plus tard, elle sort, quasi seule, le superbe Lion and the Cobra (1987). La chanteuse a bien un peu du fauve et du serpent avec son allure sans concession, yeux de biche et crâne rasé. Continuer la lecture de Mort de Sinéad O’Connor, l’incomparable