Budget 2025 : face à l’austérité, le PCF oppose l’investissement

En plein débat parlementaire, Fabien Roussel a présenté le contre-budget du PCF. Avec un objectif : changer de logique en faisant le choix de l’emprunt pour créer les recettes de demain.

 

Dans les discussions autour du budget 2025, il y a deux camps. D’abord, celui de l’austérité, représenté par le gouvernement, ses troupes et le Rassemblement national. Il n’a qu’un mot en tête : économies. En particulier du côté des services publics.

Avec une logique claire, selon Fabien Roussel, secrétaire national du PCF. Celle de Don Salluste, personnage incarné par Louis de Funès dans la Folie des grandeurs : « Les pauvres, c’est fait pour être pauvre. Et les riches, très riche. » Puis il y a le camp de la recherche de recettes supplémentaires, en particulier chez les plus fortunés, largement épargnés par sept ans de macronisme. Continuer la lecture de Budget 2025 : face à l’austérité, le PCF oppose l’investissement

Fumier devant les préfectures, panneaux décrochés : pourquoi les mobilisations des agriculteurs germent à nouveau

Après une année marquée par de nombreuses mobilisations, les producteurs se mettent à nouveau en mouvement. Entre épidémies à répétition et aléas climatiques, les agriculteurs cherchent une solution face à leur faible rémunération.

 

Les scènes ont un goût de déjà-vu. Le 9 octobre dernier, des agriculteurs venus de Meurthe-et-Moselle se sont déplacés, en tracteurs, jusqu’à la direction départementale du territoire de Nancy, avant d’y déposer amoncellements de paille et autres tas de lisier. Mêmes images devant la préfecture de la Marne, à Châlons-en-Champagne, où a été répandu du fumier. En Haute-Garonne, mais aussi en Ariège ou dans le Gard, des paysans ont décroché des panneaux de sortie de communes. Certains se sont retrouvés cadenassés sur les grilles de la préfecture de Nîmes.

Partout sur le territoire, des îlots de colère commencent à se reconstituer chez les agriculteurs. Souvent à l’appel de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs (JA), syndicats défenseurs d’un modèle productiviste et majoritaires, certains exploitants ont quitté leurs champs pour prendre le chemin de la rue. Continuer la lecture de Fumier devant les préfectures, panneaux décrochés : pourquoi les mobilisations des agriculteurs germent à nouveau

« Une France de seconde zone » : des tours aux bourgs, une France abandonnée par les services publics + video

Privatisation, réduction des coûts, suppression de guichets d’accueil, sous-traitance… En Indre-et-Loire, la population rurale du bassin savignéen autant que les habitants du quartier de la Rabaterie, dans l’est de la métropole de Tours, souffrent au quotidien du désinvestissement de l’État.

 

Tours, Savigné-sur-Lathan (Indre-et-Loire), envoyée spéciale.

Sous une pluie battante, la Loire a viré au brun, ce mardi 8 octobre. Face à la gare routière de Tours (Indre-et-Loire), le chassé-croisé cadencé des autocars Rémi a commencé, en ce début de soirée, heures de pointe. Savigné-sur-Lathan, Channay-sur-Lathan, Avrillé-les-Ponceaux, Château-la-Vallière, Langeais… les véhicules aux couleurs criardes absorbent leurs passagers engourdis pour les acheminer dans la vingtaine de villages enclavés au cœur du Nord-Ouest Touraine, bassin de vie de 10 000 habitants.

Quai 6, départ de la ligne P : des grappes de lycéens, capuche sur la tête, attendent debout sous l’averse. Parmi eux, Léa*, 17 ans, en terminale, patiente face aux portes encore closes de l’autocar. Scolarisée au lycée François-Clouet de Tours, la jeune fille s’apprête à entamer, après un premier trajet de vingt minutes en bus, la seconde étape de son voyage vers Cléré-les-Pins, soit encore une heure trente de car avant de rentrer chez elle, au moment où le trafic est le plus dense.

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Électricité : comment le gouvernement veut récupérer 6 milliards d’euros en taxant les usagers

Alors que le projet de loi de finances 2025 doit être présenté en Conseil des ministres ce 10 octobre, Bercy planche sur l’augmentation d’une taxe sur l’électricité. Celle-ci pourrait être doublée au 1er février 2025.

 

Pour ramener le déficit public à 5 % du PIB en 2025, alors attendu à plus de 6 % cette année, le nouveau gouvernement semble déterminé à repousser les limites… du pouvoir d’achat des Français. Lors de son discours de politique générale, mardi 1er octobre, le premier ministre Michel Barnier avait pourtant évoqué un relèvement de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR), laissant entrevoir une mise à contribution significative des plus aisés.

Mais économiser la somme de 60 milliards d’euros, que s’est fixée l’exécutif fraîchement nommé, ne se fera pas sans douleur pour le contribuable. En effet, le nouveau ministre de l’Économie, Antoine Armand, envisage de profiter d’une retombée du prix de l’électricité sur les marchés internationaux pour augmenter la taxe intérieure de consommation finale sur l’électricité (TICFE) au-delà de 32,44 euros par mégawattheure, qui était le niveau de taxation d’avant la crise inflationniste. Continuer la lecture de Électricité : comment le gouvernement veut récupérer 6 milliards d’euros en taxant les usagers

UNSS: Pas d’effet Jeux Olympiques pour l’EPS et le sport scolaire

Eau, énergie, environnement : luxe ou enjeu d’avenir ?

En débat

Depuis que la France a libéralisé le marché de l’électricité, Bruxelles somme Paris d’ouvrir les barrages hydrauliques à des opérateurs extérieurs. Au Forum social de la Fête de l’Humanité, quatre intervenants ont débattu de l’avenir de ces équipements.

Il y avait tous les ingrédients pour rendre cette table ronde électrique. Une salle pleine à craquer. Un sujet qui fâche de Paris à Bruxelles : le parc hydroélectrique que l’Union européenne pousse la France à privatiser.

Des débatteurs hors normes : le secrétaire général adjoint de la CGT mines et énergie, Fabrice Coudour ; la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier ; Luc Rémont, président-directeur général d’EDF, et Albane Crespel, cofondatrice du collectif Construire l’écologie. Enfin, le public du Forum social de la Fête de l’Humanité, farouche dès qu’on touche à des biens communs comme l’eau et l’électricité.

Quels problèmes poserait la libéralisation du secteur hydroélectrique ? Continuer la lecture de Eau, énergie, environnement : luxe ou enjeu d’avenir ?

Manque de temps, infrastructures inadaptées, pas d’accès à la piscine… des professeurs d’EPS racontent les maux du sport à l’école

Le fameux « Héritage des Jeux », largement mis en avant à l’occasion de Paris 2024, est rattrapé par la réalité. Les nouvelles mesures viennent encore grignoter le temps consacré au sport à l’école. Quatre professeurs d’EPS racontent à l’Humanité les difficultés de leur pratique, pourtant bénéfique à tous les élèves.

Nathalie Vernier : « En une heure, nous faisons 25 minutes de cours effectif »

C’est la communauté de communes qui nous prête ses installations. Nous disposons d’un gymnase, d’une salle plus petite et d’une salle de gym avec tapis. Cela nous permet de faire cours avec trois classes en intérieur. Mais avec la mise en place des groupes de niveau en 6e et 5e et les très fortes contraintes que cela fait peser sur l’emploi du temps, on se retrouve parfois avec 4 voire 5 classes sur le même créneau horaire. Cela signifie qu’en hiver, au moins une classe se retrouve dehors. Continuer la lecture de Manque de temps, infrastructures inadaptées, pas d’accès à la piscine… des professeurs d’EPS racontent les maux du sport à l’école

Pour son 84e congrès, le monde du HLM demande que l’État cesse de le ponctionner

Après des années de ponctions financières par l’État, le secteur de l’habitat social, qui tient son 84e congrès ce mardi et ce mercredi, à Montpellier, est confronté à une équation complexe : croissance du nombre de demandeurs, d’un côté ; pertes de moyens financiers pour construire et rénover, de l’autre.

Après quasiment sept années d’une politique du logement guidée par la seule volonté de réaliser des économies budgétaires, la nomination de l’UDI Valérie Letard au poste de ministre du Logement, est plutôt une bonne nouvelle.

Dans le marasme politique ambiant, celle-ci a été accueillie avec soulagement par les acteurs du secteur, à commencer par les bailleurs sociaux, qui se réunissent à partir de ce mardi 24 septembre à Montpellier (Hérault) pour leur 84e congrès annuel.

« C’est un signal positif en ces temps de crise du logement », a ainsi salué la Fédération des offices publics de l’habitat (Foph). L’arrivée de cette élue de terrain, considérée comme une bonne connaisseuse du logement, « pourrait augurer d’une reprise du dialogue avec les associations de locataires et les acteurs du logement social, rendu impossible par Guillaume Kasbarian », le ministre sortant, a estimé de son côté la Confédération nationale du logement (CNL).

A noter: Castelsarrasin, Jeudi 3 octobre de 10h00 à 11h00 café débat à l’Espace Métais: « La crise du logement »

avec Tarn et garonne – Julien Sueres représente la voix des locataires au 84ème congrès HLM

 

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Sophie Binet face au patron du Medef : « J’ai un stylo, j’espère que vous avez le chéquier » + Vidéo

Paritarisme, partage de la valeur, transition écologique, montée de l’extrême droite. Samedi 14 septembre, la secrétaire générale de la CGT et le président du Medef ont débattu à la Fête de l’Humanité, devant un Forum social comble. Malgré des positions irréconciliables, le patron des patrons a fini par reconnaître la légitimité des revendications salariales.

 

Il a relevé le défi. Et il a apprécié, puisqu’il pense revenir l’année prochaine. Patrick Martin a accepté l’invitation de Sophie Binet à débattre samedi 14 septembre au Forum social, devenant ainsi le premier patron des patrons à croiser le fer devant le public de la Fête de l’Humanité avec la secrétaire générale de la CGT.

Tantôt à fleurets mouchetés, tantôt sabre au clair, leurs échanges confirment la volonté de la dirigeante de la centrale syndicale comme celle du président du Medef de reprendre la main sur un paritarisme et des négociations sociales affaiblies par sept années d’ingérence macroniste.

Patrick Martin, vous avez été élu à la tête du Medef en juillet 2023 sur une promesse de relance du paritarisme. Où en êtes-vous ? Continuer la lecture de Sophie Binet face au patron du Medef : « J’ai un stylo, j’espère que vous avez le chéquier » + Vidéo

Super-héritages : le jackpot fiscal des ultra-riches (OXFAM)

Tandis que 80% des Français∙es ne reçoivent aucune donation du vivant et que parmi celles et ceux qui héritent, 9 sur 10 touchent moins de 100 000€ au cours de leur vie, Oxfam France publie un nouveau rapport alertant sur l’émergence d’une minorité d’ultra-riches touchant des super-héritages insuffisamment taxés.

Ce rapport montre notamment que le top 0,1% des héritiers ne paye qu’environ 10% de droits de succession – contre 45% en théorie – et met en lumière un système de taxation des successions opaque et inadapté.