André Chassaigne : « La France doit retrouver la voix qui était la sienne en Israël-Palestine »

André Chassaigne, le chef de file des députés communistes à l’Assemblée nationale appelle à ce que Paris œuvre à un cessez-le-feu immédiat en Israël-Palestine. La communauté internationale doit intervenir pour éviter une escalade mortifère.

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André Chassaigne, chef de file des députés communistes, le 3 juillet 2023.
© Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP

Quelle est votre position sur ce qui s’est passé en Israël et sur la réplique qui comporte un blocus complet de Gaza et des bombardements?

Dès les premières heures, les communistes ont condamné sans réserve l’attaque terroriste perpétrée par le Hamas en Israël contre des civils. Comment ne pas être horrifié face à la violence aveugle qui s’est déchaînée sur des enfants, des femmes, des vieillards ? Comment ne pas être terrorisé par les prises d’otages en vue de servir de boucliers humains ?

Les militants pour la paix que nous sommes sont tout aussi meurtris par les bombes qui pleuvent aujourd’hui sur les civils gazaouis, lesquels sont privés d’eau et d’électricité et n’ont aucune possibilité de fuir ou de se protéger. Des heures très sombres sont à craindre pour les civils piégés dans la bande de Gaza, à la suite des déclarations du ministre israélien de la Défense qui a fait la promesse de les traiter comme « des animaux ». Des milliers de Palestiniens innocents vont être les victimes de cette vengeance terrifiante qui ne fait pas de distinction entre les civils et les terroristes du Hamas. Continuer la lecture de André Chassaigne : « La France doit retrouver la voix qui était la sienne en Israël-Palestine »

Halte au feu au Proche-Orient !

Chaque jour aggrave l’horreur éprouvée par l’opinion internationale devant le massacre de centaines de civils israéliens par les forces du Hamas.

Rien ne justifiera jamais un carnage aussi contraire aux valeurs de la dignité humaine et du droit international.

Le Parti communiste français réitère solennellement sa condamnation totale de ces actes terroristes qui, en visant des hommes, des femmes, des enfants et même des bébés, ont ensanglanté la société israélienne.

Il condamne avec la même force l’offensive de l’armée israélienne faisant des centaines de victimes civiles palestiniennes qui, heure après heure, viennent endeuiller de nouvelles familles dans une escalade mortifère et en dépit de toutes les conventions internationales.

Il s’incline devant la mémoire de toutes ces victimes et réaffirme sa pleine solidarité avec les familles touchées.

Il exige la libération immédiate des otages détenus par le Hamas.

Il faut d’urgence arrêter la spirale de la haine, de la violence et des massacres, comme vient d’y appeler le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

Seule une perspective de paix dans la justice entre Israéliens et Palestiniens, ouvrant à ces derniers l’espoir d’une vie digne, peut arrêter l’effusion de sang.

À l’inverse, le gouvernement de Benyamin Netanyahou, poursuivant sa politique odieuse d’annexion rampante des territoires occupés et d’humiliation nationale permanente du peuple palestinien, organise une vaste opération militaire qui fait et va faire un très grand nombre de victimes parmi la population civile gazaouie.

Déjà, il annonce le siège total de cette enclave qui était déjà une « prison à ciel ouvert », dans le but de priver ses habitants d’eau, d’électricité, de carburant et de nourriture. Alors que les Gazaouis sont pour moitié des enfants, alors que Gaza subit le taux de chômage le plus élevé du monde, ce sont des innocents qui vont payer l’affrontement entre un pouvoir israélien discrédité auprès de ses citoyens et une organisation islamiste qui exerce sur les palestiniens une dictature impitoyable au quotidien.

Le Parti communiste français appelle à la levée de ce blocus inhumain contre Gaza.

Il s’oppose totalement aux propositions, venues de certains partis politiques français ou de la Commission européenne, de couper toute aide aux Palestiniens.

Il appelle au contraire la France et l’Union européenne à agir avec résolution pour une solution de paix juste et durable, en application des résolutions de l’ONU qui sont toutes restées lettre morte avec, en premier lieu, la reconnaissance de l’État de Palestine aux côtés d’un état israélien.

Il appelle nos concitoyennes et nos concitoyens à la plus grande vigilance afin que l’escalade meurtrière en cours ne serve pas de prétexte à la recrudescence d’actes antisémites et racistes sur le sol français.

Paix et justice : voilà ce qui doit rassembler les forces de gauche et écologistes, toutes les forces progressistes et républicaines de notre pays.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,

Le 10 octobre 2023.

 

Paradoxalement c’est parce que la paix est à portée de main que les bellicistes tentent de radicaliser la situation (Interview)

Le mur de séparation entre Israël et la Palestine, long de plus de 700 km. Ici à Bethléem, en Cisjordanie.©Pascal Mannaerts

Ce proverbe africain me revient en boucle : on entend plus l’arbre qui tombe que la forêt qui pousse. Le paradoxe de la situation est que parce qu’un monde de paix et de justice est possible que les spécialistes de la haine, ceux qui ne veulent pas perdre leurs immenses privilèges radicalisent et utilisent ceux qui n’ont que trop de raisons de se révolter. C’est le petit jeu que mènent partout les USA, en Afrique, en Asie, en Amérique latine, en Europe et maintenant en Israël Palestine. C’est parce que la paix était possible entre l’Iran et l’Arabie saoudite grâce à la médiation chinoise, que répondait des manœuvres des USA entre cette même Arabie saoudite et le gouvernement d’extrême-droite que les Palestiniens ont vécu comme une trahison définitive. Appuyés par un barrage de roquettes, les combattants du Hamas ont fait irruption, depuis la bande de Gaza, dans plusieurs villes israéliennes, ôtant la vie à des centaines de personnes. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou qui n’attendait que ça a, sans attendre, déclaré le pays en guerre contre le Hamas et a commencé un massacre systématique et impuni de la population de Gaza. Est ce un hasard si Kelensky à la tête de ses légions néonazies tente d’impliquer la Russie dans l’affaire, et si aux Etats-Unis mêmes des fous furieux y voient la main de la Chine. Il ne faut jamais faire ce que veut l’adversaire, il faut dire les responsabilités, exiger un Etat palestinien, et se battre pour la paix négociée dans le justice.

D’abord il faut dire ce que vivent les Palestiniens, en particulier ceux de la bande de Gaza et qui n’est pas le cas d’autres Palestiniens qui vivent assez bien, forment une “élite” coupée de la masse du peuple qui ne se reconnait plus dans ces gens-là. L’action du Hamas est intervenu de manière symbolique le jour anniversaire du Kippour de la guerre entre le monde arabe et Israël dont chacun revendique la victoire. C’est un appel au monde arabe, non pas à ceux qui négocient mais aux peuples opprimés et cet appel a une force inouïe d’abord à Gaza, dans un peuple sans espoir, sans avenir, humilié, parqué dans un véritable camp de concentration. Le monde arabe, où qu’on le cotoie n’est que trop gentil, hospitalier, parfois fataliste mais tout a été fait pour le provoquer, on ne se contente pas d’exécuter Saddam on le fait le jour de l’Aïd, on ne se contente pas de tuer Kaddhafi, on le fait d’une manière ignomignieuse. Israël en particulier a tout fait pour faire monter la radicalité , il a refusé la création d’un Etat palestinien, a érigé un mur qui coupe des terres palestiniennes, il a créé des colonies souvent occupées par les pires individus. Il a déconsidéré, emprisonné, expulsé les patriotes palestiniens les plus aptes à négocier la paix et il n’a plus laissé que les corrompus et les radicalisés islamistes en guerre plus ou moins larvée.


Ce qui se passe aujourd’hui, je l’ai crains toute ma vie parce que je ne peux pas choisir entre le peuple juif et le peuple palestinien. Même si comme la plupart des juifs qui s’élèvent contre le fascisme qui contamine leur peuple, je suis ostracisée par ceux y compris en France s’arrogent le droit de parler non seulement en mon nom mais en celui des victimes de l’extermination nazie, quitte comme les BHL, Glucksman et Cohn Bendit à refuser de voir que leurs amis font le salut hitlérien, je ne peux pas renoncer aux larmes qui me viennent devant les souffrances de MES peuples: les juifs et les Palestiniens. Cela fait des années que je dis que tout cela nous mène à la mort, et ce qui se passe aujourd’hui même si l’on arrive à mettre le couvercle sur l’explosion va se reproduire et d’une manière encore plus terrible si le peuple palestinien ne retrouve pas son droit à vivre. Et cela va s’étendre …

Il n’y a qu’une solution, il faut saisir la chance d’un monde de paix qui nous est proposé. Oui c’est parce que la paix est possible, non seulement à cause des ententes au sommet , non seulement à cause d’un monde multipolaire des Brics, mais parce que dans le sillage l’existence de justice des peuples se réveille, réclame d’être organisée, d’avoir une nouvelle démocratie où ils seront entendus. La révolte du sud auquel répondent en écho les revendications à un salaire juste, à vivre dans la dignité et donc à la paix au cœur de l’impérialisme. Ce qui s’est passé au Niger et en Afrique est porteur d’espoir, ce qu’on appelé une junte et qui s’est avéré plus proche de tout un peuple qui n’a jamais menacé les civils français, n’est pas tombé dans le piège d’envahir une ambassade de France que l’occupant refusait d’abandonner. La guerre a été évitée, et à l”inverse de ce qui se passe au Soudan pour le moment ce qui prédomine dans les pires difficultés reste l’intérêt des peuples et la dénonciation du colonialisme.

A Cuba aussi où tout est fait pour asphyxier la population de faire de cette île une sorte de Gaza, un gouvernement comme par hasard communiste empêche la haine d’agir, elle le fait avec des dirigeants qui se mêle au peuple qui vit des conditions de plus en plus difficiles, avec un blocus, une propagande qui va jusqu’à tenter d’empêcher le retour des touristes de plus en plus hystérique.

Être communiste c’est ça, savoir se battre quand il le faut mais ne pas avoir la mort pour horizon, être responsable et je dois dire que dans ce moment terrible l’attitude de la Chine et celle de la Russie, du parti communiste russe ne m’a pas déçu. Celle de Cuba non plus. Les communistes français, le parti dans sa masse est proche de ce qui me parait juste même si les déclarations officielles ont lâché du lest, le peuple Palestinien son droit à un État, ses souffrances ont été dites et le débat qui se poursuit va dans le bon sens, il peut même nous aider à mieux voir les enjeux planétaires. Pas la moindre haine dans l’exposition des responsabilités réelles, mais pas non plus d’appel à une radicalisation , au contraire le rappel de la nécessité de la négociation d’un État palestinien viable, et le choix à l’ONU, partout dans toutes les institutions internationales de cette solution. L’affirmation que nous devons tous répéter y compris quand nous sommes juifs et inquiets pour notre peuple: “Il n’y aura pas de paix au Moyen Orient et dans le monde tant qu’il n’y aura pas d’État Palestinien.” Et nous devons devant chaque guerre que provoque l’impérialisme raisonner de cette manière.

Danielle Bleitrach


Voici l’interview d’un spécialiste du monde arabe qui donne une analyse assez pertinente du contexte.

Pourquoi le Hamas a-t-il choisi le 7 octobre pour attaquer Israël ?

Jean-Marc Lafon : Premièrement, les relations entre les Palestiniens et Israël sont depuis pas mal de temps extrêmement crispées — des frictions entretenues par le Likoud (droite nationaliste), le Premier ministre en poste et ses alliés extrémistes. Plus précisément, il y a des histoires de violations par des extrémistes juifs et, en Cisjordanie, une colonisation de plus en plus agressive.

Deuxièmement, il n’échappe à personne que le 6 octobre est la date anniversaire de la guerre du Kippour, conflit dans lequel les puissances arabes ont revendiqué une victoire — à l’instar d’Israël. C’est donc symboliquement très fort. De plus, nous sommes dans une période où les pays arabes essaient de normaliser leurs relations avec Israël, et ce n’est absolument pas dans l’intérêt des mouvements Palestiniens les plus radicaux.

Quels sont les objectifs du Hamas ?

Jean-Marc Lafon : Le Hamas cherche à obtenir un leadership sur la population palestinienne à travers la démobilisation des pays arabes qui tentent de normaliser leurs relations avec Israël. Et leur démonstration de force, de toute évidence, est un succès. Ils ont fait ce qu’aucun mouvement palestinien n’a jamais produit auparavant envers l’État juif. C’est une situation sans précédent.

Aujourd’hui, et depuis longtemps, les branches politiques et armées sont nombreuses en Palestine. Il y existe des mouvements proches du Fatah (ndlr. parti nationaliste palestinien), qui est en chute libre depuis des années mais qui n’est pas mort. Mouvement extrémiste, le Hamas réussit aujourd’hui à produire de l’effet politique. Et s’il arrive à s’afficher comme étant le seul mouvement à générer cette résistance à Israël, il va se poser en pierre angulaire de la lutte armée des Palestiniens.

Ce que l’on sous-évalue sans doute, au sein de l’opinion publique israélienne — du fait des crispations croissantes entre les deux territoires — c’est un mouvement de fond qui se dessine et met la pression sur l’exécutif pour que l’on aille vers une réplique militaire assez dure. Vu depuis Gaza, il y avait une probabilité élevée qu’Israël prenne une initiative militaire, et donc que de nouveaux affrontements se déclarent à un moment ou à un autre. Le Hamas a semble-t-il pris les devants.

Autre objectif du Hamas, très peu commenté mais essentiel au vu des événements actuels : le mouvement extrémiste islamique administre la bande de Gaza, soit l’une des zones avec la plus forte densité de population au monde. La bande côtière est également l’un des endroits avec le taux de chômage le plus délirant, accompagné d’une pauvreté absolue. La population a donc la sensation de n’avoir ni présent ni futur, et est extrêmement sensible au narratif extrémiste. C’est une population en souffrance. Et l’on sait que les discours radicaux fonctionnent toujours mieux dans ces circonstances.

Comment voulez-vous gouverner une population dans un tel état, si ce n’est par la promesse d’un avenir radieux dans l’au-delà ? L’islam est sensible à la mise à l’épreuve et celle-ci doit se faire à travers un combat contre l’oppresseur.

Le Hamas est un mouvement extrémiste qui se voue lui-même au combat et crée les conditions pour être perçu comme “utile” par la population qu’il doit administrer. Enfin, sans caricaturer, il y a du côté israélien, au pouvoir, une coalition qui s’appuie sur des extrémistes qui fonctionnent sur un schéma qui n’est pas totalement différent.

Qui finance le Hamas ?

Jean-Marc Lafon : C’est une question pour laquelle une conférence entière ne suffirait pas. Il y a évidemment la participation d’États. Comme la plupart des mouvements armés islamistes, c’est un groupe qui est financé par divers canaux. Premièrement, il y a le canal iranien, que ce soit directement ou via des sociétés écrans. Au-delà de son rôle financier, le rôle de Téhéran est aussi dans la transmission du savoir-faire. Ce savoir est particulièrement remarquable à travers les roquettes que le Hamas lance sur Israël.

Il y a aussi des donateurs privés, dans le monde arabo-musulman, qui financent le mouvement armé. Ce sont des canaux assez classiques. Après, des soupçons, dont certains doivent être avérés, de détournements d’aide humanitaire persistent encore. Il ne s’agit pas du même impact que les autres fonds, les matériaux destinés à l’entretien des bâtiments servant, en partie, au développement du réseau de tunnels à vocation militaire.

Que signifie l’envoi récent par Washington de navires de guerre en Méditerranée ?

Jean-Marc Lafon : C’est très complexe. La cause israélienne recueille une certaine sympathie dans l’opinion publique américaine. Par exemple, on se rappelle que l’ancien Président des États-Unis, Donald Trump, avait joué la carte d’Israël en envoyant son ambassade à Jérusalem plutôt qu’à Tel-Aviv. Outre cet historique, il semble que des citoyens américains figurent parmi les victimes (morts, blessés ou otages) de l’attaque du Hamas. Quand une grande puissance apprend que ses citoyens sont pris en otage quelque part, il y a des chances pour que celle-ci déploie des moyens militaires dans la zone en question. Et, une fois de plus, il y a l’Iran qui entretient une présence en Irak et en Syrie, et le souci de garder une influence sur le périmètre où se trouve le Hezbollah, mouvement étroitement affilié à Téhéran.

Quelles sont les probables conséquences de ces attaques ?

Jean-Marc Lafon : L’escalade est inarrêtable. Les représailles sont absolument inévitables. La conséquence possible est que la conflagration aille extrêmement loin, jusqu’à des représailles israéliennes en Iran, par exemple.

Benyamin Netanyahou, en extrême difficulté politique, enfreint l’état de droit dans le but d’accroître son pouvoir et d’échapper à des poursuites liées à des histoires de malversations financières. Et cela fait beaucoup de bruit en Israël. Sa tentative d’esquinter le droit a donné lieu à des manifestations inédites. Cela a déclenché des mouvements de fond jusqu’au sein de l’armée. Le 6 octobre, la veille de l’attaque du Hamas, Netanyahou était dans une situation difficile. Attiser les haines envers les Palestiniens était pour lui un moyen de détourner l’attention des citoyens en colère.

Et l’exécutif n’a pas vu venir l’opération durant laquelle 5 000 roquettes ont été lancées. Vu du côté du citoyen israélien, c’est quelque chose de “fou”. Près de 28 bataillons étaient positionnés du côté de la Cisjordanie et dans le nord d’Israël, au lieu d’être à proximité de la bande de Gaza. Les autorités israéliennes ont compté sur les murs, les caméras et les dispositifs automatiques pour éviter une incursion depuis ce territoire. L’échec est épouvantable et Netanyahou en est comptable. Du point de vue de Gaza et du Hamas, le dirigeant israélien ne peut pas faire autrement qu’escalader. Il faut désormais se poser la question : où s’arrête l’escalade ? Israël a clairement les moyens de frapper l’Iran sur son territoire.

 

Efraim Davidi (PC Israélien) : « Il n’y a qu’une seule solution, mettre fin à l’occupation »

Membre du comité central du Parti communiste israélien, Efraim Davidi dénonce la politique du gouvernement de Benyamin Netanyahou, qu’il tient pour responsable de la situation, et met en garde contre les actes de vengeance qui pourraient être menés contre les citoyens arabo-palestiniens d’Israël. Il appelle à la reconnaissance du droit des Palestiniens.

Pour Efraim Davidi, membre du parti communiste israélien : « Il n’y a qu’une seule solution : mettre fin à l’occupation et reconnaître les revendications et les droits légitimes du peuple palestinien ».

« En tant que Parti communiste israélien et membre du mouvement Hadash (Front démocratique pour la paix et l’égalité), nous estimons le gouvernement fasciste israélien responsable de l’escalade brutale et dangereuse de ces dernières heures, qui a coûté la vie à de nombreux citoyens innocents. Cela s’est produit à la fin d’une semaine choquante au cours de laquelle les colons se sont déchaînés dans les territoires occupés sous les auspices de leur gouvernement, ont profané la mosquée al-Aqsa et ont perpétré un autre pogrom à Huwara (ville palestinienne près de Naplouse déjà attaquée il y a quelques mois par les colons – NDLR). C’est une escalade très grave qui met en danger toute la région dans une guerre que le gouvernement de droite alimente depuis son premier jour. Continuer la lecture de Efraim Davidi (PC Israélien) : « Il n’y a qu’une seule solution, mettre fin à l’occupation »

Budget Education 2024 : Où sont les suppressions de postes?

Ian Brossat : « Remettons la question sociale au cœur du débat politique »

Pour la troisième année consécutive, Carole Delga a rassemblé ses soutiens issus de la plupart des organisations politiques de gauche. Ce weekend à Bram (11), intitulé « Les rencontres de la gauche », était organisé autour d’ateliers thématiques. Ian Brossat, porte-parole du Parti Communiste Français, a participé à celui sur « la Gauche : des idées communes pour changer la vie ».

Julien Sueres

Tarn et Garonnais • Engagé pour les locataires et le droit au logement • Team #FabienRoussel pour de nouveaux #JoursHeureux

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Ian Brossat lors d’un atelier aux rencontres de la gauche à Bram (11)

Retrouvez ci-dessous quelques-unes de ses analyses. Entretien.

La gauche a besoin de se parler aujourd’hui pour aspirer à la victoire ?

Ian Brossat : C’est quand même pas mal de pouvoir débattre entre nous à gauche dans une ambiance chaleureuse. Ça change de ce qu’on peut voir parfois sur nos écrans de télévision. La question posée est très juste. Je suis frappé par une chose. Certains nous expliquent du matin au soir que le seul sujet que la gauche aurait à affronter aujourd’hui c’est la question de l’union, la question du rassemblement. Or nous sortons quand même d’une séquence 2022 où lors des élections législatives nous avons réalisé une forme d’union et nous avons échoué. Nous avons collectivement échoué. Cela doit nous interroger. Car si l’union est la seule condition à la victoire de la gauche, alors nous aurions dû réaliser de bien meilleurs résultats aux élections législatives. Continuer la lecture de Ian Brossat : « Remettons la question sociale au cœur du débat politique »

Octobre Rose: Se reconstruire avec les mêmes droits, partout et pour toutes (Pétition)

PETITION Soutenez la proposition des députés Fabien Roussel et Yannick Monnet.

Une femme sur huit sera concernée par le cancer du sein. Entre 1990 et 2018, le nombre annuel de nouveaux cas de cancer du sein chez la femme a presque doublé. Le cancer du sein est celui qui cause le plus grand nombre de décès chez la femme. Dépisté tôt, le taux de survie est de 87 %.

La désertification médicale et le démantèlement du service public de la santé sont des freins dangereux à la recherche, la prévention et la prise en soin des patientes. Continuer la lecture de Octobre Rose: Se reconstruire avec les mêmes droits, partout et pour toutes (Pétition)

Le gouvernement acte la dissolution de Civitas, parti catholique intégriste !

Le ministère de l’Intérieur avait engagé une procédure de dissolution contre le parti catholique intégriste d’extrême droite Civitas, le 7 août. Une décision actée ce mercredi 4 octobre en Conseil des ministres, a annoncé le porte-parole du gouvernement Olivier Véran. Des propos antisémites tenus en marge d’un rassemblement du mouvement, le 5 août, sont en cause, mais l’ensemble de l’action de l’association créée en 1999 peut être pointé du doigt.

Le 7 mai 2023, des partisans de Civitas rendent hommage à Jeanne d'Arc dans les rues de Paris.
Le 7 mai 2023, des partisans de Civitas rendent hommage à Jeanne d’Arc dans les rues de Paris.
AFP

 

Et si la deuxième épître à Timothée, dans le Nouveau testament, avait raison ? « Tous ceux qui veulent vivre avec piété en Jésus-Christ seront persécutés », promet la Sainte Bible. C’est par ces mots que le parti catholique intégriste Civitas a réagi à la demande de dissolution du mouvement par Gérald Darmanin en août. Une décision actée ce mercredi 4 octobre en Conseil des ministres, a annoncé le porte-parole du gouvernement Olivier Véran. « Civitas considère les droits de l’Homme comme des outils de destruction de la civilisation chrétienne, Civitas a organisé des rassemblements en hommage à des personnalités emblématiques de la collaboration, Civitas assure la promotion d’une hiérarchie entre les citoyens français avec des thèses clairement antisémites et islamophobes », a énuméré le ministre lors de son compte-rendu, critiquant également sa vision des LGBT+ comme « une communauté néfaste ». Continuer la lecture de Le gouvernement acte la dissolution de Civitas, parti catholique intégriste !

Les HLM poussés au bord du gouffre

Le déficit de logements, à destination notamment des classes populaires, est sans précédent. Mais le gouvernement reste aveugle à la crise et continue de croire que ce secteur doit permettre de faire des économies budgétaires.

Selon Emmanuelle Cosse, au gouvernement circule l’idée qu’il n’y aurait plus besoin de construire de nouveaux logements sociaux et que la rénovation seule répondrait aux besoins.
© ISABELLE HARSIN/SIPA

 

Les bailleurs sociaux sont moins que jamais en position de répondre à la demande. En 2023, la production « sera en berne », résumait Emmanuelle Cosse, présidente de l’Union sociale pour l’habitat (USH), à quelques jours du 83e congrès des HLM qui se tient à partir de ce mardi 3 octobre à Nantes. Les remontées du terrain indiquent que moins de 90 000 logements sociaux seront construits cette année, moins qu’en 2022, et très loin des 125 000 en 2017.

À plus long terme, les perspectives sont encore plus inquiétantes. Le rapport annuel prospectif de la Banque des territoires, pourtant modéré, évoque seulement 65 000 nouveaux logements HLM à partir de 2028. Faute de moyens suffisants, la rénovation de plus de 100 000 logements par an, nécessaire au respect de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) comme au bien-être des locataires, se fera nécessairement au détriment de la construction, analyse l’organisme. « Le secteur n’est plus en capacité financière de soutenir le plan d’investissement présenté en 2022 », estime-t-il. Continuer la lecture de Les HLM poussés au bord du gouffre

Education…. Budget 2024 : 2500 postes supprimés